Cookie Consent byPrivacyPolicies.comLes petites phrases qui tuent... - Eugenol

Les petites phrases qui tuent...

Smile beach jgh0a1 - Eugenol
Céramik

30/01/2012 Ă  19h56

PAL écrivait:
-------------

enfin une histoire de PAL !

Même le p'tit Canadien trouve cela très drôle !
Sont pittorestes vos patients !

MDR


--
Céramik


Capture ddc6bm - Eugenol
sumble

30/01/2012 Ă  23h45

Salut à toutes et à tous. Nouveau sur nonol et premier post, ça fait du bien de pas se sentir seul au monde...

Une qui m'est arrivée.

Le gars retraité, chevelure brushinguer jusqu'aux épaules et d'un tel noir que ça sent la coloration blanche-neige... Manque les plumes sur la tête et on obtient Geronimo.. Première visite au cabinet.

-Je viens vous voir car je cherche un odontologiste et il n'y a que vous qui avez été en faculté d'odontologie (ou la la...)
-Heu... tous les chirurgiens dentistes sont odontologistes (une bonne 20n dans l'agglo)
-Non. Sur leurs plaques c'est écrit faculté dentaire (! il s'est fait toutes les plaques!?)
-C'est pareil. Par exemple Dr Titulaire et moi sortons de la même faculté, lui pas mal années avant moi

Regard vide quelques secondes, le ciel lui tombe sur la tĂŞte... On reprend.

-Je vous écoute...
-Je viens pour des implants et je veux des Core-Vent. J'ai vu une encyclopédie médicale et je veux des implants Core-Vent, et posés par un odontologiste. (ça commence à faire pas mal de voyants rouges ça...)
-Ok...

touche 1, dĂ©collage...destination examen clinique, Snif, Snif... ou la la ! paro Ă  revoir sĂ©rieux...

-Pour les implants une radio panoramique est nĂ©cessaire. En avez vous fait une rĂ©cement ?
-Oui il y a quelques semaines chez Dr Truc (non non, ça sent pas bon...)
-Bon, avant d'envisager les implants il va falloir s'occuper des gencives et patati et patata... Moi je ne pose pas d'implant (heureusement bibi pas encore formé à cette époque) mais mon confrère à l'autre bout du couloir, lui en pose. Donc je vous invite à rappeler l'AD quand elle sera là.
-Ok je rappellerai.

Encaissement, au revoir... Sacré numéro celui là (non, la 205 n'a pas le monopole), bizarre mais cordial que je me dis, comme quoi...

Deuxième visite. Rendez vous avec Dr Titulaire et lĂ  il me tue !
Moi papotant avec les 2 AD Ă  l'accueil. La porte s'ouvre Ă©nergiquement, pas de bonjour, me voit et me lâche, ton rancunier, Ă©nervĂ© :

GĂ©ronimo : Vous n’êtes pas dentiste !
Visagepassipâle : !!!
GĂ©ronimo : Dans le dictionnaire, la dĂ©finition du dentiste c'est celui qui traite les dents. La dernière fois, vous ne m'avez pas traitĂ© donc vous n’êtes pas dentiste !

CQFD. Je suis tombĂ© sur le c*l ! Chute tellement surprenante qu'il me l'a coupĂ© (la rĂ©partie bien entendu...)
Dans quel dico il l'a trouvĂ© sa dĂ©finition ? Au bistro de Chez Robert (le petit) ou dans le Lablonde...

Et pas de clichĂ© MGEN sioux plait, je vous imagine dĂ©jĂ  penser ça. Non je dĂ©conne : prof d'art plastique...



rosalie

31/01/2012 Ă  00h10

T'aurais pu lui répondre que toi t'avais pas besoin d'aller voir la définition du mot connard!!!

Rien à voir mais récemment, j'ai une patiente qui m'a demandé si je faisais les blanchisseries.....???
...Elle est pas mal celle lĂ  je trouve!


doagui

31/01/2012 Ă  00h44

Une femme téléphone au cabinet durant la pause déjeuner de l'assistante, je réponds donc. Elle demande un RDV pour son fils, ok, je demande son âge... 22 ans... L'est pas un peu vieux pour vous têter le sein comme ça ? Bref, je demande pour quelle raison il veut me voir. Elle me dit que c'est pour un contrôle, et embraye en me demandant sur un ton suspicieux "combien ça va coûter ?".

Je me fais plus patient que je ne suis, et lui explique que ça dépendra, s'il y a un détartrage et/ou des radios par exemple. Elle me coupe et affirme "non non juste un détartrage, pas de radio, il a pas mal!". J'essaie naïvement de lui expliquer que ça n'est pas la question, elle me coupe à nouveau pour répéter que non, définitivement il n'a pas mal. Suis-je con, je pourrais essayer de comprendre aussi !

Soit. Envoiez-le moi donc votre nouveau né de 22 ans, je verrai s'il est plus aimable que sa chère mère.

Le patient arrive donc, il n'est pas tellement plus jeune que moi effectivement, et originaire d'une des charmantes banlieues au nord de Paris qui font la fierté de notre patrie et le bonheur de nos touristes.

Consultation classique, détartrage, au moment de faire mes radios il les refuse catégoriquement (sa môman l'avait manifestement brieffé par avance, après tout elle a raison, puisqu'on sait bien que ces voleurs de dentistes ils vivent grâce aux Z6 surfacturés). Soit, je baisse les bras, et me lance dans la paperasserie pour qu'il se barre.

Et là, le patient se sentant en confiance, me demande si je suis de Paris. Je réponds un "oui" assez froid, le genre de truc qui n'ouvre pas une conversation théoriquement. Il ajoute alors "ah oui, Neuilly c'est ça ?", avec un sourire en coin genre "je les connais les mecs comme toi".

Devant tant de connerie et de clichés stupides, je vous avoue que je ne savais pas quoi répondre. J'imagine qu'un "et toi vu ta tronche tu dois être de Sarcelles et dealer de la drogue ?" aurait été plus que déplacé, bien que tout à fait équivalent à sa remarque. Je me suis donc abstenu, je l'ai simplement regardé comme on regarde un demeuré profond.

Il a fini la séance en me demandant mon avis sur les blanchiments, parce qu'il voulait en faire un, mais dans un bar à sourire. Inutile de dire que j'ai rien fait pour essayer de l'en dissuader. Et bon courage à eux, la porte est par là, prenez-là vite.



PAL

31/01/2012 Ă  09h21

Omnidentiste, c’est super varié, comme taf.
La spécialisation, c’est bien joli, mais y a pas que des avantages. Pour faire le cake et engranger la thune, c’est sûrement valable. Mais pour le reste…
Prenons les confrangins qui croient futé, aussitôt thésés, d’embrayer sur l’orthodontie. Au final, ils auront passé leur carrière à faire du rangement dans la grignoteuse des mioches et des boutonneux de bonne famille. Mais jamais ils n’auront eu le plaisir de se farcir un malfaisant balafré, une poivrote imbibée, une nonne rabougrie, un jongleur déjanté ou un scribouillard dépressif.

Enfin moi, pour les originaux et les timbrĂ©s, ça va, j’ai mon fourniment Ă  l’effectif, n’en jetez plus !

On croyait avoir tout vu, mais avec la nouvelle pointure qu’on s’est tapĂ©e la semaine dernière, on a dĂ©finitivement pris conscience qu’en matière de louferie humaine, c’est no limit !

Tout a commencĂ© quand le bigophone a dringuĂ© l’autre matin. J’ai entendu l’assistante :
- « Cabinet du Dr Pal j’écouuute. Ouiiii, c’est possible, la semaine prochaine. ..Alors vous ĂŞtes Madame… ? Oui… Et votre prĂ©nom ? Anne-GaĂ«lle ? Â»
A ce moment prĂ©cis, je l’ai vu tirer un masque torve, puis sortir les avirons et ratatouiller :
- « Comment ? Yann-GaĂ«l ?? Ah… euh, scuzez frbrzk oui, c’est ça, au revoir Mad… Monsieur. Â»
Débriefing instantané. Selon elle, l’impair était inévitable, le nouveau étant doté d’une voix de châtré, pour ne pas dire de perroquet femelle, qui aurait enduit dans l’erreur le plus sagace des correspondants.

Huit jours plus tard, je pousse la lourde de la salle d’attente avec une pointe d’apprĂ©hension. Je dĂ©couvre alors un trentenaire Ă  Ă©charpe, pâlot et bouffi, qui mouche vert et carcasse comme un tubard. A dĂ©faut d’être franchement gai, le mec tient Ă  manifester ostensiblement ses inclinations sodomites. Des fois qu’y en aurait qui s’en seraient pas doutĂ© au premier coup d’œil !

Le gonze étant maintenant défrusqué et assis en face du moi, bien cambré et les mains jointes, je commence à le sonder. Enfin… à l’interroger.
- « Alors, Monsieur, qu’est-ce qui vous amène ? Â»
- « Ben mes dents, Ă©videmment ! Â»
- « Je m’en doute bien ( °°° connard °°°) mais quel est prĂ©cisĂ©ment le problème ? Â»
- « Ce n’est pas montrable, mais z’ enfin… Â» me susurre-il, la bouche en fion de chapon.
- « Qu’est-ce qui n’est pas montrable ? Â»
- « Oh vous allez bien voir, faudra bien que j’ vous montre, j’ai pas l’ choix. »
Tandis que je note discrĂ©tos sur ma fiche : 1. il en est. 2.  il est spĂ©. , la folle m’expose son cas en moulinant des menottes :
- « Alors voilĂ , j’avais une dentiste, très bien et tout, qu’est associĂ©e avec mon docteur gĂ©nĂ©raliste, qu’est très bien aussi, mais bon voilĂ , on s’est fâchĂ© tous les deux, pour des bĂŞtises, des broutilles, c’est vrai, mais bon maintenant, je n’ose plus y aller, de peur de tomber sur lui. Â»
Oui, mais bon, faut encore que ça tombe sur moi !
Et comme mĂ©tier ? On le verrait bien coupe-douilles, ce grand garçon ! Me goure-je ?
- « Non, j’ travaille pas, chuis adulte handicapĂ©. Enfin… j’ m’occupe quand mĂŞme, hein ! Je gère un site de discussion. Â»
Il est quasi modo, quoi !
- « Avez-vous des problèmes de santĂ© gĂ©nĂ©rale ? Â»
- « J’ai pas le Sida, si c’est ça que vous voulez savoir ! Ni l’hĂ©patite, ni la peste, ni le cholĂ©ra. J’ai juste un gros rhume, j’espère que vous z’allez pas l’attraper. Vous avez un masque, j’espère ?! Â»
Oh putain, ça sent le champion ! Je le connais depuis trois minutes et j’ai dĂ©jĂ  envie de lui foutre des grands coups de pompes dans le fignard !

En fait de « pas montrable Â», le guignol prĂ©sente une ratiche pĂ©tĂ©e tout ce qu’il y a de banal. En moins de deux, la zone est rĂ©duite au silence et je dĂ©gaine le syndess pour faire sauter le pan baladeur.
- « Vous z’êtes sĂ»r que c’est bien anesthĂ©siĂ© ? Passque moi, j’ me mĂ©fie d’ mes rĂ©actions, hein, dès qu’ je sens un p’tit quekchose, attention ! Â»
Oh, chochotte, va falloir maintenant boucler ton gicleur et laisser marner l’artiste !
En prĂ©vision d’une provisoire, je malaxe un double silicone. L’autre arrĂŞte pas de dĂ©bagouler un flot de billevesĂ©es que je n’écoute mĂŞme pas. Pour le faire taire trente secondes, j’envoie une rasade d’agoua dans la timbale et le somme de se doucher le cornet. A la volĂ©e, j’ y enquille le porte-empreinte dans le claque-merde, mais ça ne lui coupe mĂŞme pas la chique ! Le nave continue Ă  donner du baragouin :
- « Fa fait comme un fouim-gom ! Â»
- « Ne parlez plus, s’il vous plait !! Â»
- « Vaccord, vĂ© compris ! Â»

L’élasto réticulé, j’estime que ça suffat comme ci et l’invite à s’extraire. Comme tous les gourdassots dans son genre, au lieu de reposer le gobelet à sa place, il le garde en pogne et semble ne pas savoir quoi en foutre.
- « Laissez ça lĂ . Â» lui fais-je aimablement.
- « Pourquoi ? Vous allez vous en resservir ? Â»
Quoi ?? Mais de quoi est-ce qu’on nous accuse t-on, aussi fielleusement?
- « Bien sĂ»r que non ! Â»
- « Alors je peux bien l’emmener ! Â»
- « ?? Si vous voulez, mais pour quoi faire ? Â»
- « Ben pour faire des Ă©conomies de gobelets ! Â»
Ce type est complètement givrĂ©, me dis-je. Eh oh, c’est pas la manufacture des gobelets, ici ! Mais l’autre toquĂ© enchaĂ®ne :
- « Je peux emmener vos gants, aussi ? Â»
- « Mais que voulez-vous en foutre ?? Â»
- « Et ben j’ m’ en sers pour faire le mĂ©nage ! Â»
C’en est trop !
- «  Non, Monsieur, ce sont des gants sales et contaminĂ©s…»
- « Mais c’est mes microbes, quand mĂŞme !! Â»
- « …et nous avons l’obligation lĂ©gale de faire dĂ©truire tous nos dĂ©chets contaminĂ©s par des organismes spĂ©cialisĂ©s. Alors il n’est pas question que je laisse sortir d’ici des gants souillĂ©s ! »
Le cinglé change alors de ton et de tronche, arborant une piteuse mine de cocker martyrisé.
- « Ah mais, je savais pas. Tant pis, c’est pas grave !….. Vous m’en voulez ? Â»
Ah il va pas se mettre Ă  chialer, maintenant !
- « Mais non ! Bon, mercredi prochain, 15 heures, ça va ? Â»
- «  Ah non, plutĂ´t le matin, l’après-midi, je vais chez ma psychiatre. Â»
Je me disais aussi !
Une semaine plus tard, Ă  la vue de la foldingue qui se dandine devant moi, je confesse une lĂ©gère difficultĂ© Ă  faire risette. A peine entrĂ© dans le cab, il attaque de son insupportable voix de castra :
- « Bon ben c’est une catastrophe ! Â»
- « Quoi ? Qu’est-ce qui est une catastrophe ? Â»
- « Le gobelet. J’ai pas pu m’en servir. Il Ă©tait percĂ© ! Â»


Img 3657 cwjvqm - Eugenol
alapex

31/01/2012 Ă  11h37

"-Bonjour monsieur . VoilĂ  je vous explique mon cas...vous faites partie du groupe ama ?
-Non .
-Parce que mon mari , il a cassé son appareil....
-Je suis un praticien indépendant .
-Merci , au revoir monsieur .
-Bonne journée madame ."


Blason dql7mj - Eugenol
growler

01/02/2012 Ă  09h32

je rédige un devis pour implant:

dent n°36 implant à x€ HN

la patiente téléphone pour me dire: j'ai soumis mon devis et ma mutuelle ne rembourse qu'une seule marque d'implant !!!!
je lui réponds de m'envoyer le nom de cette fameuse marque parce que cela m'étonne beaucoup (quoique par les temps qui courent!)

elle arrive le lendemain au cabinet et me tend un papier oĂą elle a inscrit cette fameuse marque: SPR

:)))

pourrait avoir comme slogan: "SPR le seul implant Ă  connexion comique"


003 penrd2 - Eugenol
Cingulum

01/02/2012 Ă  10h04

growler écrivait:
-----------------
> je rédige un devis pour implant:
>
> dent n°36 implant à x€ HN
>
> la patiente téléphone pour me dire: j'ai soumis mon devis et ma mutuelle ne
> rembourse qu'une seule marque d'implant !!!!
> je lui réponds de m'envoyer le nom de cette fameuse marque parce que cela
> m'étonne beaucoup (quoique par les temps qui courent!)
>
> elle arrive le lendemain au cabinet et me tend un papier oĂą elle a inscrit cette
> fameuse marque: SPR
>
> :)))
>
> pourrait avoir comme slogan: "SPR le seul implant Ă  connexion comique"


excellent !!! :)


--
Dr Cingulum
-----Ancien interné----
----Attaché à l'apex----
http://www.clinic-all.fr/ formation par passion


Pa050055 igyagy - Eugenol
mark

01/02/2012 Ă  18h19

Une (encore) jeune femme sur la défensive, en urgence.

Extraction simple et rapide après beaucoup de simagrées et de requêtes insatisfaites (position, rinçage, pas de piqûre etc...)

En sortant, à son amie:" Ca y est! J'avais tellement peur! La dernière fois que j'ai vu un dentiste pour une extraction, il m'a sorti un engin, comme ça!
- Ah! mais moi aussi j'ai un engin comme ça! Mais je ne le sort jamais la première fois!"


Pa050055 igyagy - Eugenol
mark

02/02/2012 Ă  20h42

Cet après-midi, à mon assistante:

" Bistouri N°11.
- C'est c'lĂ Ă Ă  ouiii!
- . ?!"
La patiente sur le fauteuil pouffe.
L'assistante s'éloigne.
" KOI K'ESYA!!
- Vous m'avez demandé, un TOURNEVIS N°11 !
- ah... hum!"
Et je saisis le bistouri demandé par un lapsus...


Eugéniale

02/02/2012 Ă  23h14

vu en urgence il y a qque tps
la mère affolée"il a avalé une bague"
moi "sérieusement?"
l'ado (14ans) " oui j'ai la sale manie de machouiller des pneus de minis voiture...et je sais pas comment mais j'ai tout avalé"
je vérifie en bouche et effectivement la bague molaire a disparu...
moi "bon beh j'espère que tu aimes les asperges..."
moralité de l'hist: je vais rajouter les pneus sur la liste des trucs à éviter avec un multi-attache.


labelledeK10

03/02/2012 Ă  00h04


- vous avez une brosse Ă  dente dure? moyenne? souple?
- dure, mais quand je la mouille elle devient souple!
--
je plie et ne romps pas.


gille

03/02/2012 Ă  11h45

mark écrivait:
--------------
> - Vous m'avez demandé, un TOURNEVIS N°11 !
> - ah... hum!"
> Et je saisis le bistouri demandé par un lapsus...


dans ces cas là, ne jamais avouer son erreur ou lapsus devant le patient, tu fais discrètement ton lambeau avec un tournevis tampis, ça marche relativement bien.


Avatar hjdsnm - Eugenol
TiGabi

05/02/2012 Ă  01h27

Un homme entre dans le cabinet et demande un RDV Ă  mon assistante.

Celle-ci lui répond: " Nous allons faire un dossier : comment s’appelle votre enfant ?".

L'homme lui tend une carte vitale et lui dit "Je ne sais pas, il faut regarder sur la carte".

Ce à quoi mon assistante répond "Et bien vous reviendrez prendre RDV quand vous connaîtrez le nom de votre enfant. Au revoir."

J'imagine qu'il voulait faire soigner son gamin avec la carte vitale du voisin...


Bouchewc dsjkae - Eugenol
Yiponmac

07/02/2012 Ă  15h15

labelledeK10 écrivait:
----------------------
> - dure, mais quand je la mouille elle devient souple!
> --
> je plie et ne romps pas.


Moi souple la mienne, mais quand on la mouille elle devient dure, bizarre !








Je mollis et ne romps pas.


Photo 158 mluhia - Eugenol
robin

07/02/2012 Ă  19h40

cet aprĂ©s midi, une patiente m'explique qu'elle a Ă©tait convoquĂ©e par l'instit de sa fille. La maitresse a demandĂ©e Ă  une gamine de la classe oĂą elle avait rangĂ© son crayon, la fille de ma patiente (3ans ½) Ă  rĂ©pondu ... "dans ton c.. " Le papa a Ă©tĂ© priĂ© de modĂ©rer ses propos en prĂ©sence de sa fille.


Rorschachwhite tx6rqr - Eugenol
Candide Candida

07/02/2012 Ă  19h43

C'est vraiment une semaine de m.. pour Narik :-))

CC.


Pa050055 igyagy - Eugenol
mark

10/02/2012 Ă  21h29

Eviction de dentine ramollie à la fraise boule céramique pourtant très douce sur une gentille blonde pusillanime.
Elle m'interrompt par des protestations:
"Hon! Non!
- ouiii...?
- Ca résonne dans mon cerveau!
- Pourquoi? C'est vide? Y'a de l'écho?"


doagui

14/02/2012 Ă  17h01

Patiente de 60 ans, hygiène médiocre, état buccodentaire général du même niveau, des racines à extraire en bouche, une parodontite bien avancée non traitée manifestement.

Elle vient car la contention qu'un confrère lui a faite en lingual des incisives ne tient plus (pour cause, c'était collé sur le tartre ! ), elle en veut donc une autre en vestibulaire en plus...

Je jette un coup d'oeil, et je lui dis simplement que je vais lui faire quelques radios. Elle se redresse alors d'un coup sur le fauteuil et pousse un superbe "et ça va me coûter combien tout ça encore ?!?" bien accusateur en criant assez fort pour que tout le cabinet l'entende.

J'ai donc remis en place mon générateur, et lui ai simplement répondu "si c'est des soins de merde que vous voulez, comme ce que vous avez eu jusqu'à présent, ça ne sera pas avec moi."

Cette connasse m'a plombé le moral pour toute la journée, se prendre comme ça en pleine face la rancoeur et la hargne d'une patiente que j'essayais naïvement d'aider bah c'est un peu raide je trouve.


Marque a3 orange fyvhyq - Eugenol
Marc Apap

14/02/2012 Ă  17h21

J'aurais eu exactement les mêmes sentiments que toi, mais il faut voir les choses sous leur bon côté : tu t'es défoulé en envoyant chier une connasse; tu as évité de t'emmerder avec un traitement peut être voué à l'échec, tu a montré que tu ne te laissais pas faire par des gens qui te prennent pour un voleur alors que toi, tu sais que tu as ton droit pour toi.
Allez, respire et savoure ta victoire !


Smile beach jgh0a1 - Eugenol
Céramik

14/02/2012 Ă  17h22

doagui écrivait:
----------------
>
> Elle vient car la contention qu'un confrère lui a faite en lingual des incisives
> ne tient plus (pour cause, c'était collé sur le tartre ! ), elle en veut donc
> une autre en vestibulaire en plus...
>
>

C'est une patients pour pelé (Bost)?

--
Céramik


PAL

14/02/2012 Ă  18h55

Il paraĂ®trait, dixerunt deux ou trois aminches Ă  mĂ©zigo, que pour Ă©viter les prises de tronche, coups de nerfs et claquages de fusibles, y a un truc sensass, c’est le bouddhisse. Mouais…Permettez-moi de circonspecter, les gars. C’est bien gentil d’être fringuĂ© en crevette et d’agiter des grelots, mais quand tu tombes sur un gus comme Abou, c’est râpĂ©, la zĂ©nitude ! Lui, j’ te garantis qu’en moins de deux et sans forcer, il te foutrait en pĂ©tard un monastère entier de rinpochĂ©s tibĂ©tains.

Ce mec est nĂ© pour m’entortiller les cylindraxes, ou il est payĂ© pour ! DĂ©jĂ , pour me mettre en conditions favorables, il zappe trois rancarts sur quatre. Ce matin, c’est le quatrième, alors il se radine, comme d’hab Ă  la bourre de vingt minutes, bĂ©naise, tranquillos, sans presser la dĂ©marche ni esquisser un soupçon d’excuse. Mais que vois-je, lĂ  derrière ? Enfer !!! Il a ramenĂ© toute la tribu ! Oh nooon !
En moins de deux, ma salle d’attente - la pĂ´vre, ma salle d’attente- est bourrĂ©e Ă  craquer avec ses grosses frangines, sa meuf et quatre ou cinq gniards surexcitĂ©s et braillards, qui entament dĂ©jĂ  un championnat de trampoline sur mes chauffeuses sans que les nĂ©nesses en grand blabla n’y voient rien Ă  redire !
Inutile de préciser, mais je le fais quand même, que je boue intérieurement à gros bouillon avant même de mater dans le gicleur du gazier. Lequel gicleur n’est pas fait pour me décrisper. M’est avis, vu le fumet âcre qui s’en dégage, que le zigomar doit se laver les ratiches avec ses chaussettes.
La première fois, je m’étais pĂ©tĂ© la sorbonne Ă  essayer de lui vulgariser les bases de l’hygiène, mais j’ai jamais rebiffĂ©. Il n’y a pas l’ombre d’un frĂ©missement du commencement d’un fifrelin d’une petite prĂ©somption de doutance, il est con comme la lune, et avec lui, t’as jamais une Ă©clipse !
Pas moyen de me concentrer une seule seconde en esgourdant le Pinder Circus qui baroufe au bout du couloir. Mon diagnostic (trou dans l’ chicot) Ă©tant posĂ© en un clin d’œil, j’y plâtre un eugĂ©nate Ă  la volĂ©e, en l’enjoignant de se pointer tout seul et Ă  l’heure la prochaine fois. Mais, rĂ©flexe Ă  la con, je lui demande si mon « plâtrage Â» ne le gĂŞne pas. Merde, j’avais oubliĂ© qu’en plus, c’est le genre indĂ©cis, mais qui n’en est pas sĂ»r ! Il me sort aussitĂ´t son sketch habituel : il lève les yeux au plafond - enfin, pas les yeux, l’œil, parce qu’il a les chasses Ă  l’estorgue, et tellement divergents que le second se balade tout seul au niveau des plinthes- et il se fout Ă  gigoter du système manducateur dans tous les sens. On dirait qu’on lui a filĂ© un gorgeon de picton millĂ©simĂ© Ă  la dĂ©guste ! Le hic, c’est qu’il est cap de faire ce cinoche sans rien dĂ©goiser pendant dix minutes ! Faut lui beugler dans le pavillon : « Alooors ?! Â» pour obtenir toujours le mĂŞme verdict vaseux : « Ben, non… ça va… j’ crois… enfin, c’est …difficile Ă  dire... Â»
Moi j’ dis que ça va ! Reste plus qu’à le lourder vite fait :
« Bon, M’sieur, on se revoit la semaine prochaine ?
« A quelle heure ? Â»
« Attendez… d’abord, quel jour pouvez-vous ? Mercredi ? Jeudi ?… Â»
« A quelle heure ? Â»
« Je sais pas, moi, dix heures ? Â»
«  Non, j’ peux pas, j’ travaille. Â»
«  Bon ben alors lundi ? Â»
«  A quelle heure ? Â»
«  Mais…. Ă  quelle heure vous pouvez ? Â»
«  Quand, lundi ? Â»
«  BĂ© oui lundi. Â»
«  Non pas lundi…. Â»
« Mrfrsk…Mardi, alors ? Â»
« A quelle heure ? Â»
« Ffff…j’ai qu’une place, Ă  quinze heures. Â»
« Quinze heures ? Â»
« Oui, trois heures l’après-midi, si vous prĂ©fĂ©rez. Â»
« Trois heures et demi, plutĂ´t. Â»
« Mais non !! Je viens de vous dire que je n’ai qu’une place !! Â»
« Bon, d’accord, trois heures…..Quel jour, vous dites ? Â»
« Ahhrrrr !! MARDI !!! Â»
« Mardi ? Â»
« C’est ce que je viens de dire. (T’as d’ la merde dans les Ă©coutilles, z’ou quoi ?) Bon alors, ça va, mardi 15 heures ? Â»
« Attendez…. Â»
« J’attends… (lĂ©ger sifflotement). Alors ? Â»
« C’est pas possible, jeudi ? Â»
« Jeudi ? Si, mais bord…vous venez de dire que vous trav… Â»
« A quelle heure ? Â»
« Bon, Ă©coutez, z’allez voir ça avec l’assistante, hein, parce que lĂ , moi â€¦. Â»

Allez, raousse, je le pousse dans le corridor et claque la lourde. Mais déjà, derrière, le pataquès a envahi tout l’espace, ça vocifère, ça tonitrue, ça sprinte dans tous les sens, ça ouvre les portes, ça escalade la banque d’accueil. L’assistante, la pôvre, l’assistante…

Enfin, la horde sauvage se dĂ©bine. Ah, le silence ! J’ suis rincĂ©. Tiens, si j’avais un p’tit tapis, je me foutrais en position du lotus pour faire dix minutes de mĂ©ditation transcendantale.
Mais pas le temps de glander ! Y a saccage et dĂ©vastation, faut rĂ©nover le cabinoche Ă  toute biture avant l’arrivĂ©e du suivant. C’est Waterloo dans la salle d’attente : stores ouverts et bistournĂ©s, sièges en vrac avec traces de semelles, magazines dĂ©chirĂ©s, miettes Ă©parses, schlipotage insupportable de l’atmosphère. Quant aux goguenots, je surkiffe, ils sont maculĂ©s d’éclaboussures d’origines diverses piĂ©tinĂ©es avec entrain.

Bon, si y a un lama Ă  tambourin qui connaĂ®t une technique pour ne pas faire un pic de tension dans des conditions pareilles, je me convertis illico !


tarski

19/02/2012 Ă  00h29

petites images qui tuent. J'ai trouvé sur face de plouc.

Balèze PAL : tu pourrais faire une compilation de tes histoires : mémoires d'outredents...


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"je suis le pire de la profession" dixit marbeuf, chapitre 1 verset 1

Dentist zdsqsf - Eugenol

king_zoulou

19/02/2012 Ă  01h24

Achète achète !
http://www.omnidentiste.com/

PS: je fais de la pub pour un confrère, vous croyez que je risque le bannissement ?


Photo thumb 45 lnhuvp - Eugenol
wakrap

19/02/2012 Ă  06h32

Ce n'est pas une phrase mais une suite de situations qui n'ont pas mal tourné, par chance je n'ai rien dit par sécurité.

Me vient, semaine dernière, une minette sympa qui me demande de lui refaire quelques dents du sourire car elle va se marier à la fin de l'année. Ok, devis en place, prévoit un règlement en plusieurs fois, et rendez vous pris pour cette semaine mercredi.

Mardi cette semaine, je revois un ancien patient R.. qui, à la fin du rendez vous, me dit que je dois voir sa copine le lendemain pour lui refaire les dents et que c'est lui qui va régler par des chèques qu'elle me remettra.

Ce mercredi, la jeunette arrive, me remet les chèques, et me dit de ne surtout pas dire que c'est R... qui a payé... à son mari qui va venir l'après midi!

Là, au bout d'un moment j'ai comme un doute et lui demande comment va t-elle se marier à la fin de l'année si c'est son mari que je dois voir?
Réponse: le divorce se termine et je dois me marier avec J... à la fin de l'année, mais surtout le dis pas à R.. qui est pas au courant, faut qu'il me paie mes dents.

LĂ  y a un blanc de 15 secondes, je gobe les mouches sous mon masque et elle me sort : c'est quand mĂŞme facile de couillonner les hommes.


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