Cookie Consent byPrivacyPolicies.comdemotivé - Eugenol

demotivé

azerty

24/01/2008 à 14h06

qd un patient vient me voir pour des pb paro je commmence par faire un tour du probleme, et en gennéral je met l'accent su l'hygiene: brossage regulier?, brossettes, voire hydrojet bain de bouche.
bialn un mois après.
le brossage est toujours fait coup ci coup ca cela les fait suer rapidement. donc ca ne sert a rien. a quoi cela sert de pousser plus loin le schmilblick si en parrallele il n'y a rien qui suit?


163 uopeey - Eugenol
pierres

24/01/2008 à 14h31

azerty Ecrivait:
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> qd un patient vient me voir pour des pb paro je
> commmence par faire un tour du probleme, et en
> gennéral je met l'accent su l'hygiene: brossage
> regulier?, brossettes, voire hydrojet bain de
> bouche.
> bialn un mois après.
> le brossage est toujours fait coup ci coup ca cela
> les fait suer rapidement. donc ca ne sert a rien.
> a quoi cela sert de pousser plus loin le
> schmilblick si en parrallele il n'y a rien qui
> suit?


c'est évidemment LE noeud du problème en paro hormis qq rares cas de paro aggressive.
Comment arriver à faire faire à qqu'un ce qu'il n'a jamais fait ou mal jusqu'alors.

Personnellement j'aurai tendance à penser que les échecs que je peux avoir sont le plus souvent dus à un manque d'implication du patient (volontaire ou involontaire) et donc qq part à un problème de motivation de ma part envers lui.
Deuxièmement, j'applique le concept de Charon et fais de la paro en "généraliste"; de temps en temps, je sors du canevas que j'ai mis en place et essaye de faire plus court, moins cher, parce que le cas est plus simple, ou que le patient n'a pas les moyens, et alors les résultats sont tj nettement moins satisafaisant: parce que j'explique moins lgtps, moins bien,, parce que le patient ne comprends pas le fond des choses (il ne suffit pas de lui dire "tu brosses où c'ets sale"), et sans doute aussi, à partir du moment où il ne s'implique pas financièrement, il s'en fout un peu plus.
voilà humblement mon ressenti après 3 ans de tt "paro"


DERSOT

25/01/2008 à 00h40

Si le patient vient pour un problème paro, il est déjà motivé. Il ne faut pas mettre l'accent sur l'hygiène car les notions de valeur (propre - sale) sont à bannir. Il faut lui parler de bactéries, lui montré sa plaque dans un miroir (dentoplaque), lui montré qu'avec la brosse çà part, lui montré les brossettes, … et surtout pas d'hydropulseur qui ne décolle pas la plaque. Désolé. Le patient change son comportement s'il est impliqué, s'il voit la plaque DANS SA BOUCHE (miroir), qu'il comprend comment la décoller (démonstration dans sa bouche). Les flyers, les vidéos, les programmes avec superbes images 3D, le patient ne s'identifie pas à cela.
Après, s'il ne change pas, le praticien a joué son rôle d'information sur les étiologies et sur les traitements possibles. Il veut donner suite. Tant mieux; Il ne veut pas. Tant mieux. C'est son choix.


phil

25/01/2008 à 09h24

c'est normal on t'as appris à motiver eduquer ( quel vilain mot vu dans le fil dentaire ) mais pas à impliquer .......moi j'admire ce que sont capable de faire les patients et je le leur dit humblement ( serions nous capable parfois de faire tout ce que l'on demande )...... s'ils ne suivent pas c'est souvent parce que nous même ne sommes pas assez convaincants ou que nos discours ne sont pas adaptés ou trop complexes !
le microscope et tous les autres moyens de communication nous aident c'est sûr mais il ne faut jamais oublier la dimension humaine !!!!
il faut materner plus que gendarmer et il faut ecouter et s'adapter au patient ( monsieur X et pas monsieur Y ) car chacun a un passé un present et un futur différent......savons nous écouter, savons tenir compte des caratères psy de nos patients.
on nous forme à la boulonnerie et à la quincaillerie, on nous forme avec des coaches qui souvent ne font que rappeler des évidences ou du bon sens mais savons nous intégrer tout cela dans le quotidien de nos patients qui parfois nous regardent mais ne nous disent pas tout nous les grands techniciens obnubilés parfois par les chiffres ( ceux de la rentabilité ou ceux du risque zero ou du traitement fondé sur la preuve )

Ce que je constate depuis longtemps c'est que ce qui motive les patients c'est le retour au bien être car les gingivites et les parodontites s'accompagnent de symptômes ......et un patient qui constate le changement y voit un encouragement bienh plus que dans nos discours . Il faut beaucoup jouer la dessus et savoir se montrer malin !

impliquer un patient c'est nous engager et c'est forcemment pas facile car cela demande de l'énergie.Tu auras toujours des bouseux ou des gens hyper adroits ( adresse-maladresse critère rarement pris en compte par le professionnel ) mais tous ceux qui deviendront presque des amis, tous ceux qui te diront " vous avez sauvé mes dents", tous ceux qui prendront rendez-vous en disant il parait que vous pouvez faire quelque chose pour moi, tous ceux qui te montreront que tu les aide à changer parfois de façon importante , tous cela te motiveront bien plus....

il faut aimer les gens simplement et leur laisser le temps de devenir actif et efficaces .....combien de fois ais-je eu à modifier tels ou tels accessoires parce qu'il n'était pas adapté .....de façon primaire pourtant je pouvais penser que le patient ne faisait pas son travail.....le temps arrangeant les choses
combien de fois dans des cas ou il fallait une antibiothérapie ( après tests bien sûr ) ais-je constaté ensuite que le patient était plus efficace .....curieux tout cela curieux.....

ne te décourages pas jamais .......

amicalement