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A proposer aussi à la prochaine convention
04/01/2011 à 12h42
http://www.groupe-galilee.fr/msp/images/stories/documents/vie_msp/nvx_modes_remuneration/HEBDO_2514_20101202.pdf
"Comment fonctionnent
les nouveaux modes de
rémunération ?
Dr P.d.H. C’est de la rémuné-
ration pour du temps de
coordination. Passer une
heure entre médecins
toutes les semaines
pour travailler sur les
dossiers partagés, pour
échanger et se former
par l’échange de pratiques ; pour faire
des réunions de coordination avec les
infirmières, pour le temps de travail
autour d’un dossier avec le kiné, l’infirmière ou le pharmacien, voire avec
toute l’équipe pour un cas complexe
de maintien à domicile, par exemple.
Tout ce que font, bien souvent, beaucoup de généralistes et de professionnels de santé, mais presque sous
forme de bénévolat, à leur temps
perdu. En règle générale, au bout
d’un moment, la bonne volonté
s’épuise. A partir du moment où on
le formalise avec un mode de rémunération, on est obligé de le mettre
sous forme organisationnelle, de le
coucher sur le papier et, donc, on ré-
munére une personne qui va coordonner les agendas, organiser les réunions et établir l’ordre du jour. "
C'est super aussi ça, pour améliorer la santé publique de notre pays, il existe de nouveaux modes de rémunération, qui paient le temps passé à discuter d'un cas avec les autres acteurs du traitement des patients, l'informatisation des cabinets par une sécrétaire dédiée à cette tâche, le management du personnel, etc, etc...
Mais vous, dentistes, en petits commerçants, nos vous ne voulez pas améliorer la santé publique, vous préférez faire tout cela gratuitement et vous faire payer en faisant des gros devis, vous n'en voulez pas des subventions pour améliorer la santé publique, bande de petits commerçants.
04/01/2011 à 20h15
+ 50 000
> Mais vous, dentistes, en petits commerçants, nos vous ne voulez pas améliorer la
> santé publique, vous préférez faire tout cela gratuitement et vous faire payer
> en faisant des gros devis, vous n'en voulez pas des subventions pour améliorer
> la santé publique, bande de petits commerçants.
>
05/01/2011 à 12h42
Je ne saisis pas la remarque.
A moins que je me trompe lourdement, une rémunération n'est pas une subvention.
Ces NMR ont l'inconvénient d'être expérimentaux. Il faudra attendre leur évaluation pour juger de leur pertinence, et rien n'est acquis. Beaucoup de praticiens qui les touchent formulent des critiques, dont certaines à mon avis justifiées.
Il est fort probable qu'ils seront donc revus et ajustés, non à la baisse, mais en prenant des critères complémentaires.
Le forfait à la pathologie, par exemple, présente des inconvénients : il est trop ciblé et ne tient aucun compte des multi-pathologies de nos ainés.
Quoiqu'il en soit, les premiers retours sont globalement très positifs, malgré les inévitables petites bourdes, et il n'est pas envisagé de revenir en arrière. L'expérience doit conduire à des ajustements.
Afin de ne pas se faire accuser de manipulation, ou d'avoir une vision exclusivement comptable de la santé, on note avec plaisir que certains des acteurs cités (tous libéraux) dans cet article font partie des groupes de travail tant sur les NMR que sur les MSP.
Ce serait une erreur grossière de la part des négociateurs conventionnels de négliger cet aspect, car tout le monde peut être gagnant. Financièrement, et en terme d'image (grace à la médicalisation), la profession peut y gagner. La sécu aussi, grace à des économies dues à la prévention (exemple simple : l'éducation thérapeutique, les cours d'hygiène ou les conseils diététiques, le suivi systématique des chroniques, etc).
Il est exact, par contre, que ces "économies" sont très difficilement chiffrables, et que tant qu'elle manquera de données précises, l'administration avancera très prudemment. Pareil pour les difficultés à évaluer le résultat. Mais le mouvement est lancé, et il y a de la marge, personne ne le nie.
05/01/2011 à 16h33
ameli écrivait:
---------------
> Je ne saisis pas la remarque.
Je vais t'expliquer:
ameli écrivait:
> La profession n'a besoin d'aucun coup de pouce extérieur pour choisir la voie de
> la marginalisation médicale.
> Elle le fait très bien toute seule.
> Quand on ironise sur la santé publique, quand on promeut des mesures contraires
> à l'accès aux soins, quand on rechigne à la permanence des soins, quand on
> considère être une profession de deuxième recours comme un spécialiste, quand on
> hésite à partager les MSP avec les autres (qui seraient "différents" !!!), quand
> on demande des sorties conventionnelles, on se marginalise.
>
> C'est un fait : la profession est marginalisée. Elle s'est isolée des autres
> professions médicales.
Keyser Söze écrivait:
> Je crois que tu confonds causes et conséquences, du haut des remparts ton
> château fort.
>
>
> C'est le cadre conventionnel de notre exercice, unique dans les professions
> médicales qui nous a isolés.
>
> Notre situation unique nous a fait développer des moyens de défense uniques.
>
> Quand on "ironise sur la santé publique", c'est parce qu'on est confrontés
> chaque jour à l'agressivité à peine masquée de nos patients face à l'absence de
> remboursements des traitements dentaires en France.
> Seul moyen de défense possible: "les patients sont responsables de leur
> pathologies bucco-dentaires, il est logique qu'ils paient pour leur négligence".
>
>
> Quand on "rechigne à la permanence des soins", c'est parce qu'on est confrontés
> chaque jour au mépris de nos amis médecins et de certains patients vis à vis de
> nos "prétentions médicales" (voir le sujet "médecine dentaire?"). Preuve
> objective : la C à 21€ (bien négligeable dans notre CA mais ô combien
> emblématique de notre situation (sans parler des gardes non rémunérées)).
> Seul moyen de défense possible: "nous ne voulons pas les inconvénients d'une
> profession médicale quand nous n'en avons pas les avantages".
>
> Quand on "hésite à partager une MSP avec les autres", plus exactement avec des
> médecins généralistes, c'est parce qu'on ne supporte pas leur envie de
> domination sur toutes les autres professions médicales (spécialistes compris),
> qui elles, dépendent de leurs prescriptions et de leur bon bouloir à leur
> adresser des patients, ce qui n'est pas notre cas.
> Seul moyen de défense possible: "Puisque les MG veulent jouer les chefs dans les
> MSP, qu'ils y jouent sans nous et donnent leurs instructions à leurs larbins
> tranquillement(il faut avoir bossé dans une MSP pour percevoir cela, pas juste
> visiter la salle de réunion en s'extasiant sur le vidéo-projecteur). Nous
> n'allons pas ajouter cette contrainte aux multiples contraintes spécifiques que
> nous subissons déjà."
>
> Quand on "demande des sorties conventionnelles", c'est parce qu'en en a ras le
> bol de cette convention qui nous met mal à l'aise chaque jour et engendre un
> stress unique parmi les professions médicales: demander de l'ARGENT, encore et
> encore à nos patients, dans un pays où tout est "remboursé", "pris en charge",
> il y a même des "coaches" payés à prix d'or pour aider ceux qui n'assument pas
> cela, certains deviennent même "endodontistes exclusifs", ou "parodontologistes
> exclusifs pour que la vente soit faite par les correspondants. (aucun coach dans
> aucune autre PS, la faute des dentistes aussi?)
> Seul moyen de défense possible: raconter n'importe quoi pour se défouler, comme
> prétendre qu'il est
Tu sais aussi bien que moi qu'il n'y a pas d'argent pour nous:
http://www.eugenol.com/sujets/391432-chatiment
C'est aussi simple que ça.
Quand tu écris que notre profession s'est marginalisée, tu la compares aux médecins, qui eux auraient utilisé la bonne méthode, ce n'est pas vrai. Je peux dire que c'est faux autant que toi tu dis que c'est vrai, il n'y aucune base objective pour démontrer l'une ou l'autre des thèses.
Je le répète, tu confonds causes et conséquences.
Les dentistes, même les représentants syndicaux sont à mille lieux de connaître tous les avantages des médecins, tellement ils sont inimaginables, ils demandent bien moins que ce qui semble être facile à donner aux médecins, avec qui tu proposes de t'allier, et qui adoptent selon toi une bonne stratégie:
http://www.eugenol.com/sujets/391435-a-proposer-a-la-prochaine-convention
Que penses-tu de ça?
En as-tu entendu parler une seule fois dans les média de ces remplacements payés deux fois par l'Etat, au moment où la sécu et l'Etat doivent diminuer les frais...
Je sors ce truc, parce qu'à chaque fois, on vient nous donner des leçons, mais j'attends qu'on m'envoie une secrétaire payée par l'Etat pour informatiser mon cabinet, qu'on me paie tout mon système informatique, une salle payée par l'Etat pour y mettre une hygiéniste payée par l'Etat (cf l'éducation thérapeutique) et après on pourra commencer à ne plus "ironiser" sur tous ces avantages qu'on n'a pas, nous obligeant à nous adapter pour faire survivre nos cabinets.
Le plus insupportable est que ces mêmes MG pourris gâtés, comme toi tu le fais en permanence, viennent critiquer ces "aménagements" que l'on invente pour survivre ("accès aux soins", "méchants méchants", "c'est pas normal"...) alors qu'ils n'ont pas eux à faire cet effort puisque l'Etat leur donne la becquée en permanence.
C'est le monde à l'envers.
Imagines-tu un fonctionnaire payé à rien foutre (ou à faire des choses inutiles en étant persuadé qu'elles le sont) venir titiller un boulanger qui se lève à quatre heures du mat pour aller bosser sur le fait qu'il ne veut pas vendre ses baguettes gratuitement et qu'il gagne autant d'argent que lui, voire plus et blablabla.
Il se ferait sacrément envoyer chier par ledit boulanger.
Qu'on ne nous file pas de pognon est une chose, on s'adapte pour le trouver là où il est.
Mais qu'on nous lâche la grappe au sujet de nos moyens de survie, sinon c'est la double peine.
Une fois de plus tu es dans ton rôle, tout le monde n'est pas dupe: on ne veut pas donner de pognon pour le dentaire parce qu'on considère que c'est de la merde. Soit. Mais foutez-nous la paix avec vos leçons, c'est la moindre des choses.
Finalement ta seule objection valable est de préciser la différence entre une subvention et les MNR, bravo!
On peut appeler ça "perfusion", "vivre au crochet", "nourri au sein", "attendre la becquée" ça permet de paisiblement cracher sur ceux qui chassent pour trouver leur pitance quotidienne.
L'oisillon de coucou qui piaille:" monsieur le faucon, pourquoi faites-vous du mal à ces pauvres campagnols?"
Sélectionne ce que tu veux, as usual, pour répondre.
Tiens on t'a posé une question ici aussi:
http://www.eugenol.com/sujets/391444-depassement-pour-un-dc40?page=1#post_532538
les stomatos secteur 2 t'en penses quoi, ils sont méchants eux aussi, cons et commerçants?
05/01/2011 à 17h41
Keyser Söze écrivait:
---------------------
> Quand tu écris que notre profession s'est marginalisée, tu la compares aux
> médecins,
Evidemment, devrais-je la comparer aux coiffeurs ?
Non, je pense (mais ce n'est que mon avis) que nous sommes une profession médicale, et je fais la comparaison avec l'acteur majeur du monde médical : le médecin.
Il est vrai que je regrette (et je le pense vraiment) que nous ayons choisi la voie de l'isolement, alors que tout, et dans tous les pays, devrait nous pousser à un rapprochement.
Que tu aies eu des expériences malheureuses dans une colaboration avec les médecins ne t'autorise pas à généraliser ton cas. J'ai des dizaines d'expériences favorables dans mes cartons.
> Je le répète, tu confonds causes et conséquences.
Je ne confonds pas, je pense que c'est secondaire. Cette marginalisation est un fait. Qu'elle ait été subie ou qu'elle soit volontaire n'empêche pas le fait. Mais ça me désole qu'on devienne des commerciaux avec autant de facilité, voire de bonne humeur.
L'important est notre propre volonté et notre discours.
L'état fait les yeux doux au médecin, lui offre des cadeaux, c'est vrai mais pourquoi ? Pas seulement parce qu'il vote, mais aussi parce qu'il assume un rôle de premier recours, qu'il est à la base du système. Certains de ces cadeaux sont rentables pour la sécu par une meilleure efficience ou simplement pour le service rendu.
Nous refusons ce rôle, nous considérons être des spécialistes de deuxième recours. Nous n'aurons donc pas de cadeaux, efficients ou pas. On nous a peut être placé ailleurs, ou nous nous sommes placés de bonne grace ailleurs, dans un autre monde que le monde médical, mais ça va nous nuire : les infirmiers, sages-femmes ou kinés vont mieux s'en sortir que nous.
Je pense que le progrès technique (indiscutable) de notre profession nous a enflé la tête, et que nous avons oublié d'assumer notre rôle de "santé", de soins, etc.
Il est vrai que la sécu ne nous a pas aidé, mais la raison n'est pas suffisante.
Il faut maintenant siéger, occuper le terrain du premier recours, aller à la base, au charbon, se former aux matières "médicales" et créer un lien avec les médecins, car ce sont eux qui vont mener la danse. Et il vaut mieux avoir un bon partenaire que danser seul.
> Tiens on t'a posé une question ici aussi:
> http://www.eugenol.com/sujets/391444-depassement-pour-un-dc40?page=1#post_532538
> les stomatos secteur 2 t'en penses quoi, ils sont méchants eux aussi, cons et
> commerçants?
Oui.
Et en plus, ce sont des para-dentistes, plagiaires et inutiles. Je connais des fonctionnaires bien plus utiles qu'eux.
05/01/2011 à 18h54
ameli écrivait:
---------------
> Que tu aies eu des expériences malheureuses dans une colaboration avec les
> médecins ne t'autorise pas à généraliser ton cas. J'ai des dizaines
> d'expériences favorables dans mes cartons.
N'hésite pas à faire intervenir ici un confrère ravi de partager des locaux avec des MG, depuis leurs cartons, on les entend mal...
Ici, en tout cas unanimité pour dire que ça ne marche pas:
http://www.eugenol.com/sujets/390034-les-m-s-p-maisons-de-sante-pluri-professionnel?page=1
IRL, même chose.
>
Cette marginalisation est un
> fait. Qu'elle ait été subie ou qu'elle soit volontaire n'empêche pas le fait.
Ah, on progresse, elle pourrait avoir été subie maintenant...
> Mais ça me désole qu'on devienne des commerciaux avec autant de facilité, voire
> de bonne humeur.
Finalement non, tu commences à redire n'importe quoi.
J'ai l'impression que tu ne connais pas la profession, discute un peu et tu constateras que l'aspect commercial du métier est le motif principal du malaise des CD et peut dans les cas extrêmes induire une reconversion, alors ta "bonne humeur"...
As-tu oublié les remarques de tes patients en libéral, l'insoutenable tension de la vente d'un plan de traitement?
> Il est vrai que la sécu ne nous a pas aidé, mais la raison n'est pas suffisante.
Si, c'est TRES largement suffisant.
> Il faut maintenant siéger, occuper le terrain du premier recours, aller à la
> base, au charbon, se former aux matières "médicales" et créer un lien avec les
> médecins, car ce sont eux qui vont mener la danse. Et il vaut mieux avoir un bon
> partenaire que danser seul.
>
CONCRETEMENT, tu proposes quoi pour ce faire?
05/01/2011 à 18h59
ameli écrivait:
---------------
Pas seulement parce qu'il vote, mais aussi parce qu'il assume un rôle
> de premier recours, qu'il est à la base du système.
> Nous refusons ce rôle, nous considérons être des spécialistes de deuxième
> recours.
Tu pourrais donner un exemple CONCRET d'une attitude de praticien de "second recours" et celle d'un praticien de "premier recours" pour ce cas clinique:
http://www.eugenol.com/sujets/391379-panoramique
Je ne comprends pas bien le concept...