Cookie Consent byPrivacyPolicies.comLevée d'opposabilité, seul moyen d'améliorer la qualité tout - Eugenol

Levée d'opposabilité, seul moyen d'améliorer la qualité tout en diminuant les coûts?

Pa050055 igyagy - Eugenol
mark

11/02/2012 à 20h39

C'est moi, ou le sujet tourne en rond?

Puisqu'à comparer, le type d'activité le plus à rapprocher est bien celui de la chirurgie, et ce en plusieurs points:

- le blessé, l'accidenté, l'urgence vitale est traitée sans trop de considération de coût en chirurgie, et pas seulement en milieu hospitalier public.

- la chirurgie orthopédique, esthétique ou de "confort" passe par un secteur 2 ou un "dépassement des montants d'honoraires fixés par la nomenclature"

Cela peut concerner le même praticien.

Par ailleurs il paraît inconcevable que la nécessité impérieuse ou la plus élémentaire d'un acte de chirurgie dentaire ne soit pas prise en charge par la caisse qui se prétend protéger le citoyen sur l'essentiel (la mort, l'amputation, l'atteinte à l'intégrité du corps, la préservation d'un organe, fut-il dentaire) dans une proportion similaire aux actes de chirurgie médicale générale.

Il faut donc impérativement revaloriser au nécessaire certains actes comme, à mon idée, les premiers soins conservateurs d'une dent dont la biopulpectomie consécutive à une pulpite.
La question du détartrage reste en suspens dans mon esprit car au fond il devrait procéder d'une démarche responsable de prévention du patient, si l'on considère que les plus indigents (une CMU plus restrictive, de fait) pourraient être soutenus dans cette démarche.

Le reste: reprise de traitement endodontique, parodontie médicale et chirurgicale (exceptée peut-être une première phase interception de parodontite), deuxième soin conservateur d'une dent antérieurement traitée et enfin prothèse qui ne serait pas immédiatement consécutive à une biopulpectomie délabrante ou à un trauma accidentel devrait logiquement sortir du champ de l'opposabilité dans la mesure où ces actes ne seraient ni vitaux, ni urgents, ni indispensables et mettraient en jeu la motivation, la responsabilité et l'engagement du patient dans la pérennité de l'acte.

En conclusion, comme ameli, le tout secteur 2 sur tous les actes ne me paraît pas acceptable en dépit du fait que chacun de nous s'y jetterait, qu'il se sente "spécialiste" ou y voit simplement le moyen de se payer de ses formations et investissements tandis les autres devraient se démerder avec des soins au rabais.

La fameuse expression "santé à deux vitesses" devraient être évitée si une hiérarchisation des actes permettait de rémunérer décemment certains actes opposables quand le tarifs d'autres seraient complètement libres.


Pour ce qui est des mutuelles, qui nous oblige à siéger avec eux?
Les syndicats de chirurgiens dentistes libéraux seraient bien inspirés de leur tourner le dos, sans aucune caution concernant leurs divers stratagèmes qui ne visent qu'à s'arroger un droit de regard sur notre exercice.

Libre ensuite à chaque libéral de vendre son âme, ou sa chemise à une mutuelle ou Cie d'assurance, à titre individuel, sous sa seule responsabilité... et à ses seuls risques et périls! ;)


Cuisinier2 vnbbxx - Eugenol
jeff2

11/02/2012 à 21h08

Maintenant, si on comprend la stratégie des mutuelles via Guillaume Sarkosy , faut 'il voter pour Nicolas, François ou Marine.
François coupera le pied sous les sarkozy, encore que, on a tellement l'impression que le peuple , ils s'en fichent et seul compte leur compte en banque (voit par exemple les comptes des parlementaires européens)
Marine risque de foutre un bordel incroyable et pour quoi pas, vu que là, il y a du ménage à faire dans notre profession


king_zoulou

12/02/2012 à 00h20

Le Choixpeau magique écrivait:
------------------------------
> ameli écrivait:
> ---------------
> > Renseigne-toi. Les généralistes n'ont plus accès au secteur 2 : il en reste
> 11%.
> > Le secteur 2 pour du premier recours est une anomalie dont la sécu a pris
> > conscience (sous la pression de la Cour des Comptes).
>
> Et on voit le résultat, plus personne ne veut être généraliste et on va en
> manquer partout.

D'ailleurs, le parlement a décidé de régler ce problème par encore plus de contrainte: la contrainte à l'installation qui est pratiquement actée.
20% des généralistes s'installaient, ça va passer à 0% grâce aux clowns qui nous dirigent...


ameli

12/02/2012 à 14h02

mark écrivait:
--------------
> La fameuse expression "santé à deux vitesses" devraient être évitée si une
> hiérarchisation des actes

ça fait plaisir de voir qu'il y en a qui réfléchissent un peu, et qui laissent leur colère de coté !
Effectivement, dans cette opposabilité (ou levée d'), il y a un facteur décisif : le premier recours.
Tous les actes de premier recours doivent rester opposables. C'est une obligation, due à l'accès aux soins, car ce sont des soins indispensables qui, s'ils ne sont pas assurés, peuvent engendrer des graves et couteux problèmes de santé ultérieurs. Une limitation financière dans l'accès aux actes de première nécessité n'est pas envisageable, tant pour des raisons d'éthique que pour des raisons économiques.

Or, tous les actes dentaires ne sont pas de premier recours. Il faut donc cibler ceux qui le sont.
Sur ceux qui ne le sont pas, on peut lever l'opposabilité.
Il faut définir des paniers de soins ; définir les paniers de premier recours et les financer, quitte à laisser le reste à la disposition des assurances complémentaires.
C'est une disposition envisageable, même si elle conserve deux inconvénients, dont un qui est très lourd :

1. la porte reste ouverte aux complémentaires pour gérer la totalité du dentaire à terme. Pour limiter les ingérences, il faut donc relever très fortement la valeur des actes du panier de premier recours, quitte à le réduire en nombre. Cette réduction probable en quantité d'actes opposables n'est guère satisfaisante, sauf si elle est compensée par des rémunérations forfaitaires (hygiène, prévention, missions de santé publique, éducation thérapeutique, coordination des soins, etc). A titre personnel, réduire le panier de l'opposabilité me déplait fortement : elle réduit le champ de notre "médicalisation", et nous fait passer pour des professionnels de santé à temps partiel, ce que je n'aime pas, par principe. Or, j'ai des principes...

2. Se poserait un grave problème pour l'évaluation-contrôle du dispositif. A mon sens, avoir 2 corps de DC (l'un pour la sécu qui gère l'opposable, et l'autre pour le non opposable géré par les complémentaires) est ingérable. La sécu ayant acté la disparition de ses DC, c'est la complémentaire qui gèrerait le risque du panier opposable ! (elle ne dépenserait rien et controlerait cette dépense !) c'est donc elle qui garderait la main et le pouvoir sur la gestion de l'opposabilité. Et ce jeu est très dangereux pour la profession : c'est très clairement une menace pour l'indépendance des soins de premier recours.


ameli

12/02/2012 à 14h20

king_zoulou écrivait:
---------------------

> D'ailleurs, le parlement a décidé de régler ce problème par encore plus de
> contrainte: la contrainte à l'installation qui est pratiquement actée.
> 20% des généralistes s'installaient, ça va passer à 0% grâce aux clowns qui nous
> dirigent...

Met toi à la place d'un maire de bourg de Lozère dont les habitants doivent faire 30 bornes pour aller chercher un toubib, alors qu'ils sont agés, et n'ont plus de voiture ! C'est son job de se faire le porte-parole de ses administrés. C'est de l'aménagement du territoire, c'est de sa responsabilité.
La liberté d'installation a provoqué des vides qui peuvent se révéler dramatiques. Les mesures incitatives diverses, donc certaines importantes, montrent leurs limites.
On est face à un problème grave. C'est à l'Etat de prendre les choses en mains si la profession n'est pas capable de faire face à sa mission : protéger la santé de la population.
Il aurait été préférable qu'on se débrouille seul par les Ordres. On n'en est pas capable. Donc, à eux de faire. Ils auraient certainement préféré ne pas se mêler de ça !

Par contre, le contrat d'engagement de service public, après un démarrage pénible, commence à porter des fruits. Cette incitation semble efficace, elle bouchera quelques trous, mais elle restera insuffisante.


king_zoulou

12/02/2012 à 15h51

Améli, le problème, le seul et unique problème de la désertification n'est jamais pris en considération et aucune mesure n'est jamais prise pour lutter contre.
Le problème est pourtant simple, c'est la désertification TOUT court.
Quand les gens ne veulent plus vivre sur la terre qui les a vu naître et qu'ils aiment, pourquoi voudrais-tu que des gens qui n'y ont jamais mis les pieds aillent s'y installer ?
Quand l'exode rural est provoqué par la désertification complète des villages (tu parles de devoir faire 30km pour aller chez le médecin. mais tu oublies les 30km pour aller faire les courses, les 30km pour accéder au moindre centre de loisir, les 30km pour aller à l'école, à la poste, les deux mois de délais pour qu'un opérateur quelconque ne vienne réparer une quelconque panne etc etc etc) pour laquelle les gouvernants ne font strictement rien, tu pourras voter toutes les lois que tu voudras, personne n'inversera le processus de désertification médicale.


Les gouvernants se contentent de taper un peu sur les méchants médecins qui ne pensent pas à la santé de leurs compatriotes paysans pour masquer, une fois de plus, le fait qu'ils ont été totalement incapables de prévoir, prévenir et solutionner de lourds problèmes d'aménagement du territoire.
Parce que c'est ça la démocratie.


ameli

12/02/2012 à 17h44

king_zoulou écrivait:
---------------------

> (tu parles de devoir faire 30km pour aller chez le médecin. mais tu oublies les
> 30km pour aller faire les courses, les 30km pour accéder au moindre centre de
> loisir, les 30km pour aller à l'école, à la poste, les deux mois de délais pour
> qu'un opérateur quelconque ne vienne réparer une quelconque panne etc etc etc)
> pour laquelle les gouvernants ne font strictement rien,

> Parce que c'est ça la démocratie.

Et c'est pour ça que je suis républicain, et non démocrate.
Parce que le public, le citoyen doit être respecté, et que l'Etat doit lui fournir les services dont il a besoin, même si ces services sont couteux, même si ces services sont déficitaires.
Ce n'est pas parce qu'une zone est peu peuplée qu'elle ne doit pas avoir droit au minimum vital. Il en va de l'égalité des droits des citoyens.
Bien entendu, ça crée des contraintes fiscales, des trous dans le budget de la police, de la poste ou de la SNCF qu'il faudra combler. Je l'admets.
C'est ce qui me différencie des libéraux. Eux, ils s'en foutent. Ils suggèrent comme parade d'obliger la campagne à déménager en ville. A quand un élevage de Salers dans les jardins du Luxembourg ?
Et bien entendu, ça crée des "obligations" d'installation pour les médecins. Tant pis. Mais c'est plus grave que d'avoir la possibilité de poster une lettre.

J'espère vivement que les services publics, abandonnés depuis des années, soient réhabilités un jour. J'espère que la République se réveillera un jour. Une république a un cout de fonctionnement plus élevé que celui d'une démocratie, et je suis prêt à le payer. Il y a d'autres secteurs où on peut économiser : on peut filer le budget de remboursement de l'homéo aux toubibs pour qu'ils aillent en zone démographique fragile, par exemple !

Des fois, je regrette de ne pas avoir fait de la politique. C'est con que je n'aime pas faire campagne...


Utilisateur banni

12/02/2012 à 18h37

~


malimor33

12/02/2012 à 18h41

Il est gros, le budget de l'homéopathie,Améli? Car il me semble que vu ce qu'il y a dedans, les "médicaments" homéopathiques ne doivent pas coûter bien cher et déplacer ce budget sur un autre poste ne devrait pas apporter grand chose.

Inciter les installations de professionnels de santé dans les campagnes empêchera-t-il la population des campagnes de migrer vers les villes?

Si je comprends bien ce qui va arriver,c'est la suppression du libre choix de l'installation,non?


Photo thumb 45 lnhuvp - Eugenol
wakrap

12/02/2012 à 19h01

Oh, on se défoule le dimanche, ce jour devient le jour du seigneur républicain.

Le républicain pense ci dessus :
Bien entendu, ça crée des contraintes fiscales, des trous dans le budget de la police, de la poste ou de la SNCF qu'il faudra combler. Je l'admets.
C'est ce qui me différencie des libéraux. Eux, ils s'en foutent.

L'homme libre pense ci dessous :
Ce que l'on voit et ce que l'on ne voit pas, tu oublies ameli. Tu n'aimes pas Bastiat car il renvoie systématiquement les erreurs en pleine poire.

Tout padawan doit apprendre qu'une contrainte fiscale a des conséquences et pas toujours, ni seulement, celles au bénéfice du désert médical.
Peux-tu chiffrer le nombre de personnes qui vont se retrouver au chômage dans les villes en raison de ta contrainte fiscale, peux-tu chiffrer le nombre de personnes qui vont abandonner des soins pour répondre à cette contrainte fiscale, peux-tu chiffrer le nombre de personnes qui vont avoir une vie plus dure et donc des problèmes de santé pour répondre à cette contrainte fiscale?
Vois-tu , je ne vais pas dire que tu t'en fous, tu es simplement ignorant de la chose, et tu préfères ne pas savoir par IDEOLOGIE.

A la campagne, le foncier est 2 fois moins cher qu'en ville, quand c'est pas 4 ou 5 fois moins cher, les impôts locaux bien moitié prix, le prix de l'insécurité divisé par quoi, 2, 3, 4 ..., la pollution en moins, la liste est longue.

Nos amis socialistes suédois ont fermé tous les bureaux de poste de campagne, ils ont juste supprimé le monopole de ces bureaux de poste, et l'activité a été reprise en proximité par des commerçants leur donnant un complément de revenu, c'est con le libéralisme, ça marche et sans idéologie, juste en laissant faire la liberté.
A pas de train? oh, un peu de liberté, supprime le monopole de la SNCF sur les liaisons inter-villes en France, qui date de 46, et la France ressemblera à tous les pays du monde avec des bus pas cher du tout pour que les radins et les pauvres puissent se déplacer simplement et pas cher, jusque dans les campagnes, au lieu de se faire racketter par ce monopole républicain.
N'interdit plus, par idéologie républicaine, tout conducteur ayant ses points à être taxi à ses heures, et c'est fou comme on se déplacera facilement pour pas cher dans les campagnes et les villes.

Et pour finir, ce n'est pas l'opposabilité sur un panier, ni les contraintes d'installation, qu'il faut pour les campagnes, c'est la liberté tarifaire.
A la campagne on paie moins d'impôts moins de coût d'insécurité, moins de foncier, plus de médecine de proximité.
Il ne s'agit pas de s'en foutre, il s'agit de réalité et de laisser vire la réalité.


Ico v for vendetta08 jzhpep - Eugenol
o⅁ pnɐuɹ∀

12/02/2012 à 21h39

La carotte ou le bâton ? Les politiques ont choisi le bâton, ça coûte moins cher, et on met tout sur le dos du vilain médecin.
Ça c'est de la politique.

--
Quand Eugénol a exclu Narik, Eugénol a perdu un peu plus que Narik.


uɹöɾq

12/02/2012 à 22h42

ameli écrivait:
---------------


>
> J'espère vivement que les services publics, abandonnés depuis des années, soient
> réhabilités un jour. J'espère que la République se réveillera un jour. Une
> république a un cout de fonctionnement plus élevé que celui d'une démocratie, et

> je suis prêt à le payer.

Tu veux dire à payer plus d'impôts?


1...45