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lu dans la tribune dentaire
25/04/2006 à 10h41
Traitement parodontal complet selon le protocole expliqué à Nice, une seule séance (lithomachin, aéropo, laser) - Vérification de la qualité du contrôle de plaque tous les jours suivants avec lavage des poches à l'isobétadine ou la chlorhexidine - Une fois les tissus mous revigorés, il est loisible d'extraire sans léser l'os résiduel les 35, 36, 37 et 38, pour ensuite bien cureter finement au mectron les tissus granulomateux qui ne manqueront pas d'être encore là, la suite dépendra de ce qu'on trouve comme alvéoles (déhiscences, etc..) , cela dépendra aussi de la position qu'idéalement devront avoir les implants, de la hauteur d'os qu'il serait souhaitable d'obtenir par une ROG bien menée, associant la pose des implants à un prélèvement d'os autogène (en distal et vestibulaire du site autant que possible sinon ailleurs) à la confection de chips d'os qui seront disposés à la demande autour des implants, le tout recouvert d'une membrane armée titane. Il faudra patienter le temps que l'os nouveau apparaisse bien régénéré sur une radiographie long cône au rx central bien orienté.
Il est également possible de procéder en deux temps si la situation le demande en proposant une greffe de bio oss en mélange à de l'os autogène ou de pepgen-P15.
Pourquoi extraire ? il a bien dit "régler le problème définitivement"...
25/04/2006 à 10h59
oui, globalement d'accord. mais tu compliques inutilement le traitement.
curieusement , la seule dent que je n'ai pas extrait, c'est la 38, parce qu'elle ne me dérangeait pas, et la patiente voulait l'enlever à la fin. son dentiste s'en est chargé.
quant aux réponses données, elles révèlent encore l'aptitude à l'acharnement thérapeutique parodontal sur des dents condamnées, considérant l'implant comme une punition plutôt que comme une solution.
sbire a raison, à un moment fallait dire stop.
mais décider d'extraire, c'est bien, on a vu que ça ne faisait pas l'unanimité.
et la solution de remplacement, alors? combien de praticiens français, pour répondre à pépé, vont effectivement évoquer les implants de manière loyale? ceux qui posent, et ceux qui adressent régulièrement. les autres, peanuts.
voilà annie, je me retourne vers toi, parce que tu es sans doute un échantillon représentatif: une fois épuisé le patient et la thérapeutique, tu fais quoi au juste? la question est valable évidemment pour tous ceux qui n'ont pas intégré l'implanto dans leur exercice.
25/04/2006 à 11h27
bin...cqfd alors?
c'est vrai qu'on peut noter la qualité d'os si on compare avec la premiere pano, et donc un rétablissement évident
mais donc, tu en conclues quoi? un certain antagonisme entre paro et implanto? une limite a fixer a la therapeutique paro?
25/04/2006 à 12h01
alhoun Ecrivait:
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> quant aux réponses données, elles révèlent encore
> l'aptitude à l'acharnement thérapeutique
> parodontal sur des dents condamnées, considérant
> l'implant comme une punition plutôt que comme une
> solution.
Ce n'est pas une punition, mais une solution APRES avoir décidé que les dents étaient à extraire.
La pose d'implant reste un palliatif, un excellent palliatif qui est à souhaiter pour le plus grand nombre de patients possibles, mais un palliatif quand même.
25/04/2006 à 12h12
Les 35 36 et 37 semblent solidarisées ? Pourquoi ? là ça m'échappe.
Globalement d'accord avec le traitement, il reste que si les problèmes paro demeurent et nottament au maxillaire il va bien falloir les stabiliser.
25/04/2006 à 12h15
Le Choixpeau magique Ecrivait:
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> mais un palliatif
> quand même.
ça veut dire quoi un palliatif ? un rebouchage de cavité et un palliatif, une endo est un pallaitif, une couronne est un palliatif etc, etc.
tous nos soins sont des palliatifs dans la mesure ou nous ne retrouverons jamais ad integrum la dent dans sa splendeur originelle.
alors si l'implant est un palliatif certes, mais c'est un excellent palliatif, puisque statistiquement il dépasse en durée de vie tous les autres palliatifs.
mais ce n'est que mon avis palliatif et je le partage par défaut...
25/04/2006 à 12h22
Humour et vérités.
Relativisons nos palliatifs sur notre échelle du Bricolage Dentaire.
25/04/2006 à 12h33
mais oui ! et je pense que c'est un des éléments qui fait de l'implanto cette discipline à la fois si méconnue et si rejetée par un grand nombre de praticiens.
personne n'hésite à intégrer une obturation, une couronne, une extraction, une prothèse classique dans un plan de traitement.
un implant, ah un implant c'est une autre affaire. l'implant c'est si et seulement si toutes les autres hypothèses ont été épuisées. et si on intégrait l'hypothèse implantaire directement dans les plans de traitement, en dehors de toute autre considération, comme élément du traitrement à part entière, et non comme simple "palliatif", ça résoudrait à mon avis pas mal de problèmes.
mais ce n'est que mon avis de pas al hatif...
25/04/2006 à 12h38
Je savais que tu avais déjà réalisé ton cas, mais tu avais bien stipulé "définitivement", alors pourquoi garder une 38 égressée et cariée qui ne peut que poser des problèmes ?
D'autre part, pur trois dents de la zone d'appui j'aime bien poser quatre implants mais cela est affaire de goût ou de philosophie d'ordre mécanique...
Et puis cela élimine un ramasse-crasses du fond de la bouche...
Le travail est vraiment mignon, c'est à vouloir des implants !
Il faut transmettre les félicitations au chef...
25/04/2006 à 12h40
Pépé Ecrivait:
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> Les 35 36 et 37 semblent solidarisées ? Pourquoi ?
> là ça m'échappe.
pépé ? !!!! c'est tout ce qu'il y a de plus normal et d'indiqué...
25/04/2006 à 12h47
je n'ai pas gardé la 38. j'ai juste différé son extraction.
à vrai dire, je ne sais pas pourquoi. la patiente me l'a demandé, mais je pouvais passer outre avec mon autorité naturelle.
25/04/2006 à 12h47
Al a raison !
Personnellement, je pense d'abord implants, et si pas assez d'os alors greffe, je ne pense plus bridges tendus entre des dents et cela change tout...
Et si c'est le bordel au niveau position des dents, je pense ortho puis implants...
Je refuse catégoriquement de tailler une dent saine pour poser un bridge, à moins de se trouver devant une contre-indication absolue aux implants...
25/04/2006 à 12h57
Le Choixpeau magique Ecrivait:
>
> Ce n'est pas une punition, mais une solution APRES
> avoir décidé que les dents étaient à extraire.
>
choipeaux, tu nous la joue comment là? à moins d'inventer l'implant trans-coronaire, oui, l'implant c'est après l'extraction.
encore une fois, on extraie pas parce qu'on veut implanter, mais on implante parce que l'extraction s'impose.
alors quand s'impose-t-elle, cette foutue extraction? athos pose la question, et il a raison. maintenir coute que coûte des dents sur l'arcade est naturellement fonction des alternatives. pendant longtemps les alternatives n'étaient pas réjouissantes, et donc le maintien pouvait se comprendre et se justifier.
mais raisonner aujourd'hui de la même manière qu'avant branemark ne rime à rien.
dire quen la dent est le meilleur implant est souvent une ineptie.
25/04/2006 à 13h23
Perso, j ai eu en stage une assistante au Dr Touati
Ben il sait bien les choisir :0)
...
25/04/2006 à 13h31
aterman Ecrivait:
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> Perso, j ai eu en stage une assistante au Dr
> Touati
> Ben il sait bien les choisir :0)
> ...
>
Tu te contentes des restes ?
25/04/2006 à 13h32
ivetol Ecrivait:
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> merde j'ai planté. Septembre...
Cela ne m'étonne pas, toi tu es plutôt du genre à courir les filles ... (:-)))
25/04/2006 à 14h13
alhoun Ecrivait:
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> encore une fois, on extraie pas parce qu'on veut
> implanter, mais on implante parce que l'extraction
> s'impose.
Là on est d'accord .
> alors quand s'impose-t-elle, cette foutue
> extraction?
Il n'y a pas, à ma connaissance, de données acquises ou de consensus permettant de répondre à cette question, cela relève de l'appréciation du praticien.
Il est sûr que la réhabilitation envisagée va conditionner la valeur stratégique des dents restantes, et que la possibilité d'implanter aura tendance à diminuer cette valeur.
Maintenant, si il est aussi sûr que les traitements implantaires ne sont pas proposés à leur juste fréquence, n'allez pas nier que certains praticiens (et j'espère ne pas me tromper en disant qu'on n'en trouve pas d'exemplaires dans ce forum), vont avoir tendance à avoir la main lourde sur le davier, utilisant l'implantologie comme unique alternative thérapeutique à tous les problèmes.
Le tableau que vous tentez de nous dresser opposant les conservateurs psychopathes aux implantologistes réalistes me paraît excessivement simplificateur: on est toujours à la fois l'acharné thérapeutique de l'un et le boucher avulseur fou de l'autre.
Que penser des reprises de traitement aux taux de réussite plus qu'aléatoires ? On extrait et on implante ?
Que penser de l'orthodontie, aux récidives si fréquentes, et aux conséquences sur le support osseux et sur l'intégrité radiculaire souvent mauvaises ? On extrait et on implante ?
Si vous avez des critères de décision de conservation systématisés et reproductibles, prêts à être inscrits dans le marbre, c'est le moment de publier, car la gloire s'offre à vous !
Ps: pour terminer par un point barbant mais qui est une réalité, d'un point de vue médico-légal, la perte d'une dent est un préjudice, et si la non proposition d'un traitement implantaire quand il est indiqué est une perte de chance, l'extraction d'une dent qui aurait pu être conservée l'est aussi.
25/04/2006 à 14h21
al Ecrivait:
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> ça veut dire quoi un palliatif ? un rebouchage de
> cavité et un palliatif, une endo est un pallaitif,
> une couronne est un palliatif etc, etc.
A part que dans ces trois cas, on n'a pas encore trouvé de moyen de faire repousser de la dentine cariée, de la pulpe nécrosée, ou une dent fracturée.
Et encore, ce n'est pas aussi facile que tu le dis:
- devant une carie amélaire arrêtée, est-il plus intéressant de ne rien faire ou d'intervenir ?
- devant une lésion proche de la pulpe, voire une effraction pulpaire, vaut-il mieux tenter un coiffage ou faire l'endo tant qu'il est encore temps ?
- devant une cavité carieuse volumineuse vaut-il mieux réaliser une restauration partielle en préservant des tissus dentaires ou jouer la sécurité en couronnant ( et en mutilant des tissus dentaireset pourquoi pas en dépulpant !)d'emblée ? Toi qui nous parles tout le temps d'économie tissulaire, tu es en quelque sorte le charoniste de l'oc, un obturo-humaniste ;)
25/04/2006 à 14h24
Et puis rountoudjou, avec toute l'amitié que j'ai pour Phil, la paro en France ce n'est pas que Charon et ses théories contestables et contestées, loin de là.
25/04/2006 à 15h38
Le Choixpeau magique Ecrivait:
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> Toi qui nous parles tout le temps d'économie
> tissulaire, tu es en quelque sorte le charoniste
> de l'oc, un obturo-humaniste ;)
quel rapport ? je suis surtout lucide sur ce que nous faisons en bouche. que du palliatif. on pallie le fait que nous ne savons pas, à l'inverse de beaucoup d'autres techniques médicales, rendre l'intégrité totale, donc guérir au sens premier du terme.
nous rebouchons, nous remplaçons, nous stabilisons, nous stoppons certaines maladies, nous pouvons rendre une fonction mécanique à coup d'artifices divers et variés, mais de la dent naturelle, nous ne savons pas faire pousser ou repousser. ça viendra peut-être.
et c'est aussi pour ça que j'essaie d'être le plus conservateur possible. parce qu'une dent c'est vraiment pas gros quand on l'a dans la main au lieu de l'avoir dans la bouche...
25/04/2006 à 16h00
pour te repondre Alhoun,tu posais la question de savoir que faire sur cette patiente
tu as fait ton choix et fait tes implants,encore plus facile quand on sait les poser,mais ta patiente ne peut servir qu'une fois,et maintenant plus du tout pour pouvoir évaluer ce qu'un autre traitement aurait donné
et dans 10 ans tes implants seront certainement la,mais au max supérieur les forces exercées ne vont elles pas nuire plus précocément? re implants
pourquoi pas!
ds ce cas la si c'est tellement facile ,merveilleux et sans risque effectivement,avant même les problèmes paro ou autres,pourquoi se casser la tête et ne pas penser implant tout de suite?
est ce le sens de ce message,et me prendre en ex car je ne fais pas d'implant,et que jusqu'alors je l'avoue je ne pensais implant qu'en dernier et extrème recours
quand tu as posé ce test,j'ai repondu ainsi car la question était détournée,mais mon premier reflexe,penser,alhoun,extraction et implants,le reste littérature
25/04/2006 à 16h03
holà annie, ton message mérite une réponse précise.
juste après mon patient.
à tout à l'heure
25/04/2006 à 16h53
ok Alhoun, message reçu, pas d'acharnement charoniste, et réponse sectorielle à la demande du patient.
Charon, le global, Phil on enterre... c'était le message? :)
Ah oui! j'oubliais, ca n'est pas parce qu'on ne pratique pas encore l'implantologie qu'il faut négliger de mettre en avant la prothèse sur implant, voire la privilégier comme une réponse plus immédiate et semble-t-il plus pérenne.
Etait-ce le deuxième enseignement à retenir de cette brillante et un peu téléphonée démonstration?
Merci quand même :)
C'est ce que disait Touati, aussi (absent du cabinet, je n'ai pas encore lu)?
25/04/2006 à 16h59
MARK Ecrivait:
réponse sectorielle à la demande du
> patient.
????
>
> Charon, le global, Phil on enterre... c'était le
> message? :)
??????
>
> Ah oui! j'oubliais, ca n'est pas parce qu'on ne
> pratique pas encore l'implantologie qu'il faut
> négliger de mettre en avant la prothèse sur
> implant, voire la privilégier comme une réponse
> plus immédiate et semble-t-il plus pérenne.
>
> Etait-ce le deuxième enseignement à retenir de
> cette brillante et un peu téléphonée
> démonstration?
????
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> Merci quand même :)
>
> C'est ce que disait Touati, aussi (absent du
> cabinet, je n'ai pas encore lu)?