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Regard sur les facs dentaires
04/04/2009 à 17h49
"La tradition de recherche dans de nombreuses facultés de chirurgie dentaire est nulle, (...), le poids de quelques féodalités est fort (...)".
Bah tiens...
in http://www.univ-paris5.fr/IMG/pdf/PROJET_UNIV.P.DESCARTES.pdf
06/04/2009 à 23h06
PopHip écrivait:
----------------
>
> "La tradition de recherche dans de nombreuses facultés de chirurgie dentaire est
> nulle, (...),
sauf pour se faire attribuer des budgets
et oui ,
il n'y a qu'à voir le petit nombre et la médiocrité des publications de nos brillants P.U. !
ils ont tellement oubliés leur fonction de chercheur qu'ils ne trouvent plus rien ....
voir aussi leurs prestations orales qui sont ponctuées de
" je vous demande de me croire sur parole " ....
même Saint Thomas n'en revient pas !et Sainte Apolline n'a pas bonne mine ...
09/04/2009 à 09h04
alors les PU , on ne répond pas ?
à oui, ils ne connaissent pas eugenol ou alors trop pris par la recherche, ils n'ont pas le temps de répondre !
10/04/2009 à 11h36
Il est évident que les PU que tu vises (et il y en a, tous ceux qui mettent leur nom sur des articles dont ils n'ont même jamais entendu parler) ne viennent pas sur Eugenol.
Quant aux autres, je pense qu'ils sont trop consternés par ces attaques un poil violentes pour répondre.
Pour revenir au sujet (dont le titre me paraît un tout petit peu grandiloquent), il est clair que les facs françaises sont à la traîne en ce qui concerne les résultats.
La faute aux PU... ou à l'état lamentable de la recherche publique (pas de crédits, aucune exigence d'efficacité etc...)?
Pour commencer, on pourrait être un peu plus exigeants sur la qualité des Thèses d'exercice, ça développerait notre esprit scientifique...
10/04/2009 à 18h26
>
> La faute aux PU... ou à l'état lamentable de la recherche publique (pas de
> crédits, aucune exigence d'efficacité etc...)?
>
les crédits , ils les ont via les DU et autres ...
mais ils se les gardent pour eux
leur seul centre d'intérêt est leur carrière et là curieusement ils font preuve d'acharnement
heureusement qu'il y a de modestes attachés pour être en clinique et pour écrire les articles !
s'ils ne répondent pas c'est aussi qu'ils se sentent coupables
>
11/04/2009 à 19h47
z'avez raison on devient PU PH en se branlant la nouille pendant 10 ans.
Continuez vous faites aussi avancer la profession.
11/04/2009 à 21h01
letropezien écrivait:
---------------------
> > La faute aux PU... ou à l'état lamentable de la recherche publique (pas de
> > crédits, aucune exigence d'efficacité etc...)?
> >
> les crédits , ils les ont via les DU et autres ...
> mais ils se les gardent pour eux
>
> leur seul centre d'intérêt est leur carrière et là curieusement ils font preuve
> d'acharnement
>
> heureusement qu'il y a de modestes attachés pour être en clinique et pour écrire
> les articles !
>
> s'ils ne répondent pas c'est aussi qu'ils se sentent coupables
> >
Wouaww !! Toi t'en as gros sur la patate !! Allez ... déballes, ca va aller mieux.
Ce qui est sûr c'est qu'ècrire des articles en francais ca aide pas à être connu en international !!!
11/04/2009 à 21h57
Même si les propos du tropézien sont provocateurs et un peu excessifs, il ne faut pas se voiler la face : bon nombre d'enseignants universitaires ne font que de la présence. Passe encore en tant qu'enseignant, mais pour la recherche, on ne peut pas dire que le niveau soit brillant partout en France. Les qualités requises pour faire de la recherche sont assez rares. Ajouté à cela le manque de moyens, on n'a pas trop de résultats.
Ce que je sais, c'est que ce ne sont pas, loin s'en faut, les meilleurs assistants qui passent systématiquement prof. Ca dépend des disciplines, des équipes. Lorsque les chefs sont des branleurs, il cooptent forcément des gens comme eux.
Pour réussir, c'est comme en politique ou à la télé : si tu as le profil de Drucker, tu gagnes. Si tu es du genre Baffie, tu as moins de chance de durer.
11/04/2009 à 22h57
Tillc écrivait:
---------------
> z'avez raison on devient PU PH en se branlant la nouille pendant 10 ans.
Pas la sienne.
13/04/2009 à 10h29
Il est clair qu'il ne faut pas généraliser.
Par contre un autre point important est la problèmatique de la triple voire quadruple casquette des hospitalo-u:
- cours théoriques + conférences
- encadrement des thèses (à titre gratuit)
- recherche (clinique / labo)
- présence clinique pour pratique perso et/ou encadrement
- +/- fonctions administratives
personnellement je ne vois pas comment gérer tout cela seul car la plupart du temps y'a pas une seule secrétaire disponible dans les services. On travaille encore comme au Moyen-Age. Certains services de soins ne sont même pas encore informatisés.
Par contre, tu peux voir souvent un cabinet dentaire avec un praticien et 2 assistantes dentaires + 1 secrétaire. A la faculté il y a plus de praticien que d'assistante dentaire.
Au final, c'est purement et simplement impossible d'après moi d'être performant sur tous ces plans là. Je ne parle même pas des salaires ne dépassant pas ceux du libérals et qui pose des problèmes de motivation.
Je pense qu'il y a vraiement un réel manque de moyens dans les facultés et services de soins odonto pour être à la pointe.
En attendant, le niveau de la formation initiale se maintient sans être excellent mais globalement les facultés jouent leur rôle de formateur.
Le débat reste ouvert.
--
Canin
13/04/2009 à 10h34
Ce serait interessant que les AD soient formées en même temps que les dentistes et sur le même fauteuil. Sauf erreur, les étudiants aux USA ne travaillent-il pas avec une AD ?
13/04/2009 à 11h40
Quand on te demande de donner des cours, vient naturellement la question du salaire. Et là surprise, pas de rémunération. Alors c'est simple. Ou tu fais du bénévolat payant car quand tu n'es pas à ton cabinet pour donner des cours cela te coûte. Ou tu vises une carrière en investissant sur le grade qui donnera une rémunération et là il ne faut pas reprocher aux enseignants qui s'accrochent d'être carrièristes !
Expérience personnelle, ailleurs qu'en dentaire, j'étais étudiant et dispensais entre guillemets des TD. J'étais mieux paye que dans mon job de CD diplômé dans un centre de soins que j'occupais en parallèle ! J'avais la possibilité de devenir MCU. En dentaire que dalle : juste donner des cours gratos !
Faut-il vraiment s'étonner de la situation en dentaire ?
13/04/2009 à 11h46
letropezien écrivait:
---------------------
>
> s'ils ne répondent pas c'est aussi qu'ils se sentent coupables
> >
Je ne suis pas intégré a une fac, et n'ai qu'un contrat de recherche avec une université Britannique.
J'ai modestement l'impression de connaitre un peu le systeme francais également.
Faire des généralites, ca n'a jamais été bon. Dans les deux sens. l'Université, c'est comme le mileiu libérale, il y a des bons et des mauvais, des motivés et des politiques.
Vous ne supportez pas d'etre maltraites par la presse ou autres ducments télévisés, mais force est de constater que vous jouez le meme jeu qu'eux, en attaquant un groupuscule que vous ne connaissez pas.
L'Université c'est comme une sociéte, on y rentre si l'on en a envie. Dire que c'est la planque pour certains, c'est une Lapalissade. dans ce cas, interrogez autour de vous les gens et demandez leur pourquoi ils ont fait dentaire ; beaucoup vous diront, pour la flexibilité, la gestiond ela vie personnelle, etc... Donc, ils se sont planqués aussi.
Dans le mileiu Universitaire, il y a également des gens motivés, qui sont parfois moins visibles, mais qui font avancer la recherche.
Au lieu de dire qu'il ne se passe rien, que rien n'est publie par des francais, balladez vous sur Medline et faites le tour. Vous verrez si rien ne sort. vous pouvez etre surpris.
Maintenant, dire que l'Universite est un modele de transparence, loin de la mon idée. Il y a des systemes installes, dangereux, qui bloquent beaucoup de progression, j'en conviens. L'université n'est plus attractive ? Ca depend ce que l'on recherche.
Y arriver sans piston, est ce possible ? oui cela est possible, j'en ai fait l'expérience. Mais c'est du travail, une adaptation, une remise en cause... finalement, pas si mauvaise que cela.
Pour terminer, ca m'a toujours amuse de voir les gens cracher sur l'Universite ; ce sont souvent les memes qui aiment rajouter sur leur plaque et autre documents medicaus, "Ex attaché de consultation de l'Université...."
C'est que cela doit faire rever quand meme, non ?
Pour Noahxxx, effectivment, publier en Francais ne fairt pas connaitre sur le plan international, et alors... ce n'est pas non plus le seul but d'un etre humain de se faire connaitre outre atlantique, si ? Informer les francais d'une evolution, d'une technique ce n'est pas non plus honteux.
Le tout est de pouvoir jouer sur les deux tableaux. la publication onternationale pour faire reconnnaitre ses travaux, et en local, pour faire participer les confreres de notre pays.
La reforme des Universités est en grande partie une tres bonne chose, car elle a pour objectif de detruire des systemes de decision pourris par la politique. Neanmoins, cela donne plus de pouvoir aux presidents d'universite, ce qui fait peur aux gens.
L'avenir dira si cette reforme est bonne. Si elle passe, elle peremttra au moins d'aller dans le sens d'Axel Kahn et de supprimer des systemes féodaux. Ca ne fera pas plaisir a ceux qui se sont atteles a les mettre en place pendant 20 ans, mais ca permettra peut etre de rendre l'Universite plua attirante, ce qui serait réellement une bonne chose car des gens a l'interieur ont vraiment besoin d'etre reconnus a leur juste valeur.
Inch'allah
13/04/2009 à 12h52
Stéphane écrivait:
------------------
> Pour Noahxxx, effectivment, publier en Francais ne fairt pas
> connaitre sur le plan international, et alors... ce n'est pas non
> plus le seul but d'un etre humain de se faire connaitre outre
> atlantique, si ? Informer les francais d'une evolution, d'une
> technique ce n'est pas non plus honteux.
Il ne faut pas se lurer Stephane, l'ambition de la recherche n'est pas de se cantonner aux frontières de notre bonne chère France. Or le francais en international c'est tout juste bon pour l'Eurovision Song Contest !! Veux tu faire de la recherche dans un pays européen non anglophone (je fais actuellement mon PhD à Göteborg), alors un TOEFL, IELTS ou diplome équivalent te sera exigé. Et je ne trouve cela absolument pas bizarre! Par contre qu'un dentiste francais ne sache pas lire de l'anglais, là ca m'inquiète. Cela voudrait dire que ce dentiste ne prend pas part à l'énorme publication odontologique internationale !!
> Le tout est de pouvoir jouer sur les deux tableaux. la
> publication onternationale pour faire reconnnaitre ses travaux,
> et en local, pour faire participer les confreres de notre pays.
Tout à fait d'accord avec toi.
Olivier
13/04/2009 à 14h13
noahaxeltiger-olivier écrivait:
------------------------------->
Il ne faut pas se lurer Stephane, l'ambition de la recherche n'est pas de se
> cantonner aux frontières de notre bonne chère France. Or le francais en
> international c'est tout juste bon pour l'Eurovision Song Contest !!
je ne te dis pas de publier des travaux de recherche dans un journal francais, de toute facon, ce n'est pas possible, ce n'est pas l'objectif recherhcé par les editeurs de l'Hexagone
Veux tu
> faire de la recherche dans un pays européen non anglophone (je fais actuellement
> mon PhD à Göteborg), alors un TOEFL, IELTS ou diplome équivalent te sera exigé.
j'ai fait mon PhD en Grande bretagne, et le meme pre requis etait obligatoire.
Mais pour les pays d'Europe du Nord, si les formations post grad sont en anglais, c'est effectivment pour aller chercher de la clientele autre part... S'ils se cantonnaient a recruter dans leur pays, ils feraient une session tous les 5 ans !
Pour information, les Master recherche en France en france imposent une epreuve d'anglais et certains cours sont en anglais. Les textes prevoient que TOUS les cours doivent etre en anglais, a partir du moment ou un etudiant etranger est inscrit.
> Et je ne trouve cela absolument pas bizarre! Par contre qu'un dentiste francais
> ne sache pas lire de l'anglais, là ca m'inquiète. Cela voudrait dire que ce
> dentiste ne prend pas part à l'énorme publication odontologique internationale
> !!
Entre parler l'anglais couramment, et le lire, il y a un monde enorme. Toute personne investie dans la recherche est capable de comprendre un papier en anglais. Ce qui est plus complexe a comprendre, c'est la demarche scientifique, pas la langue.
De meme que toi, si tu fais un post grad clinique tu ne comprendras rien, ou du moins pas les subtilites d'un papier purement scientifique. Que tu sois bilingue ou non. J'ai fait mon PhD non pas dans une discipline clinique, mais en biologie fondamentale. J'ai pu appréhendre la subtilite...
Maintenant que le probleme de la langue soit un frein en france, on est tous d'accord. Mais ca n'empeche pas les gens de comprendre une conf ; ca les empeche simplement de communiquer facilement et surtout de rédiger proprement. As tu déja publie quelque chose en anglais ? si oui, tu te seras rendu compte que c'est un exercice O combien plus complexe que de dsicuter dans un staff ou partager une biere dans un pub avec les collegues.
prends l'exemple des chinois et des japonais. je reviens juste du congres de l'IADR ; ils envahissent les seances. Et pourtant, qu'est ce que c'est chiant de les ecouter, on ne comprend rien. Impossible de leur poser des questions, car on sait qu'il ne la comprendra pas. Neanmoins, ils sont au top actuellement. Tout le monde essaie de developper des collaborations avec eux.
Encore une fois, la France n'est pas la panacée. Certes... mais la fameuse panacée, je ne sais tout simplement pas si elle existe.
J'ai travaillé dans le rpivé et a l'hopital et a la fac des deux cotes de la Manche. le choix n'est pas simple. Si je suis rentré, 'est pour des raisons personnelles, non professionnelles. Mais j'ai eu le temps de réléchir !
13/04/2009 à 16h43
Stéphane écrivait:
------------------
> Maintenant que le probleme de la langue soit un frein en france, on est tous
> d'accord. Mais ca n'empeche pas les gens de comprendre une conf ; ca les empeche
> simplement de communiquer facilement et surtout de rédiger proprement. As tu
> déja publie quelque chose en anglais ? si oui, tu te seras rendu compte que
> c'est un exercice O combien plus complexe que de dsicuter dans un staff ou
> partager une biere dans un pub avec les collegues.
Je rejoins ton point de vue Stephane.
Stéphane écrivait:
------------------
> Mais pour les pays d'Europe du Nord, si les formations post grad sont en
> anglais, c'est effectivment pour aller chercher de la clientele autre part...
> S'ils se cantonnaient a recruter dans leur pays, ils feraient une session tous
> les 5 ans !
Là, tu ne sais vraisemblablement pas de quoi tu parles !! Il y a 4 universités odontologique en Suède et chacune d'elles "abrite" environ 12-15 Phd suédois auxquels on peut rajouter 12-15 PhD étrangers (pour la plupart coréens, japonais, grecs, saoudiens).
Je te laisse tirer tes conclusions.
13/04/2009 à 17h22
noahaxeltiger-olivier écrivait:
-------------------------------
>
> Là, tu ne sais vraisemblablement pas de quoi tu parles !! Il y a 4 universités
> odontologique en Suède et chacune d'elle "abrite" environ 12-15 Phd suédois
> auxquels on peut rajouter 12-15 PhD étrangers (pour la plupart coréens,
> japonais, grecs, saoudiens).
> Je te laisse tirer tes conclusions.
Alors effectivement, il y a une difference. Je te parle de Post Grad et non pas de PhD. Un post grad clinique n'a jamais permis l'obtention d'un PhD. Ou alors, c'est vraiment specifique a ce pays...
Si on compte le nombre d'etudiants PhD dans les Universites francaises, on n'en a peut etre pas autant, mais pas loin.
Les recrtutements ne sont pas les memes, peut etre, mais je peux t'assurer que les laboratoires parisiens sont plus attractifs que tu ne le penses.
13/04/2009 à 20h05
Stéphane écrivait:
------------------
> Alors effectivement, il y a une difference. Je te parle de Post Grad et non pas
> de PhD. Un post grad clinique n'a jamais permis l'obtention d'un PhD. Ou alors,
> c'est vraiment specifique a ce pays...
Je te parle bien de PhD student (Doctor of Philosophy) et non de PostGraduate student.
A ce sujet, dans quel domaine y a-t-il des PG en France? Est ce seulement en ortho ?
D'après les accords de Bologne, quelle est la durée du PhD en France ?
> Si on compte le nombre d'etudiants PhD dans les Universites francaises, on n'en
> a peut etre pas autant, mais pas loin.
Tu veux dire 20-25 PhD students par fac dentaire ou sur l'ensemble du territoire ?
> Les recrtutements ne sont pas les memes, peut etre, mais je peux t'assurer que les laboratoires parisiens sont plus attractifs que tu ne le penses.
Je n'en doute pas, mais fais tu référence aux labos de l'INSERM ou à des labos proprement odontologiques ?
Merci pour toutes ces infos Stephane.
Amicalement
Olivier.
13/04/2009 à 21h31
noahaxeltiger-olivier écrivait:
-------------------------------
------------------
> Je te parle bien de PhD student (Doctor of Philosophy) et non de PostGraduate
> student.
> A ce sujet, dans quel domaine y a-t-il des PG en France? Est ce seulement en
> ortho ?
Ca depend dans quel sens on entend le sens Post Graduate. les DU sont des cours post univesitaiteres. certains d'entre eux ont des programmes calqués sur les post grad anglo saxons.
Le CECSMO est une formation specialisante. Non pas qu'elle est meilleure que les autres, simplement parce que l'ODF est la seule specialite reconnue...
Le DU de paro/ implanto de Paris 7 n'a rien envier aux formations post grad americaines, qui se deroulent sur deux ans.
> D'après les accords de Bologne, quelle est la durée du PhD en France ?
Un PhD en Franc ne peut pas etre realise dans le cadre d'une discipline clinique (Sauf pour une recherche clinique, mais je ne connais personne qui le fait sur ce modele la...). Contrairement aux Anglosaxons ou un clinicien peut faire un PhD en 4 ou 5 ans, en France, ce meme clinicien doit resuivre un cursus fondamental et acquerir un Master 2 Recherche (equivallent du MPhil). Un MSc ne permet pas de s'inscrire en these.
>
> Tu veux dire 20-25 PhD students par fac dentaire ou sur l'ensemble du territoire
je ne sias pas combien il y a d'etudiants en these dans chaque universite, dans le sens ou je ne connais que le laboratoire de Biologie ou je suis, ou nous devons etre environ une dizaine avec une tres forte majorite de scientifiques purs)
> Je n'en doute pas, mais fais tu référence aux labos de l'INSERM ou à des labos
> proprement odontologiques ?
Pour information, le laboratoire d'Ariane Berdal dans lequel j'ai fait ma these, est un laboratoire labelise INSERM et dont la thematique est la Physiopathologie orale moléculaire. Au sein de ce laboratoire, il y a plusieurs équipes.
D'autres laboratoires INSERM ou CNRS sont dirigés par des équipes d'odontologie (je pense a Nantes, Reims, Stasbourg entre autres).
La gouvernance francaise a tendance a abandonner les petits laboratoires non labellisés ou a les rattacher a de plus grosses structures. Pour eux, cela donne plus de visibilité. C'est peut etre vrai, mais le risque est effectivement de faire disparaitre la dominance odontologique de toutes ces structures, ce qui est dangereux.
dans mon cas, j'ai pu gouter au deux, puisque j'ai effectué ma these en cotutelle avec les deux Universités (Paris et Birmingham). A l'issue, si tout se passe bien, j'obtiendrai une these de Biologie et un PhD anglais. J'ai ainsi pu comprendre les deux systemes, et les comparer.
en resume, je pense suincerement, sans arriere pensée, qu'il est plus difficile d'achever le programme sur le modele francais que le modele britannique. les pre requis de soutenance ne sont pas les memes. la redaction du manuscrit et le systeme de soutenance sont différents.
la recherche francaise a une approche probablement plus scientifique que celle que j'ai pu connaitre dans le laboratoire britannique, tout en sachant que je me sentais plus a l'aise avec l'equipe anglosaxones, car je me sentais moins largue dans les discussions (meme si elles etaient en Anglais). les equpes francaises sont plus pointues finalement dqns des domaines fondamentaux que cliniques. C'est pour cela aussi que cela semble moins abordable par les praticiens.
en france tu ne pourras jamais faire une These sur le modele du PhD. C'est peut etre aussi pour cela que les anglosaxons refusent de rentrer sur le modele de Bologne.
13/04/2009 à 21h58
A oui effectivement. La terminologie « postgraduate » renferme beaucoup de formations différentes qu’il est impossible de comparer.
Il y a une grande différence au niveau des notions de PostGraduate en France et en Suède. Il est même certain qu’un postgraduade (je pense même le CECSMO) francais n'ai aucune valeur en Suède.
En effet en Suède les postgraduates sont des formations, dans chacunes des spécialités suédoises reconnues (paro/implanto, prothèse, endo, occluso, pedo, radio, maxillo), réalisées sur 3 ans à temps complet ! Tu comprends alors qu’il est impossible de comparer ces formations avec les DU francais qui sont réalisés sur une journée et demie par semaine sur 2 ans !
Idem pour le PhD en Suède (qui suit les accords de Bologne). Il se fait à temps complet sur 4 ans (au mieux et sur 8 ans si tu désires le faire à mi-temps.)
13/04/2009 à 22h33
PhD, M2, these de 3ieme cycle etc... Tout ca c'est loin, tres loin pour moi .
A mon niveau de jeune diplomé je peux vous parler de ma propre expérience de Paris VII .
La seule verité vrai c est que pour ceux qui veulent se donner les moyens vous pouvez sortir avec un niveau d'excellence ; tres loin de tout ce que j'ai pu voir ailleurs.
J'ai pas compté mes heures (ni mes redoublements...) mais en sortant j'ai été capable de faire DDS incluses, resection apicale, recuperer un instrument sous microscope, des complets sans adhésif,gerer un cas paro evidence based ... En fait tout sauf les implants ou il existe un reel defaut de formation.
En comparaison un étudiant canadien venu pour un echange n'avait fait que 1 endo molaire dans son cursus, 1 bridge, et des extractions a compter sur les doigts d'une moufle.
Les universités francaises sont pourries, c est connu.
Les PU/chercheurs francais sont des branleurs c est connu aussi.
Mais se plaindre d'une médiocrité ambiante depuis son canapé en meme temps que de se gratter les couilles de sa main gauche ca aussi c'est francais, et ca aussi c'est connu.
13/04/2009 à 22h34
PhD, M2, these de 3ieme cycle etc... Tout ca c'est loin, tres loin pour moi .
A mon niveau de jeune diplomé je peux vous parler de ma propre expérience de Paris VII .
La seule verité vrai c est que pour ceux qui veulent se donner les moyens vous pouvez sortir avec un niveau d'excellence ; tres loin de tout ce que j'ai pu voir ailleurs.
J'ai pas compté mes heures (ni mes redoublements...) mais en sortant j'ai été capable de faire DDS incluses, resection apicale, recuperer un instrument sous microscope, des complets sans adhésif,gerer un cas paro evidence based ... En fait tout sauf les implants ou il existe un reel defaut de formation.
En comparaison un étudiant canadien venu pour un echange n'avait fait que 1 endo molaire dans son cursus, 1 bridge, et des extractions a compter sur les doigts d'une moufle.
Les universités francaises sont pourries, c est connu.
Les PU/chercheurs francais sont des branleurs c est connu aussi.
Mais se plaindre d'une médiocrité ambiante depuis son canapé en meme temps que de se gratter les couilles de sa main gauche ca aussi c'est francais, et ca aussi c'est connu.
13/04/2009 à 22h59
Tillc écrivait:
---------------
> PhD, M2, these de 3ieme cycle etc... Tout ca c'est loin, tres loin pour moi .
> A mon niveau de jeune diplomé je peux vous parler de ma propre expérience de
> Paris VII .
> La seule verité vrai c est que pour ceux qui veulent se donner les moyens vous
> pouvez sortir avec un niveau d'excellence ; tres loin de tout ce que j'ai pu
> voir ailleurs.
> J'ai pas compté mes heures (ni mes redoublements...) mais en sortant j'ai été
> capable de faire DDS incluses, resection apicale, recuperer un instrument sous
> microscope, des complets sans adhésif,gerer un cas paro evidence based ... En
> fait tout sauf les implants ou il existe un reel defaut de formation.
Tu en a bien de la chance... en sortant de Lille on est loin de pouvoir faire cela facilement.
Dès qu'un cas devient un peu "complexe" en clinique c'est pour un assistant et/ou interne, et si on a de la chance on peu tenir l'aspi....
13/04/2009 à 23h01
noahaxeltiger-olivier écrivait:
-------------------------------
> A oui effectivement. La terminologie « postgraduate » renferme beaucoup de
> formations différentes qu’il est impossible de comparer.
> Il y a une grande différence au niveau des notions de PostGraduate en France et
> en Suède. Il est même certain qu’un postgraduade (je pense même le CECSMO)
> francais n'ai aucune valeur en Suède.
Contrairement a ce que tu crois, le CECSMO donnera le droit dans tous les pays europeens a la reconnaissance du titre de specialiste. chose que ne fera pas ton Post grad ou PhD en parodontologie, puisque la specilaite n;est pas reconnue en france. Tu n'auras donc jamais le droit de te faire appeler specialiste en parodontologie.
ma situation est ubuesque, pusique je suis specialiste pour les anglais, ma specilaite a ete reconnue, mais je n;ai pas le droit de le mentionner en france, puisque je serais quelque chose qui n'existe pas.
D'autre part, tes titres acquis a l'etranger ne te donneraont pas forcement d'equivallent pour postuler a un poste de chercheur ou universitaire en france. C'est ridicule, mais il faut aussi savoir que l'inverse est vrai. Qu'ensuite, c'est le jeu des equivallence. une these de Biologie sera consideree comme un PhD en europe, alors qu'un PhD clinique ne le sera pas. il existe la meme difference entre MSc et MPhil.
> En effet en Suède les postgraduates sont des formations, dans chacunes des
> spécialités suédoises reconnues (paro/implanto, prothèse, endo, occluso, pedo,
> radio, maxillo), réalisées sur 3 ans à temps complet ! Tu comprends alors qu’il
> est impossible de comparer ces formations avec les DU francais qui sont réalisés
> sur une journée et demie par semaine sur 2 ans !
C'est faux. Car dans tout programme, (ils sont tous accessibles en ligne par internet, notamment ceux de Eastman- Londres) il y a une part non negligeable de travail personnel (40 a 60% du temps). Ce temps tu as le droit de l'utiliser comme tu veux... Libre a toi, de travailelr dans un cabinet deux jours par semaine, et travailler tes ocurs le Week end, ce que font beaucoup d'anglo saxons. Le DU de Paris 7 se fait en trois ans. Si tu rajoutes 60% du temps en travail perssonnel, tu arriveras au volume horaire d'un post grad fait en deux (M Clin) ou en trois ans avec une partie petite recherche (MSc)en temps plein fictif dans un autre pays
Il faut arreter de croire qu'il n'y a qu'au dela de nos frontieres que c'est magique. depuis 15 ans, j'ai eu l'occasion de me ballader pas mal et d'aller voir ce qui se passait dans les autres Universités. Sincerement, j'ai rarement été bluffé par le niveau.
Au congres dernier de l'IADR, les recherches que j'ai vu présentées par les etudiants post grad, dont ceux d'Europe du Nord, n'avaient rien non plus de transcendants. les candinaves ont une vraie culture de la recherche, et je les admire pour cela. Clniquement, au moins en endo, ils ne me bluffent pas. Par contre je reconnais qu'ils travaillent intelligemment, en réfléchissant.
> Idem pour le PhD en Suède (qui suit les accords de Bologne). Il se fait à temps
> complet sur 4 ans (au mieux et sur 8 ans si tu désires le faire à mi-temps.)
un PhD Sans Master 2 recherche préalable ne sera jamais reconnu comme une these de Doctorat en france si tu veux suivre un cursus universitaire. Sauf si tu as fait toutes tes etudes la bas. Tant que le systeme LMD ne sera pas nivelle, ces disparités existeront.
J em esuis tape un master 1, puis un Master 2 temps plein, puis 3 ans de these temps plein, tout en poursuivant une activité libérale a temps tres partielle pour survivre.
Je te jure que j'ai bien étudie le probleme avant. et si j'avais pu contourner le probleme, et bien... je ne l'aurais pas fait, car je suisbine content comme cela. J'ai personnellement fait ma formation clinique avec beaucoup de patience et de lecture, et me suis forgé un vrai esprit scientifique en m'engluant a temps plein dans la science. Je ne regrette rien, bien au contraire.
un conseil, si tu veux vraiment exploiter ton cursus et ta formation clinique, crois moi qu'il te faudra rester dans un pays scandinave, car les autres pas ne t'attendent pas.
Maintenant, c'est une tres bonne experience.
13/04/2009 à 23h57
Stéphane écrivait:
------------------
> C'est faux. Car dans tout programme, (ils sont tous accessibles en ligne par
> internet, notamment ceux de Eastman- Londres) il y a une part non negligeable de
> travail personnel (40 a 60% du temps). Ce temps tu as le droit de l'utiliser
> comme tu veux... Libre a toi, de travailelr dans un cabinet deux jours par
> semaine, et travailler tes ocurs le Week end, ce que font beaucoup d'anglo
> saxons. Le DU de Paris 7 se fait en trois ans. Si tu rajoutes 60% du temps en
> travail perssonnel, tu arriveras au volume horaire d'un post grad fait en deux
> (M Clin) ou en trois ans avec une partie petite recherche (MSc)en temps plein
> fictif dans un autre pays
Je ne sais pas en angleterre mais je peux juste te dire qu'en ce qui concerne la Suède, ton raisonnement de travail personnel non négligeable n'est en rien pris en compte!! C'est du vent !! Ceux ne sont que tes heures cliniques dans un service de formation agréée (je ne parle pas de ton cabinet privé !) qui comptent.
En ce qui concerne la reconnaissance de ma spécialité suédoise en France, je suis comme toi, je n'existe pas. Tu dis que ta spécialité en endo est reconnue en angleterre : quels diplomes francais as tu fait valoir dans ce cas? Ou alors as tu fait un M Clin endo à Birmingham ?
En ce qui me concerne ma formation est reconnue par l'EFP et cela me permet de travailler dans l'ensemble des pays européens ayant la spécialité paro. (sécurisant quand j'en aurais marre de la Suède)
> un conseil, si tu veux vraiment exploiter ton cursus et ta formation clinique,
> crois moi qu'il te faudra rester dans un pays scandinave, car les autres pas ne
> t'attendent pas.
Disons que la France a un système éducatif incompatible avec les autres pays de la communauté européenne. Les francais ne sont pas habituer à s'expatrier et donc cela ne choque personne. Par contre pour ceux qui comme moi ont voulu aller voir ailleurs, alors là on peut remarquer la différence. Je ne dit pas que le système francais est mauvais, je dis juste que ce système est un système à part entière.
Des contacts avec des labos et des équipes étrangères j'en ai beaucoup par le biais mon PhD et de cela se créer des opportunités pour allez travailler en suisse, en italie, au brésil, au japon ou en australie. Donc quand j'en aurais assez de la scandinavie je ne suis pas trop inquiet pour trouver une place au soleil !!
Amicalement.
Olivier.