Cookie Consent byPrivacyPolicies.comSoins dentaires en Hongrie. En fait c'est moins cher en - Eugenol

Soins dentaires en Hongrie. En fait c'est moins cher en France...

Index vf7ggk - Eugenol
dentisfuturis

28/05/2013 à 13h19

Bonjour,
Je me suis amusé à faire un petit comparatif des prestations proposées par une clinique dentaire en Hongrie cliniquedentairehongrie.fr/Tarifs.php...

en fait on s'aperçoit que les tarifs sont moins chers en France... A bien faire méditer pour les patients désinformés par les médias et tentés d'aller se faire soigner dans ce genre de cliniques... (j'ai vu des patients qui se plaignaient que les "soins c'est cher" et ils ne reviennent même pas pour ce qui est pris en charge à 100% par la SS+ mutuelle)


Extraction Hongrie 42 € France 33,44 €
Extraction de dent de sagesse (avec chirurgie) Hongrie 139 € France 83.60 €
Extraction chirurgicale Hongrie 96 € France 33,44 €
Petite radiographie Hongrie 10 € France 7.98 €
Obturation en composite - 1 surface (petite taille) Hongrie 55 € France 16.87 €
Obturation en composite - 2 ou 3 surfaces
(taille moyenne ou grande taille) Hongrie 83 € France 2faces 28.92 € 3faces 40.97 €
Remplacement de l'obturation en amalgame
par une obturation en composite Hongrie 55 € France < 40.97 €
Obturation esthétique au niveau du collet de la dent Hongrie 100 € France 16.87 €

Traitement radiculaire d’un canal Hongrie 130 € France 33,44 €
Traitement radiculaire de deux canaux Hongrie 185 € France 48.20 €
Traitement radiculaire de trois canaux Hongrie 220 € France 81.94 €
Traitement radiculaire de quatre canaux Hongrie 290 € France 81.94 €


@+
Olivier


Roger federer 300x217 eqdnuv - Eugenol
Patatrasse

28/05/2013 à 13h31

c'est pas nouveau et cela fait un moment qu'on en parle !
Il y a même un petit encart pub de Cyber sur des soins low cost à Paris dans son cabinet sur le mode humoristique.


Avatar reduit tuudiu - Eugenol
saitosama

28/05/2013 à 13h31

Sujet déja débattu ici:

http://www.eugenol.com/sujets/391657-les-tarifs-des-soins-a-l-etranger?page=1

, chiffres à mettre en relation avec la valeur du smic hongrois 280.63€ pour se faire une idée du "coût" des soins.

Attention, on va venir t'expliquer que tu n'as rien compris car il s'agit bien évidemment de tarifs "pour touristes", bien gros bien gras et que le "vrai hongrois" lui se fait soigner pour moins cher. Ce qui reste à démontrer, d'une, et qui même le cas échéant risque de rester bien plus cher en proportion du salaire moyen local que les tarifs français, de deux (ce qui ne peut aboutir qu'à la conclusion que les soins français fait sur un français sont meilleurs marché que les soins hongrois fait sur un hongrois et démonte tout tentative de te faire croire que tu es bien gonflé de te plaindre des soins alors que tu te gave vachement, toi vilain dentiste).


Avatar reduit tuudiu - Eugenol
saitosama

28/05/2013 à 13h31

doublon :/.


ameli

28/05/2013 à 16h41

saitosama écrivait:
-------------------
> Ce qui reste à démontrer,

Non, c'est démontré. J'avais mis en ligne les tarifs d'un dentiste "Hongrois pour Hongrois" et ils n'ont rien à voir avec ceux d'un tarif pour touristes.

Celà étant, il ne faut pas caricaturer. On sait tous, et c'est de notoriété publique y compris dans les hautes sphères de la sécu (c'est même indiqué dans le préambule de la Convention), que les tarifs de soins français sont très insuffisants.
La démonstration n'est donc plus à faire : elle est faite, et elle n'est pas glorieuse. Par contre, il faut être prudent quant à l'avance d'arguments fallacieux qui pourraient se retourner facilement avec un minimum de recherches. Les tarifs présentés comme étant hongrois ne sont que des tarifs touristiques, et ne sont pas comparables.

Le problème réel, à mon avis, est ailleurs : c'est qu'on accepte leur remboursement sans discuter et après un contrôle administratif sommaire. Mais ça, c'est un problème purement politique ; il faudrait qu'on revienne sur cet accord européen, et ce n'est pas demain la veille, hélas, car il faudrait revenir ipso facto sur la libre circulation et la libre concurrence intra-européenne.
C'est bien à cause de ce genre de conneries que je suis devenu un anti-libéral : on se fait bouffer la laine sur le dos, et il faut garder le sourire en creusant notre tombe. Il y a pourtant un moyen de contourner la difficulté : imposer des DEP pour tout travail programmé à l'étranger, y compris les soins (ça multiplie les frais de voyage, et ça élimine du remboursement les soins de confort). C'est sur, ça fait du boulot pour la sécu, et des DC à embaucher, mais ça ferait économiser un paquet d'argent public !
Problème : ce serait refusé par l'Europe à cause de la sacro-sainte règle libérale de la lutte contre la discrimination et de l'égalité des droits : si on impose une DEP à un patient allant en Hongrie, il faut l'imposer aussi à un patient restant en France ! Cette mesure perdrait à coup sur devant la Cour européenne des Droits de l'Homme !!!
ça satisfait les libéraux (au sens politique, philosophique et économique), mais pas moi, c'est sur ...! On ne peut plus décider nous-mêmes de ce qu'on fait chez nous, c'est une curieuse conception de la liberté.


dentalproject

28/05/2013 à 17h26

ameli écrivait:
---------------
C'est
> sur, ça fait du boulot pour la sécu, et des DC à embaucher, mais ça ferait
> économiser un paquet d'argent public !

Le jour où il y a recrutement, je veux bien que tu me tiennes au courant, et c'est sérieux.

> Problème : ce serait refusé par l'Europe à cause de la sacro-sainte règle
> libérale de la lutte contre la discrimination et de l'égalité des droits : si on
> impose une DEP à un patient allant en Hongrie, il faut l'imposer aussi à un
> patient restant en France

Je suis pour le retour de la DEP, cela limitera enfin le développement de certaines structures.


Zz cnsu38 - Eugenol
toto48

28/05/2013 à 17h30

Alors pourquoi l'europe n'impose-t-elle pas le même remboursement aussi pour les dentistes français non conventionnés?


Avatar reduit tuudiu - Eugenol
saitosama

28/05/2013 à 17h33

ameli écrivait:
---------------

> Le problème réel, à mon avis, est ailleurs : c'est qu'on accepte leur
> remboursement sans discuter et après un contrôle administratif sommaire. Mais
> ça, c'est un problème purement politique ; il faudrait qu'on revienne sur cet
> accord européen, et ce n'est pas demain la veille, hélas, car il faudrait
> revenir ipso facto sur la libre circulation et la libre concurrence
> intra-européenne.
> C'est bien à cause de ce genre de conneries que je suis devenu un anti-libéral :
> on se fait bouffer la laine sur le dos, et il faut garder le sourire en creusant
> notre tombe. Il y a pourtant un moyen de contourner la difficulté : imposer des
> DEP pour tout travail programmé à l'étranger, y compris les soins (ça multiplie
> les frais de voyage, et ça élimine du remboursement les soins de confort). C'est
> sur, ça fait du boulot pour la sécu, et des DC à embaucher, mais ça ferait
> économiser un paquet d'argent public !
> Problème : ce serait refusé par l'Europe à cause de la sacro-sainte règle
> libérale de la lutte contre la discrimination et de l'égalité des droits : si on
> impose une DEP à un patient allant en Hongrie, il faut l'imposer aussi à un
> patient restant en France ! Cette mesure perdrait à coup sur devant la Cour
> européenne des Droits de l'Homme !!!
> ça satisfait les libéraux (au sens politique, philosophique et économique), mais
> pas moi, c'est sur ...! On ne peut plus décider nous-mêmes de ce qu'on fait chez
> nous, c'est une curieuse conception de la liberté.

L'Europe n'est pas libérale.

Dans une Europe libérale on aurait le choix de s'assurer ou pas, et auprès de l'assurance de son choix. Idem pour les caisses de retraites.

Dans une Europe libérale, la sécu française traiterait de la même façon le confrère français et le confrère hongrois, offrant à ce dernier la possibilité de se conventionner (et d'appliquer les tarifs associés) afin de "solvabiliser" le médico-touriste français (ou étranger ayant eu la folie de choisir de cotiser chez nous). Avec ou sans DEP. L'égalité est le maitre mot ici.

Si les patients étaient aussi mal remboursés en hongrie que s'ils allaient consulter un dentiste français non conventionné, il y en aurait beaucoup moins à tenter l'aventure.

Si on pouvait choisir de se conventionner auprès de la sécu, disons Autrichienne, et d'appliquer ses tarifs lorsqu'on soigne les patients qui dépendent d'elle, on pourrait facturer notre endo molaire 188 à 225€ et arreter de faire du caca pour 82€.

L'Europe libérale, pourquoi pas. Mais pas cette merdouille qu'on nous sert en essayant de nous faire croire qu'elle l'est.


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

28/05/2013 à 18h05

dentalproject écrivait:
-----------------------
> ameli écrivait:
> ---------------
> C'est
> > sur, ça fait du boulot pour la sécu, et des DC à embaucher, mais ça ferait
> > économiser un paquet d'argent public !
>
> Le jour où il y a recrutement, je veux bien que tu me tiennes au courant, et
> c'est sérieux.
>
> > Problème : ce serait refusé par l'Europe à cause de la sacro-sainte règle
> > libérale de la lutte contre la discrimination et de l'égalité des droits : si
> on
> > impose une DEP à un patient allant en Hongrie, il faut l'imposer aussi à un
> > patient restant en France
>
> Je suis pour le retour de la DEP, cela limitera enfin le développement de
> certaines structures.

La DEP ne peut plus exister car elle signifie une forme de co-diagnostique et implique une corresponsabilité.
Un peu comme si tu envois un patient chez un seul et unique correspondant.
Enfin tu est responsable meme sur un avis donnés par telephone meme si il à été réalisé gracuesement.


ameli

28/05/2013 à 20h04

saitosama écrivait:
-------------------
> Dans une Europe libérale on aurait le choix de s'assurer ou pas, et auprès de
> l'assurance de son choix. Idem pour les caisses de retraites.

Oui, bien entendu.

Mais dans une Europe libérale, tu n'existerais plus. Les cabinets de groupe, d'enseigne ou d'assureurs, signeraient des conventions avec les assureurs à des tarifs étranglés ; et comme il n'y aurait plus de numérus clausus et la concurrence de praticiens fabriqués à chaine par des écoles privées, il n'y aurait même pas la justification du nombre de dentistes pour négocier un prix.

Mais rassure-toi, on est sur ce chemin et peut être vivras-tu ce bonheur.
Déjà, les remboursements sortent de la sécu. La première étape vers ta solution idéale se profile : tu vas pouvoir négocier directement tes tarifs avec les assureurs privés par le biais de Conventions. Tu verras, ce sera la joie et l'opulence. Bien entendu, tu seras libre de signer ou non. Et les patients libres de payer plus cher chez toi et moins cher ailleurs, si tu refuses de signer.
Mais tu paieras moins cher ta sécu puisque tu n'y seras plus.
En contrepartie, l'hosto qui n'a pas signé de Convention avec ton assureur privé (comme tu peux le faire aussi avec un assureur) te sera malheureusement inaccessible. Mais ce n'est pas grave. Tu iras dans un autre ; tu feras comme tes patients : tu navigueras en fonction de ton contrat et en fonction des Conventions signées. Bref, tu seras libre comme le vent avec pour seule contrainte de voler dans le sens du vent.


Prod 1280 mscsgu - Eugenol
JohnJohn

28/05/2013 à 20h37

Juste pour le petit article:

http://www.dental-tribune.com/articles/news/france/12865_des_cas_dhepatite_c_suite_a_des_traitements_dentaires.html


paradoxe

28/05/2013 à 21h24

ameli écrivait:
---------------
> saitosama écrivait:
> -------------------
> > Dans une Europe libérale on aurait le choix de s'assurer ou pas, et auprès de
> > l'assurance de son choix. Idem pour les caisses de retraites.
>
> Oui, bien entendu.

L'Europe est assez libérale.
La France est socialiste depuis De Gaulle.
Il n'existe aucun parti libéral en France.
La France ne peut pas être libérale actuellement. A cause des Français. Ils aiment un état fort qui s'occupe de tout.
La grande majorité des Français sont incapables de vivre dans un état libéral.
Ils sont assistés. Ils encaissent toutes les brimades, toutes les taxes, toutes les injustices.
Regardez le président et ses fausses promesses. Il fait tout le contraire de ce qu'il a promis, il fait bien pire que Sarko ! Dans beaucoup d'autres pays, on lui aurait fait la peau. En France, nous haussons juste les épaules.
Alors , je rejoins Ameli sur sa prose, mais pas pour les mêmes raisons: le libéralisme en France est impossible à cause de ses habitants qui n'en veulent pas.
Est ce un problème ?
Inconvénient : tu ne sera jamais riche, et tu vivra peut être triste.
Avantage: tu peux faire du moyen à 23€ la consulte.
Il ne faut pas changer le monde, il faut s'y adapter.
Fait la dentisterie que l'on te demande...
Rolls Royce n'a pas de concession en Bresse.
Renault, si. Mais Renault n'a peut être pas de concession au Bahrein.

Pour revenir au sujet, tu as bien entendu le droit, et peut être même le devoir social et public de dénoncer tes confrères Hongrois pour leurs mensonges , leurs tarifs exhorbitants, et leurs soins dangereux.


33.2 - Eugenol
scuba06

28/05/2013 à 21h35

ameli écrivait:
---------------
Mais
> ça, c'est un problème purement politique ; il faudrait qu'on revienne sur cet
> accord européen, et ce n'est pas demain la veille, hélas, car il faudrait
> revenir ipso facto sur la libre circulation et la libre concurrence
> intra-européenne.
> C'est bien à cause de ce genre de conneries que je suis devenu un anti-libéral

Ce n'est pas du libéralisme, c'est du directivisme.
L'Europe telle qu'elle est, n'est pas libérale.


ameli

29/05/2013 à 14h15

scuba06 écrivait:
-----------------
> Ce n'est pas du libéralisme, c'est du directivisme.

ça dépend de la direction !
Je suis l'actualité, c'est (un peu) mon métier. Ainsi, j'ai appris que grace au jeu des "détachements" et grace à un droit du travail souple et à l'absence de SMIC (mesures libérales), les abattoirs allemands embauchent des bouchers bulgares et roumains qu'ils paient 4€ de l'heure. C'est transposable maintenant dans de nombreuses professions. Est-ce ce système qu'on envie ?
Si le libéralisme s'accroit en France aussi, qui empêcherait les groupes d'assureurs ou les centres low-cost d'embaucher à 8€ de l'heure des dentistes formés à la pelle dans l'Est, et comment l'offre dentaire actuelle pourrait-elle résister à cette déflation des couts de main d'oeuvre? Quel serait l'avenir de la dentisterie dite "libérale" française ? Comment pourrait-elle résister ? Quel serait l'avenir de la santé publique ?
J'y vois, moi, un obstacle grave à la fois en terme d'efficacité du système de santé, et d'avenir de la profession. Sans doute suis-je le seul... Que des dentistes français "indépendants" ne voient pas poindre cette menace et soient partisans du libéralisme m'étonne : ils scient la branche sur laquelle ils sont assis !

> L'Europe telle qu'elle est, n'est pas libérale.

Elle est très clairement libérale, mais elle est en phase de construction libérale. Droite et Gauche se rejoignent, et pratiquent la même politique d'allégeance à la globalisation économique et aux systèmes financiers ; seules subsistent des différences rhétoriques. "La construction européenne est pour l'instant une destruction sociale", cette phrase est de Bourdieu ; elle date de 2001, et ne peut être démentie aujourd'hui. Leur seule excuse est que la protection sociale est dépendante de la croissance et donc perverse, car il n'y aura plus de croissance : il faut complètement changer l'assiette des cotisations.
Quelle est la différence objective en Thatcher et Hollande, hormis le maquillage ?
Quant à moi, je considère que faire allégeance à un système, quel qu'il soit, entrave ma liberté.


ceel

29/05/2013 à 14h41

cher ameli,
je te trouve trés intelligent, ton regard est souvent trés interessant, mais je trouve dommage que tu caricatures tout à l'extrème. quand tu parles de libéralisme, tu ne décris que l' ultra libéralisme. on a l'impression qu'il n'y a pas de voie entre le socialisme et la jungle ultra libérale

mettre Tatcher et Hollande dans le même sac n'est-il pas un peu excessif ?


colza2

29/05/2013 à 15h02

ça va bien entendu finir comme dit ameli , il ne faut pas rêver comme l'a décrit kingzoulou dans un autre post.
si steichen le fait , les grands groupes le feront dans peu de temps.
les cabinets mutualistes se sont des gentils par rapport à d'autres.


king_zoulou

29/05/2013 à 15h18

colza2 écrivait:
----------------
> ça va bien entendu finir comme dit ameli , il ne faut pas rêver comme l'a décrit
> kingzoulou dans un autre post.
> si steichen le fait , les grands groupes le feront dans peu de temps.
> les cabinets mutualistes se sont des gentils par rapport à d'autres.

Surtout que Steichen vient de lancer un site en anglais destiné à l'internationale... pour attirer des grands groupes en France et leur vendre du consulting.


Grueavatar nptrc9 - Eugenol
Le Choixpeau magique

29/05/2013 à 15h20

ameli écrivait:
---------------
> On ne peut plus décider nous-mêmes de ce qu'on fait chez
> nous, c'est une curieuse conception de la liberté.

Tout association implique forcément une perte de souveraineté.

Attention de ne pas trop reprendre les arguments des démagos de tous bords anti Europe.


Grueavatar nptrc9 - Eugenol
Le Choixpeau magique

29/05/2013 à 15h26

ameli écrivait:
---------------
> les abattoirs allemands embauchent des bouchers
> bulgares et roumains qu'ils paient 4€ de l'heure. C'est transposable maintenant
> dans de nombreuses professions. Est-ce ce système qu'on envie ?

Tu préfères laisser les bulgares crever de faim chez eux ?

> Si le libéralisme s'accroit en France aussi, qui empêcherait les groupes
> d'assureurs ou les centres low-cost d'embaucher à 8€ de l'heure des dentistes
> formés à la pelle dans l'Est, et comment l'offre dentaire actuelle pourrait-elle
> résister à cette déflation des couts de main d'oeuvre?

Tu aurais envie personnellement de te faire soigner dans un centre low cost par un praticien d'Europe de l'Est. Moi non plus, ça s'appelle le marché.


> Quel serait l'avenir de
> la dentisterie dite "libérale" française ? Comment pourrait-elle résister ? Quel
> serait l'avenir de la santé publique ?

Sur tous ces points, la sécu "planifie" très bien la déliquescence dentaire, pas besoin de faire intervenir un hypothétique plombier polonais !


"La construction européenne est pour
> l'instant une destruction sociale", cette phrase est de Bourdieu ; elle date de
> 2001, et ne peut être démentie aujourd'hui.

Bourdieu, marxiste notoire.


> Quant à moi, je considère que faire allégeance à un système, quel qu'il soit,
> entrave ma liberté.

Faudrait savoir, non ???


King lcqqit - Eugenol
King of PAP

29/05/2013 à 17h39

La solution ne serait-elle pas un dépassement systématique avec facturation selon le temps passé de TOUS les actes? Je suis même prêt à faire des devis avec le cout horaire de mon cabinet et du plateau technique.
Sans rire, ça commence à me gonfler, il y des jours je regarde de l'autre coté du Rhin, voir un peu plus bas avec un petit soupir.


ameli

29/05/2013 à 18h27

ceel écrivait:
--------------
quand tu parles de
> libéralisme, tu ne décris que l' ultra libéralisme. on a l'impression qu'il n'y
> a pas de voie entre le socialisme et la jungle ultra libérale
>
> mettre Tatcher et Hollande dans le même sac n'est-il pas un peu excessif ?

Bien sur, c'est une conclusion un peu dure, mais elle est pesée.
Faut regarder ça sur le long terme.
J'aimerais beaucoup le libéralisme s'il conservait un visage humain, et s'il représentait un progrès réel vers la liberté. Mais toute la politique, de droite comme de gauche, va dans le même sens général ; avec une gauche qui fait ce que la droite ne peut raisonnablement pas faire, comme les réformes sociétales, ou quand il faut discuter avec les syndicats (bientôt pour les retraites, ce que Sarko a mal fait et c'est logique). Les programmes sont les mêmes, hormis quelques timides mesures symboliques.
La politique n'a fait que s'éloigner du citoyen, et la banque centrale commande, en dehors de tout contrôle démocratique. On regarde le PIB, pas les êtres humains. Pour moi, la politique, ce n'est pas ça.

Quand je lis "socialiste", je ris ! il n'y a plus que des gens bien peu informés ou quelques fanatiques qui voient du socialisme là-dedans ! La gauche actuelle défend le capitalisme, le marché, la société de consommation, le libre échange, le crédit et les banques : comment peut-on affirmer qu'elle est socialiste alors qu'elle lutte contre le socialisme, car le socialisme se place par définition contre le capitalisme !?
La gauche a divorcé du socialisme pendant l'affaire Dreyfus, ça date un peu ! Et le communisme n'est pas de gauche, il est inclassable et révolutionnaire : il est hors du champ politique. On l'oublie souvent, mais Bastiat était de gauche et franc-maçon !... mais pas socialiste ! Thiers était de gauche ! La gauche française actuelle n'est pas socialiste, et la gauche française n'a jamais été vraiment socialiste.*

Maintenant, ça va être le tour des professions libérales. La France vient de se faire rabrouer sévèrement par l'Europe à cause de sa gestion des avocats ! Il est vrai qu'ils sont en situation de monopole, que leur prix est opaque, que le secteur est donc très peu concurrentiel : affichage, ouverture de la défense à d'autres professions juridiques ou para-juridiques, cabinets d'avocats ouverts aux investisseurs étrangers à la profession, etc.

*la gauche socialiste avant Dreyfus, c'était Proudhon. La gauche bourgeoise et républicaine en avait peur. Curiosité, Engels a été ravi que Bismark mette une branlée à la France en 70, parce qu'il haïssait cette gauche bourgeoise (il le dit dans un échange de courrier avec Marx).
Pendant Dreyfus, cette gauche "molle" a établi une alliance plus ou moins ouverte avec la droite "molle" pour virer les monarchistes et les cléricaux anti-républicains. Cette gauche "centriste" ne pouvait faire alliance avec les socialistes post-proudhoniens et pré-communistes : elle ne les supportait pas.
C'est le premier pacte républicain droite-gauche : il dure toujours. Il n'y a qu'une différence de façade entre Hollande et Fillon : ils n'ont pas la même cravate. Pour ce dernier point, ce n'est pas certain, ça dépend des jours.


ameli

29/05/2013 à 19h12

Le Choixpeau magique écrivait:
------------------------------
> Tu préfères laisser les bulgares crever de faim chez eux ?

Non, je préfèrerais que l'Europe investisse en Bulgarie plutôt que d'exporter les Bulgares. Et j'aurais préféré que l'Europe n'intègre pas en son sein des pays qui ont un tel décalage avec l'Europe de l'Ouest : il fallait attendre. Pourquoi se presser ?... ah oui, pour élargir le marché, et pour trouver de la main d'oeuvre à bon marché.

> Tu aurais envie personnellement de te faire soigner dans un centre low cost par
> un praticien d'Europe de l'Est. Moi non plus, ça s'appelle le marché.

C'est un rapport qualité-prix. On est d'accord. Mais quand le prix est très bas, la clientèle arrive, car elle est incapable de juger la qualité.

> Sur tous ces points, la sécu "planifie" très bien la déliquescence dentaire,

On est d'accord : d'abord on fragilise le secteur. Puis on le remplace. D'abord on prive la télé de pub, on la met en faillite, et on la privatise à regret...
On fait toujours les mêmes choses, avec les mêmes regrets.
Ainsi on regrette vivement de priver les dentistes des recettes de la sécu, mais on ne peut pas faire autrement, hélas, et on privatise le secteur en le donnant aux assurances.

> Bourdieu, marxiste notoire.

C'est pas mon avis. C'est un universitaire brillant mais controversé, formé par Aron, qui s'est opposé au communisme. Je le mettrais plutôt parmi les altermondialistes réfléchis. Il est vrai que c'est un original, mais il avait souvent raison.

> > Quant à moi, je considère que faire allégeance à un système, quel qu'il soit,
> > entrave ma liberté.
>
> Faudrait savoir, non ???

Il n'y a pas de "système". Il y a du cas par cas et un principe de précaution. On applique ce principe pour des machines, je demande qu'on l'applique sur nous, humains. On ne peut pas nous faire n'importe quoi pour gagner une part de marché, on n'est pas des pions, on n'est pas à vendre, on a une dignité.
Où est le libre choix, la liberté, quand on est dans une telle dépendance journalière des mouvements de la bourse ?


1309531 ours brun n5iukf - Eugenol
seespan

29/05/2013 à 19h26

Le coup du boucher bulgare ne marche pas en France normalement.

Si je ne dis pas de bêtise tout les travailleurs doivent être payer minimum le smic ici.

Il y a un moyen de faire venir ponctuellement de la main d'oeuvre en la payant a des tarifs proche du pays d'origines mais c'est assez réguler je crois. Entre autre il faut qu'il n'y est pas de personne compétente sur place pour faire le boulot. Et la mission doit être définie dans ses objectifs et temps au préalable. Pas question d'avoir un emplois fixe pour ce type de contrat.

Ensuite je suppose que ça peut se contourner, mais le travaille au noir a toujours exister.
--
หมอจัดฟัน


colza2

06/06/2013 à 14h48

24/05/2013 Site du conseil de l'ordre

Plusieurs praticiens pratiquant des examens buccaux initiaux, dans le cadre de prestations low cost à l’étranger, font l’objet de poursuites disciplinaires. Une affaire a été jugée en première instance. Ce dossier constitue une priorité pour l’Ordre.

Le Conseil national est régulièrement sollicité par des confrères demandant une action vigoureuse sur la question des soins low cost, et notamment des sites Internet de sociétés commercialisant des prestations à l’étranger. Les confrères doivent savoir que l’Ordre a fait de ce dossier l’une de ses priorités, même si aucun levier juridique n’existe pour interdire ces sites. En revanche, les praticiens exerçant en France et collaborant pour ces sociétés peuvent être traduits en justice.

C’est au quotidien, et cela depuis plus de deux ans, que sont recherchés les éléments des preuves pouvant caractériser des manquements à notre déontologie, entre autres, mais pas seulement, via une veille des sites Internet. Beaucoup, parmi ces tour operators étrangers, sollicitent la participation de praticiens inscrits au tableau de l’Ordre français et exerçant en France, pour d’évidentes raisons de crédibilité, auprès des patients candidats au tourisme dentaire.

Ces praticiens, dont le rôle est « limité » à l’examen initial de la bouche, contreviennent à plusieurs dispositions du Code de la santé publique (CSP). Et, de fait, plusieurs actions disciplinaires sont d’ores et déjà lancées par le Conseil national ou des conseils départementaux.

Sur ce dossier, le Conseil national veut peser de tout son poids pour que cessent ces pratiques antidéontologiques. Une affaire a fait l’objet d’une condamnation à trois mois d’interdiction d’exercer en première instance – dont un mois avec sursis –, avant d’être renvoyée en appel.

Il est ainsi reproché à un praticien d’avoir transgressé de multiples articles du (CSP), parmi lesquels l’interdiction de publicité et l’interdiction de pratiquer notre profession comme un commerce. Les autres manquements au CSP imputés au même praticien concernent la non ­transmission à son conseil départemental de contrats ayant pour objet l’exercice de la profession, la méconnaissance du principe du libre choix du chirurgien­-dentiste par le patient, l’interdiction de tout acte de nature à déconsidérer sa profession et la méconnaissance du principe selon lequel le chirurgien-­dentiste doit mettre son patient en mesure d’obtenir les avantages sociaux auxquels son état lui donne droit, sans céder à aucune demande abusive.

Dans les faits, ce praticien est poursuivi pour avoir conclu un partenariat avec une société hongroise, spécialisée dans les prestations implantaires et prothétiques. Cette société est à l’origine d’un site Internet proposant au grand public une offre promotionnelle avec « jusqu'à 60 % d’économie » pour les prestations mentionnées plus haut.

Le nom de ce praticien était mentionné par le site auprès des patients intéressés comme un correspondant local de la société. Il lui est reproché d’avoir reçu des patients dans le cadre de l’offre promotionnelle de la société. Pour la chambre disciplinaire de première instance (CDPI) qui a jugé cette affaire, en souscrivant ce partenariat, même limité à l’examen de la bouche avec une radio panoramique et des photographies, le praticien a gravement manqué aux dispositions du CSP, détaillées ci­-dessus. Pour la CDPI, peu importe que, postérieurement à la transmission de la plainte à la CDPI, le nom du praticien ait été retiré du site Internet de la société hongroise, ce fait n’étant pas de nature à atténuer la gravité de la faute disciplinaire commise par le praticien.


dentalproject

06/06/2013 à 15h28

...


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