Cookie Consent byPrivacyPolicies.comenfoncer des portes ouvertes parce qu'on a pas les clés - Eugenol

enfoncer des portes ouvertes parce qu'on a pas les clés

Pa050055 igyagy - Eugenol
mark

26/03/2007 à 20h12

Puisque les commentaires d'édito sont dans l'air du temps, je vais donc m'y amuser à mon tour.

Passant allègrement de l'Université aux sociétés scientifique et autres organismes de formation, volant de la notion d'excellence à celle de luxe, notre AS bien-aimé fustige le constat de plus en plus criant de l'inadéquation du cadre légal de notre exercice avec l'accès libre des praticiens aux progrès des sciences odontologiques et de leurs applications cliniques.

Dans un raccourci saississant, mais coutumier, il jette l'anathème sur ceux de ses confrères qu'il accuse de sacrifier la qualité sur l'autel de la nomenclature, et par conséquent sur leur frilosité à se former mieux. Procès d'intention récurent qui ne vaudrait pas qu'on s'y étende.

Est-ce à dire qu'il suffit de braver la NGAP, plutôt que d'apprendre à la maîtriser comme apprend à le faire un Bessis, par exemple, pour faire ensuite face à la pression, aux menaces, contestations, recommandations ubuesques de nos organismes de tutelle, qui, rappelons-le ont force de loi?

Une formation de qualité et d'actualité c'est un consensus établi, puisque certains organismes ont pris le train en marche.

Mais qu'en est-il des clés pour imposer en toute impunité et en tous domaines, le juste prix de cette qualité, que nos patients sont prêts à payer et que CPCAM, Mutuelles, et bientôt assurances entendent discuter, négocier, marchander avec des organismes qui, quoiqu'on dise sont censés nous représenter, et bientôt sous forme de contrats individuels?

Il faudrait une formation rien que pour inculquer cette base comportementale de résistance et d'indépendance.

Elle vaudrait plus que toutes ces invectives stériles et pédantes, et au contraire serait plus incitative en direction de nos confrères les plus timorés. Et de ce fait elle grossirait les rangs des praticiens responsables.

Mais est-ce le voeu de tous ces tenants de la formation, mais s'en cachent-ils, qui intéressés par les subsides, qui flattant le sentiment de faire partie d'une élite en condamnant la majorité de la profession à la médiocrité dans laquelle ils l'on définitivement rangée, comme autant de concurrents indignes devant leur servir à s'en distinguer mieux?


Amibien

26/03/2007 à 20h27

C'est quoi un Bessis ?


Pa050055 igyagy - Eugenol
mark

26/03/2007 à 20h31

Amibien Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> C'est quoi un Bessis ?


http://www.dentalespace.com/dentiste/evenements/congres-216.htm


ariel

26/03/2007 à 21h24

mark Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Puisque les commentaires d'édito sont dans l'air
> du temps, je vais donc m'y amuser à mon tour.
>
> Passant allègrement de l'Université aux sociétés
> scientifique et autres organismes de formation,
> volant de la notion d'excellence à celle de luxe,
> notre AS bien-aimé fustige le constat de plus en
> plus criant de l'inadéquation du cadre légal de
> notre exercice avec l'accès libre des praticiens
> aux progrès des sciences odontologiques et de
> leurs applications cliniques.
>
> Dans un raccourci saississant, mais coutumier, il
> jette l'anathème sur ceux de ses confrères qu'il
> accuse de sacrifier la qualité sur l'autel de la
> nomenclature, et par conséquent sur leur frilosité
> à se former mieux. Procès d'intention récurent qui
> ne vaudrait pas qu'on s'y étende.
>
> Est-ce à dire qu'il suffit de braver la NGAP,
> plutôt que d'apprendre à la maîtriser comme
> apprend à le faire un Bessis, par exemple, pour
> faire ensuite face à la pression, aux menaces,
> contestations, recommandations ubuesques de nos
> organismes de tutelle, qui, rappelons-le ont force
> de loi?
>
> Une formation de qualité et d'actualité c'est un
> consensus établi, puisque certains organismes ont
> pris le train en marche.
>
> Mais qu'en est-il des clés pour imposer en toute
> impunité et en tous domaines, le juste prix de
> cette qualité, que nos patients sont prêts à payer
> et que CPCAM, Mutuelles, et bientôt assurances
> entendent discuter, négocier, marchander avec des
> organismes qui, quoiqu'on dise sont censés nous
> représenter, et bientôt sous forme de contrats
> individuels?
>
> Il faudrait une formation rien que pour inculquer
> cette base comportementale de résistance et
> d'indépendance.
>
> Elle vaudrait plus que toutes ces invectives
> stériles et pédantes, et au contraire serait plus
> incitative en direction de nos confrères les plus
> timorés. Et de ce fait elle grossirait les rangs
> des praticiens responsables.
>
> Mais est-ce le voeu de tous ces tenants de la
> formation, mais s'en cachent-ils, qui intéressés
> par les subsides, qui flattant le sentiment de
> faire partie d'une élite en condamnant la majorité
> de la profession à la médiocrité dans laquelle ils
> l'on définitivement rangée, comme autant de
> concurrents indignes devant leur servir à s'en
> distinguer mieux?


un petit café mark ? visiblement tu passionnes les foules avec tes commentaires.comment il dit l'autre, pschiiiiit, c'est ça pschiiiit...


Salamandre

26/03/2007 à 21h29

A la fac on nous met la pression pour que l'on sache poser la digue dans toutes les situations, corectement et rapidement. A la sortie on sait le faire. Constat: apres 2 ans d'exercice, la moitié ne la mettent plus. Justification la plus courament entendus: c est chiant pi nos ainés avaient de bon résultats sans ca... Conclusion: c'est pas des formations qu'il faut, mais peut etre des carottes et des batons.


024 vownvo - Eugenol
annie

26/03/2007 à 21h31

Salamandre Ecrivait:
-------------------------------------------------------
Conclusion:
> c'est pas des formations qu'il faut, mais peut
> etre des carottes et des batons.

création d'une police spéciale et pourquoi pas réunir deux professions assistantes-flics assermentées?



Salamandre

26/03/2007 à 21h35

Ce qu'il serait intéressant de savoir c'est comment ils font ailleurs. Pourquoi chez nous on a 60% de praticiens qui obturent en monocone noyé de pate, et pourquoi aux usa ils sont plus de 60% a obturer a la gutta chaude, et 20% en thermo méca. J'aimerais bien connaitre ce genre de stats chez nos voisins. Bizarement je ne pense pas que les allemands ne soient que 4% a mettre la digue.


024 vownvo - Eugenol
annie

26/03/2007 à 21h39

Peut -être nos rouleaux de coton sont ils de meilleure qualité et plus absorbants?;-)


Tilc

26/03/2007 à 22h13

c est un etat d esprit la digue .
En generale ceux qui la pose font de la compaction a chaud , irrigue a hypo etc ...


Marque a3 orange fyvhyq - Eugenol
Marc Apap

26/03/2007 à 22h32

Bon, je sais que je suis pas libanais. C'est peut être pour ça que j'ai rien compris. Qui c'est AS ?


cyberquenottes

26/03/2007 à 22h56

celui qui a pondu l'edito de la SOP

accessoirement....


Logo vuaztn - Eugenol
mac

26/03/2007 à 23h10

y a des jaloux.


alhoun

27/03/2007 à 00h01

Marc Apap Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Bon, je sais que je suis pas libanais. C'est peut
> être pour ça que j'ai rien compris. Qui c'est AS ?


marco, j'organise des stages!

:)


Marque a3 orange fyvhyq - Eugenol
Marc Apap

27/03/2007 à 00h01

cyberquenottes Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> celui qui a pondu l'edito de la SOP
>
> accessoirement....


Merci, cyber.
Je l'ai reçu, mais pris par mon compte rendu de l'IDS, j'ai mis de côté....
Bon sang, mais c'est bien sûr : AS, je crois deviner : on ne connaît que lui, surtout ici. Pour ne pas dire seulement ici !


Stéphane

27/03/2007 à 00h08

Marc Apap Wrote:
-------------------------------------------------------
> cyberquenottes Ecrivait:
> --------------------------------------------------
> -----
> > celui qui a pondu l'edito de la SOP
> >
> > accessoirement....
>
>
> Merci, cyber.
> Je l'ai reçu, mais pris par mon compte rendu de
> l'IDS, j'ai mis de côté....
> Bon sang, mais c'est bien sûr : AS, je crois
> deviner : on ne connaît que lui, surtout ici. Pour
> ne pas dire seulement ici !


S'il n'est connu au'ici, c'est bien dommage car il gagne a etre connu. Des qualites comme je les aime. Mais ce n'est que mon avis et je pense au;QAlhoun au moins le partage


024 vownvo - Eugenol
annie

27/03/2007 à 00h16

Stéphane écrivait

et je pense au;QAlhoun.........
c'est qui? un titre de noblesse?


Marque a3 orange fyvhyq - Eugenol
Marc Apap

27/03/2007 à 00h16

Stéphane Ecrivait:
>
> S'il n'est connu au'ici, c'est bien dommage car il
> gagne a etre connu. Des qualites comme je les
> aime. Mais ce n'est que mon avis et je pense
> au;QAlhoun au moins le partage
>

En tous cas, ce n'est pas celles-là dont il fait preuve ces temps-ci, et c'est bien dommage. Je l'ai connu plus cool.


bekasse

27/03/2007 à 00h20

je ne l'ai trouvé ni dans les pages jaunes ni dans les blanches
mais si alhoun et stephane le trouvent interessant...
peux t'il me contacter par mp?


024 vownvo - Eugenol
annie

27/03/2007 à 00h26

bekasse Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> je ne l'ai trouvé ni dans les pages jaunes ni dans
> les blanches
> mais si alhoun et stephane le trouvent
> interessant...
> peux t'il me contacter par mp?
>
c'est un VIP,tu ne peux le trouver que dans le who,is who!!



Grueavatar nptrc9 - Eugenol
Le Choixpeau magique

27/03/2007 à 01h27

mark Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Passant allègrement de l'Université aux sociétés
> scientifique et autres organismes de formation,
> volant de la notion d'excellence à celle de luxe,

La notion de luxe est propre à chacun, pour chaque praticien il existera toujours un confrère plus attentionné, utilisant un plateau technique plus prestigieux, un protocole plus sophistiqué, et obtenant (c'est quand même le but !) un résultat encore meilleur. Qui peut se targuer de définir le nécessaire et le suffisant, le réalisme et le luxe ? Personne ! Alors oublions si possible ces notions de luxe, qui comme les riches de François Hollande, font beaucoup de bruit, et ne font pas beaucoup avancer le débat.


> notre AS bien-aimé fustige le constat de plus en
> plus criant de l'inadéquation du cadre légal de
> notre exercice avec l'accès libre des praticiens
> aux progrès des sciences odontologiques et de
> leurs applications cliniques.

Et comment pourrait-on ne pas être d'accord ?

> Est-ce à dire qu'il suffit de braver la NGAP,
> plutôt que d'apprendre à la maîtriser comme
> apprend à le faire un Bessis, par exemple, pour
> faire ensuite face à la pression, aux menaces,
> contestations, recommandations ubuesques de nos
> organismes de tutelle, qui, rappelons-le ont force
> de loi?

[...]
> Mais qu'en est-il des clés pour imposer en toute
> impunité et en tous domaines, le juste prix de
> cette qualité

Là pour le coup je te rejoindrai un peu Mark, c'est ce qui me gêne aussi dans cette approche des choses.

La faculté et les sociétés scientifiques ont à mon sens pour rôle de dire vers quoi doit tendre la pratique: quelles sont les procédures qui ont été validées, quelles sont les précautions et pré-requis indispensables, etc..
Néanmoins, devant les contraintes administratives et financières de plus en plus pesantes subies par les confrères, ces sociétés finissent bien par se sentir obligées de se préoccuper de ces questions, et même si on peut regretter le mélange des genres, on ne peut que constater qu'elles sont quasiment les seules à s'intéresser au problème, qui semble très loin des préoccupations de nos chers syndicats.
Maintenant, si elles décident de s'en occuper, et de se lancer sur ce chemin tortueux et semé d'embûches (qui n'ont déjà pas manqué de se présenter, si j'ai bien tout compris), ils serait peut être préférable qu'elles aillent au bout de leur démarche: en envoyant comme message aux confrères à la fois "faites bien, nous allons vous montrer comment", "la nomenclature ne permet pas de pratiquer correctement", et "Ah non, n'invoquez pas ces basses considérations nomenclaturesques !" (cachez ce sein...), il me semble qu'il y a un discours quasi-schyzophrène qui ne peut que laisser l'auditeur déboussolé, et le faire retourner vers le fatidique mais rassurant "Ca, ce n'est pas pour moi".
Allons, on sait bien tous qu'il est déjà très difficile de convaincre le confrère qui s'est endormi dans une certaine médiocrité que lui aussi peut arriver à force de travail et d'efforts aux résultats présentés dans les publications et congrès, que lui aussi peut prendre du plaisir à faire de belles choses qui ne sont aucunement réservées à quelque élite sortie de la cuisse de Jupiter. Maintenant, si une fois qu'on a réveillé son désir de bien faire, on lui dit au milieu du guet "bon, pour tes histoires de fric tu te démerdes, hein", il me semble qu'on gâche irrémédiablement tous les efforts précédents.

Alors, est-ce qu'il ne faudrait pas que les sociétés scientifiques parlent clair une bonne foi pour toute et appellent la profession à ne plus respecter la nomenclature, et si oui, de quelle façon ?
Est-ce qu'au delà d'un certain point, qui me semble dépassé depuis longtemps, la respect de la NGAP ne devient pas tout simplement contraire aux données acquises de la science ?
Comme vous, il y a longtemps que je ne crois plus au grand soir syndical du dentaire, et si les sociétés scientifiques veulent s'emparer du porte-voix, il me semble contre-productif de le remplir de papier journal avant de l'utiliser, comme c'est un peu le cas actuellement.

Et pour rester dans notre derby eugenolien, je pense que plusieurs intervenants à grande gueule du forum, qui ne s'opposent qu'à cause de compétences en communication inversement proportionnelles à leurs talents en art dentaire, pourraient enfin ce retrouver autour d'un soucis de qualité "libre et non faussé".

> Il faudrait une formation rien que pour inculquer
> cette base comportementale de résistance et
> d'indépendance.

CQFD, en fait vous pensez la même chose sans vous en rendre compte.


024 vownvo - Eugenol
annie

27/03/2007 à 04h25

Je ne crois pas ,mark,que le but soit de creuser un fossé entre l'élite et les autres,mais au contraire d'amener les autres à devenir l'élite
Ces passionnés essaient de transmettre leur passion,et sûrs de leurs acquis essayent d'en faire profiter le plus grand nombre pour le bien de toute une profession et de toute une population
Vaste programme qui ne peut qu'être louable,et qui a l'avantage d'allier la rigueur à un esprit ludique,l'association de ces deux atouts,permettant de joindre l'utile à l'agréable

mais que dis je ?? ce que je pense en fait!!!


endomaitre

27/03/2007 à 11h21

on ne prend pas les mouches avec du vinaigre d'accord avec choipo et mark


endomaitre

27/03/2007 à 11h57

Faut-il que la perruque poudrée de la connaissance fasse naitre une profession aristocratique et indigente?
A quoi bon faire un concorde pour aller d'Avignon à Montelimar ?Est ce un Fitzcaraldo qui doit dire ce qui nous est nécessaire?
Le bon sens devrait étre enseigné dans les écoles primaires et la vanité dans les facultés.


Marque a3 orange fyvhyq - Eugenol
Marc Apap

27/03/2007 à 14h02

Ce discours là vole trop haut à mes modestes oreilles.
Bref, je n'ai pas lu l'édito, mais je comprends sa substance d'après ce qu'écrit Mark.
Je ne suis qu'à moitié d'accord avec vous. Je pense comme annie que l'éditorialiste, en prônant l"excellence", pense vraiment que cela va donner envie aux autres d'en faire autant.
Mais je pense également qu'il se trompe : chez certains ça ne marche pas.
Quant au discours éculé sur l'obsolescence de la nomenclature, il risque chez d'autres, de les faire devenir systématiquement des marchands de tapis, ce qui quelque part, me révulse encore plus.


ariel

27/03/2007 à 15h02

j'ai pas lu mais j'en parle...