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Bientôt l'interdiction ordinale de réaliser des blanchiments dentaires.
12/02/2010 à 12h42
Bonjour,
En lisant la Lettre de l'ordre, je suis tombé sur l'article sur les bijoux dentaires (j'en ai posé un en 5 ans gratuitement à la demande d'une patiente qui me l'avait apporté: en gros j'en ai rien a faire).
L'article dit que il est désormais interdit, si j'ai bien saisi, de poser des bijoux dentaires par un dentiste car ce n'est ni un acte diagnostique ni thérapeutique.
Donc logiquement les blanchiments dentaires qui dans la grande majorité de cas répondent à ces critères, seront bientôt interdits je suppose. Logiquement encore, les instituts de beauté pourront donc proposer ces prestations.
L'ordre devra donc choisir entre cohérence et son pucelage.
Pour confirmer cela j'ai donc envoyé un mail à l'ordre. Si il répond je vous tiens au courant.
12/02/2010 à 12h58
Les dyschromies sont des pathologies, nous pouvons donc les diagnostiquer et les traiter. Ce n'est pas parce que ce n'est pas remboursable SS que ce n'est pas de notre compétence.
Pour les bijoux, tant que ça se passe bien personne n'ira nous chercher noise. Ce n'est qu'en cas de pépin que les assurances se défausseront.
12/02/2010 à 13h01
C'est bien pour cela que j'ai préciser "la grande majorité".
Parce que si t'es sérieux deux secondes 95% des blanchiments réalisés par les dentistes sont hors pathologies et rentrent plus dans la catégorie esthétique que pathologie tétracycline (par exemple).
Si j'ai bien lu la Lettre, il est écrit que ordinalement c'est devenu condamnable de poser des bijoux dentaire puisque non diagnostique ni thérapeutique (comme le blanchiment sur la nenette de 25 teinte A3 qui veux du A2)
PS: je précise pour les futures critiques, que je n'ai réalisé ces deux dernières années que 3 ou 4 blanchiments car c'est loin d'être mon centre d'intérêt. Cette question est plus de la rhétorique pour mettre en avant l'éternelle connerie ordinale.
12/02/2010 à 14h59
Salamandre écrivait:
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> L'article dit que il est désormais interdit, si j'ai bien saisi, de poser des
> bijoux dentaires par un dentiste car ce n'est ni un acte diagnostique ni
> thérapeutique.
Donc le CON doit être composé de praticiens qui posent des couronnes thérapeutiques en or sur les incisives ;-)
Cela me va très bien.
On conseillera aux patients soucieux de leur esthétique et de leur confort de ne plus aller chez les dentistes du conseil de l'ordre ;-)
12/02/2010 à 19h19
Si je me souviens bien, l'article dit que l'on ne peut poser ces bijoux en tant que dentiste mais pas que l'on ne peut pas en poser.
12/02/2010 à 19h36
qu'est ce que c'est que cet enculage de mouche ?
Pourquoi le CNO s'intéresse à des sujets aussi futiles.
La revalorisation des actes de chirurgie dentaire n'est peut-être pas digne d'intérêt ? par exemple ?
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Canin
13/02/2010 à 12h15
le blanchiment est aussi un acte therapeutique avant traitement prothetique du secteur esthéthique maxillaire ou mandibulaire anterieur ne l'oublions pas!!!!!!
13/02/2010 à 13h26
Salamandre écrivait:
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> L'ordre devra donc choisir entre cohérence et son pucelage.
C'est marrant, je me suis fait la même réflexion... c'est quand même vrai que 95% des blanchiments s'apparentent plus à de l'esthétique qu'a de la dentisterie reconstructrice.
Pourquoi interdire les traitements esthétiques, les médecins ont même créé une spécialité pour ça ! Maintenant je n'en connais pas qui posent des percings mais je ne vois pas ce qui leur interdirait de le faire...
11/04/2010 à 14h56
Leur réponse (je n'y croyais plus):
Mon cher Confrère,
Nous avons bien reçu votre e-mail en date du 12 février 2010, faisant suite à l’article paru dans la Lettre de l’Ordre sur les bijoux dentaires.
Vous établissez un parallèle avec l’éclaircissement dentaire. Nous tenons à vous préciser qu’il existe deux types de produits d’éclaircissement (arrêté du 6 février 2001 fixant la liste des substances qui ne peuvent être utilisées dans les produits cosmétiques en dehors des restrictions et conditions fixées par cette liste) :
- les produits ayant une concentration inférieure à 0,1 % de peroxyde d’hydrogène qui sont classés comme cosmétiques ;
- les produits ayant une concentration supérieure à 0,1 % de peroxyde d’hydrogène qui sont classés comme dispositifs médicaux.
Les produits à forte concentration, classés comme dispositifs médicaux, ne sont distribués aux praticiens de l’art dentaire que par des réseaux professionnels.
En effet, des études scientifiques ont démontré que les produits de blanchiment contenant plus de 0,1 % de peroxyde d’hydrogène comportent des risques réels pour la santé publique et doivent être utilisés sous le contrôle vigilant d’un chirurgien-dentiste. Par son diagnostic, celui-ci en détermine les conditions précises d’utilisation et effectue un suivi des effets. Il pourra notamment effectuer une mise en état de la bouche préalablement à l’éclaircissement.
Nous vous prions d’agréer, mon cher Confrère, l’expression de nos sentiments confraternels les meilleurs.