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Année Civique obligatoire pour les futurs diplômés
22/10/2010 à 02h25
Tout à l'heure,
j'étais à une réunion à Montrouge sur le sujet faite par l'unecd.
Autour de la table, pour nous répondre, y avait 2 de l'ordre, le pdt de l'ufsbd, 1 de la cnsd, 1 de l'ujcd et je ne sais plus qui...
ordre et ufsbd, ces vieux là, ils marchent ensemble et répondaient à côté de nos questions.
la cnsd est pour le projet mais a eu l'air de ne pas s'exprimr complètement (ne le veut pas tout à fait comme cela).
l'ujcd était le seul à être contre et tenir des propos cohérents... encore fallait-il qu'on le laisse parler!
pr contre, je pensais au vu du forum qu la fsdl était aussi là pour défendre la liberté...
encore une fois, ce sont les jeunes qui payent pour es vieux !
luc (dégouté)
22/10/2010 à 03h14
Carrément ! Et puis deux canards sont arrivés ce qui était bizarre car non et en fait du coup oui, mais de couleur bleue.
TiGabi (n'a rien compris)
22/10/2010 à 08h51
ça consiste en quoi ?
faire le dentiste 1 an dans un hôpital en manque de personnel?
travailler 1 an dans une association quelconque sans aucun rapport avec le dentaire?
etc....?
22/10/2010 à 10h05
luc écrivait:
-------------
y avait 2 de l'ordre, le pdt de l'ufsbd,
> 1 de la cnsd,
===========================
ca fait 4 cSND ca ...
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signez la pétition
pour demander a la CNSD
de se barrer du proctocole
ici:
http://goo.gl/mER9
22/10/2010 à 10h39
luc écrivait:
-------------
>
> encore une fois, ce sont les jeunes qui payent pour es vieux !
>
> luc (dégouté)
Tiens je croyais vu la mobilisation des lycéens et etudiants actuelle, que les jeunes sont plutot d'accord pour payer ! une année c'est rien comparé aux 20 ans que tu vas donner en prélèvements obligatoire à l'etat !
22/10/2010 à 12h26
Mais qu'est-ce que c'est que ce truc?
c'est pour tous les diplomés ou seulement ceux de medecine?
à notre époque reculée il faut qd même rapeller que le service militaire était de 12 mois, et qu'en tant que sursitaire on faisait 4 mois de plus pour nous punir ! et soigner les trouffions au passage...
En tout cas il y en a qui sont inventifs ... c'est pour diminuer les stats de chomage ?
22/10/2010 à 14h34
J'ai cru comprendre que pour régler le problème des déserts médicaux, les jeunes confrères sortis de la fac passeraient un an dans un cabinet plus ou moins imposé perdu au fin fond de nulle part.
Je ne saisis pas bien en quoi cela réglera quoi que ce soit puisqu'on se contentera de mettre un jeune dentiste inexpérimenté dans un cabinet déjà existant, mais il parait que tous les syndicats sont enthousiastes, à commencer par les syndicats étudiants.
Et tant pis pour les étudiants déjà mariés ou parents.
22/10/2010 à 15h09
Sous quel statu, comment sont pris en charge les coûts de structure et les achats de consommable ou de matériels périssable.
Quel statu juridique des cabinets, et quel statu vis à vis de l'Urssaf, retraite, .......
Les centres des mutuelles ont ils tellement de mal à embaucher qu'il leur faille des serfs à mettre à la corvée.
http://www.studyrama.com/vie-etudiante/service-civil-volontaire/service-civil-volontaire-quelle-est-la-hauteur-de-ma-remuneration.html
"S’il s’agit d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi, le jeune perçoit une rémunération minimale du SMIC horaire (si le jeune effectue un CAE de 26 heures hebdomadaire, il perçoit environ 650 €).
- S’il s’agit d’un contrat de volontariat associatif, le jeune perçoit une rétribution mensuelle pouvant aller jusqu’à 627 €.
- S’il s’agit d’un contrat de volontariat de cohésion sociale et de solidarité ou d’un contrat de volontariat civil à l’aide technique, le jeune perçoit une rétribution mensuelle de 627 €."
23/10/2010 à 13h25
Oui c'est cela : envoyer à terme 1300 étudiants juste après la 6eme anée ou la thèse (ils savent pas trop encore) dans chez les 4 000 praticiens en zone sous-médicalisée, et cela chaque année, au moyen d'un contrat qui reste à déterminer mais si possible en exercice libéral et avec une rémunération forte faite par le titulaire ou au proratat de l'activité puisque cela s'appaenterai à une collaboration...
Cela n'existe pas en médecine ou pharmacie (d'ailleurs ils n'ont pas fait le déplacement), se fera sans les pouvoires publics (zont plus d'argent) et ne relève pas du CAE ou je sais plus ce qui a été cité ci-dessus.
Le gars de l'UJCD se démenai pour faire admettre qu'il restait plein de problème à régler avant d'envisager une telle année, mais pour lui, devait être dans toute la France et dans tous les cabinets (ce qui existait déjà avec la collaboration). Aux pouvoirs publics d'inciter pour les zones : pas aux jeunes d'en faire les frais !
Il demandait qu'avant que l'Ordre n'envisage d'aller plus loin qu'il y ait une véritable enquête de terrain mettant en avant la capacité des praticiens à recevoir un colaborateur dans de telles zones (2èmefauteuil et si non prêt à mettre 50 à 90 M€ pour s'équiper) et si sou salariat prêt àpayer au moins 20 000 € par an (se basant sur ls chiffres des délcarations des revenus des premiers affiliés à la caisse de retraite).
A cela le pdt de l'ufsbd et celui de l'ordre nous ont dit que ces chiffres étaient faux et qu'il fallait les multiplier au moins par 3 ! 60 000 € par an de revenu dès lasortie de la fac, c'est tentant, mais qui croire ?
C'est dommage que personnne de la FSDL n'ait été là pour donner un autre son de cloche.
L'UJCD a montré qu'elle était très opposé au projet... quand aux étudiants, on n'a pas un syndicat, mais une association, c'est pas la même chose !
Luc
king_zoulou écrivait:
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> J'ai cru comprendre que pour régler le problème des déserts médicaux, les jeunes
> confrères sortis de la fac passeraient un an dans un cabinet plus ou moins
> imposé perdu au fin fond de nulle part.
> Je ne saisis pas bien en quoi cela réglera quoi que ce soit puisqu'on se
> contentera de mettre un jeune dentiste inexpérimenté dans un cabinet déjà
> existant, mais il parait que tous les syndicats sont enthousiastes, à commencer
> par les syndicats étudiants.
> Et tant pis pour les étudiants déjà mariés ou parents.
23/10/2010 à 13h36
en gros on demanderait a des praticiens installés
( probablement depuis longtemps )
dans des zones désertés qui n'attirent plus les jeunes et donc aucun repreneur ,
de payer un collaborateur obligatoire
( auquel il n'avait pas pensé ou qu'il n'avait pu trouver )
ou bien d'investir dans un cabinet invendable
pour résoudre le probleme de la sous medicalisation rurale
et les praticiens accepteraient ? ils seraient bien cons !
comme le dit le gars de l'UJCD, que ca se fasse dans toute la france c'est a étudier, mais pour le finacement complémentaire, il me semble que ca rentre en plein dans le budget des ARS dont c'est TRES precisement la MISSION
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23/10/2010 à 15h44
bon l'etat n'a qu'à racheter tous nos cabinets (ou réquisitionner) et apres il fera ce qu'il voudra avec ! mais on nage en pleine utopie là !
23/10/2010 à 15h55
luc écrivait:
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> A cela le pdt de l'ufsbd et celui de l'ordre nous ont dit que ces chiffres
> étaient faux et qu'il fallait les multiplier au moins par 3 ! 60 000 € par an de
> revenu dès lasortie de la fac, c'est tentant, mais qui croire ?
>
Le pere noel ! tu as une idée du cout charges comprises d'un salarié à 60000 euros par an ?
23/10/2010 à 17h01
cyber_quenottes écrivait:
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> en gros on demanderait a des praticiens installés
> ( probablement depuis longtemps )
> dans des zones désertés qui n'attirent plus les jeunes et donc aucun repreneur ,
> de payer un collaborateur obligatoire
> ( auquel il n'avait pas pensé ou qu'il n'avait pu trouver )
> ou bien d'investir dans un cabinet invendable
>
> pour résoudre le probleme de la sous medicalisation rurale
>
> et les praticiens accepteraient ? ils seraient bien cons !
Merci pour ton message.
Il m'a fait changer de point de vu.
Je trouvais cette mesure farfelue, je vois maintenant qu'elle est grotesque ;)
24/10/2010 à 03h05
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071335&idArticle=LEGIARTI000021956514&dateTexte=&categorieLien=cid
Pas demain la veille en dentaire !
A la limite pour des volontaires qui veulent travailler dans des centres dentaires de la croix rouge.
26/10/2010 à 17h57
Si justement, ce sera demain en dentaire si les étudiants continuent de jouer le jeu de l'Ordre, de l'UFSBD et de quelques partisans de la CNSD sans en impacter les conséquences...
Apparemment, cela faisait 3 ans que la commission de l'Ordre plancherai dessus... 1 an l'UNECD et l'UJCD n'a été invité qu'à 2-3 tables rondes avec les étudiants (et les autres) et 2 très (trsè) courtes réunions à l'Ordre... la messe est dite.
Nous n'avons relevé que des problèmes avec la mise en place d'une telle année, qu'elle soit juste après la T1 ou après la thèse, et que l'on appelle cela Tutorat - Année Civique - Compagnonage ou Service Militraire
Dentaire (celle là est de nous !).
Sinon, petits éclaircissement, l'UNECD n'est pas un syndicat mais une association dont le bureau change cahque année et la FSDL n'a jamais envoyé personne à ce genre de réunion - même et surtout - en étant invité !
L'Ordre et l'UFSBD, dont on purrait bien se demander ce qu'ils viennent y faire, disent tout pouvoir boucler en 2 à 6 mois, soit pour la prochaine rentrée universitaire et cette année fonctionnera sur le terme d'une collaboration libérale (ou non) avec ou sans fauteuil : relisez bien les 2 articles de La LEttre sur le tutorat et le choix des étudiants (mai et octobre il me semble).
Nous avons préconisé aux étudiants d'attendre la mise en place des URPS dont la mission sera justement d'étudier la démographie pour que les ARS puissent faire des propositions.
Au moins, les médecins et les pharmaciens ont été moins bête et ont dit non à cet idée qui émanait au départ du ministère lors des EGOS (tient, encore un lieu ou la FSDL n'était pas présente :-))...
Maintenant, wait and see, la décision n'appartient pas aux syndicats. Sauf pour informer la profession de cette tromperie !
26/10/2010 à 18h01
Tu confonds tutorat et année civique !
Le tutorat est très courant chez les médecins et personne ne s'en plaint, au contraire. ça fait même partie des critères préférentiels dans les maisons de santé pluridisciplinaires.
26/10/2010 à 18h16
C'est incroyable, cette manie qu'ont certains d'agiter un chiffon rouge dans le but de se faire peur.
Où lit-on dans ce texte le mot "obligatoire" qu'il y a dans le titre du fil ?
Pire : ce serait impossible de faire une transition vers "l'obligatoire" : on doit les inventer, ces fauteuils, créer des cabinets dans la cambrouse, avec quel argent ? Et on ne peut pas juridiquement imposer une présence d'un "obligatoire-civique" à un praticien qui est patron de sa boite !
C'est du délire. Je serais syndicaliste, j'irais moi aussi à la pêche pendant ces réunions.
Si on veut se faire peur, il vaut mieux aller voir paranormal activity 2.
C'est un texte qui est sur la base du volontariat, et qui a pour but de travailler, si on veut, dans de l'humanitaire ou du philanthropique, c'est écrit, non ?
Quant au tutorat, c'est un autre sujet, complètement différent, pour mettre un étudiant en fin d'études en contact direct avec le monde du travail. C'est plutôt bien... quand on a un bon tuteur.
Il y a beaucoup de MSP qui utilisent le tutorat, non pour "éduquer" un étudiant, mais pour lui faire découvrir un monde rural, et pour essayer de l'attirer dans une telle structure et dans une zone peu favorisée en professionnels de santé.
26/10/2010 à 18h38
Pour rappel, lors des études dentaires, tu as déjà une année de présence d'une demi-journée par semaine dans un cabinet en 4eme année, en sixième années la possibilité de travailler en salarié dans un cabinet et les collaborations à la sortie de la fac.
Le manque d'attrait des zones rurales a plus à voir avec la féminisation de la profession. Une femme aura bcp plus de mal à trainer son maris à un endroit où il ne trouvera pas de travail pour en faire un homme au foyer (le maris avant avait une femme au foyer pour s'occuper des gosses) et ira plus difficilement dans des zones où le suivis gynécologique et des grossesses sont de moins en moins bien assurés par l'État pour des raisons purement budgétaires.
Après tu as plein de temps disponible en sixième année pour expliquer la gestion d'un cabinet. Mais là, la sécurité sociale risque de déchanter par rapport à l'accès au soins si tous les jeunes diplômés se mettaient à appliquer la méthode binhas à la sortie de la fac. Pour qu'un cabinet soit rentable aujourd'hui, il ne doit pas faire de l'humanitaire avec les cotations désuètes de la sécurité sociale.
26/10/2010 à 18h56
barbabapat écrivait:
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une femme ira plus difficilement
> dans des zones où le suivis gynécologique et des grossesses sont de moins en
> moins bien assurés par l'État pour des raisons purement budgétaires.
>
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pas seulement budgétaire.
En dessous d'un certain nombre d'actes par an on est moins performant donc on regroupe des petits hôpitaux sans moyen de réanimation néo-nat par exemple .
26/10/2010 à 19h39
Non Mr Ameli, je ne confonds rien dut tout. Quand on ne connait pas les sujets on avances rien : jeconnais bien le bébé de la commission démographique du CNO.
- En 1, l'Ordre observant qu'ailleurs un "stage" ou "tutorat" d'une à 2 années est réalisé à la fin du cursus veut la même chose pour nos "jeunes"
C'est vrai à peu de chose près qu'en Belgique c'est 5 annnées d'études + 1 année de stage et idem en Allemagne (2 années pour faire ses preuves).
C'est vrai qu'à peu de chose près ils ont les cabinets équipés de plusieurs fauteuils là bas...
- En 2, l'Ordre n'arrive pas à faire passer à la Conférence des Doyens (qui n'est qu'une association) l'idée de supprimer la 6ème année ou tout du moins de faire passer le stage actif de 3-4 mois (200 heures) à 6 mois / 1 an.
- En 3, l'Ordre avec l'UFSBD invite les syndicats (seul la CNSD et l'UJCD ont bien voulu y perdre leur temps) à discuter de ce projet de Tutorat alors même que tout été dit dans La Lettre.
- En 4, à une autre réunion, on invite les étudiants pour leur faire avaler le bébé en disant qu'il faut proposer quelques choses pour éviter les mesures coercitives.
- En 5, les étudiants foncent tête baissée et renomme ce projet de "tutorat" en année civique...
Sauf qu'entre temps, au mois de juin, R Bachelot a mis entre () les mesures coercitives.
Sauf que les syndicats, et cela aurait fait l'union tant proné par certains, n'aurait jamais laissé passer de telle mesure alors qu'on est les grands oubliés des réformes tant pronées par les études parlementaires...
Et pourtant, jeudi dernier, ces arguments étaients encore repris par Ordre, UFSBD (rajoutant une couche en disant que bientôt l'ARS aura le droit de vie ou de mort sur un cabinet), très peu par la CNSD pour faire passer le projet d'année civique "hors université" sans tenir compte des remarques de l'UJCD sur le fait que rien n'était réglé et que si les étudiants voulaient partir dans cette voie là, il fallait se donner du temps...
Mais apparemment, certains bien pensants ne veulent pas leur en laisser !
26/10/2010 à 20h06
mosquito écrivait:
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> barbabapat écrivait:
> --------------------
> une femme ira plus difficilement
> > dans des zones où le suivis gynécologique et des grossesses sont de moins en
> > moins bien assurés par l'État pour des raisons purement budgétaires.
> >
> --------------------------
>
> pas seulement budgétaire.
> En dessous d'un certain nombre d'actes par an on est moins performant donc on
> regroupe des petits hôpitaux sans moyen de réanimation néo-nat par exemple .
En même temps que l'on regroupe les petits hôpitaux, on développe l'accouchement en dehors des structures hospitalières, voir en développant le rôle des sages femmes.
Pour les quantités d'actes, si on reprend certains exemples, les personnels travaillent en partie sur deux hôpitaux, dont un dans une agglomération. Par contre ca coute plus cher de maintenir deux structures aux normes surtout au vue de l'évolution rapides des normes.
26/10/2010 à 20h16
Pfff...
L'Unecd a de tous temps servi à valider des idées des syndicats influents.
Il y a quelques années, ils trouvaient honteux que l'on puisse se spécialiser en dentaire, ne voyant dans l'internat qu'un bon moyen de rester encore un peu plus dans le giron universitaire. Puis ont fait volte face d'un coup.
On ne peut pas être réaliste et intelligent quand on est (pour la majorité) en D1. Quand on ne connaît pas le boulot, on ne connaît pas le boulot.
Bref négocier avec l'unecd... autant demander à son fils de 1 an quel lycée il choisit.
Pour ma part, en tant que professionnel de santé et pas commercial (la différence s'appelle la déontologie), je vois d'un très bon oeil que l'on cherche à s'occuper d'abord des zones à fortes demandes, plutôt que les nouveaux dentistes cherchent à aller coller des facettes ou à placer des blanchiments au centre de Paris, Lyon ou Bordeaux. Précisement là où on n'a pas besoin d'eux.
Je suis favorable à une double manoeuvre, l'incitation financière pour ceux qui servent à quelque chose du point de vue de la Santé Publique, et la taxation pour ceux qui préfèrent quand même le centre ville, totalement inutiles, toujours du point de vue de la Santé Publique.
C'est pas parce qu'on est plutôt d'accord avec un syndicat sur plein de points qu'on est obligés de l'être sur tout.
Et là je dis à l'UJCD (et à cyber!): proposez des trucs plus intéressants.