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qui va donner le bilan
14/03/2006 à 07h26
qui va me donner des details enregistres de cette reunion moi je serai a la REUNION donc absent de la votre
17/03/2006 à 22h35
J'ai pris pas mal de notes, mais à 12mn par conférencier c'était du rapide pour qui n'est pas sténo!
Je veux bien faire une tentative... Sachant que je suis un profane en laser.
18/03/2006 à 06h02
super moi j ai deja un yag mais je pense ne pas utiliser toutes les possibilites tout complement sera le bienvenu merci
19/03/2006 à 17h48
Salut, voici un résumé de la journée Laser Dentaire du 15 mars.
Pardonnez d’éventuelles omissions ou légères inexactitudes dues à l’abondance d’infos en un minimum de temps, chaque conférencier ayant été sommé d’être bref, mais ayant tenu à être le plus complet possible.
Je vous souhaite de trouver un compte rendu plus professionnel dans une publication à venir.
Les lasers sont très nombreux, et se différencient principalement par leur longueur d’onde.
Les autres caractéristiques étant la puissance, la fréquence des tirs, modulables l’un et l’autre, le refroidissement éventuel par spray associé qui en change les effets donc les applications.
Il est important de considérer la puissance effective appliquée (fluence) qui dépend aussi pour un même laser, du mode de transmission du faisceau (fibre ou bras articulé avec contre-angle) et de la distance de tir.
Ainsi, les bras articulés restituent plus de puissance, mais nécessitent un apprentissage particulier du système multiaxe. Tir à distance ou embout .
Les fibres sont plus « faciles » à tenir mais la puissance restituée est moindre, et le coût de la fibre (consommable) ainsi que sa rigidité relative rendant certains accès plus délicats, sont à considérer. Pas de spray.
En réalité les différences de puissance, de pénétration, d’effets thermiques et tissulaires conditionnent plus le choix d’un type de laser.
Les premiers lasers, dits de basse énergie (LLLT pour Low Level Laser Therapy) ou soft laser sont toujours utilisés en préopératoire et en combinaison avec les autres techniques pour une biostimulation dont les effets sur la régénération tissulaire et la cicatrisation sont remarquables tant en muqueuse qu’en paro, implanto et chirurgie endodontique.
A noter les « miracles » opérés sur les tissus dévastés par radiothérapie et les manifestations muqueuses (mucites) extrêmement invalidantes sur patient cancéreux en cours de chimiothérapie ( Gaston Ciais- Hôpital St Roch Nice). Egalement, un remarquable traitement de lichen plan invasif au Er Yag sous spray, avec toutefois un légère récidive à un an (traitement en cours d’évaluation par Thierry Le Coroller Nantes)
Le laser CO² semble avoir de beaux jours devant lui, pour tout ce qui concerne le travail sur tissus mous, mais nécessite du doigté par le choix judicieux de la puissance, de la distance de tir et de la rapidité du geste. Il est remarquable en hémostase, mais « brûle » pas mal les tissus. Des résultats remarquables en freinectomie, approfondissements vestibulaires pré-prothétiques étendus, gingivectomies, incisions exsangues, suppression de crêtes flottantes (Pr Samir Nammour Liège). Le Lotagen (formule gynécologie) et Negatol sont utiles à débarrasser le site opératoire des débris de tissus calcinés, noirs. Le tout sans suture et avec des délais de cicatrisation, sans douleur post-op, impressionnants.
Pour une éviction gingivale sans anesthésie avant empreinte, par exemple, on pourra préférer le Er Yag, quoique non hémostatique, sous spray et à faible puissance (25Hz 90mJ), sur parodonte fin. Sur parodonte épais, il faudra plus de puissance (25Hz 125mJ), pas de spray pour une efficacité de coupe profonde, mais en conséquence une hémostase à l’Expasyl est requise (Christophe Binachon)
CO² et Er Yag paraissent donc équivalents mais surtout complémentaires puisque le premier est hémosatique et semble posséder de bonne capacités de stimulation tissulaire, et que second est indispensable pour des coupes profondes non thermique et surtout sur tissus durs.
On notera en Er Yag, la possibilité de « taille » sur os, dentine, émail avec effet de vitrification et de désensibilisation des tissus dentaires, obtention d’un état de surface pour une meilleure adhésion en technique avec mordançage, le tout associé à une action antiseptique, mais de mon point de vue, le temps opératoire me paraît rédhibitoire sur tissus dentaires. ( Marie-France Bertrand, Gérard Navarro)
Le Er Cr YSGG et sa pièce à main, dans le même ordre, par le jeu du spray intégré paraît très polyvalent mais pas du tout hémostatique, et aussi peu rapide en opération sur tissus dentaires (une démo vidéo de taille de moignon, au stand Waterlase, trèèèèès longue…), mais le plus souvent sans douleur, ni anesthésie pour le patient.
Le Nd Yag, comparable au CO², en tissus mous, donne toutefois accès par son système de fibres à des applications spectaculaires en paro et très utiles en endo.
Des tirs en retrait progressif dans les poches, et résorptions osseuses verticales, donnent des résultats remarquables (Dominique Gleize- Rennes), après les phases incontournables de maintenance mécanique personnelle et surfaçage ultrasonore, tant du point de vue de la régénération osseuse que de la ré-attache, de la repousse des papilles, et même de la rémission de migrations d’étiologie parodontale.
Ce même matériel (Nd YAG) a été éprouvé dans l’activation supérieure des solutions d’EDTA+acide citrique et de NaClO, jusque dans les canaux latéraux et accessoires des systèmes canalaires, dans un mouvement de retrait en spirale de la fibre (Pr. Rocca Nice).
Le tir forcément rectiligne et l’usage en aveugle des YAG pour la mise en forme canalaire et la destruction d’instruments fracturés a fait l’unanimité du septicisme des cliniciens et universitaires présents, tant français que belges…
Er YAG en résection et dégagement de tenons, Nd YAG pour tenons carbones, fibre YAG ou diode pour réchauffement de gutta à fouler ou compacter.
Entre autres démonstrations et comptes rendus cliniques :
- utilisation combinée CO² et Nd Yag en kystectomie, freinectomie au CO², greffes, gingivoplasties (Eric Nitchoun)
- utilisation du laser diode en gingivectomie et plastie, dégagement de canine au Nd YAG et diode laser (Fornaini- Parme)
- diodes laser en approfondissement vestibulaire sans anesthésie, operculation d’implants, traitement de surface expérimental au Er YAG, des prothèses céramiques à coller (GianFranco Semez- Parme)
- résection apicale et obturation à rétro avec usage combiné de LLLT Biophoton, CO² Er YAG (Gérard Navarro).
- en implanto, usage combiné soft laser pour biostimulation pré-opératoire (favoriserait l’attache des fibroblastes au titane), Er YSSGG ou Er YAG irrigué pour mise en forme de l’alvéole post-extractionnel contrôlé par ostéotomes calibrés, aseptisation au ND YAG (prudence requise car invisible et pénétrant, d’où risque de nécrose), greffe d’os sur table externe, membrane PRF, suture en lambeau à minima (papilles préservées), biostimulation post-op (Frédéric Gaultier)
- blanchiment, ou plutôt « éclaircissement » au laser diode avec gel plus épais, et soft laser en post op pour cicatrisation et analgésie éventuelle (Pierre Farges Nice)
Enfin un historique et une prospective intéressants, et au pied levé (Jacques Selig Cannes. BEN NON! Thierry Selli, en fait! suite à remarque post suivant!) qui annonce les excimers à fréquence ultra rapide, et espère en des techniques combinées et lasers accordables pouvant couvrir une plage plus étendue d’applications.
Pour ma part les lasers diodes me semblent un bon compromis de départ, peu encombrant de surcroît, bien sûr limité (tissus mous, traitements de surface, aseptie) mais néanmoins étendu (hémostase plus profonde et moins "carbonique" que le CO²), que j’espère voir évoluer vers les multifréquences, l’augmentation de puissance et l’introduction du spray qui ouvre une autre plage d’utilisation d’un même laser.
Ceux que j’aurais omis de citer voudront bien me pardonner. Les oublis seront comblés par les autres eugénoliens présents.
Un regret toutefois : la communication sur le Nd YAP a été annulée par les organisateurs, ceux-ci indiquant que l’absence de documentation du fabricant sur la longueur d’onde 1340nm brevetée, ne permettait pas de cautionner le matériel dans cette manifestation.
J’ai noté la défiance énoncée par certains conférenciers vis-à-vis de ce matériel, et j’avoue que cela a attisé ma curiosité
Qu’est ce que c’est qu’ce bin’s ?
19/03/2006 à 21h32
Merci Mark,pour ce compte rendu "presque" exhaustif.
Tu me fais beaucoup d'honneur en me confondant avec mon homonyme Thierry Selli de Lyon qui a effectivement présenté l'historique et les perspectives des lasers au pied levé, mais si nous sommes de la même famille laser "CO²", notre parentée s'arrête là ;)
Pour ma part, j'ai présenté le monitoring laser, une application dérivée du diagnodent permettant le contrôle et le suivi des traitements en per et post opératoire, et évoqué le paramètrage du CO² sur tissus durs grace au monitoring avec une application de LLLT sur la pulpe.
mais je te pardonne volontier, d'autant plus que moi aussi, j'ai du préparer cette conférence au pied levé, ce qui me rapproche un peu plus de Thierry (nous faisons bien la pair en effet;)sans être inscrits sur la liste des conférenciers établie à l'avance,et le temps réduit imparti m'a obligé à faire défiler mes diapos trop rapidement pour permettre d'approfondir chaque cas et les retenir.
Cordialement, Jacques Selig
19/03/2006 à 22h38
Pardon pour la confuse, et pour ce lamentable oubli sur le monitoring! (10 pages de notes, tout de même!)
Bonne soirée!
19/03/2006 à 22h57
10 pages de notes? Tu as du les prendre au vol et tu dois être un bon joueur de base ball ;) Cela me fais très plaisir d'avoir pu t'intéresser et les nouvelles idées ou critiques sont bienvenues. Ce type d'échange est toujours gratifiant.
Bonne soirée à toi aussi