Cookie Consent byPrivacyPolicies.comcas critique - Eugenol

cas critique

Pa050055 igyagy - Eugenol
mark

12/10/2010 à 23h09

Il y a 15 jours, 14 pour être exact, un patient relativement assidu consulte pour une hypo-esthésie dents-lèvre-langue.

Il évoque un premier épisode de gêne à la déglutition, sensation diffuse "autour" de l'oreille "à l'intérieur".

Son médecin me l'envoie en raison de la zone mandibulaire droite concernée.

Radio, RAS
Examen, RAS
Canal de Sténon, nickel.

Je l'adresse à un stomato qui poussera les investigations dans la région parotidienne. Je pense à un phénomène compressif. Qu'il se démerde.

Sa plus jeune fille en consult, en fin de semaine me rend compte: pas de problème parotidien, probablement un zona (sans douleur?).

Début de semaine dernière, sa femme passe au cabinet. Pas un zona, d'autres examens sont prescrits. Cela se situerait "plus haut".
Je la prends par l'épaule: "Aaaah? Bientôt libre?" (de vieilles connaissances par enfants interposés)

Dimanche, ma fille m'appelle pour me dire que l'autre fille (une amie de lycée de la mienne) l'a appelée : cancer généralisé, métastases cérébrales, origine vraissemblablement pulmonaire (sujet non fumeur, employé dans l'industrie), convocation de la famille par le médecin, mise sous morphine.

Ce soir Jean-Luc est décédé....

La retraite à 50 ans, s'était encore trop tard pour lui.


Cuisinier2 vnbbxx - Eugenol
jeff2

13/10/2010 à 00h59



Nous avons un métier, où nous sommes très proches de nos patient, sauf pour certains bien sur.
La chronologie de la vie de nos patients, nous amène à une vision de impermanence de la vie.
Après quelques années, j'ai vu partir des patients en âge de partir , puis des très jeunes de cancer foudroyant, des patientes devenues des amies que j'ai accompagnées.
Bien sur je suis à un âge où je me trouve maintenant heureux d'être toujours présent, pour mes proches, mes filles, ma compagne, mes patients qui me sont chers. Je vis en pensant chaque jour à la mort et paradoxalement, j'ai l'impression d'être plus en vie que d'autres.


ad-hugo

13/10/2010 à 16h00

jamais vu une telle fulgurance : de zéro symptômes au cimetière en moins d'un mois, c'est rare!
ça doit nous faire réfléchir aux buts qu'on se fixe dans la vie en se croyant éternels.