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PROPOSITION DE LOI visant à permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins
24/10/2012 à 12h07
http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0296.asp
je ne sais pas si le lien est deja passé
mais la c'est le début de la fin :-(
24/10/2012 à 12h20
Ben voilà ,
Mais si il y avait eu un gouvernement Sarko II , la même chose serait arrivée .
Même si ça nous défrise ( et c'est mon cas Tudjuuuu!) il est logique que les mutuelles soient traitées à l'identique des assurances privées .
24/10/2012 à 12h37
Sauf que les assureurs n'ont pas le droit d'ouvrir des centres. Mais ça va venir. Combat à armes égales entre assureurs et mutuelles, ça va chier. Centres, remboursements différenciés, campagnes de pub à gogo, qui va gagner entre ces groupes qui vont devenir à la fois payeurs et exécuteurs ?
24/10/2012 à 12h51
On en revient au problème de base: sans signataires, cet article n'aura presque pas d'incidence...
24/10/2012 à 15h08
chicot29 écrivait:
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> Sauf que les assureurs n'ont pas le droit d'ouvrir des centres. Mais ça va
> venir. Combat à armes égales entre assureurs et mutuelles, ça va chier. Centres,
> remboursements différenciés, campagnes de pub à gogo, qui va gagner entre ces
> groupes qui vont devenir à la fois payeurs et exécuteurs ?
ni des centres ni surtout des "boutiques" d'audio - lunetterie
24/10/2012 à 15h26
Bah, si ces centres sont envoyés au fin fond des déserts médicaux, où le manque de praticiens est criant et les délais d'attente interminables, pourquoi pas?
Ah oui, j'oubliais: le Ministère de la Santé ne s'occupe pas de la santé des gens, suis-je bête...
24/10/2012 à 18h29
J'ai vu 'ma' deputée dans la liste !!
J'ai son mail ,mais qu'écrire pour bien le formuler?
Existe-t-il un lien avec un texte pour bien argumenter?
24/10/2012 à 19h07
exemple de lettre envoyée au député UMP de notre coin par notre ami Pascal (bravo à lui )
Tu peux t'en inspirer sinon il y a la lettre ype de l'époque mais il faut changer les noms (Ce n'est plus Door et Burr,à ce propos ,ils ont été battus aux dernières élections législatives....bien fait)
Monsieur le Député,
Ces dernières semaines, journalistes et hommes politiques ont nourri la presse, rempli les articles, saturé les éditoriaux en exposant leur avis sur ce qu'ils croient être la santé en France. Or je ne me suis nullement retrouvé, comme la plupart de mes collègues, dans ces propos. Permettez-moi donc de vous donner l'avis, la préoccupation et le souhait d'un chirurgien-dentiste, qui est aussi un citoyen et un électeur.
En premier lieu, ma préoccupation n'est ni celle des classes aisées, ni celle des classes moyennes, ni celle de classes populaires, mais bien plutôt des trois à la fois, indissociablement. Quand les politiques comprendront-ils qu'on ne gouverne pas en flattant tour à tour telle ou telle fraction de l’électorat ?
En vous écrivant aujourd'hui, je demande un changement radical de politique de santé: c'est à dire le gel immédiat des réformes (code de la mutualité, obligation d’installation, …) et des négociations conventionnelles en cours, et la tenue rapide d'états généraux de la santé. J'ajoute que je me sens totalement solidaire des revendications des médecins et autres professionnels de santé. Notre problème est identique : celui d’un Etat qui promet un service médical pour tous alors qu’il n’a pas les moyens de le payer.
De quoi rêve l’Etat ?
D’une santé gratuite grâce :
-à l’expansion des mutuelles, puisqu’elles lui évitent de devoir rembourser les actes médicaux. Ces dernières lui rapportent de plus en plus par le biais de taxes sur les contrats.
-à l’utilisation de main-d’œuvre hautement qualifiée (médecins, dentistes, infirmières, …) payée grâce à des honoraires d'un autre temps.
à la mise en place de structures de soins dont l’entretien, et le financement sont assurés par autrui mais dont l’Etat impose la gestion et le fonctionnement.
De quoi rêvent les mutuelles et complémentaires de santé ?
D’être à la fois prestataires et rembourseurs.
De s’offrir des professionnels de santé au rabais en rachetant des structures ou en imposant leurs réseaux. Quoi de plus confortable que de pouvoir diminuer le salaire des soignants pour augmenter le profit ? Rien de plus facile que d’augmenter le prix des actes médicaux ensuite, pour que la part non prise en charge par cette même mutuelle revienne, elle aussi, dans sa propre poche ?
De quoi rêvent les patients ?
De pouvoir accéder à une médecine de qualité sans reste à charge.
Et si le dépassement d’honoraires des médecins ou les tarifs élevés des frais prothétiques en ce qui nous concerne, est devenu aujourd’hui une nécessité économique, cette diminution du reste à charge passe par une revalorisation des actes opposables, un meilleur remboursement par les complémentaires et une baisse des cotisations des mutuelles et pas par la baisse et/ou le gel des honoraires.
De quoi rêvons-nous ?
De respect. Nous exerçons un beau métier, mais qui est aussi un métier difficile.
Qu’on comprenne enfin que nos honoraires de libéraux servent à nous rémunérer. Soit, mais également à faire vivre des structures, qui emploient, sous-traitent et s'équipent uniquement grâce au montant de ces honoraires et qu’aujourd’hui le système en place ne le garantit plus.
Nous avons eu la chance d’avoir été formés, et nous nous sentons responsables de nos patients. Mais nous ne nous sentons pas redevables vis-à-vis d’un Etat qui nous méprise, d’un Etat qui promet monts et merveilles alors qu’il a les poches vides et qu’il compte sur nous pour financer ses danseuses.
Il est urgent que le gouvernement organise des états généraux de la santé.
C'est la seule solution pour qu'une réforme acceptable puisse voir le jour, loin des parodies de consultation actuelles, qui n'expriment que du mépris envers les malades, les soignants, et les représentants des professionnels de santé.
Je fais appel à vous dans l'espoir que le gouvernement et l’assemblée écoute enfin les doléances des professionnels de santé mais aussi de ses électeurs: pourquoi apporter sa voix à une classe politique qui n'écoute que l'intérêt des grands industriels, des lobbys, des assureurs privés .Je ne puis plus me sentir représenté par une classe dirigeante qui cautionne une telle politique, aggravant chaque jour les injustices, par aveuglement, par méconnaissance du terrain, mais aussi et surtout par d'incessantes compromissions.
Dans l'espoir que vous entendrez mon appel, je vous prie d'agréer, Monsieur le Député, l'expression de mes sentiments les plus dévoués (au service de la santé et surtout de mes patients).
24/10/2012 à 19h13
Merci !
En plus j'en ai 2 ( députés:-)
Celle de la circonscription dans laquelle je vote + celui dans la circonscription où je suis installée.
24/10/2012 à 22h16
merci pour l'exemple de lettre. J'ai pris rdv avec mon député du coin pour lui parler.
Chacun devrait rencontrer son député pour faire du lobbying : tous à vot'député !
24/10/2012 à 23h17
C'est le député élu de notre circonscription .
Il fait aussi les convaincre de voter contre car au PS, ça va être 100 % en faveur des mutuelles leur principal "sponsor" électoral .
Chacun envoie à son député une belle et jolie lettre de motivation .
Ça ne mange pas de pain .
25/10/2012 à 12h22
Tu sais bien Patatrasse ( en tant que syndicaliste ! que nous ( la profession ) n' avons rien à attendre de positif des dentistes - députés ou des dentistes-sénateurs ; bien au contraire , ils ont été les premiers à nous enfoncer ; tout dernièrement , en ce qui concerne l'UMP , c'est bien Fourcade qui en voulait à la profession ( avec sa proposition de facture du prothésiste ! ). Sans commentaires !
05/11/2012 à 12h14
La proposition de loi sera examinée le 14/11/2012
Envoyez sans délai le courrier !
Si vous rencontrez votre député, apportez le courrier et notre code de déontologie avec la page de l'article 7 (libre choix du praticien) marquée !
http://www.acuite.fr/articles.asp?REF=8074