Tous les forums
Présentation et invitation à participer à une enquête
12/01/2012 à 18h38
Bonjour tout le monde,
Je m'appelle François et je suis en année de thèse à Nancy. J'ai suivi quelques fils de discussion sur Eugenol déjà, sans pour autant y participer. Je viens de m'inscrire sur le forum car je prépare ma thèse sur la place des RPC sur dent dépulpées dans la pratique courante. Les publications relevant de ce sujet parlent souvent de l'enquête du Dr Marc Sabek qui commence à dater (1997) et qui était principalement orientée sur le tenon. J'ai repris une partie de ces questions (pour pouvoir comparer) ainsi que le ton général de l'enquête mais en l'ouvrant aux étudiants également et avec des questions sur les RPC dans la pratique courante. En passant par Eugenol, je ne cherche pas spécialement le débat sur ce sujet mais plus à toucher un maximum de monde. Vos références bibliographiques sur le sujet peuvent m’intéresser également. Les cas cliniques avec l'autorisation de les exposer dans ma thèse m’intéressent beaucoup aussi. Je vous serais très reconnaissant d'envoyer le lien de cette enquête à un maximum de praticiens et d'étudiants de votre entourage.
Merci d'avance pour votre participation!
Voici le lien vers l'enquête en ligne:
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dFhxUW10WE56aDh0QkhTcm43dUljVVE6MQ
--
Participez à mon enquête!
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dFhxUW10WE56aDh0QkhTcm43dUljVVE6MQ
12/01/2012 à 19h11
cacodoctor écrivait:
--------------------
> Vos références bibliographiques sur le sujet peuvent m’intéresser également. Les cas cliniques
> avec l'autorisation de les exposer dans ma thèse m’intéressent beaucoup aussi.
> Je vous serez très reconnaissant d'envoyer le lien de cette enquête à un maximum
> de praticiens et d'étudiants de votre entourage.
>
Tu ne veux pas qu'on tape pour toi tout le texte de ta these pendant qu'on y est ?
12/01/2012 à 19h12
Merci beaucoup! faites tourner le lien à vos confrères et consoeurs...
--
Participez à mon enquête!
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dFhxUW10WE56aDh0QkhTcm43dUljVVE6MQ
12/01/2012 à 19h23
flodec écrivait:
----------------
> cacodoctor écrivait:
> --------------------
> > Vos références bibliographiques sur le sujet peuvent m’intéresser également.
> Les cas cliniques
> > avec l'autorisation de les exposer dans ma thèse m’intéressent beaucoup aussi.
> > Je vous serez très reconnaissant d'envoyer le lien de cette enquête à un
> maximum
> > de praticiens et d'étudiants de votre entourage.
> >
>
> Tu ne veux pas qu'on tape pour toi tout le texte de ta these pendant qu'on y est
> ?
Fais lui plaisir au petit, Flodec, son questionnaire te prendra moins de temps pour le remplir que le temps qu'il ne faut pour lire son post.
12/01/2012 à 19h29
Par reconstitution partielles collées tu comprends ceux en méthode directe et indirecte ? (composites/amalgames et onlays de laboratoire)
12/01/2012 à 20h53
danteyeah écrivait:
-------------------
> Fais lui plaisir au petit, Flodec, son questionnaire te prendra moins de temps
> pour le remplir que le temps qu'il ne faut pour lire son post.
hahaha :) je l'ai fait juste apres mon post taquin, au passage je viens de me rappeler qu'un pote à soutenu une thèse dont le sujet est similaire.
12/01/2012 à 21h21
Merci pour vos participations! déjà 20 réponses, ça va vite! Très efficace comme forum... N’hésitez pas à envoyer le lien du formulaire à vos connaissances (dentaires, bien sûr) hors Eugenol.
Et encore merci!
--
Participez à mon enquête!
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dFhxUW10WE56aDh0QkhTcm43dUljVVE6MQ
12/01/2012 à 21h30
Boskitos, je sais que dans l'absolu, l'acronyme RPC peut englober d'autres types de restaurations mais pour l'enquête, il faut s'en tenir aux restaurations indirectes de type inlay/onlay compo et ceram. Je l'ai précisé dans le formulaire.
@+
--
Participez à mon enquête!
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dFhxUW10WE56aDh0QkhTcm43dUljVVE6MQ
12/01/2012 à 22h33
c'est fait, mais une dévitalisation, si mes souvenirs sont bon, fragilise de l'ordre de 5% l'organe dentaire là ou une MOD 65%...
Cette question du questionnaire est très imprécise car non nuancée
--
;O)
12/01/2012 à 23h02
Tout à fait raison et c'est tout le propos de ma thèse. Mais je parle d'une "perte tissulaire égale" dans la question. Je pense que ça précise suffisamment sans induire le lecteur. Tu parles bien de cette question?
--
Participez à mon enquête!
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dFhxUW10WE56aDh0QkhTcm43dUljVVE6MQ
12/01/2012 à 23h23
cacodoctor écrivait:
--------------------
> Tout à fait raison et c'est tout le propos de ma thèse. Mais je parle d'une
> "perte tissulaire égale" dans la question. Je pense que ça précise suffisamment
> sans induire le lecteur. Tu parles bien de cette question?
Le problème c'est qu'une perte tissulaire égale ne veut pas dire grand chose, quand tu fais une endo tu fais un gros trou au milieu de la dentine, gros trou qui par définition n'existe pas dans une dent pulpée.
Pendant longtemps on a été persuadé que les crètes marginales détenaient la clef de la survie des dents, mais maintenant on commence à se rendre compte que c'est plus compliqué que cela.
N'oublie pas de préciser dans ta thèse qu'il n'y a aucune preuve scientifique de l'avantage des restaurations indirectes sur les directes.
12/01/2012 à 23h39
Je comprends tout à fait ta remarque. J'ai repris tout simplement une phrase qui revient souvent dans la littérature. En effet la cavité d'accés fragilise et fait partie de la perte tissulaire tout comme les manoeuvres endodontiques d'alésage canalaire. C'est à chacun d'en juger. Je reconnais le problème que pose la question. Disons que le fond de la question c'est plutôt: Pensez vous que la dépulpation en tant que telle, fragilise la dent sans considérer la perte tissulaire...
J'essaye de faire un travail objectif sans parti pris. J'essaye surtout de répondre à la question "Quelle place dans la pratique courante?" aujourd'hui et à l'avenir.
--
Participez à mon enquête!
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dFhxUW10WE56aDh0QkhTcm43dUljVVE6MQ
12/01/2012 à 23h48
cacodoctor écrivait:
--------------------
> J'essaye de faire un travail objectif sans parti pris. J'essaye surtout de
> répondre à la question "Quelle place dans la pratique courante?" aujourd'hui et
> à l'avenir.
Je peux me tromper, mais j'ai l'impression du contraire.
Tes questions font penser à certaines présentations de Tirlet et Attal sur le ton vous êtes vraiment des blaireaux de couronner toutes les dents dépulpées.
Sauf que à prendre des internautes recrutés sur eugenol, tu ne risques pas forcément d'avoir un échantillon représentatif.
12/01/2012 à 23h56
cacodoctor écrivait:
--------------------
> J'essaye de faire un travail objectif sans parti pris. J'essaye surtout de
> répondre à la question "Quelle place dans la pratique courante?" aujourd'hui et
> à l'avenir.
>
En France ? aucune, à moins que la nomenclature change. D'ici là les poules auront des implants.)
13/01/2012 à 00h24
http://www.information-dentaire.fr/boutique/librairie-revue-detail.php?produit=508
Un numéro très bien fait que j'ai acheté, tu y trouveras aussi de nombreuses références d'articles dans des périodiques peut être plus prestigieux pour une thèse.
13/01/2012 à 00h35
Je ne compte pas que sur les réponses des membres d'Eugenol. Je diffuse ça partout ou je peux. Difficile de ne pas avoir de biais de toutes façons, Sabek dans son enquête de 1996 passe par les cahiers de prothèse que tout le monde ne lit pas, loin de là...Je pense que de toutes façons, ça reste intéressant comme enquête pour illustrer le propos d'une thèse.
Merci en tous cas pour ces participations nombreuses!
--
Participez à mon enquête!
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dFhxUW10WE56aDh0QkhTcm43dUljVVE6MQ
13/01/2012 à 17h57
Je relance un peu le truc, 45 participants déjà, pas mal!
J'aimerais atteindre les 150 pour arriver à l'effectif de l'enquête de Sabek.
3 minutes, c'est pas long!
Faites tourner l'info!
--
Participez à mon enquête!
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dFhxUW10WE56aDh0QkhTcm43dUljVVE6MQ
15/01/2012 à 17h41
Le Choixpeau magique écrivait:
------------------------------
> Sauf que à prendre des internautes recrutés sur eugenol, tu ne risques pas
> forcément d'avoir un échantillon représentatif.
Non , il aura que les meilleurs ...
D'ailleurs , j'ai répondu :)))))
15/01/2012 à 18h26
J'ai répondu au questionnaire, mais il va être altéré par de très nombreux biais :
A moins de tenir un stricte et précise comptabilité de ce qu'on fait, il est totalement impossible de donner le nombre de dents dépulpées (quoique ce soit assez facile); et encore moins de restaurations collées.
Restauration partielle collée est une terminologie trop vague pour être utilisable sans équivoque : il faut savoir si nous parlons de restauration directe ou indirecte. Pour moi, par exemple, c'est environ 0 % de restauration partielle indirecte sur dent dépulpée, mais dans les 10 % ou peut-être plus (je n'en sais rien) de restaurations directes en composite.
Il faut bien définir la problématique étudiée dans ta thèse, qui peut être l'une ou plusieurs de ces propositions :
Les dentistes interrogés posent-ils systématiquement une couronne complète sur dent dépulpée
Estiment-ils qu'une dent dépulpée doit être couronnée
Estiment-ils qu'une dent dépulpée peut être reconstituée par une technique de composite direct
Estiment-ils qu'une dent dépulpée peut être reconstituée par une restauration collée partielle indirecte (onlay)
Estiment-ils qu'un tenon est utile, indispensable et pour quelle raison
Quel est leur pourcentage de réalisation de chaque type
Cela est à mettre en parallèle avec les données "acquises" de la science qui ne recoupent pas forcément les pratiques dans notre pays
Enfin, on peut faire une intéressante discussion sur la raison de ces divergences (manque d'information, peu de convictions, point de vue contraire de la part des dentistes, écart entre rémunération, remboursement SS et mutuelle et recommandations scientifiques, type de matériaux utilisés plus ou moins performants sur le long terme, facturation prothésiste plus ou moins élevée...)
15/01/2012 à 20h22
Merci beaucoup pour cette réponse très intéressante. J'ai effectivement toutes ces questions et ces problématiques en tête.
Pour les questions comme celle de "comptabilité" des dévitalisations, j'ai repris le début du questionnaire de Marc Sabek de 1996 pour essayer de comparer. Je pense aussi que j'aurais pu mieux faire en terme de définition des RPC (directes et indirectes).
Ma thèse ne tourne pas autour de cette enquête. C'est une partie seulement. En réalité, j'ai eu l'idée de réactualiser les données de Marc Sabek (qui sont souvent citées dans les articles ou documents que je lis) parce qu'elle datent de 1997. Les chiffres intéressants que je cherche à réactualiser c'est:
-> 75% des dentistes interrogés en 1996 pensaient que 75% des dents dépulpées devaient être couronnées.
->19% pensaient que toutes les dents dépulpées devaient être couronnées.
->55% posaient un tenon sur 75% des dents.
->13% systématisaient le tenon.
->40% pensaient que le tenon renforce la dent.
Qu'en est-il aujourd'hui en 2012?
La problématique de ma thèse, c'est "quelle place dans la pratique courante à l'heure actuelle et à l'avenir pour les RPC indirectes pour la restauration des dents dépulpées?"
1ère partie: définitions, description et éléments de réflexion (la dent dépulpée, les RPC, le collage, le tenon...)
2e partie: La restauration des dents dépulpées en France. Comparaison de l'enquête de Sabek et de la mienne (enfin j'espère que ça le fera)
3e partie: guide de mise en oeuvre clinique, critères décisionnels, cas cliniques, avantages, inconvénients.
Je ne sais pas comment aborder la question centrale de la rémunération, cotation, rentabilité, etc...
Merci pour ta contribution en tous cas! C'est sympa!
--
Participez à mon enquête!
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dFhxUW10WE56aDh0QkhTcm43dUljVVE6MQ
15/01/2012 à 21h09
Aborder la question de la rémunération est pourtant essentiel. Le reste demeure extrêmement universitaire, avec comme souvent pour ne pas dire toujours, une occultation dédaigneuse des réalités économiques du terrain au profit de recommandations de bonne conduite qui restent souvent lettre morte.
Tout dépend évidemment de ton directeur de thèse. C'est lui qui décide et t'oriente. J'espère qu'il ne sera pas trop coincé ou sur un autre planète comme c'est souvent le cas.
C'est pourtant relativement simple à traiter : il faut mettre en balance
1/ les aspects pratiques
Séquences opératoires
Difficultés techniques des différentes méthodes
Durée de chaque étape
Coût en matériel
L'onlay a des exigences que n'a pas la couronne, métallique ou pas ou encore la CCC (les formes de préparations, le collage etc). Tout cela s'évalue en terme de difficulté technique, durée de chaque étape, et bien sûr, coût des interventions (déterminées par la durée et les moyens mis en oeuvre).
2/ Les honoraires réclamés pour chaque type d'intervention
3/ Le montant des prises en charges par la sécurité sociale et les mutuelles
Une fois fait le calcul, on va s'apercevoir très facilement que :
les couronnes sont en général facturées un peu plus cher que les restaurations en composite indirectes
Les couronnes sont toujours mieux remboursées que les restaurations en composite indirecte (en pourcentage). La restauration en composite revient au final un peu plus cher la plupart du temps (en comptant la mutuelle) que la couronne la moins chère, mais pas que la couronne la plus chère
Les reconstitutions partielles en céramique reviennent au dentiste, aussi cher, sinon plus qu'une CCM (collage oblige)
En conséquence, le prix de vente d'une restauration indirecte partielle en céramique ne doit pas être inférieur à celui d'une CCM ou d'une CCC.
Les restaurations partielles en céramique reviennent toujours plus cher au patient qu'une CCM ou une CCC car la SS les rembourse moins et les mutuelles se basent sur la valeur de la NGAP pour une reconstitution 3 faces (SC 17) pour le remboursement et non SPR 50.
Conclusion : sur le plan financier, les patients ont pratiquement toujours à y perdre dès l'instant où nous réalisons une restauration partielle plutôt qu'une couronne.
Expliquer au patient les avantages d'une restauration partielle vs une couronne prend du temps. Les avantages d'une restauration partielle doivent être significativement supérieurs à ceux d'une couronne, ce qui est encore assez discutable (d'après moi) aujourd'hui. Evidemment, tout doit être discuté au cas par cas.
Il faut facturer ce temps avec l'incertitude quasi totale de convaincre les patients.
Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner que l'on réalise en France, beaucoup plus de couronnes que de restaurations partielles. CQFD !