Tous les forums
prothèse mobile : faut il être honteux ?
20/07/2011 à 18h58
je sais le sujet est "border line", mais je voulais savoir si j'étais le seul à l'avoir remarqué
il arrive assez couramment que les patients équipés de prothèse mobile partielle ou complète présentent une certaine "gêne" face à leur situation
avez vous déjà ressenti celà ?
De plus , c'est assez triste à dire, mais il me semble que dans un certain nombre de cas, une fois la prothèse effecuée, ils ne songent qu'à fiche le camp le plus vite possible une fois la "corvée" effectuée
avez vous également ressenti cette presse le jour de la pose de style "qu'on en finisse" ...
--
--------------------------
signez la pétition
pour demander a la CNSD
de se barrer du proctocole
ici:
http://goo.gl/mER9
20/07/2011 à 19h08
Je le ressens quand j'en pose au patient sa première PA. On est content de la rétention... mais après, c'est une PA... Tu aimerais en avoir une ? Moins j'en pose, mieux tout le monde se porte...
20/07/2011 à 19h56
Moi, je suis honteux chaque fois que j'en pose une.
Comme le disait un cancérologue dans une interview: "on a un système de santé fantastique dans lequel on a la chance de ne pas imposer au patient le choix entre le traitement à 10 000 euros et celui à 500 euros parce qu'il n'a pas les moyens"
Système de santé fantastique de mon cul ! On dépense 10 000 euros pour la dernière chimio dont les études cliniques prouvent qu'elle ajoute une semaine d'espérance de vie par rapport à celle à 500 mais par contre, on file des râteliers à des patients alors qu'ils mériteraient leur dizaine d'implant pour 30 ans...
Certes, ma réponse est totalement hors-sujet.
Pour revenir sur ta question, oui, j'ai déjà constaté ça. Je pense que dans ces cas-là, il faut adresser à un psy (ce qui n'est pas évident quand tu n'as pas été formé à ça).
20/07/2011 à 20h37
C'est moi qui suis honteux. Même avec une prothèse qui fonctionne, j'ai l'impression de faire un bond dans le passé à chq pose d'adjointe. Mais elle reste une solution pour bcp de patients.
20/07/2011 à 20h59
Je pense que c'est dans ta tête , moi jeune diplomé qui n'est jamais posé un implant et vendu très peu , quand je pose une Prothese amovible et que je revois le patient la semaine d’après en général je les sens plutôt reconnaissant et content.
Y'a que l’éventuel crochet sur la canine qui n'est pas toujours très bien accepté mais en dehors de ça , je ne sens pas mes patients rechigner à porter leur appareil, c'est plutot le refus pour les implants qui est catégorique quand j'annonce le prix avec souvent la même phrase "malheureusement je n'ai pas gagné au loto".
21/07/2011 à 02h08
c'est normal mat2t, j'étais comme toi.
mais maintenant quand je fais de la prothèse adjointe je me vomis dessus.
sauf quand elle est implanto-portée ou simplement implanto-stabilisée.
21/07/2011 à 03h38
Moi j'ai eu la chance d'avoir 3 ans d'ortho en étant étudiant à la fac à dents.
Ma conclusion très rapidement on oublie le dispositif qui est pourtant bien plus encombrant qu'une PAP sur attachement.
Maintenant je ne dis pas que c'est la panacée mais sauf à ce que tout le monde fasse de la chir préimplantaire y'a peu de chance de mettre des implants partout.
21/07/2011 à 12h32
Et avec le recul, tu te rends compte que les retouches sont nombreuses et que les désavantages l'emportent souvent sur les bénéfices.
Je ne fais que de la complète en adjointe, et les patients en arrivent à vouloir des implants pour les stabiliser.
Je déteste ça.
21/07/2011 à 12h42
Des patients qui ont honte d'avoir des prothèses amovibles, je n'en vois pas beaucoup, ou alors ils le cachent bien... Ils préfèrent nettement porter ces appareillages que de rester sans dents, même s'ils savent qu'il existe des traitements beaucoup plus dans l'air du temps.
En revanche, je ne vois pas pourquoi NOUS, nous devrions avoir honte de poser des prothèses amovibles. Ces traitements sont certes en passe de devenir d'un autre temps, mais bien réalisés, ils peuvent encore rendre d'immenses services aux patients. Certains vivent très bien avec, et puis, rien n'empêche qu'un jour, ils changent d'avis et passent aux implants. Et puis, dans certains cas (hors les considérations financières), ils sont la seule solution pour pallier aux édentements: quid par exemple des contre-indications médicales à la chirurgie implantaire?
21/07/2011 à 12h46
perso , pas de honte de ma part
d'autant qu'en CMU , je ne me vois pas poser des implants ....
21/07/2011 à 13h34
Ben quand même, sachant que les crochets vont décapsuler les dents, que la base entretient la résorption osseuse, que les attachements sont à vérifier régulièrement quand ils tiennent ou quand le patient continue à brosser...
J'en ai des exemples de patients qui ont des appareils dans leurs tiroirs, et pas qu'un!!!!
Le plus difficile vient de l'acceptation psychologique, si c'est pas prévu, c'est mort...
21/07/2011 à 15h03
certaines réponses sont amusantes...
quand je suis arrivé dans mon village d'exercice j'ai été immédiatement déstabilisé par le nombre important de PAT bimax et de la demande dans ce domaine idem pour le nombre d'adjointe...
ce n'était pas avec le nombre de complets fait à la fac et pendant mes trois ans de collaboration que j'en avais fait des wagons (le cab était orienté+++en implanto) donc j'avais un sérieux travail de formation à faire.
suis allé m'amuser avec pompignoli (de mémoire ça doit être ça) pour la totale et ai demandé moultes conseils au prothésistes pour le reste.
depuis nous réalisons au moins trois ou quatre PAT biamx par mois (et je ne plaisante pas) même si je propose de façon systématique de stabiliser avec des implants le taux d'acceptation sur ces réalisations est faible (chui mauvais communiquant) alors que le service rendu à mon sens par l'implantologie dans ce domaine prend tout son sens
donc je me dis que soit ils sont contents de nos services (sévices) avec la totale soit je communique très mal sur le sujet
et pourtant je cloute toutes les semaines mais plus )à visée prothèse fixée vs prothèse amovible .
il est certain que l'on voit très peu d'article ou de formation sur la PAP et l'implanto peut être devrais je revoir la question plus amplement pour informer différemment mais malgré tout mm avec des implants une pap restera toujours une pap (je ne parle pas de pat)
quant au plaisir j'ai honte de le dire mais je prends bien autant de plaisir à faire de l'adjointe qu'à réaliser de la conjointe ou de l'implanto , je ne vomis pas oliv et à priori peu de patients aussi .
le plaisir se situe non pas dans l'aspect esthétique de la prothèse bien que l'on puisse faire des choses blufffantes dans ce domaine (granité de la fausse gencive animation du montage...) mais bien dans le service rendu .
il me parait tout aussi aberrant de ne pas proposer de stabiliser des pat avec de l'implanto que de refuser de la faire sans implants (ce qui se voit dans cerains cab).
par ailleurs il ne me déplait pas de soigner les patients d'un certain age et lorsque l'on fait de la pat les rendez vous sont longs et parfois nombreux (retouches et équilibration sont parfois itératives).
le taux d'acceptation de l'amovible me semble correct car en contrôle il porte leur adjointe donc elle sert une seule fois un patient est venu avec son adjointe faites cinq ou six ans auparavant et de peur que je lui impose de la refaire l'avait remise mais bien sur pas à fond et ça reste un des plus beau fous rires du cabinet ...
depuis je lui ai refaite et il la porte .
mais cela restera toujours une béquille entre une béquille et un membre naturel si l'aspect financier ne rentrait pas en jeu on sait tous très bien vers quel choix on va.
ceci étant peu de techniciens aime cette partie du travail car cela reste compliqué (quoi qu'on en dise surtout pour le labo) et je viens de perdre un labo (retraite) qui faisait des top chassis et il nous a fallut un certain temps d'adaptation pour retrouver nos marques .
--
.