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neon led
26/10/2010 à 18h12
je voulais changer mes neons pour de sneons led, mais vu le truc, cela semble dangereux a long terme, non?
http://www.afssa.fr/Documents/AP2008sa0408.pdf
26/10/2010 à 19h18
Moi j'ai un scialytique à LED (FARO Alya) dont je suis très content, mais vu les mises en gardes adressées justement aux chirurgiens, ça me fait un peu flipper.
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FSDL, what else ?
26/10/2010 à 19h24
CONCLUSIONS DE L’EXPERTISE COLLECTIVE
Ils résultent :
• du déséquilibre spectral des LED (forte proportion de lumière bleue dans les LED
blanches) ;
• des très fortes luminances17 des LED (fortes densités surfaciques d’intensité
lumineuse émises par ces sources de taille très faible).
Risque lié à la lumière bleue :
Le risque d’effet photochimique est associé à la lumière bleue et son niveau dépend de la
dose cumulée de lumière bleue à laquelle la personne a été exposée. Il résulte
généralement d’expositions peu intenses répétées sur de longues durées. Le niveau de
preuve associé à ce risque est important.
Des arguments issus d’observations humaines et d’études expérimentales sur des
cultures cellulaires et sur différentes espèces animales convergent pour démontrer une
toxicité particulière des courtes longueurs d’ondes (bleues) pour la rétine. La lumière bleue
est ainsi reconnue pour ses effets néfastes et dangereux sur la rétine, résultant d’un stress
oxydatif cellulaire.
Les effets aggravants de la lumière bleue sur la dégénérescence maculaire liée à l’âge
(DMLA) sont fortement soupçonnés et issus d’observations convergentes sur des modèles
expérimentaux. Les études épidémiologiques réalisées à ce jour n’ont pas permis de
conclure du fait de leur manque de précision sur l’évaluation de l’exposition et sur les
données relatives à la prédisposition individuelle.
Trois populations plus particulièrement sensibles au risque ou particulièrement exposées à
la lumière bleue ont été identifiées :
• les enfants (en raison de la transparence du cristallin) et les personnes aphakes
(sans cristallin) ou pseudophakes (cristallin artificiel) qui ne filtrent pas (ou peu) les
courtes longueurs d’ondes (notamment la lumière bleue) du fait de leur cristallin ;
• les populations sensibles à la lumière : patients atteints de certaines maladies
oculaires (par exemple la DMLA) et cutanées, patients consommant des substances photo-sensibilisantes, etc. pour lesquels la lumière bleue peut être un
facteur aggravant de leur pathologie ;
• les populations particulièrement exposées aux LED (certaines populations de
travailleurs : installateurs éclairagistes, métiers du spectacle, etc.) qui sont
soumises à des éclairages de forte intensité, et sont donc susceptibles d’être
exposées à de grandes quantités de lumière bleue.
Risque lié à l’éblouissement :
En éclairage d’intérieur, il est admis qu'une luminance supérieure à 10 000 cd / m²18 est
visuellement gênante quelle que soit la position du luminaire dans le champ visuel. En
raison notamment du caractère ponctuel de leur surface d’émission, les LED peuvent
présenter des luminances 1 000 fois plus élevées. Le niveau de rayonnement direct de ce
type de source peut ainsi largement dépasser le niveau d’inconfort visuel, bien plus
qu’avec les éclairages dits « classiques » (halogènes, lampes basses consommation).
Autres risques liés à l’exposition aux LED :
D’autres risques potentiels sont évoqués par les experts comme la perturbation des
rythmes circadiens (horloge biologique) et les effets stroboscopiques (fluctuation de
l’intensité de la lumière imperceptible visuellement).
En matière d’usage, d’information et de traçabilité
Dès à présent et dans l’attente de la mise en oeuvre d’un cadre réglementaire adapté,
l’Anses recommande d’informer le consommateur des risques sanitaires liés à l’usage des
systèmes d’éclairage par LED.
Considérant :
• les risques avérés d’une exposition aiguë à la lumière bleue et les incertitudes
quant aux effets d’une exposition chronique à de faibles doses, ainsi que les
incertitudes quant aux effets sur l’horloge biologique et la diminution de la
contraction pupillaire ;
• l’existence de populations sensibles à la lumière en général (enfants, aphakes,
pseudophakes, patients atteints de certaines maladies oculaires et cutanées,
patients consommant des substances photo-sensibilisantes, etc.) ;
l’Anses recommande :
• d’éviter l’utilisation de sources de lumière émettant une forte lumière froide (lumière
riche en couleur bleue) dans les lieux fréquentés par les enfants (maternités,
crèches, écoles, lieux de loisirs, etc.) ou dans les objets qu’ils utilisent (jouets,
afficheurs lumineux, consoles et manettes de jeu, veilleuses nocturnes, etc.) ;
• d’informer les patients sous médicaments photo-sensibilisants des risques liés à
l’exposition à la lumière riche en couleur bleue.
bref, pas top en l'etat actuel des teschnologies.