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Quick Sleeper 2, le retour en palatin
09/05/2006 à 18h23
Une des rares limites du QS2 étant l'anesthésie des 7 et 8 du haut, en raison des difficultés d'orientation orthogonale de l'aiguille à cet endroit et de la proximité des racines entre elles, et après en avoir émis l'hypothèse, je me suis lancé cet après-midi dans l'injection transcorticale palatine entre 6 et 7.
Deux cas seulement, donc trop peu pour conclure, mais résultat ici très utile puisqu'anesthésie de la 5 à la 8, gencive comprise, immédiate et facile.
Si cette méthode pouvait être confirmée (rien lu ni entendu à ce sujet, à cette date), elle ferait de l'anesthésie transcorticale par QS2 une panacée!
09/05/2006 à 23h49
vu l'épaisseur de la muqueuse palatine, tu doit enfoncer l'aiguille jusqu'a la garde ?
10/05/2006 à 00h02
Je pratique cela depuis un certain temps et cela est trés pratique. C'est juste le positionnement de l'aiguille qui est parfois délicate.
10/05/2006 à 00h13
Les patients ne se plaignent pas d'avoir comme une boule dans le palais ? Je ne trouve aucune difficulté à anesthésier les molaires maxillaires en injectant en vestibulaire avec une simple seringue à 63 (la dernière de chez Anthogyr, en acier brossé). Pourquoi encore ce QS dont tout le monde nous rebat les oreilles ?
Mark, s'il te plaît, convainc moi !
10/05/2006 à 09h08
on peut aussi injecter en vest mesial de la 6si l acces est difficile , pour atteindre la 7 et 8 l interet est d injecter en un point afin d anesthesier plusieurs dents et de NE PAS faire de rappel palatin parfois douloureux
10/05/2006 à 09h59
Marc, nous sommes en intra-cortical, pas de boule au palais.
Un seul point d'injection, plusieures dents anesthesié uniquement. ( les levres et la joue ne le sont pas, plus grand confort pour les patients)
10/05/2006 à 10h20
oui mais l'anesthésie au palais...
je ne suis pas sûr que le patient apprécie beaucoup
10/05/2006 à 18h46
Pourquoi faire simple quand on veut faire compliqué ...
L anesthésie tuberositaire ca existe aussi ! C est 1 carpule , 5 min , ca anesthesie tout le bloque molaire max . Et ca coute pas chere ( et presque rien si on reutilise les aiguilles :p )
10/05/2006 à 22h12
Je vous demande pardon, ce post n'était destiné ni à faire l'apologie du système, ni à convaincre les réfractaires, mais plutôt à faire part aux utilisateurs de mon expérimentation, sur ce qui était encore il y a peu une barrière à la transcorticale de molaires supérieures 8, voire 7.
Charlot a répondu pour la "boule".
Pour ce qui est de la sensibilité, la méthode des 20% d'incidence, biseau à plat, dans les 3 cas (un de plus, depuis mon premier post) a semble-t-il fonctionné puisque pas de réaction des patients (mais sur trois cas seulement!).
Auparavant je pratiquais le rappel palatin, pour la gencive ou certaines racines palatines, en complément de para-apicale, voire de rétro ou contro-tubérositaire,et là, je le confirme, c'est en général peu apprécié; même avec un anesthésique de contact supprimant l'impact, l'injection même très lente était inévitablement ressentie par tension.
Maintenant, pour discuter, l'anesthésie de tout le bloc postérieur, de la 5 à la 8, y compris tout le pourtour gingival (dont distal de la 8), par "remplissage" du maxillaire en palatin, j'ai apprécié.
Sans anesthésie de la joue, lèvre, ni paralysie de celle-ci, ça, ce sont les patients qui ont apprécié.
Enfin, l'anesthésie immédiate après une injection de 2 à 3 mn, avec vissage et dévissage mécanisé de l'aiguille, c'est aussi appréciable, même si on n'est pas préssé.
Pour ce qui est de l'incidence, en m'inspirant de la méthode pour la disto-palatine des 7 ou 8 mandibulaire, je n'ai pas hésité à bien anguler, patients bouche mi-ouverte seulement, pour leur tirer la commissure opposée en arrière, prenant appui sur 5 6 opposées et en affleurant les faces occusales de leurs antagonistes avec le corps de la seringue.
Pour ce qui est de la profondeur, j'avoue ne pas m'être rendu compte puisqu'une fois au contact de l'os, à cet endroit la perforation est beaucoup plus facile qu'en vestibulaire, un seul cycle de rotation suffisant pour une pénétration, donc sans bouchage d'aiguille, donc sans nécessité de purge (mais je le répette, sur trois cas seumement!).
11/05/2006 à 22h29
Confirmation de la méthode, sur deux autres cas dont:
- une extraction de 18
Afin de ne pas froisser les réfractaires qui pourraient penser à du fanatisme, voire du prosélytisme de ma part, je rappelle toutefois une limite du QS2: la longueur des anesthésies, moindre, ce qui peut poser problème pour de longues séances sous digue, à moins de forcer sur l'adrénaline, et là ça n'est pas toujours apprécié, lorsque le palpitant se cogne aux côtes...