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je vais faire chomeur.
24/10/2006 Ă 15h01
> Dans un livre à paraître aux éditions Albin Michel*, Thierry F. raconte comment depuis vingt-quatre ans il vit aux crochets des Assedic, ASS et autres CMU. Légalement...
>Ce matin, après sa séance de musculation et les yaourts de son petit déjeuner, Thierry n’ira pas travailler. Pas parce que la pluie qui détrempe les rues de Roanne lui donne le bourdon, mais parce que c’est comme ça tous les jours, depuis vingt-quatre ans. Vingt-quatre ans qu’il entend ses voisins se lever à l’aube et qu’il se dit, enveloppé dans la chaleur de sa couette «Je préfère être à ma place qu’à la leur. » Vingt-quatre ans qu’il est chômeur, et content. Et aujourd’hui, encore plus fort, on t’interviewe pour ça
> li a 44 ans et le sourire aux lèvres. Une Alfa Romeo anthracite et un appartement à lui, parce que «les locations, c’est de l’argent perdu ». Il porte un jean, un tee-shirt Levi’s, mais pas de baskets de marque, parce qu’« on ne peut pas tout avoir». Poignée de main cordiale un quart de siècle de chômage, ça vous conserve un homme. A part sa presbytie, compensée par de fines lunettes à 500 euros payées par la CMU, Thierry tient la forme. Drôle de coïncidence, il accuse même une énorme ressemblance avec Didier Super, le pape du rock nordiste encensé par Les lnrocks, qui chante que «le travail, il faut le laisser à ceux qui en ont besoin pour se sentir bien dans leur peau ». Thierry ne connaît pas Didier Super, mais il est entièrement d’accord avec lui. « Pourquoi culpabiliser? Je me suis contenté de suivre la législation française à la lettre », sejustifie-t-il. Sur les murs de son studio, Lara Crofi impose ses formes de rêve. Qucstiop. filles, ça va pas mal pour lui aussi, sauf pour les plans ù long ten à cause de son statut. Il s’en fout, Thierry, il a gardé son âme d’ado. Le poster de Lara Crofi, c’est un ami gérant de cinéma qui le lui a offert. Grâce à lui, Thierry voit les films en avant-première. Juste à côté, l’intégrale de Johnny fait face à la fenêtre ouverte sur les courts du club de tennis. Toujours en short et polo blanc, car il est « à cheval sur les couleurs», Thieriy y joue gratuitement. «J’ai l’air du type qui s’est construit une belle vie. » Sur son bureau, enfin, avec ordinateur et webcam, repose le manuscrit de son livre. Il a commencé à l’écrire en réaction à des auditeurs de kIL qui, un matin, stétaient emportés contre un type qui voyageait depuis six mois tout en touchant le chômage. « Six mois, c’est tellement ridicule » s’amuse-t-il.
> Il peut être fier de lui, Thierry trente et un mois de travail sur treize ans, pour vingt-quatre années de « farniente rémunéré ». Un hold-up pacifique, avec l’administration comme complice. Comment a-t-il pu passer entre les mailles du système? En travaillant, pardi, parce que chômeur, à ce niveau-là , «c’est un métier». La preuve, Thierry a consacré une pièce entière à ses « archives professionnelles », comme il dit. Des dossiers, des livres, des revues spécialisées. Il les a tous lus, relus, potassés. Au point, désormais, de servir d’avocat-conseil à ses amis salariés: «Je connais le système par coeur. Grâce à moi, ils ont obtenu de sacrées indemnités de leur employeur. La preuve que chômeur, c’est utile. Parfois, je fais nounou aussi. Nounou bénévole, je précise.»
Son secret se nomine ASS. «Allocation spécifique de solidarité». Ou comme il dit, lui, en remerciant la France, «Aide si sympathique». 600 euros par mois, versés par les Assedic. A vie, et quasi sans contrôle. «Le RMI, c’est beaucoup plus pénible, carvous êtes suivi par une assistante sociale. Forcément, dans RMI, il y a I, comme insertion! » L’ASS, c’est donc la planque. Sans compter l’allocation logement, le Fonds solidarité énergie, la taxe d’habitation presque gratuite, la prime de Noèl, et tout ce qu’il pourrait toucher de la commune, mais qu’il se refuse à demander. «Profiter de l’argent de contribuables queje connais depuis l’enfance, pas question » Moral, avec ça. Bien sûr, en contrepartie, thierry doit s’engager à rechercher « activement » un emploi. Au début, quand il a commencé, à 18 ans, à chômer après six mois de gardiennage en centrale nucléaire - «un boulot de Shadok », commente-t-il -, ça l’a un peu effrayé. «Mais c’est un peu comme lorsqu’on commence un nouvel emploi, écrit-il, plus on souhaite voir sa situation perdurer, plus on y met d’énergie et plus on devient performant. » Et performant, Thierry l’est incontestablement. Jusqu’à prendre les devants en contactant lui-même les employeurs pour prouver qu’il veut quitter son «effroyable condition ». Un CV à rédiger? Il file à ses « archives », s’empare de sa bible, «Découvrez le potentiel qui se cache en vous », et fait exactement le contraire de ce qu’on y préconise. Police de caractère fantaisiste, ajout de précisions à la main, « pour faire tatillon et brouillon en même temps », et omission de sa nationalité. «Ceux qui le font sont souvent des étrangers, et les patrons n’aiment pas les étrangers. » Et si, par miracle, l’un de ses CV finit par atterrir sur le bureau d’un entrepreneur, Thierry se charge illico de changer le miracle en cauchemar. Il troque ses lunettes ultralégères, contre les anciennes, des culs de bouteille « à la Yves Mourousi ». Il met une veste en laine, «pour faire pitié », et répond toujours à côté, mais avec le sourire. «Jacques Tati m’a énormément inspiré », confesse-t-il. Au cas où ça marcherait quand même, il dit qu’il n’a pas le téléphone, alors qu’il a eu un portable dès les années 90, bien avant ses copains salariés que ça énervait beaucoup. Effacée aussi, l’Alfa Romeo qu’il bichonne quotidiennement pour ses potentiels employeurs, Thierry perd vite tous ses attraits. Scandaleux? Il est entièrement d’accord. «Le laxisme de mon pays m’étonne », écrit-il, raillant le nom des formations qu’on lui fait suivre, « Genesis », «Horizon 2020 », et épinglant les déclarations de Borloo sur le suivi personnalisé. Depuis qu’il pointe à l’ANPE de Roanne, il n’a jamais vu la même personne. Il aimerait bien que son livre fasse polémique, « même si ça peut paraître contradictoire ». Fan de François de Closets, le chantre de la chasse au gaspi, il ne vote pas mais apprécie la rigueur de Strauss-Kahn et la fermeté de Sarkozy. « Il y a trop d’excès », lâche-t-il, avant de dénoncer, pêle-mêle, les «kits Assedic » qu’on achète sous le manteau, la prime de rentrée scolaire qui permet aux vendeurs de hi-fi d’augmenter de 20 % leur chiffre dans le week-end qui suit, et les charges qui pèsent sur les patrons. Il faut dire qu’il l’a été, pendant un an, montant et dirigeant un dépôt-vente d’électroménager avant de se faire « plumer par l’Urssaf » et de retourner dans le giron de lEtat, qui lui a enfin
> prouvé que « gagner le smic et perdre tous ses avantages, ce n’est pas très rentable ». Le souvenir de son père ébéniste, qui pendant cinquante et un ans a construit des cuisines aménagées sans pouvoir s’en offrir une, fait figure pour lui de repoussoir. Le tube « Urssaf, Cancras et Carbalas » des Inconnus, qu’il chante avec ses neveux devant sa webcam, lui sert d’hymne. Et quand bien même, comme il le dit en vous reconduisant à la gare dans son Alfa 33, il serait «le dernier des Mohicans », personne, jusqu’ici, n’a encore jamais tenté d’avoir son scalp.
> Les «plus » du RMI Quand on est RMiste, on a aussi droit à :
> - l’allocation logement â taux plein
- la suspension de ses dettes fiscales;
> - l’exonération de sa taxe d’habitation, de sa redevance, de sa cotisation à la CMU;
> - l’accès gratuit à la complémentaire santé de la CMU;
> - la prime de no
> - le tarif téléphonique social;
> - la réduction dans les transports, la gramité des musées, diverses allocations supplémentaires (en fonction de son lieu d’habitation).
> Pour l’administration, il n’y a pas de fainéant
> Impossible de savoir combien de Thierry F. ont dévoyé la générosité du modèle social français, c le système, qui a déjà du mal à débusquer tes fraudeurs, est impuissant à repérer ceux qui, en toute légalité, se sont installés dans les minima sociaux. Mieux, Vidée que ces minima aient rendu accessible le «droit à la paresse» n’est pas même envisagée, car ni les politiques ni l’administration ne veulent croire que Ion peut délibérément se contenter des 430 euros mensuels dun RM montant bien inférieur au seuil de pauvreté. Pour l’administration, Thierry F. n’est donc pas un fainéant, il est victime d’une «trappe à inactivité ». En clajr, la reprise d’un emploi lui ferait perdre une série d’avantages dits droits connexes (voir encadré). Il n’y a donc aucun intérêt. Lutter contre ce phénomène est une priorité de l’administration, mais c’est une véritable gageure. Il existe une solution simple limiter ces droits connexes ou supprimer l’allocation en cas de refis d’activité. Mais c’est politiquement et socialement dangereux « Au moins, le RMI permet de maintenir le contact, affirme ce haut fonctionnaire. Sinon, c’est l’exclusion totale, et aucune société n’y a intérêt. » La France a donc préféré l’incitation à la coercition, au risque d’entretenir les parasites, comme Thierry F
>
24/10/2006 Ă 20h35
bast! il travaille quand meme à sa facon, comme un écrivain public, une sorte de décrypteur des regles socio professionnelles. Utile, somme toute, ce gars, non?!!!
25/10/2006 Ă 01h30
dentistes,on peut pas être chomeurs,on te recase dans un dispensaire ou à triffouily les oies ,obligés d'accepter ,sinon perte des allocations!
25/10/2006 Ă 08h41
annie Ecrivait:
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> dentistes,on peut pas ĂŞtre chomeurs,on te recase
> dans un dispensaire ou Ă triffouily les oies
> ,obligés d'accepter ,sinon perte des allocations!
... qu'est ce que tu viens me casser la barraque toi? ;)
28/10/2006 Ă 20h57
Tout système a des failles, sinon, il est parfait et donc condamné à disparaître.
D'oĂą tiens tu cette histoire ?
28/10/2006 Ă 21h03
Violette a une faille dans son systéme...
28/10/2006 Ă 21h23
600€ par mois pour se faire chier seul dans 30m², c'est tout juste bon pour un asexué accro à Internet! :)
Cela me rappelle la consternation de mon fils, 16 ans à l'époque, qui, revenant de l'épicerie de Petite Anse d'Arlet, où nous étions en vacances, en Martinique, avait entendu un métropolitrain expliquer qu'il était heureux sur son bateau dont il ne descendait que pour se ravitailler ou toucher son RMI. Et d'ajouter, à la cantonade, au cas où l'on aurait pas compris que "les français qui travaillent sont des cons".
Plus tard encore nous avons pris en stop un antillais qui vivait en arrière d'une plage aménagée, sur un hamac et sous une toile plastique tendus entre les cocotiers, sous le volcan, avait pris sa douche dans les installations aménagées de la plage et se rendait au village voisin pour faire ses courses et ramener un poisson ou une langouste...
Faut aimer se faire chier pour pas cher.
Robinson Crusoe, et Tom Hanks ne sont pas restés dans leur paradis, je crois.
Mais je mélange peut-être "seul au monde" avec seul à rien foutre...
28/10/2006 Ă 22h21
Va faire un tour à la réunion, un vivier de fainéants...
Tu les laisses se démerder 20 ans tout seuls et tu reviens aprés... Ben tu aura l'impression d'être au 19em siécle!!!
28/10/2006 Ă 22h31
... les DOM/TOM ... les "danseuses" que la France entretient ... j'ai lu un bouquin de jenesaisplusqui là dessus ... édifiant.
"ça douce" la vie là -bas.
29/10/2006 Ă 21h42
C'est marrant ça, je parle de la solitude à chier du parasite de nos institutions, et vous fixez sur l'outre-mer et ses natifs.
C'est la Route du Rhum qui vous fait dériver?
29/10/2006 Ă 21h58
d'autant que l'outre mer............
moustiques,
chikungunia(l'ai je bien écrit?)
mygales
décalage eugénol ou pas assez de sommeil:):)
c'est qd mme pas le pérou ou les mines d'or
ah si 20 + 40......
29/10/2006 Ă 22h17
mark Ecrivait:
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> C'est marrant ça, je parle de la solitude à chier du parasite de nos institutions, et vous fixez sur l'outre-mer et ses natifs.
> C'est la Route du Rhum qui vous fait dériver?
Ben dans ton post tu écrit:
Petite Anse d'Arlet, Martinique, métropolitrain (juste pour le fun puisqu'ils savent pas ce que c'est un train la-bas...), un antillais, une plage, un hamac, les cocotiers, le volcan, un poisson, une langouste...
Moi je fais de suite la relation parasite de nos institutions et réunionnais c'est tout... Je vois pas où est le mal, j'ai encore eu mon beau-frére tout à l'heure qui a immigré la-bas mais qui cherche à se barrer de ce vivier de fainéants...
J'ai vu le départ de la route du Rhum, j'ai tressailli de peur au premier virage de peur d'un accrochage, à la vitesse ou ils vont... Mais ça va, aprés une bonne sieste je pense rien avoir loupé... Mais malheureusement personne pourra contester que c'est 1000 fois plus chiant à regarder qu'un grand prix de F1... Même avec une bouteille de rhum arrangé à la main...
30/10/2006 Ă 07h06
À La Réunion, malgré des taux de croissance économique avoisinant les 5% sur les 30 dernières années (voire 6% et même 7% sur certaine période), le taux de chômage reste élevé (32%). La croissance économique est-t-elle à la hauteur des emplois créés ? En 2005, notre économie a créé 4.527 emplois (Source UNEDIC ; “Quotidien” du 06/09/2006). Mais les gains de productivité restent aussi élevés et supérieurs à la métropole (le taux de productivité à La Réunion est de 2.8% en moyenne par an contre 1.8%/an pour la métropole. Ce taux a toujours été supérieur à La Réunion au cours des années). Le contenu de la croissance reste relativement faible en emplois. Les entreprises sont dans une logique mondialiste. Elles se focalisent sur la recherche de gains de productivité souvent pénalisante pour l’emploi.
À cela s’ajoute le fait que près de 7.500 personnes arrivent chaque année sur le marché du travail à La Réunion.
Voilà l'explication Narik : les Réunionnais sont trop efficaces dans le travail, donc pas assez de boulot pour tous. Ajoute à celà la venue de ton frère, celle de Patvat et la mienne (encore que des dentistes Réunionnais il n'y en a pas énormément), et ça ne laisse que les avantages sociaux pour (bien?) vivre aux 32% de chomeurs.
30/10/2006 Ă 10h50
Et encore, c'est sans compter ceux qui viennent en métropole pour leurs études dont certains se résolvent à y rester justement pour travailler!
En Martinique, si l'on excepte les métros planqués (réécouter "Assedic" des Escrocs) et ceux qui ont longtemps cru aux vertus de l'"argent braguette" (alloc familliales depuis versées à taux réduit en DOM-TOM), ou encore la frange Rastafari (dont mon auto-stopé), le reste est obligé de faire avec la situation:
- démographie importante (c'est fou ce que ça nique un évangéliste!)
- agriculture condamnée au rendement et aux subsides européens pour concurencer les mêmes productions caraïbes et d'amérique centrale de pays "pauvres"
- industrie limitée
Dans ce contexte, ceux qui ne veulent pas se cailler les miches en banlieue parisienne, se contentent de ce que leur file l'état sous le soleil, où il n'y a qu'à se baisser pour ramasser un mango, et piquer une tête pour ramener un poisson.
C'est sûr qu'il nous manquerait notre croissant au beurre du matin...
Tout ça pour dire qu'il n'y a pas plus de raison de montrer du doigt nos compatriotes d'outre-mer que nos coreligionaires continentaux dont est Thierry F., chômeur professionnel anonyme.
Mais bon, le Kiravi, ne vaut pas le plus mauvais rhum agricole...
Quant à la course, Narik, continue de regarder vroom-vroom en te tripotant les Obut, sauf si tu veux en savoir plus sur l'aventure humaine d'une course transatlantique en solitaire, à commencer par la relativité de la vitesse selon le volume du véhicule, le combat d'un seul homme contre des éléments déchaînées, sans témoin ni aide pendant 10 à 15 jours, et accessoirement les tactiques de régate régies par des règles que TOUS respectent (suivez mon regard...), puis des options de route dont la stratégie, épaulée par une technologie hi-tech depuis la terre, dépasse largement le choix des pneus et le nombre de galons... d'essence.
30/10/2006 Ă 13h30
dock Ecrivait:
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les Réunionnais sont trop efficaces dans le travail, donc pas assez de
> boulot pour tous.
MDR!!!
Je raconterai ça à mon beauf... Il est directeur d'une grande usine là bas et l'efficassité c'est pas ce qui caractérise le réunnionnais, ça c'est pas une statistique...
Virons tous les métros de là bas et que penserais tu qu'il se passerait... La même chose que la bagnole de location que j'ais laissé 10 minutes au Chaudron?
30/10/2006 Ă 13h35
mark Ecrivait:
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> Quant Ă la course, Narik, continue de regarder
> vroom-vroom en te tripotant les Obut, sauf si tu
> veux en savoir plus sur l'aventure humaine d'une
> course transatlantique en solitaire, Ă commencer
> par la relativité de la vitesse selon le volume du
> véhicule, le combat d'un seul homme contre des
> éléments déchaînées, sans témoin ni aide pendant
> 10 Ă 15 jours, et accessoirement les tactiques de
> régate régies par des règles que TOUS respectent
> (suivez mon regard...), puis des options de route
> dont la stratégie, épaulée par une technologie
> hi-tech depuis la terre, dépasse largement le
> choix des pneus et le nombre de galons...
> d'essence.
Hé mark, si on essayait de comparer d'autres pratiques sportives comme on le fait ça pourrait être marrant?
Le parachutisme versus les échecs!
Des courageux contre des fainéants, des fous dépourvus de cervelles contre des intellos...
Pour la relativité de la vitesse par rapport au volume du véhicule, y z'avez qu'à les faire plus petits ces cons ils iraient plus vite... Et rajouter des moteurs aussi... Ils réfléchissent pas?
;)