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excès d'antibiotiques

azerty

21/06/2011 à 17h48

La France, un modèle contre les excès d'antibiotiques

Marie-Josée Nantel
16/06/2009 | Mise à jour : 16:36 Réactions (21) La France, qui était jusqu'en 2001 championne de consommation d'antibiotiques, a baissé de plus de 25 % les prescriptions de ces anti-infectieux.

Jusqu'en 2001, la France était le pays européen qui consommait le plus d'antibiotiques et qui possédait l'un des taux les plus élevés de résistance bactérienne, tant en ville qu'à l'hôpital. Aujourd'hui, notre pays est cité en exemple par l'éditorialiste de la revue PLoS pour avoir réduit de manière considérable les prescriptions de ces médicaments anti-infectieux.

Depuis la campagne «Les antibiotiques, ce n'est pas automatique», menée entre 2002 et 2007 par l'Assurance-maladie, cette consommation en France a diminué de 26,5 %. Cette baisse a été observée dans toutes les régions et toutes les tranches d'âges, atteignant 30,1 % pour les moins de six ans. L'objectif de réduction de 25 % fixé par le ministère de la Santé a donc été dépassé, et l'Hexagone affiche désormais le meilleur résultat des pays de l'Union européenne, après avoir été le plus mauvais élève.



La plus vaste étude

«La France a toutes les raisons d'être fière de ce succès. Elle est l'un des plus beaux exemples nationaux en matière de lutte contre la surconsommation d'antibiotiques», a déclaré Stephan Harbath, infectiologue à l'hôpital universitaire de Genève et éditorialiste pour The Public Librairy of Science (PLoS). Cette revue médicale internationale a publié pour la première fois mardi l'étude complète de l'impact de la campagne d'information lancée en France sur les antibiotiques. C'est la plus vaste étude d'analyse des retombées d'un plan national d'optimisation de la consommation d'antibiotiques jamais réalisée à ce jour. Elle a été menée par le professeur Didier Guillemot, directeur de l'unité de pharmaco-épidémiologie et maladies infectieuses de l'Institut Pasteur à Paris et son équipe.

Plus de 450 millions de prescriptions individuelles ont été examinées, ce qui a permis de mesurer, semaine par semaine, région par région, la baisse de la consommation d'antibiotiques en France au cours de la campagne nationale entre 2002 et 2007. Les trois axes de cette campagne visaient à sensibiliser le grand public, à mettre à disposition des tests de diagnostic rapide des angines à streptocoques qui seules nécessitent une prise d'antibiotiques, et enfin une action ciblée vers les médecins gros prescripteurs.

Toutefois, l'étude française «ne parvient pas à identifier précisément les mesures les plus efficaces et applicables aux autres pays», souligne le Dr Hartbath. Le succès d'une campagne dépend de nombreux facteurs socioculturels, du système de santé en place et du type de consommation d'antibiotiques. Chaque pays devra donc adapter son approche. Néanmoins, «la France est un exemple à suivre. Elle a prouvé qu'une campagne multimodale permet de réduire substantiellement la consommation d'antibiotiques, ce qui n'est pas le cas partout», affirme le Dr Hartbath. Au Royaume-Uni, la consommation d'antibiotiques n'a diminué que de 5,8 % après deux campagnes hivernales menées en 2004 et 2005.

De son côté, le professeur Guillemot fait valoir que «le bilan dressé souligne l'extrême mobilisation des autorités sanitaires pour lutter contre un des phénomènes infectieux émergents de ces dix ­dernières années». La cam­pagne française a coûté 500 millions d'euros, mais le Dr Hartbath appelle à la prudence, estimant que cette somme est surévaluée et ne tient pas compte des économies réalisées. «La réduction des coûts associés à la surconsommation d'antibiotiques en France est plus importante que le coût de la campagne publique. Son application pourrait donc s'étendre facilement à d'autres pays», conclut le Dr Hartbath.


Nounours 2010 002 frkvqz - Eugenol
tarin

21/06/2011 à 18h49

ce satisfecit est caduc! La France a replongé dans l'autogavage aux antibios, d'après les derniers chiffres!


ameli

21/06/2011 à 19h17

Cette dernière "information" est à prendre avec prudence !

05:00 Baisse de 16% en 10 ans de la consommation des antibiotiques en France
SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 21 juin 2011 (APM) - La consommation totale des antibiotiques en France, tant en médecine de ville qu'à l'hôpital, a baissé de 16% en 10 ans, de 2000 à 2010, selon un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) rendu public mardi.

16:48 Un spécialiste s'interroge sur la "pseudo-augmentation" de la consommation d'antibiotiques à l'hôpital
PARIS, 21 juin 2011 (APM) - Un spécialiste s'est interrogé sur la possibilité d'une "pseudo-augmentation" ou d'une augmentation uniquement "apparente" de la consommation d'antibiotiques ces dernières années à l'hôpital, dans une lettre envoyée à la revue Médecine et maladies infectieuses (MMI) de juin.
En effet, le mode de calcul de consommation surcote la prescription d'antibiotiques courants. Par exemple, l'amoxicilline+clavulanique est "relayée" au 3è jour du séjour hospitalier par un autre médicament antibio, ce qui augmente la DDJ (dose définie journalière) de 243% par rapport à un traitement par voie intraveineuse.
On note aussi que les longs-séjours (faible consommation d'antibio) ne font plus partie des données, contrairement aux années précédentes.
Le dr Alfandari parle donc de "pseudo-augmentation".