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Morne plaine
11/06/2007 à 23h38
narik Ecrivait:
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> alhoun Ecrivait:
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> > moi oui, j'ai tutoyé annie vendredi!!
>
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> alhoun: "je peux te tutoyer?"
> annie: "oui..."
> alhoun: "t'es lourde..."
c'est tiré de "la cité de la peur" des Nuls? ;-)
12/06/2007 à 10h58
tonio Ecrivait:
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> c'est tiré de "la cité de la peur" des Nuls? ;-)
Ben tu vois que t'as de l'humour... Je comprends pas que l'autodérision tu arrives pas à maîtriser...
12/06/2007 à 11h04
C'est vrai ça! PoOur le Whisky on sait pas ,mais t'as l'air d'avoir de bons doigts!!
13/06/2007 à 14h36
Pour LdL : je pense que l'on est forcément un petit peu psy malgré tout.
Voir un patient qui fréquente la mort de près est assez fréquent. Voir un patient qui vient annoncer sa fin est plus rare.
Bon il y a les suicidaires ! Je leur dit : " je vous ai fait un travail extraordinaire, j'aimerai voir l'avenir de ce travail et pouvoir le montrer à mes collègues, sinon cela n'était pas la peine..." Evidemment, ce que je lui ai fait n'a rien d'extraordinaire et je pense que la personne s'en doute, mais si cela peut aider...
Après il y les proches touchés par un décès. Là, il faut écouter, juste écouter, présenter ses condoléances et être doux et mesuré lors des soins dans le ton, les paroles et les actes.
Les attitudes des patients sont souvent surprenantes.
Une fois, d'une séance sur l'autre, d'une semaine sur l'autre, une mère que je soignais avec son nourisson sur elle est venue seul. "Votre fils n'est pas là ? Non, il a été enterré hier." Je soigne actuellement ses deux nouveaux enfants, elle n'a jamais montré la moindre émotion pour le premier. Un de mes amis est de sa famille, il m'a dit la même chose.
A contrario, j'ai un patiente qui fait la chambre de son fils, lui lave ses affaires alors que la tombe est placée volontairement à une vingtaine de mètre de la fenêtre de la même chambre. Elle parle de lui au présent. Son mari ne le supporte pas. Son autre fils a une vingtaine d'année, c'est lui qui par jeu a visé son frère avec le fusil de chasse du père.
En fait, des histoires liées à la mort, j'en aurai beaucoup.
Par exemple, je viens à l'instant de voir une patiente de 39 ans, quatrième ou cinquième récidive cancéreuse, poycaries traités à la gouttière de fluoration. Elle a deux filles absolument superbes, un mari adorable. Elle a tout
pour elle. J'ai été la chercher dans la salle d'attente, je suis prêt à parier que l'avenir n'est même pas à moyen terme. Il y a d'autres rendez-vous, je pense qu'elle sait que je sais, on en reparlera doucement, un peu tristement...
Bon, là je ne suis pas en bonne position car je n'ai pas de référence à faire aux nuls avec des histoires pas drôles
13/06/2007 à 16h18
'tain vernal, t'es au top pour mettre de l'ambiance toi!
viens chez moi, on se prendra une bière.
oups!
13/06/2007 à 16h31
Je sais et encore je ne te parle pas des urgences que je viens de voir (genre la 37 fracturé dans l'axe qui doit venir toute seule ... oups deux boutons pressions sur une patiente qui venait de me dire qu'elle ne voulait pas passer avec moi, parce mon collègue, lui, il lui conserve ses dents....Bon, forcément, je n'ai pas recherché le consentement eclairé)
Alors, il a des jours sans et c'est un jour sans...
Morne Plaine quand tu nous tiens (Aujourd'hui, je la tutoie, nous sommes intime...)
13/06/2007 à 16h34
tant pis vernal, c'est le printemps, la vie reprends ses droits, tout ça....
13/06/2007 à 17h11
allez une petite pour détendre :
Vous savez sans doute que, dans les temps anciens, pour s'assurer que quelqu'un était bien décédé, l'usage voulait qu'une personne en charge de cette vérification morde violemment un des doigts de pied de la victime ( en général le gros orteil ). Si rien ne se passait, la personne était déclarée morte. C'est donc de là que vient l'appellation de croque-mort. Cette fonction de croque-mort, qui était en fait une vraie charge, ( comme les bourreaux ) se transmettait de père en fils depuis la nuit des temps. Or, un jour, il arriva une catastrophe : le dernier croque-mort, bien qu'ayant eu de nombreux enfants, n'avait aucun garçon. Sa fille aînée reprit donc sa charge, après réunion et avis favorable du conseil des sages et de l'église. Mais voilà, la première victime qu'elle eut à traiter était un homme décédé d'une grave maladie : la gangrène l'avait en partie gagné et on lui avait coupé les 2 jambes jusqu'à hauteur des cuisses. La jeune fille examina la situation et mordit donc avec précaution le premier membre inférieur qu'elle put trouver. Ce fut à cette époque, et très précisément dans ces circonstances, qu'on passa de l'expression "croque-mort" à celle de "pompe funèbre".
14/06/2007 à 14h46
Aujourd'hui autre son de cloche.
Je soigne une mère de patiente, patiente elle-même, forcément, que j'ai vu il y a 5 mois effondré. Sa fille était en chimio plutôt en phase terminal sans trop d'espoir.
Elle entre dans la salle tout souriante. ET là je me dis : "j'en parle , j'en parle pas..."
Finalement, je lui demande " Et votre fille..." genre le boeuf qui va à l'abattoir.
Réponse : " "Nestor" va très bien, il est tout souriant et fait déjà ses nuits "
" Pardon ???"
L'histoire est que sa fille s'est rendu compte pendant sa chimio qu'elle était enceinte. Les médecins lui ont dit "IVG !" Elle a refusé arrêté tout traitement. Elle a accouché 5-6 mois plus tard du fameux "Nestor (prénom choisi au hasard)".
Et le plus beau est qu'il y a rémission totale.
Finalement quelque fois c'est pas si pire
14/06/2007 à 14h57
Tu serais pas en train de nous pipoter et de résumer un épisode d'Urgences là?
20/06/2007 à 11h20
hop Ecrivait:
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> Ca sent le plagiat tout ça.
> Tu pourrais citer tes sources.
>
> http://kalaia.free.fr/ency/article.php?id_article=
> 48
Le propre d'une histoire comme ça, c'est comme les légendes urbaines, ça appartient à tout le monde... Alors le plagiat, hein...