Cookie Consent byPrivacyPolicies.comdemande de radio pour remboursement???? - Eugenol

demande de radio pour remboursement????

ameli

28/05/2011 à 23h45

dentissimo écrivait:
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> Ameli... Ameli... Remet les choses à l'endroit; une société d'assurance qui veut
> travailler en France doit s'adapter à la loi française qui, elle, soit être ne
> parfait accord avec la législation européenne.

Tu pars d'un postulat peu crédible !
Le mien l'est davantage : abandon complet de l'assurance-maladie-sécu pour le secteur dentaire et optique, la sécu se concentrant sur les risques lourds, et l'état subventionnant les primes d'assurance privées pour les faibles revenus.
Dès lors, c'est foire d'empoigne, dont les prestataires de santé feraient les frais.
C'est bien ça, la concurrence et la disparition de la sécu. Crois-tu que dans ce cas, étudié par les partisans du libéralisme, les praticiens seraient gagnants ?
Cette hypothèse est en complet accord avec les lois européennes et françaises.

L'hypothèse que tu prends en compte serait, elle, très difficile à appliquer en l'état. D'une part, cette option est un choix politique que la France ne ferait pas pour les soins lourds, et d'autre part, il me paraît hasardeux de dire que le Conseil Constitutionnel la validerait, car la solidarité nationale fait partie intégrante de notre système politique.

> quelle logique médicale( et ne répond pas par un argument économique)

Je ne prétends pas que la Convention est bonne !, ni qu'elle suit une logique médicale !
Quand on signe une convention, que ce soit avec l'un ou l'autre, il y a toujours un rapport de force, mais aussi un besoin réciproque. L'état a autant besoin des dentistes que les dentistes ont besoin d'assurer une part de leurs recettes. Mais cette convention-sécu n'est pas la convention de la sécu, c'est une transaction entre deux parties : une convention ne peut être dictée (regarde les négociations très dures des médecins en ce moment). N'accuse pas la sécu, car elle a fait une proposition qui a été acceptée !
A vrai dire, ce n'est pas tant que cette convention n'est pas bonne, c'est le système de rémunération qui ne l'est pas.
Mais quand on voit les conventions de type "complémentaires" qui sont proposées aux dentistes, et validées par eux, on sent bien que les praticiens ont besoin de s'assurer de la solvabilité des patients. En période économique difficile, ce n'est pas étonnant. Si certains signent, c'est qu'ils en ressentent le besoin.
C'est un échange, qui ne satisfait pas ni l'excellence ni une forte rémunération, mais il contente la majorité des praticiens.
Dans un système de conventionnement passé avec une assurance privée, c'est le contenu du contrat qui fait la décision. Mais les assurances privées se font concurrence entre elles sur le montant des primes, et donc, ont une politique de gestion du risque draconienne, et rechignent à payer. C'est logique : elles sont là pour gagner des sous, mais sur le dos de qui ?


Dent masqu e petite f0pbaj - Eugenol
dudule

29/05/2011 à 00h51

En quelques mots...
- Aucun organisme ne peut demander d'irradier un patient pour une raison administrative. Le praticien ne doit pas hésitez de transmettre la demande anonymisée à l'ordre.
- les mutuelles possèdent des dentistes-conseillers salariés... il nous est strictement interdit de communiquer des documents médicaux ou d'évoquer le cas d'un patient directement avec eux. Cela serait inévitablement assimilé à de la rupture de secret professionnel. On ne peut que transmettre les documents au patient qui lui même les transmet si il le souhaite à son assureur. Un dentiste conseiller n'est pas un confrère qui suit le patient dans l'intérêt de celui-ci mais un uniquement un salarié d'un assureur privé. Il suffit de demander au dentiste conseiller d'écrire un courrier pour que tout cela se tasse. Il peut de toute façon convoquer le patient pour donner son point de vue.

Je ne vois pas en quoi la sécu c'est bcp mieux. Il a fallu attendre un jugement administratif pour que la sécu renonce à demander une RX inlay core en place...
La sécu jusqu'à preuve du contraire refuse de rembourser les traitements paro alors même que l'on sait que les parodontites sont étroitement liées aux AVC, aux infarctus... Je reviens du congrès de la SFMBCB où l'équipe de Dijon a montré un degrès plus étroit entre AVC et paro qu'entre AVC et hypercholesterolémie... Pourtant il n'est pas encore là le temps où les grosses légumes de la sécu considéreront le dentaire comme un traitement à part entière dans la prise en charge d'un patient.


Capture d  cran 2015 03 12 12.28 - Eugenol
chicot29

29/05/2011 à 13h14

Donc pour éviter d'augmenter les cotisations la sécu livre aux mutuelles les petits risques (oh!combien médiatisés pourtant !) et va pomper une partie de leurs bénefs pour se financer ? bien vu l'embrouille !


ameli

29/05/2011 à 14h04

dudule écrivait:
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> - les mutuelles possèdent des dentistes-conseillers salariés... il nous est
> strictement interdit de communiquer des documents médicaux ou d'évoquer le cas
> d'un patient directement avec eux.

C'est une erreur.
Le dentiste-conseiller est dentiste. Il est donc lui aussi soumis au secret médical. Or, comme tu dois "permettre à ton patient de bénéficier de tous les avantages sociaux auxquels il a droit", tu es tenu de partager le secret avec le DC-complémentaire (avec lui, et pas avec un administratif, donc sous pli fermé et personnel-confidentiel).
Avec les DC-sécu, les choses sont claires et encadrées par le code de la sécu et par une muraille construite entre ces DC et les CPAM qui les héberge.
Un des problèmes est que les relations DC-assurances/praticiens ne sont pas encadrées : il y a un lien de subordination entre la direction de l'assurance et son service de "contrôle". Ce lien est malsain, mais comme ce sont des sociétés privées, donc libres, je vois mal l'état s'en mêler.

> La sécu jusqu'à preuve du contraire refuse de rembourser les traitements paro
> alors même que l'on sait que les parodontites sont étroitement liées aux AVC,
> aux infarctus...

Attention, car cet argument est pervers et se retourne. La NGAP est une annexe de la convention, cette convention est signée par les dentistes, c'est donc que les dentistes acceptent que les traitements paro ne soient pas remboursés par la sécu.
Un système de remboursement n'est pas un système de soins, ce n'est qu'une priorisation d'actes. La sécu n'interdit pas les actes.
Il faut bien admettre qu'établir ces priorités est un travail monstrueux et très délicat, et qu'il y a un risque d'erreurs.

Pourtant il n'est pas encore là le temps où les grosses
> légumes de la sécu considéreront le dentaire comme un traitement à part entière
> dans la prise en charge d'un patient.

Bien d'accord, mais c'est un peu facile de dire que ces grosses légumes sont responsables ! C'est l'absence de financement qui est responsable, et le financement de la sécu est une affaire de choix politiques.
Et les dentistes ?, qui ont signé ces choix de prise en charge ?, ils sont victimes ou acteurs ?
Pour moi, quelqu'un qui signe est d'accord. Et celui qui refuse de participer à ces discussions, qui refuse d'établir ces priorités, qui veut que tout soit remboursable, perd son autorisation à ramener sa gueule. S'il n'est pas d'accord, il se déconventionne.
Je ne dis pas que sécu et dentistes participants aux négociations doivent endosser tous les torts, mais ils ont été obligés de faire des choix, d'établir des priorités. La responsabilité est donc complètement partagée.
Celui qui pense qu'une convention, qu'un contrat, est toujours satisfaisant commet une erreur grossière : un contrat est un compromis, et un compromis fait toujours des déçus.


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dentissimo

29/05/2011 à 21h53

Améli, comment réagirait la Sécu si demain tous les dentistes se déconventionnent?


X ray 03 medium zvq18j - Eugenol
cyber_quenottes

30/05/2011 à 01h10

cyber_quenottes écrivait:
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> demande le nom et le numero finess du praticien car tu n'envoies qu'a une personne diplomée , pas a un liquidateur de prestations
>
> le respect du secret medical te l'interdisant
>
> et fais transiter ton courrier par le conseil de l'ordre ou envoies leur une copie de ta demande
>
> on verra bien si face a une demande de ce genre le CO est capable de faire respecter les regles qu'il a lui même édicté pour que NOUS les respections

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ameli écrivait:
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tu es tenu de partager le secret avec le
> DC-complémentaire (avec lui, et pas avec un administratif, donc sous pli fermé et personnel-confidentiel).


voilà c'est exactement ce que je disai
tu ecris au service medical de la mutuelle , tu romps le secret medical

il te faut un nom de praticien pour partager

envoies le courrier au conseil de l'ordre et ils se feront taper sur les doigts ( enfin j'espere...)


king_zoulou

30/05/2011 à 01h19

Courrier au conseil de l'ordre, courrier à 60 millions de consommateurs.
J'en ai déjà fait 5 ce mois-ci (des courriers à 60 millions de consommateurs), y a pas de raison qu'on s'en prenne plein la gueule sans répliquer avec les mêmes moyens.


Dent masqu e petite f0pbaj - Eugenol
dudule

30/05/2011 à 02h23

ameli écrivait:
---------------
> dudule écrivait:
> ----------------
>
> > - les mutuelles possèdent des dentistes-conseillers salariés... il nous est
> > strictement interdit de communiquer des documents médicaux ou d'évoquer le cas
> > d'un patient directement avec eux.
>
> C'est une erreur.
> Le dentiste-conseiller est dentiste. Il est donc lui aussi soumis au secret
> médical. Or, comme tu dois "permettre à ton patient de bénéficier de tous les
> avantages sociaux auxquels il a droit", tu es tenu de partager le secret avec le
> DC-complémentaire


STOP c'est totalement faux ! Le seul qui peut t'autoriser à partager le secret professionnel avec quelqu'un d'autres, c'est le patient lui même.
Si celui ci te signifie qu'il refuse que tu donnes des informations sur une maladie découverte au cours de son examen (imaginons un SIDA ou toute autre pathologie d'ailleurs)à son généraliste par exemple, tu ne peux t'y opposer même si c'est dans son intérêt... C'est ce que l'on appelle le secret médical.
Aucun praticien ne peut prendre la responsabilité de divulguer des informations même à un confrère sans que le patient ne l'accepte.
Cela serait immanquablement qualifié par l'ordre comme une rupture du secret professionnel.



> > La sécu jusqu'à preuve du contraire refuse de rembourser les traitements paro
> > alors même que l'on sait que les parodontites sont étroitement liées aux AVC,
> > aux infarctus...
>
> Attention, car cet argument est pervers et se retourne. La NGAP est une annexe
> de la convention, cette convention est signée par les dentistes, c'est donc que
> les dentistes acceptent que les traitements paro ne soient pas remboursés par la
> sécu.
> Un système de remboursement n'est pas un système de soins, ce n'est qu'une
> priorisation d'actes. La sécu n'interdit pas les actes.
> Il faut bien admettre qu'établir ces priorités est un travail monstrueux et très
> délicat, et qu'il y a un risque d'erreurs.

C'est bien ce que je dis... Je n'ai pas écrit que les CD refusaient de faire des ttt paro mais que la sécu ne les remboursait pas ! Ni plus, ni moins...


ameli

30/05/2011 à 03h09

dudule écrivait:
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> Aucun praticien ne peut prendre la responsabilité de divulguer des informations
> même à un confrère sans que le patient ne l'accepte.
> Cela serait immanquablement qualifié par l'ordre comme une rupture du secret
> professionnel.

Nous sommes d'accord, mais ce n'est pas incompatible avec ce que j'ai dit !
C'est ce que j'appelle "le secret partagé", qui n'a effectivement aucune base légale, mais qui est entré dans le domaine courant. La pratique quotidienne impose ce partage (réduit à ce qui est nécessaire) pour la permanence des soins, les dossiers communs, l'hospitalier, les urgences, etc, et aussi pour les praticiens-conseils afin de permettre certains remboursements.
Dans le cas des assurances, l'autorisation de ce partage est dans le contrat que signe l'assuré, les juristes des assurances ne sont pas fous ! C'est peut-être dommage, mais le patient a donné son accord... et s'il ne l'avait pas donné, il serait probable que l'assurance aurait refusé le contrat ! ;))


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