Cookie Consent byPrivacyPolicies.commardi 12 avril à l'assemblée (2 ème séance) - Eugenol

mardi 12 avril à l'assemblée (2 ème séance)

Don quichotte xrbqem - Eugenol
Don Chicot

14/04/2011 à 13h04

extraits:

Mme Valérie Boyer, …..La proposition de loi souhaite également garantir une meilleure information et un meilleur accès aux soins des patients, en particulier en assurant une plus grande transparence sur l’origine et la fabrication des prothèses. Nous en avons longuement débattu. Je souhaite vivement que nous trouvions un compromis respectueux à la fois du travail des chirurgiens-dentistes et des professionnels de santé et du droit à l’information des patients. Il ne s’agit pas de dire qu’il y a des bons d’un côté et des méchants de l’autre, mais de trouver un compromis qui permette de valoriser l’acte dentaire et d’informer les patients que la prothèse ne représente que 10 à 15 % du coût de l’acte. Il faut tout dire et valoriser le travail de nos chirurgiens-dentistes. Il n’a jamais été dans nos intentions de réduire l’acte prothétique à l’achat de prothèses, loin s’en faut……..

M. Marc Bernier. …..
L’article 6 traite de l’obligation d’information préalable du patient par les professionnels de santé libéraux sur le coût et le remboursement des dispositifs médicaux, et notamment des prothèses dentaires. Ce sujet est un serpent de mer qui revient régulièrement devant nos assemblées et qui donne lieu à un dialogue de sourds. Les associations de consommateurs bataillent pour que le patient soit informé sur le prix d’achat des prothèses, considérant qu’il y a un trop grand écart entre ce prix et le coût final. Le but est vertueux mais le moyen inadapté par méconnaissance. Permettez à l’ancien chirurgien-dentiste que je suis d’expliquer quelques principes clairs.
Le fond du problème vient du remboursement complètement inadapté des soins prothétiques dentaires. Tout le monde peut comprendre que, depuis 1946, les soins et les matériaux ont évolué : on est loin des couronnes en acier ! Parallèlement, les investissements des professionnels et les charges ont, eux aussi, beaucoup évolué. S’obstiner sur le coût de la prothèse est inepte, car les actes réalisés par les chirurgiens-dentistes sont des actes médicaux globaux, y compris la réhabilitation prothétique.
Que l’on cesse de comparer les chirurgiens-dentistes aux opticiens, qui reçoivent les verres tout faits, ou aux audio-prothésistes, qui se contentent de poser l’appareil dans l’oreille ! On entretient une confusion par l’utilisation de termes commerciaux, alors qu’il s’agit d’une profession médicale reconnue, qui joue un rôle primordial dans la santé publique.
Les chirurgiens-dentistes respectent déjà, depuis 1976, l’obligation d’information préalable de leurs patients, par un devis détaillé, pour les actes à entente directe ou non remboursables par l’assurance maladie obligatoire. En revanche, il est évident qu’il faut être transparent sur l’origine des prothèses et sur la traçabilité, pour des questions de sécurité sanitaire, tout le monde en convient, même les professionnels. Donnons donc suite à ce principe de traçabilité et restons-en là, comme l’ont fait les sénateurs.
Je m’élève contre les affirmations qui laissent à penser que cette disposition est soutenue par la profession alors qu’elle est rejetée à l’unanimité par les organismes membres de l’Association dentaire française, qui regroupe plus de vingt-cinq associations nationales.
Enfin, l’amendement, introduit à l’article 22, légalisant la modulation des prestations des mutuelles ayant créé des réseaux fermés, donne aux mutuelles un pouvoir discrétionnaire évident, alors que leurs choix ne sont pas forcément fondés sur la qualité.
Voilà, mes chers collègues, les différents points sur lesquels je voulais insister. Ce texte montre, une fois de plus, combien légiférer est délicat. Il nous faut défendre l’intérêt général tout en permettant aux professionnels de vivre de leur exercice et de pratiquer ce qui doit rester une vocation : soulager et améliorer la vie quotidienne de leurs patients. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)…..



Avatar m3f7ri - Eugenol
le chamane

14/04/2011 à 14h16

il faut lui donner une médaille à ce confrère !


Roger federer 300x217 eqdnuv - Eugenol
Patatrasse

14/04/2011 à 16h45

En attendant la médaille ,je vous propose un petit mot de remerciement à son intention ,histoire de marquer le coup,car ce n'est pas tous les jours qu'un confrère député nous défend de la sorte.

son mail:
marc point bernier 53 arobase wanadoo point fr


dr.demolay

14/04/2011 à 17h05

le mail est parti


Avatar 46 aoi1yc - Eugenol
HononLulu

14/04/2011 à 17h14

Ça, c'est fait. Merci à toi de nous communiquer son mail, Patatrasse.


X ray 03 medium zvq18j - Eugenol
cyber_quenottes

14/04/2011 à 17h17

Monsieur le Député, cher confrère,

J'ai lu et relu le contenu de votre intervention à l'assemblée.

Pas de long discours, qui vous ferait perdre votre temps,

mais simplement "Merci, Merci, et encore Merci"

Cyber_quenottes
Chirurgien dentiste
libéral
ville de trouducul


Img 3657 cwjvqm - Eugenol
alapex

14/04/2011 à 17h23

Yo .


Image 4 lrchtq - Eugenol
Alain

14/04/2011 à 18h43

reprise du débat à l'Assemblée le 3 mai...


Ico v for vendetta08 jzhpep - Eugenol
Ratinox

14/04/2011 à 20h00

Envoyé :

Merci cher confrère d'avoir exposé la situation telle qu'elle est et non comme les groupes d'assurance aiment à la présenter en utilisant les associations de consommateurs en faire-valoir.

Nous ne faisons depuis quelques temps jusqu'à présent que nous défendre mais je ne vous cache pas que la colère gronde surtout chez les plus jeunes où situation inédite, beaucoup ont du mal à joindre les deux bouts et doivent supporter l'image de nantis que leur donne leur entourage familial, amical et professionnel.
Mes débuts il y a treize ans ont été difficiles et ceux des nouveaux sont loin d'être meilleurs, d'où l'attrait croissant vers un exercice salarié en "centres" où sous couvert d'une image sociale et de la protection que confère le salariat, l'art dentaire n'a plus d'art que le nom et devient du fast-tooth semblable aux enseignes de la malbouffe. Ce qui est au passage un mauvais calcul en termes d'économie de santé publique.

Un merci confraternel et chaleureux.


Roger federer 300x217 eqdnuv - Eugenol
Patatrasse

15/04/2011 à 13h32

On peut dire qu'il mérite une statue notre cher député.
Ci dessous ,les quelques mails que nos confrères lui ont envoyé:


Merci mon cher confrère

Vous avez par votre réponse au moins démontré qu’un parlementaire chirurgien dentiste n'a pas oublié sa profession d'origine et qu’il ne sombre pas dans la démagogie du "socialement correct".

Je souhaite que vous vous fassiez de la même manière le porte parole des défenseurs du dossier mutualité pour lequel la FSDL a obtenu un jugement de la cour de cassation , jugement qui semble être occulté et ignoré par les syndicats signataires ; CNSD tout particulièrement(mais ceci ne doit pas vous étonner , dèjà en 1977, CNSD c'était: "couchons nous sans discuter", et enfonçons par tous les moyens les tenants du "D à 10 F." ) . Syndicats qui vont signer et défendre des protocoles avec les mutuelles , protocoles qui privent les patients et les praticiens de leur liberté de choix et de pratique ; vous avez , à nos cotés , un travail considérables à faire vis-à-vis de vos collègues UMP : DOOR et BURH respectivement cardio et chirdent qui sont en train de vouloir socialiser la dentisterie et la médecine.

Je ne parlerai pas de la loi Bachelot qui est un déni de démocratie, les URPS ne donnant aucun pouvoir de décision aux professionnels, sinon une socialisation future de la médecine et de la dentisterie. Vous avez du travail sur la planche pour défendre avec nous le libéralisme, monsieur le député , et je vous en remercie vivement

Dr XXXXXXXXX


Notre confrère Alain P. nous a fait part de votre intervention auprès de Madame VALERIE BOYER.

Je vous dis toute ma gratitude pour ce que vous faîtes et pour ce que vous pourrez continuer de faire afin que cet amendement discriminant soit rejeté.

Merci mille fois, avec mes très confraternelles salutations

Dr YYYYYYYYYY




Monsieur le Député, Cher Confrère,


Un grand MERCI pour la justesse et la clairvoyance de votre intervention s’agissant de l’article 6 de la « loi Fourcade », rectifiant l’inutilité de l’article 57 de la loi HPST et son inapplicabilité dans la pratique.



Je vous confirme que vos propos ont mis un peu de baume au cœur des chirurgiens-dentistes qui sont las des attaques, tant réglementaires que médiatiques, de ces derniers mois.



Félicitations aussi pour avoir souligné le danger que pourrait représenter l’article 22 de la loi en discussion. En permettant aux mutuelles de pratiquer des remboursements différenciés selon les praticiens, l’addenda proposé bouleverserait les principes mutualistes qui prévalent jusqu’alors, savoir :

-à cotisations égales, prestations égales,

-libre choix du praticien par le patient.

L'égalité et la Liberté font effectivement partie de la clé de voûte de notre république, ainsi que le rappelle l’article 2 de la Constitution



Donc MERCI encore aux noms de nos patients(es) et des praticiens.



En vous assurant de mon profond respect et de mon soutien, je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de mes Confraternelles salutations.

Dr ZZZZZZZZZZZ








ameli

15/04/2011 à 14h48

> Dr XXXXXXXXX écrivait:
--------------------
les URPS
> ne donnant aucun pouvoir de décision aux professionnels, sinon une socialisation
> future de la médecine et de la dentisterie.

Vision assez étonnante !
C'est l'état qui est constitutionnellement responsable de la santé publique, mais ce sont les professionnels de santé qui devraient prendre les décisions ? Y aurait pas comme une contradiction ?
C'est vraiment n'importe quoi !
Que les professionnels soient consultés, c'est normal, mais c'est à l'état de décider. Pourquoi devrait-on confier l'organisation d'un système aux seuls professionnels ? ce confrère n'y voit pas de conflit possible, entre ses intérêts propres et l'intérêt des patients ?
Autant je comprends (et je souhaite) que les syndicats défendent leurs adhérents, autant je n'admets pas qu'ils s'attribuent des prérogatives politiques ; que ce soit pour des syndicats types CGT ou médicaux-dentaires. Leur rôle est d'influencer, pas de décider.
La politique de santé, c'est de la politique, et pas autre chose. Le pouvoir de décision, c'est le rôle du politique.
Si les ARS construisaient les SROS hospitaliers en fonction des seules volontés des médecins, non seulement on serait touchés-coulés financièrement, mais en plus ce serait un retour aux guerres de clochers, mandarinat, et petits despotes médicaux locaux.


Ico v for vendetta08 jzhpep - Eugenol
Ratinox

15/04/2011 à 15h28

Le dirigisme, valeur très chère à Améli...
Oui, pourquoi pas un plan quinquennal comme les assénait le petit père des peuples ?

La politique de la santé, c'est s'occuper de la santé avant d'en faire de la politique.

Je soigne mes concitoyens pas les politiques ni les membres des ARS dont tu fais partie Améli.

Mais cette réflexion est typique de la vision hautaine avec laquelle nous sommes perçus : comme des pions. Pas des êtres humains voulant décemment vivre de leur travail.

En ce sens je rejoins ton entrain soviétisant de lutte des travailleurs.

Si nous nous battons pas, toi, les ARS, les politicards et les syndicats retors vont tous nous liquider.


king_zoulou

15/04/2011 à 15h42

ameli écrivait:
---------------

> Si les ARS construisaient les SROS hospitaliers en fonction des seules volontés
> des médecins, non seulement on serait touchés-coulés financièrement

Tu m'expliques la différence avec la situation actuelle ?

mais en
> plus ce serait un retour aux guerres de clochers, mandarinat, et petits despotes
> médicaux locaux.

Je préfère les querelles de clochers entre personnes compétentes aux querelles de clochers entre haut-fonctionnaires déconnectés de la réalité.


ameli

15/04/2011 à 17h50

king_zoulou écrivait:
---------------------
> Je préfère les querelles de clochers entre personnes compétentes aux querelles
> de clochers entre haut-fonctionnaires déconnectés de la réalité.

Dans nombre de régions, le système hospitalier souffre des conséquences de ces querelles entre petits dictateurs locaux. Il suffisait qu'un hosto, sous l'influence d'un chirurgien, crée un service de nephro, pour que l'hopital voisin, jaloux, fasse de même. Dans le MCO (médecine-chirurgie-obstétrique), on est arrivé ainsi à des situations caricaturales.
Résultat : salles d'op inoccupées, les 2 services en concurrence sont inefficaces, vides, et sont des gouffres financiers que le contribuable tente de remplir. On le voit bien, chaque petite ville veut sa maternité ! Or, il faut arbitrer froidement, et parfois, sans états d'âmes, sinon, tout s'écroule.
Il a donc fallu que l'administration, dans sa dureté froide, mette le hola, pour mieux répartir l'offre de soins, supprimer les concurrences inutiles, et centraliser les ressources humaines sur un seul site. Jamais elle n'a fait ces rapprochemments sans l'avis des médecins ou d'experts, car les enjeux sont tels que l'erreur est interdite.
Si tu penses que les ARS sont des royaumes de hauts fonctionnaires, détrompe-toi ; ce sont des spécialistes qui connaissent très bien leur job, et connaissent les forces et faiblesses de chaque structure sanitaire. Mais ils ne sont pas là pour faire plaisir à l'un ou à l'autre.

On est en phase de rédaction des SROS. Cette rédaction est commune, jamais un chef de projet SROS n'écrira seul, en fonctionnaire, le SROS dont il a la charge.
Dans mon groupe SROS odonto, essentiellement hospitalier (puisque c'est le seul opposable), j'ai réuni des experts dont je ne doute pas de la compétence : 4 hospitaliers (dont 1 universitaire), 5 libéraux (dont 2 ordinaux et 2 URPS), 1 gestionnaire de centres de soins, 1 éducateur spécialisé (dentiste aussi).
Dire que les projets sont déconnectés de la réalité, faut oser ! Ce sont ces experts qui vont valider (j'espère) ce que j'écrirai, et je réécrirai jusqu'à ce que ce soit validé.
N'empêche qu'à un moment, faudra décider et s'engager. La décision finale doit être prise par celui qui finance et qui endosse la responsabilité : l'état.
C'est un peu facile de faire les faut-qu'on, y a qu'à, quand on ne prend pas la responsabilité.


Roger federer 300x217 eqdnuv - Eugenol
Patatrasse

15/04/2011 à 20h06

c'est très joli tout ça Ameli ,mais ôtes moi d'un doute :
comment se fait il que dans ces belles Agences Régionales de Santé, on n'est même pas fichu d'obtenir un budget auprès des ministères concernés pour ne serait ce que faire fonctionner les URPS des chirurgiens dentistes fraichement élus ???????
On organise de belles élections pour nos confrères, on leur explique qu'ils vont participer activement à la politique de santé au sein d'une structure adéquate ,j'ai nommé les URPS, et puis on leur demande de voter pour un bureau avec Président ,trésorier et secrétaire, de déposer des statuts,de louer une salle pour leurs réunions ,d'ouvrir un compte un banque voir d'embaucher une secrétaire et tout ceci gratuitement, ah non ,pardon ,avec l'argent personnel des élus,c'est encore mieux.
Il faut combien de temps pour organiser des élections à la va vite, dans lesquelles 1/5ème des bulletins de vote se sont égarés (dépouillement 24 heures après la proclamation des résultats pour certains, même en côte d'Ivoire,ils n'ont pas osé faire cela !) et combien de temps pour débloquer un budget nécessaire à un tout petit semblant de fonctionnement de ces assemblées constituées de confrères qui prennent sur leur temps du cabinet pour satisfaire les lubies de quelques technocrates grassement rémunérés par nos impôts ??????

J'attends ta réponse avec une certaine impatience !!!!!!


Roger federer 300x217 eqdnuv - Eugenol
Patatrasse

15/04/2011 à 20h33

Et ne me réponds pas qu'on attend un arrêté ministériel pour cela car cela m'a déjà été répondu par le responsable des ARS .


arthur1

15/04/2011 à 22h26

je suis curieux de savoir ce qu'il va nous pondre l'ameli...


Ico v for vendetta08 jzhpep - Eugenol
Ratinox

15/04/2011 à 23h19

On peut au moins reconnaître à Améli la qualité d'être présent dans le débat.
Merci pour ça.


ameli

16/04/2011 à 04h24

Patatrasse écrivait:
--------------------
> Et ne me réponds pas qu'on attend un arrêté ministériel pour cela car cela m'a
> déjà été répondu par le responsable des ARS .

Pourquoi veux tu que je réponde ? je n'en sais strictement rien. Moi, je fais des réunions avec ceux qui viennent. Ceux qui ne viennent pas ne doivent pas se sentir concernés, et je ne vais pas les chercher.
Quand on invite, on n'invite pas nominalement, mais on invite le syndicat. Ce syndicat envoie qui il veut, il n'a qu'à envoyer celui qui habite à coté, et je fais mes réunions le jeudi pour ne pas embêter les confrères. Je ne peux pas faire mieux.
J'ai même fait (pour le SROS ambulatoire) des réunions à 19h ! Est-ce que je suis payé pour rentrer chez moi à 23h30 ? non, mais j'ai un job à faire, et je le fais. Je ne discute pas, et j'essaie d'arranger tout le monde, sans toujours y arriver.
On le sait que le syndicalisme (idem pour l'Ordre), c'est en grande partie du bénévolat. Tu sembles faire une découverte et ça m'étonne !
Si j'étais ministre, je ne te donnerais rien, pas un sou, simplement pour que tu ne sois pas accusé de te faire acheter ! A toi de t'organiser avec tes adhérents. Vous voulez participer à l'organisation des soins, alors organisez vous en conséquence. Vous ne voulez pas, restez chez vous. Moi, je préfèrerais que vous soyez là, mais si vous ne venez pas, d'autres seront là et la vie n'en sera pas bouleversée.
Demander à être appointé-remboursé par l'état, j'y vois un conflit d'intérêt évident ; ce n'est pas sain. C'est pas toi qui représente un syndicat "libéral", donc libre d'attaches avec l'état ?
Le coté positif, c'est que tu as ton indépendance, et ne survivent dans le milieu syndical (ou associatif, d'ailleurs) que ceux qui conservent une motivation intacte.
Accepter un cadeau de l'administration, c'est comme accepter des fonds sécu pour organiser des formations lors d'une négociation avec la sécu : ça crée une dépendance.

Si on pense qu'on peut cumuler l'honneur de représenter les confrères et simultanément rentrer dans ses frais, on se leurre. La représentation syndicale, c'est un sacerdoce, et ça demande des sacrifices.
Il faut l'accepter.
C'est d'ailleurs pour ça qu'il n'y a guère de candidats... On est motivé sur le nonol, bien au chaud, mais quand faut monter au front, mouiller la chemise, faire des km, et passer son temps en réunions diverses, on compte sur les autres.


X ray 03 medium zvq18j - Eugenol
cyber_quenottes

16/04/2011 à 10h56

il est aussi possible que beaucoup de FSDL ne pensaient pas initialement devoir assumer une responsabilité et donc devoir "donner" de leur temps pour leur profession

être élu est un droit et ensuite un devoir

la FSDL aura t'elle assez de candidats , non , pas de candidats mais d' ELUS, volontaires pour assumer leurs fonctions

c'est un probleme qui va tres vite devenir récurrent


n'oubliez pas une chose :

la force de la CSND c'est d'être visible partout dans toutes les instances et en particulier dans les facs et lors de l'installation

ensuite c'est comme une grosse puissance toujours à tes cotés

pour aller voir ailleurs , encore faut il savoir que tu as un choix

il n'y a que 15-20 ans que le choix UJCD est possible (depuis que c'est un syndicat )

pour la FSDL , les structures sont encore absentes, les bureaux regionaux ont été créés simplement pour les elections

c'est une victoire sans troupe , un putsch

quand la CSND s'est retirée il y a quelques années , il a fallu pour l'UJCD gérer seule la convention et toutes les instances rattachées , la CSND pensait que l'UJCD se planterait lamentablement , ca a été le contraire , elle en a profité pour ramener de nouvelles cotations


la CSND ne lui a pas pardonné


la FSDL serait malheureusement tout a fait incapable de tenir une place aussi gourmande en responsables


Roger federer 300x217 eqdnuv - Eugenol
Patatrasse

16/04/2011 à 11h04

Tu es gentil Ameli mais ta réponse est complétement à côté de la plaque .
Je te réexplique:
la question n'est pas de savoir si je dois me faire rémunérer pour assister aux réunions des URPS puisque c'est prévu par la loi,en même temps 2 réunions par an ,ça ne va pas trop m'embêter,j'ai connu pire comme bénévolat et s'il me paye dans 3 ans je n'en mourrai pas .
Le problème c'est que la CNSD a placé tous ses syndiqués aux postes du bureau de l'URPS ,normal puisqu'ils sont majoritaires, donc je ne peux pas avoir de conflit d’intérêt car je ne suis pas membre de ce bureau,c'est comme ça.
Mais le hic,c'est qu'il faut un budget pour payer tout ça (location de la salle de réunion ,courriers,etc.......)et un arrêté ministériel devait permettre le bon fonctionnement de ces URPS de dentistes ,identiques à ceux des médecins qui eux perçoivent ce budget car ils avaient une ancienneté au sein des ARS ,que nous n'avions pas .
Ce que je constate,c'est que pour organiser des élections à la va vite des dentistes (aussi mal organisées et dans l'urgence ,fallait quand même le faire) y'a du monde,par contre pour le budget de fonctionnement et non pas des INDEMNITÉS ,il n'y a plus personne.
Du coup ,tes grands discours sur le bénévolat ,l'indépendance et la politique de la chaise vide ,ça n'a rien à voir avec le schmilblick ,tu n'as rien compris.
Quand on te demande d'intervenir au sein des ARS ,on te donne un budget de fonctionnement ,non ??????
Et bien les médecins l'ont mais les dentistes,ces pauvres nases ,on leur donne rien,c'est mieux ,et ça reflète bien l'idée générale que peuvent avoir les technocrates de notre profession.
On nous fait croire que l'on sera acteur de la politique de la santé et au final on nous considère comme des pipes, mais cela ne va durer indéfiniment ,crois mois.


ameli

16/04/2011 à 13h56

Ce n'est pas une question de choix syndical, ni même de telle ou telle profession, mais une question de principe et de liberté.
Je trouve quant à moi illogique de revendiquer une indépendance d'esprit et de quémander une subvention pour son propre fonctionnement, a fortiori quand on prétend défendre des idées libérales. Qu'un communiste demande une subvention ne me surprend pas, c'est son mode de fonctionnement étatique, mais qu'un syndicat de praticiens libéraux demande un assistanat à l'état est paradoxal. Son honneur et sa gloire, c'est de se débrouiller seul.
Soit on s'engage en assumant les désagréments, soit on regarde les autres faire, mais on s'interdit de leur faire la morale. Il est vrai que les autres, en attendant, occupent la place et qu'il va falloir que la FSDL se bouge un peu, si elle veut exister.
Un syndicat, c'est une association. Pour que l'association fonctionne correctement, il y a des cotisations et d'autres ressources, parfois des subventions, mais ce n'est pas automatique. Si tu veux, en tant qu'ancien président d'association, je peux t'aider à organiser un vide-grenier, un concours de tarot ou un stand de bière pendant la braderie.



Ico v for vendetta08 jzhpep - Eugenol
Ratinox

16/04/2011 à 14h04

Raisonnement à la masse, Améli ! La pensée unique, ça a du bon !

Tu penses être le chevalier blanc et le seul digne de porter les insignes de défenseur de la santé.
Donc être le seul digne d'être rémunéré pour l'organisation de la santé publique.

Donc toi, défenseur de la veuve et de l'orphelin, t'es payé lors de ces réunions, les autres sont de toutes façons des gredins de nantis, qu'ils se démerdent !

Ce sujet de la rétribution et du budget de fonctionnement serait anecdotique s'il n'illustrait bien le mépris des politiques et administratifs à l'égard de ceux sans qui ces grosses entités seraient sans objet :
Nous , les professionnels de santé !

C'est pour cette raison que la négo avec vous ne sert à rien.
Nous sommes les plus forts mais grâce à notre division, notre individualisme stupide, sommes des pions qu'on déplace et manipule.
Donc il y a ces réunions, ces négociations conventionnelles où on se fait bouffer année après année en nous donnant l'impression d'être parties actives.

C'est pour cela et d'autre raison que je ne veux pas de l'Ujcd qui veut des solutions négociées (et qui est le coauteur du protocole Mgen que Cyber à raison, fustige), c'est Total et Blitzkrieg qu'il faut !

Car avec une grève de soins ou des déconventionnements massifs de durée limitée (pour ne pas tuer les cabinets engagés), on aura sans aucun mal ce qu'on veut :
Une réquisition, un boulet au pied ou une peine de prison me feront pas bosser pour autant !

On en a marre Améli ! Et il faut que ça pète sinon on est tous morts !
Et si la Fsdl a des failles, c'est la seule susceptible de nous rendre notre fierté.
Mais faut que les praticiens se sentent engagés et cessent leur Cnsdisme. C'est en bonne voie mais pas assez.
J'imagine que notre profession n'est pas plus intelligente que les sans-culottes et qu'il faut qu'elle soit davantage à la paille pour se bouger !
Mais grâce à toi, Améli, et tout le machin qui est derrière toi, on va y arriver.
C'est pour cela que je te remercie Améli de continuer de nous asphixier.

C'est comme pour le FN, les politicards ne font rien et s'étonnent qu'après les gens râlent et ne réagissent pas comme ils voudraient.


X ray 03 medium zvq18j - Eugenol
cyber_quenottes

16/04/2011 à 14h26

Ratinox écrivait:
-----------------
Ujcd qui est le coauteur du protocole Mgen



je peux savoir d'ou tu sors ca ?

et si tu t'ai trompé , j'attends que tu corriges

pour "causer syndical" , faut quand même un minimum de culture générale ....

je crois que je tiens le gagnant 2011 de l'ânerie syndicale

( Je sais bien qu'on "bombarde" plein de dentistes représentants élus FSDL , qui s'en tapaient le coquillard la veille mais quand même .... )

merci par avance


Ico v for vendetta08 jzhpep - Eugenol
Ratinox

16/04/2011 à 14h57

Cyber, tu es aussi rapide à demander à être "sport" qu'à décerner des prix d'ânerie.