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Les petits cadeaux des patients
11/10/2008 à 00h55
des cacahuètes (si, si j'vous jure, emballées dans du papier journal), des clopes !!!!, du raki, une chemise mauve :)))
et le top hier (voir photo ci-jointe)
11/10/2008 à 09h38
... clopes, cigares, vin, whisky, schnaps maison, patiente elle même qui s'offre ... n'empêche, avec le recul, ils me connaisaient bien mes patients :)
Mais aussi lapin, 1 pièce de 20 F. suisses en or, de petits carrés crochetés main par un papy pour sortir les plats du four, des peintures faites par un "artiste" alcolo, une Jaguar Type E par un mafioso (ah! non! ça c'était House), des chocolats périmés avec des bestioles dedans, des cannettes de jus de fruits par un livreur de boissons ...
11/10/2008 à 09h52
naubru340 Ecrivait:
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> ...des lapins...
c'est vrai qu' avec ce qu'on a comme lapins, on pourrait faire des couvertures pour l'hivers.
11/10/2008 à 15h57
On a beau dire, se draper dans une virginité sans failles, on est tous corruptibles.
Du temps de mon activité au fauteuil, j'avais 3 à 4 mois de file d'attente...
Alors ceux qui s'annonçaient avec une bouteille de schnaps étaient privilégiés. Il y en avait qui systématiquement demandaient des rencards à 11h30, et arrivaient avec une bouteille bien fraiche de tokay ou de muscat, et on prenait un gobelet ensemble, ou plusieurs. Je suppose qu'ils n'avaient pas le droit de picoler à la maison... et par charité ou compassion... je leur accordais l'horaire de rendez vous qu'ils voulaient.
En période de ramadan, c'était les patisseries ou les invitations dans la famille. Je n'ai jamais eu le coeur d'imposer l'humiliation d'un refus.
Je suis un faible, je n'ai pas de caractère.
Mais je n'ai jamais osé afficher le tarif de ma corruption dans la salle d'attente : pris dans la semaine avec une bouteille de schnaps, dans les 2 semaines avec du muscat. Je suis un lâche, j'ai honte.
J'ai appris bien plus tard que mon AD, lors de la prise de rendez-vous annonçait clairement en patois local "das koscht e flosch", en français "ça coutera une bouteille". Et les patients obéissaient de bon coeur !
Maintenant, j'ai plus que les fournisseurs qui m'invitent, hélas. L'ambiance n'est plus la même. C'est très commercial et froid.