Tous les forums
exces de confiance
07/05/2009 à 17h50
apres quelques dizaines d'implant posés on se dit qu'on a plus besoin de prendre des radios per operatoires et voila ce qui arrive....On était pourtant deux à controler l'axe.
07/05/2009 à 18h03
J' ai eu le meme problème recemment le problème c'est que j'étais content tout était suturé et à la pano patatras...
Depuis je fais des rétros régulièrement pour surveiller l'évolution; moi aussi la dent adjacente n'est pas vitale ce qui est pas plus mal je pense...
Et vous que faites vous ou que feriez vous?
Merci
07/05/2009 à 18h06
C'est toujours un piège ce type d'implant à poser,
l'axe prothétique est trompeur.
si tu t'éloigne trop c'est pas génial non plus au niveau prothétique.
Même après des dizaines d'implants posés, il faut toujours resté sur ses gardes.
un implant près d'une dent y'a quand même pas mieux qu'une radio per op au premier forage et à mi distance de la profondeur finale.
Rassure toi ça arrive à des gens très bien ce genre de choses.
Bravo pour ton humilité et ta franchise, beaucoup de praticiens n'aiment pas montrer ce genre de radio.
confraternellement
--
marcB6
07/05/2009 à 18h49
faut aussi se méfier avec les panos...le positionnement du patient, des implants peuvent aussi influencer l'image finale radiologique du fait de la rotation de la source autour de la tête du patient...rotation qui se fait de manière parabolique...
dans ton exemple, ton patient avait la tête mal placée...on le voit avec la courbe de spee inversée...il n'empêche que t'es sûrement très proche
pour illustrer mes dires...voici la pano d'une patiente...2 implants de 13mm...on dirait que celui en 22 "tape" dans la 21...en fait non, l'axe est beaucoup plus palatin...et la préparation du site faite quasi exclusivement avec le compression kit de MIS (forage sur 8mm avec un foret de 2mm) pour faire l'expansion nécessaire (la patiente ne voulait pas de greffe osseuse...)...si j'avais "touché"...l'expanseur aurais dévié de son trajet...même s'il n'est pas aussi parfait que ce que j'aurais souhaité...
07/05/2009 à 19h05
Des cas cliniques peuvent paraître simples mais réunir plusieurs pièges.Dans ce cas la définition du NAI n'était pas nette sur les coupes sectorielles du dentascan et la densité osseuse très faible à certains endroits.
07/05/2009 à 22h37
pluton écrivait:
----------------
> faut aussi se méfier avec les panos...le positionnement du patient, des implants
pour reprendre ce sujet une radio reste une radio en aucun cas cela ne suffit à faire un pronostic ni un diagnostique ....
http://www.eugenol.com/sujets/384219-c-est-le-caca
en revanche bien souvent on n'exploite pas toutes les informations à notre disposition sur une simple ortho ou rétro et quand ça commence à merder machinalement on regarde la radio pour essayer de comprendre pourquoi et là soudain on se dit "ben oui".... en tout cas ça me l'a déja fait à maintes reprises et ça me le refera certainement encore.
Même si on prépare le mieux possible un cas on passe quand même encore à coté d'évidences parfois, mais de là à dire qu'il faut obligatoirement un guide pour poser un implant la marge est grande...
.
08/05/2009 à 12h26
fouilla écrivait:
-----------------
> en revanche bien souvent on n'exploite pas toutes les informations à notre disposition sur une simple ortho ou rétro et quand ça commence à merder machinalement on regarde la radio pour essayer de comprendre pourquoi et là
> soudain on se dit "ben oui".... en tout cas ça me l'a déja fait à maintes reprises et ça me le refera certainement encore.
-posit- Dans le cas clinique présenté le praticien voulait vérifier si il y avait un dédoublement du NAI avec le risque que le nerf se retrouve comme bien souvent en partie supérieur.
> Même si on prépare le mieux possible un cas on passe quand même encore à coté
-posit-la modélisation 3D à permis de déterminer le trajet du NAI et a révélé les différentes densité osseuse
> d'évidences parfois, mais de là à dire qu'il faut obligatoirement un guide pour
> poser un implant la marge est grande...
> .
-posit- au vue des seuls emplacements ou la densité pouvait garantir un ancrage primaire des implants le praticien a décider de forer à l'aide d'un guide chirurgical.36 est positionné en lingual et proche de 35, 37 est reculé en distal pour bénéficier d'une zone plus dense.
08/05/2009 à 12h50
posit écrivait:
---------------
> Des cas cliniques peuvent paraître simples mais réunir plusieurs pièges.Dans ce
> cas la définition du NAI n'était pas nette sur les coupes sectorielles du
> dentascan et la densité osseuse très faible à certains endroits.
un guide chir n'empêche pas l'opérateur d'avoir à adapter sa séquence de forage en fonction de la densité osseuse rencontré au forage. C'est plus lune question de sensation.
Des stops sur les forets permettent également de forer sans stress à proximité des zones à risque.
Pour l'axe de cet implant, deux facteurs sont sûrement intervenus:
la racine de 45 semble partir en distale
la tête du CA étant au dessus de la 45, on a tendance au forage à mésialer l'extrémité du foret car on est gêné si on ne met pas un prolongateur de foret.
L'avantage du prolongateur c'est de mieux voir l'axe, d'être bien au dessus de la 45. MAIS il y a un risque d'échauffement plus important car le spray est du coup plus éloigné (comme avec les guides chir...
--
;O)
08/05/2009 à 14h02
Chicot écrivait:
----------------
> L'avantage du prolongateur c'est de mieux voir l'axe, d'être bien au dessus de
> la 45. MAIS il y a un risque d'échauffement plus important car le spray est du
> coup plus éloigné (comme avec les guides chir...
>
> --
> ;O)
tout a fait d'accord...et en plus faut un patient "grande gueule"...;-))
(je veux dire bien sûr avec une grande ouverture buccale...;-))
08/05/2009 à 14h45
merci du ptit conseil chicot , c'est bête à dire mais j'y avais pas pensé.
j'utilisais le prolongateur uniquement en cas de gêne avérée mais pas pour mieux visualiser l'axe.
sinon, un autre truc qui peut nous conduire à nous planter, c'est le manque de repère due au camouflage du patient sous le champ stérile. parfois on ne s'est pas aperçu que le patient avait légèrement tourné la tête.
08/05/2009 à 21h30
prolongateur et irrigation tenue par l'assistante
ou
prolongateur et forage initial foret 1mm (max) et 50 t/mn
il n'y a pas besoin d'irriguer
--
xbk
09/05/2009 à 17h48
Ca fait plaisir de voir qu'on n'est pas les seuls!!!!!!
Dans ce cas là je voulais absolument éviter l'alvéole de la dent que je venais d'extraire (on la voit sur la première radio, pas sur la deuxième où c'est comblé au RTR), Inconsciemment je me suis vautré dans mon axe. J'avais une nouvelle assistante au fauteuil qui me disait que mon axe n'allait pas, j'ai décidé de ne pas lui faire confiance, j'aurai mieux fait!!!!!
J'en suis à 200 et quelques implants posés en 4 ans, c'est peu, mais ce genre de connerie m'arrive encore et ça me rend malade...(pas trop souvent heureusement)
Pas toujours facile l'axe, c'est vrai qu'une petite radio per-op à mi forage c'est bien, mais c'est un peu compliqué le fait de bouger l'assistante, d'utiliser la RVG gainée en stérile etc etc, que je ne le systématise pas, je crois que je vais y revenir.
De temps en temps on croit que c'est arrivé, et boum!!!
Un grand coup sur la tête, et on réalise qu'on n'est vraiment pas à l'abri d'une connerie. (enfin moi en tout cas).
11/05/2009 à 01h03
manolito écrivait:
------------------
> apres quelques dizaines d'implant posés on se dit qu'on a plus besoin de prendre
> des radios per operatoires et voila ce qui arrive....On était pourtant deux à
> controler l'axe.
Ces erreurs on les a tous faites. Seulement il y en a peu qui le reconnaisse ou le montre. Merci pour ton humilité.
Il y a des petits trucs simples qui peuvent faciliter les choses et faire éviter des complications :
- tracé au crayon à papier (crayon à papier IKEA que l'on stérilise, par exemple) l'axe du futur implant ainsi que la limite proximale de la racine adjacente.
- se positionner à coté du patient de facon à avoir une vision perpendiculaire à la zone à implantée, et non devant ou derrière le patient.
- se servir du forêt ou du prolongateur pour visionner l'axe de forage
- se servir des guides de parallélisme
- faire une implantation prothétiquement guidée, c'est à dire essayer de visualiser la reconstruction prothétique à venir.
Essentiel surtout dans les édentements intercalaires où le risque est de suivre l'inclinaison mesio-distale de la crête plutôt que de se servir des dents adjacentes comme repère.
11/05/2009 à 01h12
+1 Noah.
J'ajouterais: éviter pour ce type d'intervention d'utiliser les lunettes loupes qui réduisent le champ de vision nécessaire pour se situer correctement dans l'espace.
(quand j'en mets, c'est sûr je vois bien les petits détails mais j'ai l'impression d'avoir des oeillères)