Cookie Consent byPrivacyPolicies.comoù s'installer? - Eugenol

où s'installer?

toma

30/11/2004 à 23h37

Tout d'abord bonjour à tous.Je suis un jeune confrère qui vous lit souvent mais qui intervient peu et la si je le fais c'est pour demander conseil.Je suis actuellement collaborateur libéral à Lille et j'envisage de m'installer tout seul comme un grand.Jusque la me direz vous pas de problème.J'essai de faire mon travail de la meilleur façcon qu'il soit (paro, motivation à l'hygiène et tous ce qu'il est nécessaire de faire avant la prothèse)et j'envisage prochainement de me mettre à l'implantologie et donc j'aurais aimé savoir si tout ceci est réalisable dans des villes de faible population (10 000 habitants) voir meme dans de grands villages (3000 habitants) ou s'il est préférable d'etre aux abords de grandes villes à la population plutot volage en matière de santé. Merci pour vos réponses


LdL

30/11/2004 à 23h53

j'ai remplacé cet été dans un cab de village, 3000 hab, deux prats, implanto, paro, qualité, prix... rien a envier aux grandes villes et à leurs bouchons... la campagne y a que ça de vrai. Surtout dans le nord tu n'auras jamais aucun pb pour trouver du taf.


sophie2

30/11/2004 à 23h58

je suis d'accord avec LdL, le tout est d'etre patient si tu veux développer paro et implanto, les cas viendront au fur et a mesure du développement de ton activité.
mais c'est uniquement quand on propose que l'on risque d'avoir les cas.
meme chose concernant le nord, au dessus de la Loire, tu t'installes où tu veux surtout si tu ne recherches pas les grandes villes.
pour les densités démographiques consulte le site national du conseil de l'ordre.

bonne chance et bonne continuation.


Images eb1m5g - Eugenol
tonio

01/12/2004 à 01h31

Salut toma,
je connais un confrère qui bosse dans un village de 3OOO âmes (avec son associée). Il est plein à 4 mois et s'est mis à l'implanto il y a 3 ans. Ces poses d'implants vont de manière croissante. Cette année il sera facilement à 50 poses. Et je peux te dire qu'il fait des cas complexes: bridge complet, bridge sur pilotis. Je suis sûr que d'ici un ou deux ans, il passera aux comblements de sinus. Même lui, il y a 5 ans n'y croyait pas que cela pouvait intéresser ses patients et je peux te dire que son village est au milieu de nulle part.
Les prix sont bien plus abordables qu'en ville mais le bouche à oreilles circule beaucoup plus vite. Il a de plus en plus de petites mamies édentées complétement qui viennent pour "fixer leur PAT mandibulaire.
Au début, il s'est fait aider par un confrère qui en pose 250 par an puis il s'est lancé tout seul.
Comme quoi tout est possible.


cyberquenottes

01/12/2004 à 10h05

n'oublions jamais que l'offre crée la demande....

c'est ce que j'ai retenu de 20 ans de boutique , ne jamais hésiter a proposer de jeter la prothèse mobile aux orties quand il ne reste que 6 dents dans la bouche , et proposer le bridge complet , on est surpris

et quelle satisfaction de suivre son boulot 15 ans , et si au bout de 15 ans les piliers sont foutus , et alors ....de toutes facons c'est 15 ans de confort avnt la prothèse complète ...


Father ted 280 422484a zg0rur - Eugenol
Oméga

01/12/2004 à 16h50

Où s'installer. Déjà le fait d'être au nord permet d'échapper à la surpopulation de certaines zones. Et après avoir exercé proche d'une grande ville et puis à la campagne, je dirais en ce qui me concerne la campagne sans hésiter.
Le pool de patient est souvent supérieur au départ. Ils ne sont pas forcément désargentés, bien au contraire et règlent plus facilement rubis sur l'ongle.
Il y a bien plus de reconnaissance et de fidélité, le bouche à oreille fonctionne à plein (c'est madame ducroc qui m'a dit que vous étiez bien).
J'ai racheté un cabinet il y a 2 ans 1/2 , village de 6000 ames, 4 praticiens.
Mon cabinet a fait +80 % de chiffre durant cette période, je suis plein (malheureusement) sur 3 semaines et je vois trop de patient par jours.
Le fait de développer une activité type implant ou paro se passera peut être plus doucement que dans une grande ville, mais on est moins obligé de jouer les marchands de tapis (chez le docteur Orabais, c'est moins cher) et les patients sont fidèles.
De plus, l'activité "de base" (oc, prothèse) permet de financer les achats de matériel et ainsi de progresser professionnelement.
Par contre je ne me suis pas logé dans le village où je travaille car j'ai une vie privée, et j'aurai du mal à dire non à un patient que je croiserai un dimanche.

Ce n'est que mon avis et il vaut ce qu'il vaut.


Ylfwcw979cz1jnx9gfqeaxndiuzk - Eugenol
Algi

01/12/2004 à 17h13

Mauvaise question.... :) commence par voir "comment" tu veux travailler et ensuite tu poses ta plaque n'importe où....


LdL

01/12/2004 à 17h38

Algi, je crois que la reflexion du "comment" ne nous parait pas, à "nous les jeunes" évidente à priori... nous sommes pour la plupart inquiets de l'avenir que l'on nous a chanté si gris et... je crois qu'on est aussi "pressés" d'en découdre... alors peut importe le flacon... à tort d'ailleurs...

Ceci dit ta question est intéressante. Dans le cas d'une création:
Peut on proposer de l'implanto à notre premier patient ?
Peut-on réellement appliquer les méthodes steichen/binhas/brassard dès la premiere semaine d'activité ?
A partir de quand peut on raisonnablement avoir le courage de dire "fuck" aux patients casse-pieds ?
La capacité que vous avez tous maintenant de raisonner les patients et de les gicler aujourd'hui vient peut etre du fait que vous avez bossé différemment avant...
Pour ma part j'envisage d'integrer une équipe qui bosse de façon bien managée, mais pour une création c'est pas évident !


Ylfwcw979cz1jnx9gfqeaxndiuzk - Eugenol
Algi

01/12/2004 à 18h12

Bien vu petit scarabée... mais si l'experience des vieux comme moi (bientot 40...) peut vous éviter les galéres.....

Concernant tes questions je dirais "pourquoi pas" mais il est vrai que se faire la main (apprendre à bosser avec...) sur des patients casse couilles c'est pas forcément la plus mauvaise école :) et puis pour faire des macgiverreries faut bricoler et rien de tel que les patients pas trop chi chi panpan pour ça :)


alhoun

01/12/2004 à 18h30

A partir de quand peut on raisonnablement avoir le courage de dire "fuck" aux patients casse-pieds ? dès la prise de rendez-vous, à condition qu'ils ne comprennent pas l'anglais.


alhoun

01/12/2004 à 18h32

mais quand même, ldl, je trouve tes questions très pertinentes. pense qu'il y a des gens qui ne se remettent jamais en question pendant toute une carrière. je ne te connais pas, mais je crois que tu tiens le bon bout.


Father ted 280 422484a zg0rur - Eugenol
Oméga

01/12/2004 à 19h08

Le faitr de mettre en place dès l'installation ses exigences n'est pas une mauvaise idée. D'abord on se met à exercer dès le départ comme on l'entend, ce qui est valorisant.
On se pose de plus comme un soignant et non un arracheur de dents, ce qui devrait décourager rapidement ceux qui sont fachés avec leur brosse à dent.
Le fait de faire des rdv long, etc peut être même plus facilement mis en place au début .. parce qu'on a le temps. Il est plus difficile de décaler 60 personnes pour réorganiser les rdv.
En plus les patients seront habitués dès le départ à des rdv longs mais où l'on fait énormément de choses, et cela peut faire la différence avec ceux (comme moi) qui donne 1 h maxi en priant pour que certains ne viennent pas parce que non, décidémen, ça ne rentre pas dans l'agenda.
Et bien sur, comme nous disait notre ami amibien, comment ? Moi je me pose la question depuis 6 mois, e cela fait son chemin. Mais si je l'avais fait dès le départ, j'aurais probablement moins de difficultés à changer mes habitudes et celles des patients.


LdL

01/12/2004 à 19h43

Algi bien vu de se faire la main sur les cloportes, car c'est ARCHI clair qu'en sortant de la fac, surout après la grosse 6ème année que j'ai faite, la main n'est pas faite... quoi qu'on en dise, quelle que soit la fac (ha, ces parisiens... :-)

Oméga, je crois qu'il y a un exemple dans l'indep' de nov ou oct, sur un cab suivi après des conseils 6 mois auparavent... Les prats etaient fières d'etre "pleine à 3 mois" et en fait avec les assist' elles ont appelée tout le monde (en fait c'était les meme patients prévus plein de fois sur ces 3 mois), tout annulé, et réorganisé en fonction de l'urgence etc. Intéressant de voir que ça s'est... super bien passé.

Alhoun, merci de tes encouragements, si je tiens le bon bout dès maintenant, chouette j'ai gagné 40 ans... Ceci dit ma question sur le fuck c'était pas "à quel instant leur dire" mais plutot "a partir de combien de patients dans son fichier on peut se permettre de choisir les nouveaux...."


Blason dql7mj - Eugenol
growler

01/12/2004 à 20h09

hello,

je pense aussi que dès le départ il ne faut pas déroger à ta ligne de conduite, aucune concession...il est toujours plus facile de dire non tout de suite que quelques mois plus tard.

A+


toma

01/12/2004 à 22h36

oula autant de réponses en si peu de temps merci à tout le monde.J'envisagais déja de m'installer plutot à la campagne et tous vos témoignages n'ont fait que confirmer cela.Je suis collaborateur depuis 3ans et ma façon de voir les choses a beaucoup évolué surtour depuis quelques mois.Je donne des rdv longs comme beaucoup d'entre vous et j'aime de plus en plus commencer par de la motivation à l'hygiène avant d'envisager toute thérapeutique quand cela est nécessaire,et lorsque le patient a bien assimilé les choses de voir avec lui les problèmes qui peuvent se poser.D'ailleurs à ce propos, j'ai reçu cet après-midi en consultation une patiente qui avait eté suivie des années par un de mes professeurs d'université,elle soufrait d'une parodontite qui avait engendré une lyse osseuse de 40%,et quand je vois qu'il ne lui avait jamais rien proposé et qu'elle ne savait meme pas à quoi ressembler une brosstte interdentaire ou du bain de bouche je me suis rappelé toutes les fois ou ce professeur m'avait cassé les C... et cela m'a amusé quelque peu.Pour ce qui est des patients chiants, exeption fait des vraiments cons, je ne me décourage pas tout de suite et après quelques rdv et explications je les trouve moins cons, c'est peut etre juste une question d'éducation des patients


majicados

02/12/2004 à 00h18

je te conseille de t'installer à l'étranger ..en ESpagne par exemple ..en France tu peux gagner ta vie mais les charges sont trop élévés ...tu seras un élément de plus pour contribuer à nourrir les assistés


LdL

02/12/2004 à 09h55

toma, tu as raison, notre jeunesse nous rend patients envers les lourdauds....
Pour ce qui est des profs qui bossent à la truelle, on avait un dicton à Nantes: "et à ton avis, pourquoi il passe ses journées à la fac ?" ceci étant valable pour les temps pleins...

La campagne bonn idée. Y a pas, la campagne, c'est la ville du XXIème siècle


Ylfwcw979cz1jnx9gfqeaxndiuzk - Eugenol
Algi

02/12/2004 à 10h13

majic... t'as un mail.... si t'as pas lu pas vu... passe par "messages privés", c'est au sujet de la conf de jeudi 9 et je compte bien t'y voir et si tu viens pas je le dirai au moderateur et à tous les confréres d'eugenol!


ZORBECA

02/12/2004 à 14h14

LdL a écrit:
-------------------------------------------------------
> toma, tu as raison, notre jeunesse nous rend
> patients envers les lourdauds....
> Pour ce qui est des profs qui bossent à la
> truelle, on avait un dicton à Nantes: "et à ton
> avis, pourquoi il passe ses journées à la fac ?"
> ceci étant valable pour les temps pleins...
>
> La campagne bonn idée. Y a pas, la campagne, c'est
> la ville du XXIème siècle

LDL, j'ai été un petit enseignant à la Fac de Nantes, a un moment où je déprimais, voir autre post. j'ai encore + déprimé. Tu as dû avoir des profs de ma promo: Ch Frayssé, Luc Hamel, en 3ème année j'étais le boy de son frère Henri qui doit être Doyen, . Ces profs n'étaient pas les plus mauvais, loin s'en faut. Une autre vision des choses. Dans ma promo il y avait aussi Marcel Le Gall qui écrit des livres sur l'occlusion avec Lorette.

A+



LdL

02/12/2004 à 16h08

Zorbeca, dans la liste que tu as cité, il y en a au moins un qui est très mauvais. Je suis désolé de le dire mais les profs dans notre domaine doivent suivre le phénomène cher à Darwin: ou ils s'adaptent, ou ils giclent. Il y a, chez ce zigoto, une amertume vis à vis du travail, des patients, de la société qui m'a plus d'une fois deprimé. J'ai écouté ses discours, j'ai été avec lui en vacation et le résultat est que j'ai failli me casser la gueule en arrivant en cabinet. La vision des choses peut etre différente. Mais la différence a de la grâce quand elle est salvatrice et tournée vers l'avenir. Pas quand elle est rétrograde et sectaire.
La formation doit etre ambitieuse et nous expliquer la THEORIE et comment la mettre en PRATIQUE. Mais un peu de reflexion serait intéressant, surtout que 95 % des assistants, des attachés t'expliquent à ta première vacation que ce qu'on t'a dit en cours c'est de la foufa des années 70. On est en 2004, today !!!! Notre profession évolue à la vitesse d'un cheval qu'a le feu au cul et nos profs restent sur des publications et des essais cliniques des années 60 !
Si toi tu me disais travailler avec les methodes des années 70 je pense que je t'en voudrai un peu de ne pas t'etre formé mais bon, au moins tu fais ce que tu sais faire et c'est comme ça qu'on rend le plus service... et bah ça ne tient pas pour les profs de fac. Pas du tout, même !
Je t'annonce d'ailleurs la fin d'une époque, H. Hamel a quitté le poste de doyen, depuis 78 il tenait les rennes, le brigand :-)
Now, c'est le pr Giumelli. Là encore une "autre vision des choses"... ou pas de vision du tout, peut-être. Dieu protège l'ame de nos futurs confrères.


alhoun

02/12/2004 à 16h21

lorette, du bistrot?