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a voir d'urgence
09/11/2011 à 19h48
http://videos.arte.tv/fr/videos/maladies_a_vendre-4241432.html
ne reste que 8 jours sur le site
09/11/2011 à 21h19
... très bien; merci.
C'est normal, c'est Arte! Rien à voir avec la meumeu d'autres chaines.
09/11/2011 à 21h30
Merci pour le lien, je n'ai pas de télé mais avais reçu un mail annonçant l'émission:
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" Je me permets de vous faire parvenir une info concernant un documentaire diffusé demain soir sur ARTE et à ne pas manquer : MALADIES A VENDRE... ou comment l'industrie pharmaceutique devient une machine à fric par le diktat de la peur ! De nombreux brevets arrivent à expiration, il ne reste donc qu'une solution... recycler les fameux brevets et imposer une vaccination à outrance pour remplir les caisses.
> > Tout le monde à son "poste".... et n'oublions pas : "La science est une perversion si elle n’est pas appliquée au bien-être de l’humanité toute entière."
> > Hervé
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> > Horaire : 8 Novembre 2011 de 21H45 à 23H30
> > Lieu : Arte - TV
> > Organisé par: Arte
Description de l'événement :
> > ARTE propose, mardi 8 novembre 2011 à 21 heures 50, le film documentaire Maladies à vendre ou "Comment l'industrie pharmaceutique fabrique des malades à grand renfort de marketing avec la complicité des autorités et des médecins", réalisé en 2010 par Anne Georget à partir en collaboration Mikkel Borch-Jacobsen.
> > "Pour garantir leurs retours sur investissement et recycler leurs médicaments, les firmes inventent des pathologies sur mesure, si possible chroniques. Une publicité déguisée en information médicale, doublée d'un intense lobbying, se charge de les "vendre" au grand public et aux praticien.", peut-on lire dans la présentation du film.
> > "Comment augmenter la consommation de médicaments ? En abaissant par exemple la norme du taux de cholestérol afin de promouvoir des molécules, qui, prises sans nécessité, comportent des risques sanitaires. Ou en décelant dans la population féminine une nouvelle forme de dépression cyclique (le "syndrome dysphorique menstruel"), traitée avec une version du Prozac rebaptisée. D'astucieux stratèges ont aussi fait décoller le marché des antidépresseurs au Japon, où la dépression constituait un état rare, en popularisant le rhume de l'âme"
> >
> >
Arte diffuse le 8 novembre le documentaire "Maladies à vendre". Il révèle comment l'industrie pharmaceutique fabrique des pathologies, à grand renfort de marketing. Par Anne Crignon. Article Nouvel Obs.
> >
Le médicament est un allié précieux pour tous. Personne ne remet cela en cause. Reste cette vérité interdite, incompatible avec le vernis philanthropique des laboratoires : l’industrie pharmaceutique déploie sa toute-puissance marketing pour mettre sous traitement les bien portants.
Elle conditionne en ce sens, et sans relâche, le médecin et son patient. Le premier pour qu’il prescrive, prescrive encore et toujours plus. Le second pour qu’il prenne à vie un traitement, dans l’ignorance que les lobbys ont peu à peu modifié les normes de certaines valeurs biologiques – cholestérol, tension artérielle ou glycémie – afin d’augmenter le nombre de "malades".
L'arnaque rapporte des milliards
Les effets secondaires peuvent être dramatiques. Mais qu’importe, l’arnaque – planétaire – rapporte des milliards. Telle est la démonstration de Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe enseignant à l’université de Washington et historien de la psychiatrie, dans "Maladies à vendre", écrit et réalisé avec Anne Georget bien avant que n’éclate l’affaire Servier. "On lance de nouvelles maladies comme on lance une marque de jean", disait-il déjà en avril 2009 à nos confrères de "Books" dans un numéro de référence impeccable sur les basses œuvres de l’industrie pharmaceutique.
Dans ce documentaire passent les grandes figures de la contre-propagande. Edward Shorter, historien de la médecine à Toronto, Kalman Applbaum, anthropologue du marketing à l’université du Wisconsin, qui décrypte les différentes séquences de vente d’une maladie et raconte comment l’industrie a littéralement promu le concept de dépression au Japon où il était inconnu. Et, bien sûr, l’admirable David Healy, psychiatre et professeur à l’université de Cardiff (pays de Galles), qui a payé d’un ralentissement de carrière sidéral le fait d’avoir été parmi l’un des premiers pharmaco-sceptiques déclarés.
Le Prozac recyclé pour les règles douloureuses
David Healy annonce que l’ère des antidépresseurs touche à sa fin pour la simple raison que les brevets arrivent à expiration. La mode est alors au concept ô combien flou de "trouble bipolaire", ce qui permet de recycler les dépressifs tout en ciblant un public toujours plus vaste. La maladie est lancée, les "bipolaires" sont parmi nous et les vieilles molécules de la dépression, habilement recyclées : le laboratoire Eli Lilly a fait breveter l’une d’elle sous le nom de Cymbalta pour soigner la fibromyalgie, caractérisée par de fortes douleurs chroniques d’origine inconnue.
Aux Etats-Unis toujours, grâce au "syndrome dysphorique prémenstruel" (le mal de ventre et l’irritabilité qui accompagnent les règles), le Prozac poursuit sous un autre nom et une autre couleur sa carrière commerciale. Et il est vendu deux fois plus cher. "Diaboliquement malin", selon Philippe Even, ancien doyen de l’hôpital Necker convoqué dans ce film au titre de figure française de la contestation, avec Bruno Toussaint, directeur de la revue "Prescrire".
Tous deux décrivent depuis des années la façon dont l’industrie médicalise l’existence à des fins mercantiles : Big Pharma is watching you. Aux Etats-Unis, à l’heure du dîner, le sénateur Bob Dole, ancien candidat à la présidence, alerte sur la "dysfonction érectile" et invite les hommes à en parler à leur médecin. La "dysfonction sexuelle féminine" a son traitement elle aussi. Le refroidissement des désirs entre mari et femme, une maladie ?
Messages sanitaires mensongers
L’accueil réservé à la ménopause, somme toute normale, en dit long lui aussi sur l’amplitude du désastre. Comme le racontait, en 2005, Jörg Blech, journaliste scientifique au "Spiegel", dans son livre d'enquête "les Inventeurs de maladies" (Actes Sud), les fabricants sont parvenus à ancrer dans les esprits que l’ostéoporose (dont la définition ne cesse de s’étendre avec l’ostéopénie ) est une fatalité. Message sanitaire mensonger, conçu pour faire peur. Car c’est par la peur que les firmes gagnent les vastes marchés de la prévention et ses milliards de dollars et d’euros. Plus le mensonge est énorme et moins il se voit.
Depuis qu’on a abaissé la valeur de référence en matière de cholestérol, on est passé de 13 millions de patients traités à vie à 36 millions. Combien de bien portants ainsi capturés sur la base d’une étude biaisée ? John Abramson, médecin et auteur d’"Amérique sous overdose", raconte comment l’industrie pharmaceutique a focalisé toute la prévention des troubles cardio-vasculaires sur l’abaissement du taux de cholestérol par les statines alors que la recherche montre que la meilleure prévention relève bien plus simplement de l’exercice physique et de l’alimentation. Et voilà pourquoi l’industrie de la santé est, de loin, au 1er rang mondial des bénéfices avec 18 % par an, contre 6 % ou 7 % pour les pétrolières.
> >
10/11/2011 à 00h47
Super ! Et tellement vrai. Mais ne nous leurrons pas : nous avons exactement la même chose chez nous. Il suffit d'ouvrir un peu les yeux
10/11/2011 à 10h09
elmex écrivait:
---------------
> va falloir développer un peu marc
Dentisterie esthétique, cerec, laser, prothèse CFAO, facettes, tenons fibrés à tout va, implant quand c'est plus rapide que de conserver une dent, onlays systématiques plutôt que restaurations directes, injection d'acide hyaluronique...
C'est de la dentisterie pour gens friqués, le contraire de la santé publique.
Une dentisterie qui produit des dents à la chaîne, et qui se soucie peu ou pas de la prévention de masse.
Avec en annexe, des sangsues parasites, les coaches et donneurs de leçon de tout poil qui vous apprennent à placer des devis de "traitement global". Sans parler des "formations" pour produire ce type de prestation.
Comme tout cela nous arrange bien aussi, on ne se rend plus compte de l'évidence, voire, on applaudit des deux mains et on plonge dedans avec fierté. Sauf quand on a des patients qui ne peuvent pas se le permettre et alors, on se sent frustré, parce qu'aucun enseignement, même en fac, ne nous apprend à traiter les gens de manière simple et économique.
Ce qui est une idiotie car il n'y a pas de honte à ne pas poser 10 céramiques par jour ou 5 implants sous sinusiens, du moment que l'on travaille en conscience pour le bien d'autrui.
C'est un peu l'idée de mon introduction, très soft j'en conviens, du numéro spécial IDS que j'ai écrit pour Clinic au mois de juillet.
PS : je ne crache pas dans la soupe, j'en croque moi aussi, et je suis même payé pour ça. C'est juste qu'il me paraît pertinent de ne pas être dupe et que comme pour tout, chaque chose doit être consommée à bon escient et avec modération.
10/11/2011 à 10h52
bonjour ,
Marc,tout à fait d'accord avec toi;je ne suis plus tres loin de la retraite et je ressens les memes choses que toi_,mais bon....on va pas changer le monde.
10/11/2011 à 13h52
Marc Apap écrivait:
-------------------
> elmex écrivait:
> ---------------
> > va falloir développer un peu marc
>
> Dentisterie esthétique, cerec, laser, prothèse CFAO, facettes, tenons fibrés à
> tout va, implant quand c'est plus rapide que de conserver une dent, onlays
> systématiques plutôt que restaurations directes, injection d'acide
> hyaluronique...
> C'est de la dentisterie pour gens friqués, le contraire de la santé publique.
> Une dentisterie qui produit des dents à la chaîne, et qui se soucie peu ou pas
> de la prévention de masse.
> Avec en annexe, des sangsues parasites, les coaches et donneurs de leçon de tout
> poil qui vous apprennent à placer des devis de "traitement global". Sans parler
> des "formations" pour produire ce type de prestation.
> Comme tout cela nous arrange bien aussi, on ne se rend plus compte de
> l'évidence, voire, on applaudit des deux mains et on plonge dedans avec fierté.
> Sauf quand on a des patients qui ne peuvent pas se le permettre et alors, on se
> sent frustré, parce qu'aucun enseignement, même en fac, ne nous apprend à
> traiter les gens de manière simple et économique.
> Ce qui est une idiotie car il n'y a pas de honte à ne pas poser 10 céramiques
> par jour ou 5 implants sous sinusiens, du moment que l'on travaille en
> conscience pour le bien d'autrui.
> C'est un peu l'idée de mon introduction, très soft j'en conviens, du numéro
> spécial IDS que j'ai écrit pour Clinic au mois de juillet.
>
> PS : je ne crache pas dans la soupe, j'en croque moi aussi, et je suis même payé
> pour ça. C'est juste qu'il me paraît pertinent de ne pas être dupe et que comme
> pour tout, chaque chose doit être consommée à bon escient et avec modération.
+1
10/11/2011 à 14h36
le fait de proposer une denstiterie sophistique n'est pas un probleme , c'est de ne pas pouvoir la faire petit à petit profiter au plus grand nombre de patients (et non pas de clients)
10/11/2011 à 15h11
j'essaye de voir la video
impossible
est ce qu e vous avez le meme pb
je ne suis pas parano mais cela ne m'etonnerai pas qu'il y ai eu une pression sur arte
10/11/2011 à 19h02
belette écrivait:
-----------------
...
> D'astucieux stratèges ont aussi fait décoller le marché des antidépresseurs au Japon, où la dépression constituait un état rare, en popularisant le rhume de
> l'âme"
> > >
>
> Le médicament est un allié précieux pour tous. Personne ne remet cela en cause.
> Reste cette vérité interdite...pour mettre sous traitement les bien portants.
>
Une (1) patiente américaine se plaint d'une prothèse made in China et la presse mondiale s'insurge et publie tout et n'importe quoi sur les dangers de la prothèse Chinoise, sans distinction.
Si on fait prendre des médicaments à des patients sains en leur faisant croire qu'ils sont malades, personne ne dit rien.
Pas la forme au bureau ou au cabinet ce matin ?
"Comment, mais tu ne connais pas ces pilules pour soigner la mauvaise humeur ?"
La normalité, ça deviendra petit à petit d'être un athlète du sexe, super performant en tout, beau, toujours gai et heureux, etc etc.
Il faudra tenir un carnet d'humeur et à la moindre variation, hop, les polypilules seront là.
A terme, elles seront prescrites tous les jours, pour prévenir toutes les maladies potentielles.
Adieu les poètes, adieu les chefs d'oeuvre de littérature, les opéras. Adieu les saisons du coeur et de l'âme.
La maladie moderne, c'est de ne plus savoir dire non à la pression du marché. Et ce qui manque cruellement, c'est une information qui ne cherche pas systématiquement le sensationnel. Si cette information doit être appétissante pour être lue et entendue, trop souvent, le morbide, la peur et le sensationnel servent de ressort à cette mécanique qui met sous traitement les bien portants, pousse les gens a se surendetter pour avor l'air respectable avec sa voiture et son attirail clinquant à crédit etc.
Pour ce qui touche à la santé, pour reprendre les termes d'un auteur que j'affectionne, "...devant tant de bonheur annoncé les risques ne sont pas nuls. La fabrication de l'homme augmenté ne se fera pas sans casse."
10/11/2011 à 20h09
pas de pression sur arte. si elles avaient eu lieu, arte n'aurai diffusé le reportage.
il y eu des pression lorsque arte a voulu faire un reportage sur les banlieues et le trafic et la peur qui y règne. menaces de mort etc,. arte n'a pas diffusé le reportage.
dommage, car sur ce coup, le totalitarisme et l'intégrisme ont gangé...