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prudence avec les biphosphonates
05/02/2007 à 23h33
Suite a la visite d'une de mes patientes aujourd'hui avec un passif oncologique ayant été traite par des biphosphonates.
Celle-ci a declaré une osteo"radio"necrose suite a une extraction de 38, sans que cette zone n'est jamais été irradiée.
Donc je recommande toute prudence, sur les patients ayant eu des traitement de ce type.
J'ai trouve un lien qui parle de ca et cela concerne bien sur les implanto aussi.
http://minilien.com/?BKP3aCq7fh
chercher aussi sur google la liste des medicaments qui comportent ces biphosphonates.
06/02/2007 à 01h33
un peu évoquée ici
et en d'autres posts
http://www.eugenol.com/eugenol/read.php?7,110010,110010#msg-110010
je ne sais comment copier plusieurs URL et les adresser,fais la recherche
06/02/2007 à 10h04
merci Annie, je n'avais pas fait attention, mais cela semble se savoir depuis pas de temps et pourtant je n'ai pas vu le moindre article dans nos revuess professionelles, mais là aussi, j'ai du mal voir.
09/02/2007 à 22h33
il faut faire attention car les biphosphonates st prescrits ds les ostéoporoses;et donc un des effets secondaires possible est une hypovascularisation mandibulaire pouvant entrainer ces sortes de nécroses incontrolables; les services stomato hospitalier semblent dans l'expectative et n'ont semble-t-il que des traitements symptomatiques;à notre niveau il faut éviter les anesthésies et surtout pas de vasoconstricteur pouvant déclencher de méga problèmes
10/02/2007 à 15h11
Etant donné l'état des connaissances actuelles du sujet, la meilleure stratégie est la prévention et/ ou l'abstention thérapeutique.
12/02/2007 à 12h49
merci jeff2 d' en parler ;)
pour les implanto...pensez dans le questionnaire médical préop à rajouter une ligne genre "avez vous, au cours de votre vie, été amenée à prendre un traitement contre le K de la prostate ou contre l' ostéoporose, et si oui, lequel". ...
voilou
12/02/2007 à 18h48
Lire le dernier numero de LA REVUE DE STOMATO ET CMF , pratiquement exclusivement consacré à ce sujet ....
13/02/2007 à 10h18
Bon une patiente vient de commencer a prendre de l'Actonel, je viens de le savoir ce matin.
elle en est a un stade ou s'impose un complet du haut satibilisé par dew implants
je lui ai ordonné hier un scan sup, est ce vraiment utile? ou je lui dis qu'on arret tout et qu'on utisera du polident?
13/02/2007 à 19h50
d'après mes lectures je dirais arrête tout car nécrose spontanée autour des implants après plusieurs années de traitement aux bisphospho.
14/02/2007 à 20h07
avec ou sans traitement, un complet du haut avec deux implants est voué à l'échec.
tu l'as échappé belle.
14/02/2007 à 21h27
il était prevu quatre ou six implants, cette patiente pour l'instant a pris une seule dose de produit , je lui ai dit d'arreter jusqu' a mon entretien avec son medecin traitant
voyez vous les choses parels?
14/02/2007 à 22h16
Faut effectivement voir cela avec le médecin prescripteur et savoir qu'elle est l'indication des bisphospho chez ce patient.
S'il est possible de substituer l'actonel par un autre traitement type calcium + vitamine D dans le cadre de l'ostéoporose par exemple, tu pourras poser tes implants dans les mêmes conditions que d'habitude.
23/02/2007 à 18h16
jeff2 Ecrivait:
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> il était prevu quatre ou six implants, cette
> patiente pour l'instant a pris une seule dose de
> produit , je lui ai dit d'arreter jusqu' a mon
> entretien avec son medecin traitant
> voyez vous les choses parels?
>
Une dose ce n'est rien, le problème vient des doses massives répétées au long ou moyen terme alors que la demie-vie des biphosphonates est de DOUZE ANS !!!!
Bref, il est possible que les nécroses soient dues au blocage de l'angiogenèse qui est un des effets de ces médicaments, et lors d'une atteinte traumatique les processus réparateurs sont bloqués en quelque sorte...
23/02/2007 à 22h00
j'ai lu que l'activité angiogénétique existe surtout avec les formes intra-veineuses (pamidronate et zolendronate)
ceci expliquerait en partie la fréquence plus élevée des ostéochémonécrose avec les formes IV par rapport aux formes orales.
24/02/2007 à 03h41
canin2 Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> j'ai lu que l'activité angiogénétique existe
> surtout avec les formes intra-veineuses
> (pamidronate et zolendronate)
>
> ceci expliquerait en partie la fréquence plus
> élevée des ostéochémonécrose avec les formes IV
> par rapport aux formes orales.
Tu as tout compris , bravo !
24/02/2007 à 11h33
ce qui serait vraiment intéressant serait un moyen d'évaluer d'une manière objective le risque d'ostéonécrose chez les patients ostéoporotiques qu'on soigne tous les jours dans nos cabinets et qui eux prennent des formes orales.
le risque serait par exemple évaluer avec le médecin en fonction de la molécule, de la posologie, de la durée du traitement et des pathologies associées.
Les études manquent encore, cependant des auteurs avaient évaluer un risque faible chez les patients en traitement depuis moins de 3 ans.
24/02/2007 à 14h23
Le mieux est d'éviter toute chirurgie osseuse si le patient a reçu un traitement de fond avec les doses habituellement prescites , le problème étant qu'il y a des facteurs associés encore méconnus et qu'il n'est pas possible de quantifier !!!!
04/03/2007 à 12h14
"ce qui serait vraiment intéressant serait un moyen d'évaluer d'une manière objective le risque d'ostéonécrose chez les patients ostéoporotiques qu'on soigne tous les jours dans nos cabinets et qui eux prennent des formes orales"
Le dosage du CTX semblerait être un bon indicateur. S'il est supérieur à 150 le risque est négligeable.
CEPENDANT ce dosage doit être fait deux fois à trois mois d'intervalle et de préférence avec une machine automatique et non pas manuellement (plus grande variabilité de la mesure)
04/03/2007 à 19h34
intéressant mais c'est quoi au justele CTX ?? merci d'avance pour la réponse.
04/03/2007 à 20h35
Marqueur biochimique spécifique de la résorption osseuse, fragment du telopeptide C-terminal du collagène de type I ( CTX-I ).
Remplace la phosphatase alcaline par sa précision et sa spécificité.
05/03/2007 à 19h05
merci pour l'explication, je comprends mieux pourquoi je ne connaissais pas.
Aurais-tu par hasard une référence biblio traitant du sujet ?
07/03/2007 à 18h18
http://recherche.sante.gouv.fr/search97cgi/s97_cgi?action=View&VdkVgwKey=http%3A%2F%2Fagmed%2Esante%2Egouv%2Efr%2Fhtm%2F10%2Ffilltrpsc%2Flp050701%2Ehtm&DocOffset=2&DocsFound=8&QueryZip=zometa&Collection=afssaps&SearchUrl=http%3A%2F%2Frecherche%2Esante%2Egouv%2Efr%2Fsearch97cgi%2Fs97%5Fcgi%3Faction%3Dsearch%26QueryZip%3Dzometa%26ResultMaxDocs%3D200%26ResultTemplate%3Dinter%252Fafssaps%255Fliste%252Ehts%26QueryText%3Dzometa%26Collection%3Dafssaps%26ResultStart%3D1%26ResultCount%3D10&&viewtemplate=inter%2Fafssaps%5Fvisu%2Ehts
Le lien est assez long, mais ce sont les recommandations de L' Afssaps
10/04/2007 à 21h43
j’ai assisté à une formation sur la chirurgie et ce problème a été évoqué à la fin de la journée en insistant sur notre rôle dans le processus d’enclenchement de l’ostéonécrose toujours provoquée par une intervention bucco-dentaire (avulsions, traitements de parodontopathie évoluée, chirurgie paro, implants, endo…)
Cette cochonnerie touche 3% des patients traités en particulier pour la prévention de l’ostéoporose, mais aussi pour prévenir les métastases osseuses en cancérologie, en fixant le calcium et inhibant les ostéoclastes et la vascularisation, par conséquent les métastases. Cela se traduit par une nécrose osseuse, l’os devenant friable comme du plâtre. La dégénérescence continue même si le traitement est arrêté. La localisation est spécifiquement buccale (68% à la mandibule, 28% au maxillaires et 4% mixte) mais curieusement ne semble pas affecter d’autres tissus osseux.
Patho :
Les stades sont au nombre de 3 :
1 : exposition osseuse asymptomatique
2 : douleur et signes infectieux
3 : nécrose et fracture
Il y a modification du métabolisme osseux, le turn over est bloqué,
Cela ne cicatrise pas et peut se traduire par des abcès cervicaux et des fistules cutanées, des communications bucco-sinusales et des plaies muqueuses sous les prothèses dentaires.
Le premier cas a été recensé en…1839 par le Dr Danglars qui a évoqué une nécrose phosphorée sur une ouvrière d’une fabrique d’allumettes, récemment ce fut le Pr Marx de Miami qui a dénoncer le danger de ces biphosphonates en 2003, on s’attend à une « pandémie » mondiale dans les années à venir, les prescripteurs continuant à les prescrire sans retenue (cancérolgues, rhumato, hémato…) en cas de risque d’ostéoporose, de traitement de cancer du sein ou de myélomes multiples. Aucun consensus n’existe pour l’instant sur l’arrêt de ces traitements !...
Traitement :
Actuellement, aucun traitement n’est connu et le labo qui le fabrique (Novartis) ne semble pas s’en inquiéter. Il reste empirique. On peut tenter l’Augmentin pendant 1 à 2 mois (3gr/j.), essayer de conserver les anciennes prothèses, surveiller les séquestrations, traiter la douleur, poser des plaques de protection (prothèses), éventuellement avoir recours aux caissons.
Les cofacteurs peuvent être le diabète et le traitement par corticoïdes.
Il est absolument nécessaire de déclarer ces cas au centre de pharmacovigilance de votre région.
Les recommandations nous concernant sont :
. Poser la question lors du questionnaire médical (traitement de l’ostéoporose, médicament prescrit)
. Réaliser un bilan buccodentaire
. Mise en état de la cavité buccale
. Attendre la cicatrisation muqueuse
. Informer les patients
. Surveillance semestrielle
. Eviter la chirurgie
. Toujours évaluer le ratio bénéfice/risque
. Déléguer à des services de chirurgie maxillo-faciale compétents si nécessité d’interventions, elles devront être atraumatiques et peu invasives avec couverture AB.
Ayant une patiente concernée suite à un curetage au maxillaire par un stomato qui est réintervenu 4 fois depuis en milieu hospitalier avec une dernière avulsion d’une 38 soutient de bridge infectée, ce qui me laisse perplexe, je suis d’autant plus interpellé par ce scandale médical.