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perte de la liberté de choix du praticien
23/11/2012 à 02h32
bonjour,
Comme vous le savez surement, un projet de loi entrainant la perte du libre choix du praticien par le patient va être prochainement discutée à l’Assemblée Nationale.
Ce projet me révolte, comme de nombreux professionnels de santé.
Nous devrions plutôt demander l’interdiction des réseaux d’assurances privées tel Santéclair !
Aussi, je pense que ce point précis de perte de la liberté de choix du praticien est à exprimer à nos patients.
Il faut que chaque praticien informe par affiche dans son cabinet ses patients,
Et que les associations de consommateurs soient informées et se saisissent du dossier.
Je pense que toutes les organisations professionnelles de santé (Ordre, syndicats, médecins, paramédicaux…) pourraient faire front sur ce sujet.
Je pense que de nombreux dentistes qui pensaient, il y a 15 ans, que les protocoles étaient une bonne chose ont compris les enjeux.
Je pense que l’ADF, qui tombe à ce moment même est une occasion formidable à saisir pour s’unir, déjà entre nous.
Qu’en pensez-vous ?
23/11/2012 à 07h52
et bien moi je pense que les réseaux fermés vont disparaitre, et que tu te trompes de combat :
- les médecins n'en veulent absolument pas
- les médecins ne veulent pas de remboursements différenciés
le projet de loi prévoit de supprimer les réseaux fermés dans un souci d'égalité entre assurances et mutuelles
( source : http://www.cnps.fr/content/view/554/139/ )
citation : "Le CNPS se félicite que les députés de la commission et le gouvernement aient aménagé le texte afin de préserver la liberté de choix des patients et d’étendre sa portée au-delà des mutuelles, aux assurances et aux instituts de prévoyance. Ces deux avancées répondent à des demandes exprimées par le CNPS."
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Par contre, le fait que les remboursements différenciés persistent simplement pour dentaire et optique est une ignominie que le CNPS combat encore qui regroupe un certain nombre de pros de santé ( http://www.cnps.fr/content/view/99/81/ )
dont la CNSD et la FSDL
et dont la présidente csnd est vice présidente ( http://www.cnps.fr/content/view/98/80/ )
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Il y a un moment ou la presidente csnd Catherine Heu Mojaisky devrait être un poil cohérente
soit on defend une position , soit on en change soit on démissionne
23/11/2012 à 09h14
Je ne pense pas me tromper de combat,
Créer des réseaux ouverts et créer des remboursements différenciés selon que le praticien appartiennent ou non au réseau,
Revient à une perte de liberté de choix du praticien,
Pour ceux qui ont des revenus moyens,
Évidemment pas pour ceux qui ont des revenus élevés comme la majorité de notre profession.
La perte de liberté de choix du praticien ne se fait pas par écrit, par un texte de loi,
Mais plus insidieusement, par attaque au porte monnaie des moins aisés.
Ce qui est contraire à l'un des piliers de notre système de soins: que chacun puisse être soigné quelque soit ses moyens financiers.
De plus, je pense qu'effectivement on peut facilement nous taper sur le dos, puisque nous avons de bons revenus, enfin en moyenne,
Par contre si le citoyen lambda s'empare du débat, ça peut changer.
Bonne journée .
23/11/2012 à 09h31
les reseaux ont deja été attaqués sur le motif de la perte de liberté de choix
et ca a été débouté
tu as le choix de payer plus ou moins comme tu as le choix de consulter un conventionné secu ou non conventionné
le motif n'est pas reconnu
23/11/2012 à 10h15
Je suis bien placé pour confirmer hélas cet état de fait .
Le seul dossier où la FSDL a été débouté dans ces plaintes d'adhérents MGEN soutenus par notre syndicat c'est lorsque le libre choix a été évoqué .
Du coup la FSDL attaque là ou ça marche , c'est a dire le code de la Mutualité article 112/1 ( à cotisations égales , prestations égales )
Si le gouvernement veut modifier le Code de la Mutualité et plus précisément cet article c'est qu'il estime que cela sera suffisant pour mettre en place ces réseaux mutualistes .
Sinon il aurait aussi demandé une modification du code de déontologie ( libre choix du praticien )
CQFD
23/11/2012 à 10h28
par contre MAUVE, nous sommes tous les trois d'accord
( et 35% de la profession avec nous )
que ca entame gravement cette liberté DANS LES FAITS
mais pas au regard des recours sur ce sujet hélas
23/11/2012 à 10h40
Et ben il faut que le CN attaque les signataires pour atteinte à la liberté de choix du praticien ^^
23/11/2012 à 11h23
même réponse qu'ailleurs
ecris au CN et demandes leur de le faire
ou porte plainte au CNO pour non respect de la déontologie de ton voisin signataire
tu verras comment le CN baisse les bras sur le sujet
23/11/2012 à 11h47
Tu te doutes bien que Santéclair & Co ont des équipes de juristes qui ont balisé le terrain avant...
Je pense qu'il ne sert à rien de les attaquer de front, sauf quand il y a une ouverture exploitable (comme FSDL vs MGEN), mais c'est rare... C'est pour ça que l'Ordre s'est pris une raclée en appelant au boycott...
En revanche, vérifier que les praticiens faisant partie du réseau fermé sont bien en conformité avec le Code de Déontologie semble plus jouable: détournement de patientèle, publicité indirecte, compérage, perte d'indépendance professionnelle... mais ça nécessite d'examiner le cas de chaque signataire un par un... un travail de fourmi et de titan...
Un réseau, fermé ou ouvert, ne peut pas exister s'il n'y aucun praticien qui veuille ou puisse en faire partie pour des raisons déontologiques.
Pour en revenir à Santéclair, inutile de l'interdire: s'ils veulent renseigner les patients sur les tarifs et dire s'ils sont dans une moyenne ou pas, qu'ils le fassent... c'est quand ils essaient de les détourner vers un tel praticien qu'il y a problème. Et si on ne peut pas attaquer de front Santéclair, il vaut mieux se pencher sur le praticien en question, et c'est tout à fait dans les cordes de l'Ordre...
En fait, il n'y a qu'une seule question à se poser pour l'Ordre: un praticien qui a accepté de faire partie d'un réseau (surtout fermé) est-il en conformité avec tous les articles du Code de Déontologie?
23/11/2012 à 11h47
Tu te doutes bien que Santéclair & Co ont des équipes de juristes qui ont balisé le terrain avant...
Je pense qu'il ne sert à rien de les attaquer de front, sauf quand il y a une ouverture exploitable (comme FSDL vs MGEN), mais c'est rare... C'est pour ça que l'Ordre s'est pris une raclée en appelant au boycott...
En revanche, vérifier que les praticiens faisant partie du réseau fermé sont bien en conformité avec le Code de Déontologie semble plus jouable: détournement de patientèle, publicité indirecte, compérage, perte d'indépendance professionnelle... mais ça nécessite d'examiner le cas de chaque signataire un par un... un travail de fourmi et de titan...
Un réseau, fermé ou ouvert, ne peut pas exister s'il n'y aucun praticien qui veuille ou puisse en faire partie pour des raisons déontologiques.
Pour en revenir à Santéclair, inutile de l'interdire: s'ils veulent renseigner les patients sur les tarifs et dire s'ils sont dans une moyenne ou pas, qu'ils le fassent... c'est quand ils essaient de les détourner vers un tel praticien qu'il y a problème. Et si on ne peut pas attaquer de front Santéclair, il vaut mieux se pencher sur le praticien en question, et c'est tout à fait dans les cordes de l'Ordre...
En fait, il n'y a qu'une seule question à se poser pour l'Ordre: un praticien qui a accepté de faire partie d'un réseau (surtout fermé) est-il en conformité avec tous les articles du Code de Déontologie?
23/11/2012 à 12h16
cyber_quenottes écrivait:
-------------------------
> que ca entame gravement cette liberté DANS LES FAITS
>
> mais pas au regard des recours sur ce sujet hélas
Disons que dans les faits, c'est jugé, et non considéré comme une atteinte à la liberté.
Mais j'y vois un paradoxe, dans notre propre profession, et non dans le jugement, qui ne fait que refléter une économie de marché dans laquelle un tarif fait partie des critères de choix d'un prestataire.
Certains professionnels de santé réclament vivement une liberté tarifaire (à la hausse, bien entendu).
Mais quand cette liberté tarifaire est accordée et va à la baisse, les mêmes hurlent.
Non que j'en sois partisan, bien au contraire. J'ai toujours prétendu qu'une concurrence fondée sur des critères qualitatifs est plus supportable dans le domaine de la santé qu'une concurrence fondée sur des critères de prix.
C'est ce qui se passe sur les soins, aux tarifs bloqués. Le patient se détermine en fonction de son sentiment sur la qualité des soins ou de son affection pour son dentiste, et non parce que l'un est moins cher que l'autre.
D'accord, les tarifs de soins sont bien trop bas, mais il n'empêche que sur cet aspect, la concurrence est saine.
Pour ceux qui pensent que la liberté tarifaire des soins diminuerait le malaise professionnel, je suis persuadé du contraire. Certains en profiteraient pour casser les prix, et mon regard se tourne vers les low-cost et vers les cabinets de groupe mutualiste ou d'assurance. Les indépendants, qui jonglent avec les finances, n'ont pas les moyens de se lancer dans une guerre des prix qu'ils perdraient à coup sur.
23/11/2012 à 12h36
dentino écrivait:
-----------------
> En fait, il n'y a qu'une seule question à se poser pour l'Ordre: un praticien qui a accepté de faire partie d'un réseau (surtout fermé) est-il en conformité avec tous les articles du Code de Déontologie?
OUI si le conseil de l'ordre a validé le contrat , la convention santéclair
NON, s'il ne l'a pas validé nationalement et si le dentiste "partenaire" n'a pas fait valider son contrat qui lui permet d'exercer sa profession dans ce cadre
car les contrats liés a l'exercice doivent être validés CNO
comme parfois les CDO réclamaient les contrats CB , les contrats CB paiement en n fois etc ....
maintenant de la coupe aux lêvres , il y a du chemin , que le CO ferait bien un peu de parcourir ( apres tout on le paye pour ca non ) ?
23/11/2012 à 13h08
ameli écrivait:
---------------
> Non que j'en sois partisan, bien au contraire. J'ai toujours prétendu qu'une
> concurrence fondée sur des critères qualitatifs est plus supportable dans le
> domaine de la santé qu'une concurrence fondée sur des critères de prix.
> C'est ce qui se passe sur les soins, aux tarifs bloqués. Le patient se détermine
> en fonction de son sentiment sur la qualité des soins ou de son affection pour
> son dentiste, et non parce que l'un est moins cher que l'autre.
> D'accord, les tarifs de soins sont bien trop bas, mais il n'empêche que sur cet
> aspect, la concurrence est saine.
Désolé mais partout ailleurs la différence sur la qualité se fait sur une différence de tarif. Un boulanger artisanal est plus cher qu'un boulanger de grande surface. Un produit français est plus cher que le même produit chinois.
Pourquoi y aurait il une différence de qualité entre les praticiens, ils sont au même prix. Donc non, il n'y a pas de distinguo sur la qualité possible pour le patient puisque les prix sont identiques et que les donneurs d'ordre sont des irresponsable pénal et civil qui peuvent exiger n’importe quel prix sans avoir à en assumer les conséquences.
Même dans les discours du ministre, il n'est pas question de différence de qualité puisque le prix est identique.
23/11/2012 à 14h20
Je pense que l'Ordre peut agir sur ce sujet,
que les syndicats peuvent agir également,
de façon juridique et lors de négociations.
(Je pense qu'ils le font déjà :))
Je pense que les dentistes peuvent manifester avec d'autres professionnels, bien que ce ne soit pas dans les moeurs de la profession, et je doute de fort de la mobilisation,
Je pense surtout que nous devons faire comprendre aux patients ce qui se passe,
et qu'ils manifestent avec nous.
Cela sera un poids suplémentaire pour tenter d'inverser la tendance.
Ce sujet me parait consensuel,
Qui est contre ce pilier de notre système de soins:
pouvoir être soigné sans discrimination de ressources!
23/11/2012 à 14h50
MAUVE écrivait:
---------------
> Je pense que l'Ordre peut agir sur ce sujet,
Tu penses mal.
> que les syndicats peuvent agir également,
Tu penses mal.
La CNSD défend les protocoles fermés et sont donc contre cette liberté.
> Je pense que les dentistes peuvent manifester avec d'autres professionnels,
Tu penses encore mal.
Beaucoup de nos confrères s'en foutent.
> et je doute de fort de la mobilisation,
Là, tu penses juste
> Je pense surtout que nous devons faire comprendre aux patients ce qui se passe,
Certes, mais as tu l'argent pour faire une campagne médiatique et dénoncer le scandale des mutuelles ?
23/11/2012 à 15h06
hélas, je pense aussi que tu penses trop
le temps n'est plus à la pensée mais à l'action
et nous, profession de "comme j'ai déjà dit" on est pas à la hauteur
préparons nous à être bien bouffés
23/11/2012 à 16h16
C'est au senat qu'incombe le respect et l'application des lois; si l'article L112 est bafoué, seule une commission sénatoriale pour le controle et l'application des lois peut agir;et non le cno, ni nos syndicats qui peuvent par contre transmettre leurs requêtes.
23/11/2012 à 20h30
Et bien vous avez parfaitement le droit de penser qu'on ne peut rien faire, et que ceux qui font quelquechose s'y prennent mal,
et vous avez parfaitement le droit de ne rien faire et de cracher sur ceux qui font quelquechose.
Mais oui, je pense qu'on peut vraiment faire quelquechose de fort maintenant,
Sans argent, avec de la volonté et de la solidarité, on peut faire beaucoup.
Informer vos patient en imprimant une feuille A4, à scotcher dans votre salle d'attente me parait à la portée de tous les dentistes, pas vous?
Je vous transmet même un texte tout prêt.
Informer vos amis, votre famille, vos confrères, un mail,
ça vous coûte trop cher?
Tout combat non mené est perdu.
23/11/2012 à 20h48
pas très convaincant comme texte.
l'enchainement des idées prête à confusion
"Le libre choix sera garanti, nous dit la ministre ...
Ce projet me révolte..."
ça va pas. on comprend pas.
je le reverrai à ta place, plus succinct et plus explicite on comprend pas bien ton problème ( je parle pas pour moi, évidemment.)