Tous les forums
nouvelle categorie de centres dentaires
12/03/2013 à 16h04
Bonjour à tous ,
Mon ancien collaborateur est parti et revenu de Paris ou il a travaillé dans un centre privé que je vous décris :
Un directeur qui est un financier .
des assistantes qui font la loi .
des consignes de soins bien établies dès le départ;
à savoir :
toute dent altérée de plus d'un tiers sera systématiquement couronnée en visant un minimum de cinq éléments par patient , endo - empreinte dans la même séance ....bref tout pour la rentabilité et .... 300 € la ccm , 1000€ implant-pilier-dent .
et comme ce qui en sortira sera le tarif bien plus attractif que chez ces cochons de libéraux je suis quand même inquiet pour l'avenir de notre profession .
Avez vous entendu parler de cela ?
12/03/2013 à 16h19
DELAF écrivait:
---------------
> Avez vous entendu parler de cela ?
Du low-cost ?
vaguement entendu parler de cette rumeur...
12/03/2013 à 16h21
mouais, au final, après quelques mois d'existence, c'est pas une si mauvaise chose pour nous les libéraux ces centres:
1 ils recrutent surtout chez les patients chasseurs de prix, bien souvent assez pénibles à gérer.
2 à force de trop tirer sur l'aspect rentabilité, le travail s'en ressent forcement, et les réalisations ne sont pas à la hauteur de ce qui est promis au patient.
3 le recrutement des praticiens est un problème, et n'attire pas que les meilleurs (c'est le moins que l'on puisse dire...). Du coup un turn over de dentiste (comme dans les mut') engendre un problème de suivi de soins.
Conclusion, malheureusement, ce sont les patients les grands perdants, dans bon nombre de cas. Un peu comme les travaux réalisés en transylvanie...
--
N.Hum
12/03/2013 à 16h48
humator écrivait:
-----------------
> Conclusion, malheureusement, ce sont les patients les grands perdants, dans bon nombre de cas. Un peu comme les travaux réalisés en transylvanie...
> --
> N.Hum
=======================
ouais
t'as qu'à voir la gueule des 13 et 23 qu'ils font là bas
12/03/2013 à 16h53
Sinon, selon des sources généralement bien informées, deux nouvelles formes d'exercice pourraient voir le jour très bientôt :
1. la Société coopérative d'intérêt collectif.
Voir sur Wikipedia.
Elles peuvent accueillir les patients comme adhérents-financiers comme les praticiens qui seraient actionnaires, conformément au livre III du code de la mutualité.
Soit une petite révolution qui ne va pas plaire aux grandes sociétés mutualistes qui y verront une concurrence.
Les praticiens seront probablement des ex-salariés de centres dentaires qui rechercheront davantage d'autonomie, sans perdre un statut de salarié (de cette coopérative).
Inconvénient : chercher les fonds de départ pour la création. C'est en cours, et en bonne voie.
Lieu probable : les centres de mutualité qui s'écroulent faute de financement. Dans le sud...
Et si ça marche, les autres suivront.
2. un groupement de cliniques dentaires "high cost", avec un actionnariat des praticiens sélectionnés sur leurs compétences, et rémunérés sur un pourcentage de leurs propres actes mais aussi sur un pourcentage du bénéfice de la clinique, plus le montant de l'actionnariat. C'est une certaine forme de mutualisation des rémunérations.
Mais on reste "libéral", au pourcentage. Un esprit de groupe est indispensable.
Cette solution permet de "forcer" une coopération entre les professionnels qui s'envoient les patients en fonction des compétences de chacun.
Elle permet aussi de rémunérer des spécialités peu rémunératrices et indispensables (l'endo par exemple).
Il s'agit dans ce cas d'une recherche maximale de la qualité, avec les tarifs qui vont avec. L'envers du décor est la direction nationale et la gestion groupée des cliniques pour permettre une efficience comptable : donc, une perte relative de la liberté de choix du matériel, par exemple (les achats groupés, la modélisation des cabinets, la gestion centralisée...)
Lieu probable : toutes les grandes villes.
12/03/2013 à 16h56
cyber_quenottes écrivait:
-------------------------
> humator écrivait:
> -----------------
>
> > Conclusion, malheureusement, ce sont les patients les grands perdants, dans
> bon nombre de cas. Un peu comme les travaux réalisés en transylvanie...
> > --
> > N.Hum
>
> =======================
> ouais
>
> t'as qu'à voir la gueule des 13 et 23 qu'ils font là bas
Mouarf!!
12/03/2013 à 17h58
ameli écrivait:
---------------
> 1. la Société coopérative d'intérêt collectif.
> Voir sur Wikipedia.
> Elles peuvent accueillir les patients comme adhérents-financiers comme les
> praticiens qui seraient actionnaires, conformément au livre III du code de la
> mutualité
Où est l'avantage pour le praticien ?
12/03/2013 à 18h02
Je ne comprends pas bien ce que tu expliques ameli, ces 2 formes seraient créées par qui ? Des mutuelles ? Des praticiens ? Des investisseurs ?
13/03/2013 à 13h34
paradoxe écrivait:
------------------
> ameli écrivait:
> ---------------
> > 1. la Société coopérative d'intérêt collectif.
> > Voir sur Wikipedia.
> > Elles peuvent accueillir les patients comme adhérents-financiers comme les
> > praticiens qui seraient actionnaires, conformément au livre III du code de la
> > mutualité
> Où est l'avantage pour le praticien ?
Fonctionner comme un libéral, sans hiérarchie, tout en restant salarié de la coopérative.
L'avantage sans l'inconvénient.
13/03/2013 à 13h49
doagui écrivait:
----------------
> Je ne comprends pas bien ce que tu expliques ameli, ces 2 formes seraient créées
> par qui ? Des mutuelles ? Des praticiens ? Des investisseurs ?
Pour la coopérative, c'est un projet qui germe sur les décombres d'une faillite mutualiste. C'est une initiative de praticiens démissionnaires qui demande à être examinée par quelques experts juridiques.
ça a été fait, tout parait bon. C'est original, comme idée, curieusement "communiste", et ça me rend attentif ! Je dois avouer que j'en suis tombé à la renverse en entendant ça, mais je ne vois pas de faille dans le raisonnement, et ça devrait s'étendre vite.
C'est surtout ce rattachement au livre III de la mutualité qui rend le projet intéressant.
Inconvénient : faut trouver les sous au départ. C'est en bonne voie, comme déjà dit.
Puis, il faut organiser tout ça. Trouver les lieux et s'implanter.
Pour le high cost, c'est à l'initiative d'investisseurs privés non dentistes. Avec participation de praticiens privés sous forme d'actionnariat.
Démarrage d'une petite structure "d'essai" avant la fin de l'année.
A mon avis, plus la structure est grosse, mieux elle va marcher. Je suis sceptique sur la validité de cet essai prototype : j'aurais carrément vu grand. Un tel projet ne peut que bien marcher, si le recrutement des professionnels est bon. C'est le point délicat, fragile, de ce dossier. C'est destiné aux très bons !!!