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La grenouille
23/01/2006 à 10h55
Imaginez une marmite remplie d'eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. le feu est allumé sous la marmite. L'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède.
La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager.
La température commence à grimper. L'eau est chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, mais elle ne s'affole pas pour autant, surtout que le chaleur tend à la fatiguer et à l'engourdir.
L'eau est vraiment chaude, maintenant. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie,alors elle supporte, elle s'efforce de s'adapter et ne fait rien.
La température de l'eau va ainsi continuer de monter progressivement, sans changement brusque, jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s'être extraite dela marmite.
Plongée d'un coup dans une marmite à 50°, la même grenouille donnerait immédiatement un coup de patte salutaire et se retrouverait dehors.
(Marry Rubin: The boiled frog syndrome)
Sommes nous déjà à moitié cuits?
23/01/2006 à 11h11
Pour une grenouille seule çà se comprend, mais dans une grande marmite, l'état de celles qui sont sur les bords et surtout tout au fond devraient à coup sùr alerter les autres qui sont encore dans des zones plus clémentes? non......?
23/01/2006 à 11h50
La seule chose que je ne comprends pas c'est pourquoi ce sont nos propres syndicats qui ont monté le gaz ?
23/01/2006 à 12h39
ils ne montent pas le gaz, ils ne font que signer le bon de livraison. rappelle-toi, .. pur hasard ?
http://www.eugenol.com/eugenol/read.php?9,71949
23/01/2006 à 12h55
ca se rapproche de la devinette:
on prend un etang de 2 hectares, et on plante un nénuphar, ce nénuphar se multiplie par deux tous les jours.
Sachant que l'etang sera recouvert de nénuphars en 40 jours, au bout de combien de jours l'etang sera à moitié couvert.
la grenouille, le nénuphar , l'etang , reste plus que le transat, les lignes a carpes et les copains
23/01/2006 à 13h16
c'est une devinette qu'on posait beaucoup pendant le temps ou la surpopulation mondiale faisait peur, on en parle moins en ce moment.
C'est quand même une belle parabole, pour montrer que la veille de se faire entuber pour de bons par nos syndicats, on pensait qu'on avait encore la moitié de champ libre
23/01/2006 à 13h26
L'expérience de la grenouille est riche d'enseignement. Elle montre qu'une détérioration suffisamment lente échappe à notre conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d'opposition, pas de révolte de notre part.
N'est-ce pas ce que nous observons aujourd'hui?
23/01/2006 à 13h55
Pa du tout : les bénéfices augmentent, alors il n'y a aucun problème.
A moins bien sur que ce ne soit que la partie émergée de l'iceberg, et à moins bien sur que si ces statistiques prenaient en compte des facteurs tels que localisation et âge, les résultats seraient totalement différents.
23/01/2006 à 14h34
Appliquons cette allégorie dans un autre domaine, voir le cas de bogemon (cas clinique)
La santé parodontale, par exemple,peut de détériorer insensiblement mais sûrement. La maladie est souvent le résultat d'une hygiène mal controlée, du tabac, de l'occlusion, du stress...etc. Faire recherche en paro, contrôle de plaque.
Il faut parfois 10, 20 ou 30 ans pour que la maladie se mette en place.
L'accoutumance du patient à certains désagréments "mineurs" fait qu'il ne réagit pas à cet insensible affaiblissement de sa santé avant que n'apparaissent des pathologies plus profondes, plus graves, plus lourdes à traiter.
A+
23/01/2006 à 14h58
c'est aussi transposable à la vie de tous les jours, politiquement parlant...
23/01/2006 à 15h46
didier72 Ecrivait:
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> c'est aussi transposable à la vie de tous les
> jours, politiquement parlant...
Egalement pour les couples, l'environnement, la vie sociale, l'éducation etc...
Le principe est évident pour que chacun puisse soi-même en discerner çà et là les manifestations.
Ce constat vise à souligner que lorsqu'une situation est la résultante d'une évolution qui s'étale sur une longue durée, les solutions rapides et à court terme que nous mettons en oeuvre pour y remédier sont généralement inadaptées, quand elles ne concourent pas-à terme- à aggraver ladite situation.
Seule une politique de prévention et d'éducation de santé à long terme permettrait de commencer à infléchir la dérive hypermédicalisée de la santé, attendu qu'il faudrait au moins une génération pour commencer à en voir les premiers résultats.
CPAM: Caisse Primaire d'assurance maladie ou
CPAS : Caisse Primaire d'assurance ...Santé
23/01/2006 à 16h49
Toujours dans la famille grenouille, une autre histoire:
Deux petites grenouilles
Un jour, deux petites grenouilles tombèrent dans une jatte de crème,
dont les parois étaient lisses.
Impossible d’en sortir…
L’une des grenouilles renonça immédiatement.
Elle se dit qu’il n’y avait pas d’espoir.
Elle se laissa couler, et périt noyée.
L’autre, au contraire, considérant la situation se dit :
’Il doit y avoir une issue, il doit y avoir une issue ’
Forte de cet espoir, elle se mit à nager avec persévérance.
Au bout de quelques heures, à cause du mouvement donné à la crème par la petite grenouille,
une motte de beurre était créée, lui permettant de sauter à l’extérieur.
C'est fou comme les grenouilles inspirent.
23/01/2006 à 17h27
Il était une fois, un homme appelé Clarence qui avait une grenouille domestique nommée Félicie.
Clarence vivait une existence modeste et agréable, mais il rêvait toujours d'être riche.
- "Félicie" s'exclama-t-il un jour, "nous allons devenir riches! Je vais t'apprendre à voler!" Félicie fut tout à fait terrifiée à cette idée.
- "Je ne peux pas voler, je suis une grenouille, pas un canari!"
Clarence, désappointé de la réaction de Félicie, lui dit:
- "Ton attitude négative pourrait être un problème. Je vais t'envoyer en formation". Ainsi Félicie suivit une formation de trois jours sur la résolution de problèmes, la gestion du temps et la commmunication efficace; mais rien sur la manière de voler.
Le premier jour des leçons de vol, Clarence lui expliqua que leur immeuble avait quinze étages et que chaque jour Félicie sauterait d'une fenêtre en partant du premier étage, pour finir au dernier. Après chacun de ses sauts, Félicie aurait à analyser son vol, à identifier les techniques de vol les plus efficaces, et à mettre en application les améliorations du process durant le vol suivant. Lorsque'elle atteindrait le dernier étage, Félicie saurait voler.
Félicie plaida pour sa vie, mais cela tomba dans l'oreille d'un sourd. "Félicie ne comprend pas l'importance de tout cela", pensa Clarence, mais il était déterminé à ne pas être tenu en échec par une attitude négative. Aussi ouvrit-il la fenêtre et y lança-t-il Félicie qui atterrit dans un bruit sourd.
Le deuxième jour, Félicie implora encore de ne pas être jetée par la fenêtre. Mais Clarence ouvrit son guide de poche «Manager efficacement» et montra à Félicie la partie qui indiquait que l'on doit toujours s'attendre à des réticences lors de la mise en place de nouvelles idées. Félicie fut jetée du deuxième étage et atterrit encore plus péniblement.
Le troisième jour, Félicie essaya un stratagème. Elle demanda un report de délai dans l'attente d'une météo plus favorable à l'atterrissage. Clarence sortit un planning, pointa le troisième jalon et demanda:
- "Tu ne veux pas faire déraper le planning, n'est-ce pas?"
Félicie comprit que si elle ne sautait pas aujourd'hui, elle devrait sauter deux fois le lendemain, aussi sauta-t-elle du troisième étage. Et ainsi de suite, elle atteignit des étages de plus en plus hauts, en essayant de faire de son mieux.
Le septième jour, Félicie n'implorait plus: "Tu sais que tu me tues, n'est-ce-pas?" dit-elle. Clarence répliqua que son attitude avait été loin d'être exemplaire, en ne saistisfaisant aucun des jalons qu'il avait établis pour elle.
Félicie se résigna et dit: "OK, ouvre la fenêtre". La dessus elle sauta, en ayant soin de viser un rocher déchiqueté qui devait à coup sûr mettre un terme à son calvaire. Elle l'atteignit et fut instantanément rayée du monde des vivants.
Clarence était furieux. Son projet n'avait pas rempli le moindre objectif, Félicie n'avait pas seulement échoué à voler, elle ne s'était même pas attachée à se perfectionner ou à se fixer des objectifs. De plus, elle ne semblait pas comprendre quand Clarence lui disait de tomber plus adroitement et non pas durement. À la fin, Clarence analysa le processus pour déterminer ce qui n'avait pas marché. Il en conclut qu'il lui fallait une grenouille plus douée...
23/01/2006 à 18h23
trois grenouilles se retrouvent en haut d'un immeuble. une des grenouilles est gauloise, l'autre romaine et la troisième grecque.
toute leur fortune personnelle est entassée au pied de l'immeuble. elles se sont lancées un défi : celle qui parviendra à sauter jusqu'en bas sans mourir pourra prendre le magot.
la romaine s'avance, regarde le ciel et lance un cri triomphant...
"Par Jupiter !", se lance dans le vide.... et s'écrase en bas comme une crêpe.
la grecque y va, met une patte sur sa poitrine, ferme les yeux et crie :
"Par Zeus!" et s'éclate elle-aussi cinquante mètres plus bas...
la Gauloise s'écrie alors:
"Par l'escalier !"
...
j'arrête, je ne me rappelle plus de la fin
23/01/2006 à 18h29
moi si,le temps que la troisième descende par l'escalier,le magot avait disparu
je ne me souviens plus de la conclusion
23/01/2006 à 18h46
Osis Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> !!!!!!
ah oui c'était bien ça,merci !
23/01/2006 à 18h52
Ma conclusion,avant que le post ne parte "en brioche".
Le principe de la grenouille dans la marmite d'eau est un piège dont nous ne nous méfierons jamais trop si nous avons pour idéal: la recherche de la qualité, de l'évolution, du perfectionnement, si nous refusons la médiocrité, le statu quo, le laisser faire.
Cet idéal est très eugénolien
Mais hors eugénol, en grenouilles dociles, nombreux sont ceux qui se laissent ainsi convaincre de rester passivement dans le bouillon.
24/01/2006 à 20h37
ZORBECA Ecrivait:
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> Ma conclusion,avant que le post ne parte "en
> brioche".
>
> Le principe de la grenouille dans la marmite d'eau
> est un piège dont nous ne nous méfierons jamais
> trop si nous avons pour idéal: la recherche de la
> qualité, de l'évolution, du perfectionnement, si
> nous refusons la médiocrité, le statu quo, le
> laisser faire.
>
> Cet idéal est très eugénolien
>
> Mais hors eugénol, en grenouilles dociles,
> nombreux sont ceux qui se laissent ainsi
> convaincre de rester passivement dans le bouillon.
c'est la différence entre une dérive et un dérapage ton histoire.
que vaut il mieux: être la grenouille de ton histoire ou le crabe que l'on sort de son panier pour être jeter dans le court bouillon?
that is the question.
hummmm....çà me donne faim tout çà!!!