Cookie Consent byPrivacyPolicies.comParu dans la lettre du CO - Eugenol

Paru dans la lettre du CO

levm

01/10/2012 à 12h55

Dommage que le mal soit déjà fait .

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paradoxe

01/10/2012 à 13h04

Parce que le Canard Enchainé a débusquer l'affaire, le CO a été contre son gré obligé de publier !
Sinon.. nakache.


Roger federer 300x217 eqdnuv - Eugenol
Patatrasse

01/10/2012 à 13h23

D'après vous qui a balancé l'affaire au Canard ?????

;o)))))))


Image saznoz - Eugenol
Hodina

01/10/2012 à 13h54

Non..........toi??????


paradoxe

01/10/2012 à 15h38

Si c'est toi, Patatrasse, chez moi tu sera chez toi !


arthur1

01/10/2012 à 19h01

Une mine d'or dans la mâchoire des pauvres (Le Canard Enchaîné)

Des dentistes entreprenants croquent à belles dents dans les remboursements de la Sécu.

C'est ce qui s'appelle transformer le plombage en or. Deux centres dentaires installés à Bondy et Aubervilliers, communes qui comptent parmi les plus pauvres de la Seine-Saint-Denis, ne désemplissent pas depuis leur ouverture, voilà deux ans, et font le bonheur de leurs patrons. Ces établissements sont pourtant spécialisés dans l'accueil des plus fauchés parmi les pauvres: les bénéficiaires de la couverture médicale universelle (CMU). Des patients le plus souvent traités en pestiférés, et que nombre de médecins et dentistes refusent tout net, en violation de la loi.

Quel est le secret de ces centres dentaires qui accueillent presque exclusivement ceux dont personne ne veut?
Leur fondateur, Patrice de Montaigne de Poncins, prétend agir de manière parfaitement désintéressée. « Patrice est un saint laïc. Il fait de l'économie sociale solidaire », s'extasie son attaché de presse. Le saint homme, qui n'est pas dentiste de profession mais simple vendeur de produits dentaires, a pourtant compris que la CMU pouvait rapporter gros. Au point d'écrire noir sur blanc, en janvier 2009, dans un document destiné aux investisseurs tentés par l'aventure, qu'ils pourraient gagner en cinq ans de onze à quatorze fois leur mise initiale. Pas mal, pour une oeuvre charitable ... « Jetons un voile là-dessus, c'était exagéré », avouet- il aujourd'hui au « Canard ».

Marmaille pas rentable

Premier avantage de la CMU : c'est la Sécu qui règle l'addition. Le risque d'impayés est donc absolument nul. Deuxième avantage, le client, qui n'a rien à débourser, s'abstient en général de chipoter sur la qualité du travail.

Pour améliorer le rendement, le travail est exécuté quasiment à la chaîne par des dentistes salariés. Par mesure d'économie, les patients sont traités en un minimum de séances, lesquelles peuvent durer plusieurs heures. Patrice de Poncin jure qu'il n'a jamais reçu de réclamations. Enfin, pour maintenir la cadence, les cas d'urgence sont systématiquement renvoyés vers les hôpitaux publics ou les dispensaires communaux.

Associations en toc La loi exige que ce genre de structure soit géré par des associations sans but lucratif. Mais, le plus souvent, ce ne sont que des dents creuses, si l'on ose dire. L'association Addentis dirige les centres d'Aubervilliers et de Bondy (et bientôt de Bobigny), mais ne possède presque rien. Elle loue tout son matériel à une société - à but lucratif, celle-ci - contrôlée par De Poncins. Cette boîte facture des frais de gestion et de relations publiques ... et pompe les bénéfices.
L'un de ses anciens associés, Pascal Steichen, a ouvert sur le même modèle ses propres centres spécialisés à Paris, Lyon, Marseille, Lille ou Bordeaux. Plus prudent que son ancien compère, il jure accepter tous les patients, y compris les enfants. Mais - pas de chance pour les mouflets - ses cabinets sont fermés, eux aussi, le mercredi et le samedi.

Pascal Steichen vise également une clientèle plus large, en proposant la pose d'implants dentaires à prix cassés, mais hors CMU. Notre homme, qui est dépourvu de tout diplôme médical, certifie que ses dentistes peuvent, en une seule séance, arracher une dent et mettre un implant à la place. Une pratique qui fait sursauter de nombreux spécialistes, mais Pascal Steichen renvoie ces "incompétents" à leurs études et jure que « [ses] 33 dentistes sont les seuls honnêtes en France ».

Parole d'arracheur de dents? De toute façon, ces centres dentaires spécialisés dans les soins à bas prix peuvent en prendre à leur aise, car les contrôles manquent singulièrement de mordant. La Sécu s'est abstenue, jusqu'à présent, de les inspecter et préfère concentrer ses maigres forces sur les dentistes libéraux (376 fraudes détectées en 2010). Comme le soulignait la Cour des comptes dans un rapport de septembre 2010, l'Assurance-maladie ne recrute plus aucun chirurgiendentiste conseil depuis 2005.

Quant à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, censée vérifier la qualité des prothèses et des matériaux, elle n'ajamais procédé à la moindre vérification. Pas très incisive, donc.

Mais Patrice de Montaigne, qui n'en est pas à son coup d'essai, a inventé d'autres règles pour améliorer l'ordinaire ... Ainsi, dans ses centres dentaires d'Aubervilliers et de Bondy, les enfants ne sont pas admis. Ce genre d'exclusion est interdit par la loi, mais, les gamins, ça rechigne à ouvrir la bouche, ça pleure, ça fait perdre du temps. Et ça plombe les résultats financiers, car, à ces âges là, on ne pose jamais de couronne, de pivot ou de dentier, prestations les plus chères et les plus rentables.

Pour être certains de ne pas être ennuyés par les marmots, les fauteuils de dentiste font, de toute façon, relâche le mercredi et le samedi, et tous les soirs à partir de 18 heures ... Au lieu de soigner des caries pour quelques dizaines d'euros pièce, Patrice de Poncins préfère assurer l'avenir et poser des prothèses au tarif CMU. " Elles lui seront payées entre 230 et 650 euros par la Sécu. "

ndlr : 1/ Les contrôles de l'AFSSAPS existent contrairement a ce qui est écrit ci-dessus (témoin le contrôle effectué en Chine et en France auprès d'un laboratoire de prothèse d'importation)

2/ Les patients bénéficiant de la CMU ne sont pas rejetés par les dentistes libéraux ; ils sont soignés de la même façon que tous les autres patients encore faut-il qu'ils respectent le seul devoir élémentaire qui leur est imposé, à savoir se présenter à leur rendez-vous !

3/ Qui se cache derrière cette société fantôme "loueuse de matériel sans but lucratif" ? Un fournisseur de matériel, un vépéciste....pourquoi maintenir le flou artistique alors que les dentistes libéraux ont une gestion transparente contrôlée.....y aurait-il 2 poids, 2 mesures ?

4/ "33 dentistes honnêtes" selon l'un des fondateurs de ces centres spécialisés (qui ne font que ce qui rapporte)...est-ce à dire que les quelques 38000 autres dentistes en exercice sont malhonnêtes ? Le Conseil de l'Ordre devrait poursuivre les personnes qui profèrent de telles affirmations mensongères....encore faut-il qu'il le veuille !

Hervé Liffran


Roger federer 300x217 eqdnuv - Eugenol
Patatrasse

02/10/2012 à 00h57

paradoxe écrivait:
------------------
> Si c'est toi, Patatrasse, chez moi tu sera chez toi !

Prépares la chambre d'ami mon pote ;0)
Dans cet article du canard, ils reprennent mot à mot l'interview que j'ai donné à une journaliste d'RMC qui m'avait "sondé" pour un reportage sur ces centres.
Tout y est : l'abattage, les CMU,pas d'enfants car ils ferment le mercredi et samedi etc...
Je pense que les 1h29 non utilisées pour un passage radio de 10secondes ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd.
2ème élément troublant : il y a un élément divulgué que j'ai retrouvé au mot près " la marmaille "
Drôle de coïncidence , à moins qu'un confrère soit rentré en télépathie avec moi, je ne vois pas d'autres solutions ?
Comme quoi, j'avais râlé à l'époque de la couverture médiatique et du temps de parole donné aux dentistes libéraux mais finalement , cela finit toujours par ressortir les bonnes casseroles .
La FSDL n'a pas laissé tomber le dossier , loin de là , et vous verrez bientôt ce que peut donner la persévérance d'un syndicat comme le nôtre ( de vrais pitbulls !)


Blue eye thumb medium dx1i0w - Eugenol
bill

02/10/2012 à 01h59

Bravo en tous cas, ça aura au moins permis que l'ordre sorte du bois.
Et les articles du canard sont souvent repris par la suite par d'autres journaux.
Si vous avez des journalistes parmi vos patients, quelques photocopies peut-être... ;-)


Roger federer 300x217 eqdnuv - Eugenol
Patatrasse

02/10/2012 à 10h31

IL ne faut pas hésiter à contacter ces journalistes par mail,de temps en temps,comme une piqûre de rappel.Quelquefois,ça marche,la preuve...


ameli

02/10/2012 à 11h15

Une petite perfidie, au passage ? ...

C'est étonnant, ces journaleux qui deviennent journalistes, selon le sujet traité !


RépondreCiter
baroud69

02/10/2012 à 11h57

J'aime pas le Canard (trop orienté)..

Pour autant je veux bien admettre qu'ils mettent souvent le doigt où ça fait mal d'une part et que d'autre part comme ils sont sans pub ce sont les derniers réellement indépendants...

Ce coup ci il pointent un problème sur lequel nous sommes d'accord, néanmoins n'attendons aucune mansuétude de leur part. Nos cabinets libéraux ne sont pas exempts d'anomalies :p


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

02/10/2012 à 12h09

ameli écrivait:
---------------
> Une petite perfidie, au passage ? ...
>
> C'est étonnant, ces journaleux qui deviennent journalistes, selon le sujet
> traité !

Désolé mais je n'aime pas ce traitement du sujet par le canard qui reste très superficiel, fait beaucoup de généralité (les dentistes et le médecins refusant les CMU) et ne pose pas la question du cout des oins chez les marmots qui exigent que l'on les vires des cabinets dentaires.

En gros même si il est plus dénigrant pour ces centres, le journaliste en profite quand même bien pour dénigrer la profession en général.

Enfin si le canard sait une chose (pour vivre les comptes doivent être équilibré et on ne peut vendre moins cher que le cout de production; 8 pages et peu de couleurs) il trouve anormal que d'autre se plaignent de devoir être obligés de travailler à perte 70% de leur temps.


ameli

02/10/2012 à 16h37

barbabapat écrivait:
--------------------
> Désolé mais je n'aime pas ce traitement du sujet par le canard qui reste très
> superficiel,

Une revue généraliste n'a pas à entrer dans des détails techniques incompréhensibles pour des profanes-lecteurs. Il doit résumer une situation.
Ce qui, à mon sens, a été fait.

et ne pose pas la question du cout des oins chez les marmots qui
> exigent que l'on les vires des cabinets dentaires.

Si si, relis bien ! "... soins pour quelques dizaines d'€ contre prothèses CMU..."

le journaliste en
> profite quand même bien pour dénigrer la profession en général.

ça, bien sur. C'est difficile de ne pas assommer l'un sans égratigner l'autre, car c'est le système (dont la profession fait partie et a validé) qui est pervers.
D'un autre coté, il m'étonnerait que notre profession soit sainte, et qu'un blasphème soit condamnable : pardonnons lui. Personnellement, je m'en fiche : l'essentiel est de pointer du doigt les grosses dérives organisées, les dénoncer, et faire ce qui est dans notre pouvoir pour les corriger.
Nous travaillons dans un système qui n'encourage pas la vertu, comment s'étonner que certains se laissent tenter par les forces obscures ?
Donc, qu'on prenne des coups au passage est absolument normal. C'est aussi salutaire, car une critique n'est jamais perdue... si on en tient compte.


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

02/10/2012 à 17h32

ameli écrivait:
---------------

>
> Si si, relis bien ! "... soins pour quelques dizaines d'€ contre prothèses
> CMU..."
>

Le canard enorgueillis de sa bonne gestion. Il est contre la vente à perte en n'ayant pas un site internet qui diffuse ses articles.

Il lui est très simple de dire qu'en ne prenant que les parties rentables de certains soins et en ne faisant pas le reste non rentable, on peut alors avoir des prix de ventes qui respectent les tarifs CMU tout en conservant une structure rentable.

C'est pas le fait que les soins coutent une dizaine d'euros contre une centaine pour la prothèse qui explique la rentabilité de ces structures. C'est l’impossibilité technique de rentabilité des tarifs de soins au vue des charges qui elle explique l'absence de soins chez les enfants dans ses structures.


ameli

02/10/2012 à 17h48

barbabapat écrivait:
--------------------
C'est
> l’impossibilité technique de rentabilité des tarifs de soins au vue des charges
> qui elle explique l'absence de soins chez les enfants dans ses structures.

Tu prêches un convaincu.
C'est vrai, mais c'est déjà trop compliqué pour un journal généraliste !
Quand on fait de la vulgarisation, faut devenir ultra-schématique et zapper tout ce qui est un poil technique. Le journaliste doit dire le fait, pas forcément l'expliquer ! Ce n'est ni glorieux, ni très juste, mais c'est malheureusement ainsi.
En fait, faut coller au but, et vérifier qu'il est atteint. Dans ce cas, les soins enfants ne sont pas faits parce qu'ils sont moins juteux que les prothèses. C'est ce que le lecteur retient, donc le but est atteint, donc l'article est efficace à défaut d'être complet.