Tous les forums
Et bien voilà on atteint le pire du pire du pire. C'est quand une vraie grêve?
15/11/2013 à 09h19
>
> On s'en fout des remboursements des patients. On ne soigne pas des mutuelles ni
> des portes monnaies mais des patients avec des pathologies.
>
> Ces pathologies ont des indications de soins. Que nous n'ayons pas tous les
> mêmes indications, vient de conceptions différentes, de choix différents,
> d'expériences différentes mais certainement pas de cotations.
>
> On ne peut pas laisser dire cela car c'est profondément anti-éthique.
>
> Je n'ai jamais compris ce concept selon lequel si les soins conservateurs
> étaient mieux rémunérés il y aurait moins de soins prothétiques.
Il faut être honnête , tu ne fais pas tourner un cabinet avec des soins conservateurs .
Tous les titulaires que j'ai eu m'ont tirs demandé de commencer par la prothèse et faire des soins entre 2 séances de prothèse .
C'est triste à dire mais la NGAP fait que beaucoup de praticien passe à coté de caries débutantes.
Combien d'entre nous font des bite-wing de contrôle pour chaque patient à la première consultation ?
Dire qu'on s'en fou des remboursements des patients ou des tarifs , c'est ce voiler la face .
On réalise en France , trop d'endos et de mauvaises endos et trop de couronnes ,c'est un fait .La faute à qui ?
Tu prends nos voisins européens , il y a moins d'endos-couronne , pourquoi ?
Tu te leves les mains pour être déficitaire ?
Parce qu'en ne soignant que des caries , tu l'es.
A titre perso , je refuse de dépulper des dents pour lesquelles je peux poser un inlay .
Les patients vont eux meme faire la couronne et l'inlay core dans le cabinet d'a coté car tout est remboursé .
Dire que l'aspect financier n'aucune importante est totalement utopiste et les centres low-cost l'ont très bien compris , c'est pour ça que ça cartonne .
15/11/2013 à 09h23
Parce qu'il y a trop de monde qui part à la retraite en ce moment et gagner 5 ans c'était juste le but. Plus 1 ou 2 ans en plus avant une application des changements.
La seçu est capable de chiffrer le jour de la signature les "100 millions" donnés aux dentaire et a besoin de 4 ans de ccam pour pouvoir la chiffrer sachant que les évolutions tarifaires devraient en plus faire évoluer notre activité par rapport à ce chiffrage réalisé avec des tarifs fantaisistes.
15/11/2013 à 09h37
doctyoni écrivait:
------------------
> Pour la majorité des praticiens français , poser de la "merde" à leurs patients
> n'est pas envisageable.........................
........................................
> On passe notre temps à refaire les choses
LOL !
15/11/2013 à 09h43
doctyoni écrivait:
------------------
> A titre perso , je refuse de dépulper des dents pour lesquelles je peux poser un
> inlay .
> Les patients vont eux meme faire la couronne et l'inlay core dans le cabinet d'a
> coté car tout est remboursé .
Tu es jeune installé ? Tu finiras par craquer d'une façon ou d'une autre. C'est ce que je reproche le plus au socialisme, il vient a bout des meilleures volontés.
15/11/2013 à 09h45
Je reprends ici l'ouverture que j'ai faite pour un vieux post, "et si on reflechissait un peu".
Premiére constatation: notre exercice se dégrade et la santé bucco dentaire des français avec.
Deuxieme constatation: nous sommes mal aimés, c'est peu de le dire.
Mal aimés et mal connus, même des sénateurs nous confondent avec des prothésistes dentaires.
Troisiéme constatation: mal aimés et mal connus on aura du mal a se faire entendre et à faire pleurer dans les chaumières si on se plaint de "notre" situation.
Hypothése: si nous sommes mal aimés et mal connus alors que nous pensons être des victimes c'est soit qu'on on est mal compris..... soit qu'il n'y a pas de fumée sans feu et que nombre de nos confrères ne sont pas aussi corrects qu'on voudrait le croire.
Si on est mal compris c'est qu'on communique mal auprès de nos patients. Comment expliquer qu'une profession qui touche tous les français ou presque, une profession qui, prise individuellement, a obtenu la confiance de ses patients (et donc de la majorité des gens) soit considérée dans son ensemble comme un ramassis de nantis intéressés uniquement par le fric?
Concernant la qualité des soins.... officiellement tous les dentistes se valent, c'est bien connu et du coup ni l'ordre, ni la sécu ni qui que ce soit que je connaisse n'a jamais fait d'évaluation sérieuse de nos compétences individuelles. D'autre part il nous est interdit de communiquer sur nos capacités professionnelles si celles ci ne sont pas sur la petite liste des diplomes reconnus par l'Ordre
Il faudrait donc changer cette image déplorable.
Une piste:
Il a été proposé la création d'un syndicat dans les années 70, syndicat qui regrouperait des praticiens consciencieux et respectueux de leurs patients, praticiens sélectionnés sur leurs capacités et la qualité de leur plateau technique.
Un tel regroupement de praticiens certifiés correct serait à même de communiquer sur l'excellence et de négocier des complémentaires à bonne valeur ajoutée, quitte à monter des réseaux faisons les à l'avantage de nos patients et de leurs praticiens.
L'Ordre évidemment sera opposé à ça, la sécu aussi sans doute et la CNSD quasi certainement.
C'est quand qu'on organise un Grenelle de la dentisterie? Qu'on arrete de faire les Tartuffe qu'on cesse de s'autocongratuler et de s'apitoyer????
--
On a toujours le choix mais entre quoi et quoi?
Vas-y boulégue et l'avenir te le dira!
15/11/2013 à 09h51
barbabapat écrivait:
--------------------
> Parce qu'il y a trop de monde qui part à la retraite en ce moment et gagner 5
> ans c'était juste le but. Plus 1 ou 2 ans en plus avant une application des
> changements.
>
> La seçu est capable de chiffrer le jour de la signature les "100 millions"
> donnés aux dentaire et a besoin de 4 ans de ccam pour pouvoir la chiffrer
> sachant que les évolutions tarifaires devraient en plus faire évoluer notre
> activité par rapport à ce chiffrage réalisé avec des tarifs fantaisistes.
Parce qu'ils n'ont plus une thune c'est simple. ......... 7 ans de gagné ? mais c'est juste le temps qu'il faut à un gamin pour ne plus croire au père noel normalement !)))))))
15/11/2013 à 09h58
Algi écrivait:
--------------
> Je reprends ici l'ouverture que j'ai faite pour un vieux post, "et si on
> reflechissait un peu".
>
> Premiére constatation: notre exercice se dégrade et la santé bucco dentaire des
> français avec.
>
> Deuxieme constatation: nous sommes mal aimés, c'est peu de le dire.
> Mal aimés et mal connus, même des sénateurs nous confondent avec des
> prothésistes dentaires.
>
> Troisiéme constatation: mal aimés et mal connus on aura du mal a se faire
> entendre et à faire pleurer dans les chaumières si on se plaint de "notre"
> situation.
>
> Hypothése: si nous sommes mal aimés et mal connus alors que nous pensons être
> des victimes c'est soit qu'on on est mal compris..... soit qu'il n'y a pas de
> fumée sans feu et que nombre de nos confrères ne sont pas aussi corrects qu'on
> voudrait le croire.
>
> Si on est mal compris c'est qu'on communique mal auprès de nos patients. Comment
> expliquer qu'une profession qui touche tous les français ou presque, une
> profession qui, prise individuellement, a obtenu la confiance de ses patients
> (et donc de la majorité des gens) soit considérée dans son ensemble comme un
> ramassis de nantis intéressés uniquement par le fric?
>
> Concernant la qualité des soins.... officiellement tous les dentistes se valent,
> c'est bien connu et du coup ni l'ordre, ni la sécu ni qui que ce soit que je
> connaisse n'a jamais fait d'évaluation sérieuse de nos compétences
> individuelles. D'autre part il nous est interdit de communiquer sur nos
> capacités professionnelles si celles ci ne sont pas sur la petite liste des
> diplomes reconnus par l'Ordre
>
> Il faudrait donc changer cette image déplorable.
>
> Une piste:
> Il a été proposé la création d'un syndicat dans les années 70, syndicat qui
> regrouperait des praticiens consciencieux et respectueux de leurs patients,
> praticiens sélectionnés sur leurs capacités et la qualité de leur plateau
> technique.
>
> Un tel regroupement de praticiens certifiés correct serait à même de communiquer
> sur l'excellence et de négocier des complémentaires à bonne valeur ajoutée,
> quitte à monter des réseaux faisons les à l'avantage de nos patients et de leurs
> praticiens.
>
> L'Ordre évidemment sera opposé à ça, la sécu aussi sans doute et la CNSD quasi
> certainement.
>
> C'est quand qu'on organise un Grenelle de la dentisterie? Qu'on arrete de faire
> les Tartuffe qu'on cesse de s'autocongratuler et de s'apitoyer????
>
> --
> On a toujours le choix mais entre quoi et quoi?
> Vas-y boulégue et l'avenir te le dira!
Tiens ? un socialiste qui veut faire de la qualité et créer une élite pour soigner les apparatchiks du régime ? Tu es sur que tu es socialiste ?
15/11/2013 à 09h59
Algi écrivait:
--------------
> Je reprends ici l'ouverture que j'ai faite pour un vieux post, "et si on
> reflechissait un peu".
>
> Premiére constatation: notre exercice se dégrade et la santé bucco dentaire des
> français avec.
>
> Deuxieme constatation: nous sommes mal aimés, c'est peu de le dire.
> Mal aimés et mal connus, même des sénateurs nous confondent avec des
> prothésistes dentaires.
>
> Troisiéme constatation: mal aimés et mal connus on aura du mal a se faire
> entendre et à faire pleurer dans les chaumières si on se plaint de "notre"
> situation.
>
> Hypothése: si nous sommes mal aimés et mal connus alors que nous pensons être
> des victimes c'est soit qu'on on est mal compris..... soit qu'il n'y a pas de
> fumée sans feu et que nombre de nos confrères ne sont pas aussi corrects qu'on
> voudrait le croire.
>
> Si on est mal compris c'est qu'on communique mal auprès de nos patients. Comment
> expliquer qu'une profession qui touche tous les français ou presque, une
> profession qui, prise individuellement, a obtenu la confiance de ses patients
> (et donc de la majorité des gens) soit considérée dans son ensemble comme un
> ramassis de nantis intéressés uniquement par le fric?
>
> Concernant la qualité des soins.... officiellement tous les dentistes se valent,
> c'est bien connu et du coup ni l'ordre, ni la sécu ni qui que ce soit que je
> connaisse n'a jamais fait d'évaluation sérieuse de nos compétences
> individuelles. D'autre part il nous est interdit de communiquer sur nos
> capacités professionnelles si celles ci ne sont pas sur la petite liste des
> diplomes reconnus par l'Ordre
>
> Il faudrait donc changer cette image déplorable.
>
> Une piste:
> Il a été proposé la création d'un syndicat dans les années 70, syndicat qui
> regrouperait des praticiens consciencieux et respectueux de leurs patients,
> praticiens sélectionnés sur leurs capacités et la qualité de leur plateau
> technique.
>
> Un tel regroupement de praticiens certifiés correct serait à même de communiquer
> sur l'excellence et de négocier des complémentaires à bonne valeur ajoutée,
> quitte à monter des réseaux faisons les à l'avantage de nos patients et de leurs
> praticiens.
>
> L'Ordre évidemment sera opposé à ça, la sécu aussi sans doute et la CNSD quasi
> certainement.
>
> C'est quand qu'on organise un Grenelle de la dentisterie? Qu'on arrete de faire
> les Tartuffe qu'on cesse de s'autocongratuler et de s'apitoyer????
>
> --
> On a toujours le choix mais entre quoi et quoi?
> Vas-y boulégue et l'avenir te le dira!
Algi, Tu as bien commencer ton POST, et bien sur la conclusion me gêne ;-)
Il faut une réforme structurelle, nous en sommes tous convaincu.
Faisons-la ensemble et mettons nos rivalités syndicales de côté, pour le bien de la profession.
Pour faire cette réforme structurelle, il fallait un référentiel moderne : la CCAM
C'est logique, mais là dèjà je vois un point de divergence entre nous.
Tu vois je suis pragmatique, je commence très lentement, je dirai Step by Step.
15/11/2013 à 10h05
Step by step, moderne ca bouge après 30 ans d'immobilisme déjà un bbd femme enceinte de gagné, dis donc. Je crois que je vais rester exercer quelque temps encore pour voire la suite des évènements, On va bien se marrer faut pas rater ca.
15/11/2013 à 10h05
dudule écrivait:
----------------
>
>
> J'ai du mal parfois à suivre les raisonnements et surtout la façon d'envisager
> les soins ?
>
> On s'en fout des remboursements des patients. On ne soigne pas des mutuelles ni
> des portes monnaies mais des patients avec des pathologies.
>
> Ces pathologies ont des indications de soins. Que nous n'ayons pas tous les
> mêmes indications, vient de conceptions différentes, de choix différents,
> d'expériences différentes mais certainement pas de cotations.
>
> On ne peut pas laisser dire cela car c'est profondément anti-éthique.
>
> Je n'ai jamais compris ce concept selon lequel si les soins conservateurs
> étaient mieux rémunérés il y aurait moins de soins prothétiques.
>
> Je ne fais pas des couronnes ou des implants parce que je pousse les indications
> mais parce que j'y crois médicalement.
>
Ah bon?
Quel est ton ratio dent devitalisée / dent couronnée? Parce que à mon sens 10% c'est déjà beaucoup trop. Quant aux inlay core : 20 inlay core posés c'est 19 de trop.
> Si la rééducation était mieux payée, il y aurait moins de prothèse de hanche ?
>
> En tout cas chapeau bas pour les discours de merde. Entre le "y aurait pas de
> couronnes si les soins étaient mieux rémunérées" et le non moins fameux "il faut
> bien qu'on se rattrape sur la prothèse pour compenser la perte sur les soins",
> on est pas près d'être pris au sérieux.
> Au delà du fait que c'est totalement faux, cela a un effet désastreux dans
> l'opinion et nous fait vraiment passer pour des connards.
>
>
je suis désolé de t'annoncer que la très grande majorité des dentistes font trop de couronne et 10000 fois trop d inlay core. Poussé par la nomenclature. Le fait que tu ne veuilles pas le voir ne changera pas la réalité des choses.
15/11/2013 à 10h20
chatondecarte écrivait:
-----------------------
> je suis désolé de t'annoncer que la très grande majorité des dentistes font trop
> de couronne et 10000 fois trop d inlay core. Poussé par la nomenclature. Le fait
> que tu ne veuilles pas le voir ne changera pas la réalité des choses.
sur un site internet on peut lire que
"....à populations égales, les dentistes français posent 5 fois moins d’implants et de couronnes que les Italiens ; 4 fois moins que les allemands ; 3 fois moins que les espagnols… Montrant ainsi que la dentisterie française est en grave sous-traitement de sa population....."
:-))
15/11/2013 à 10h53
machopacha écrivait:
--------------------
>
> Pour faire cette réforme structurelle, il fallait un référentiel moderne : la
> CCAM
> C'est logique, mais là dèjà je vois un point de divergence entre nous.
> Tu vois je suis pragmatique, je commence très lentement, je dirai Step by Step.
>
Et tu va expliquer comment à tes partenaires si avec une evolution de la nommenclature avec 5 ans de recul sur tes facons de travailler extrement poussé que tes chiffres évoluent grace à cette évolution de nommenclature.
mais bon, il faudrait une réevaluations des soins importante qui ne viendra pas.
15/11/2013 à 10h56
colza2 écrivait:
----------------
> chatondecarte écrivait:
> -----------------------
> > je suis désolé de t'annoncer que la très grande majorité des dentistes font
> trop
> > de couronne et 10000 fois trop d inlay core. Poussé par la nomenclature. Le
> fait
> > que tu ne veuilles pas le voir ne changera pas la réalité des choses.
>
>
> sur un site internet on peut lire que
> "....à populations égales, les dentistes français posent 5 fois moins d’implants
> et de couronnes que les Italiens ; 4 fois moins que les allemands ; 3 fois moins
> que les espagnols… Montrant ainsi que la dentisterie française est en grave
> sous-traitement de sa population....."
> :-))
>
on fait plus de berlingot en extrayant des dents possible pillier de bridge peut etre.
15/11/2013 à 11h01
ameli écrivait:
---------------
> saitosama écrivait:
> -------------------
>
> > "on atteint le pire du pire avec le plafonnement de la prothèse" (je résume)
> >
> > ta réponse: "je pouffe".
>
> Extrait : tu peux vérifier, c'est quelque part au début du fil :
>
> "Que je plaigne la misère du dentiste français ? je pouffe, comme la majorité
> des Français."
Nos points de vue sont incompatibles. Le dentiste français et sa "situation"? J'en suis à expliquer à mes gosses quand ils disent (pensant me faire plaisir), qu'ils veulent plus tard "faire dentiste comme papa", que c'est un métier mal barré et vraiment pas un choix intelligent si rien ne change. Pas de quoi pouffer, et oui, de mon point de vue, à plaindre.
Mon allusion était peut être déplacée. J'ai le sang chaud et voir un confrère planqué ricaner devant les emmerdes des dentistes sur le terrain m'a mis en colère.
Des excuses sur la forme, je t'en fais. Lu un peu en diagonale entre deux patients, post à chaud... bref. Sur le fond, je ne me renie pas. Tu es depuis longtemps déconnecté de ce qui se passe dans les cabinets. Certains d'entre nous qui n'avons pas eu le temps de mettre du pognon à l'abri sentent passer la crise et les coups de boutoir de nos politiques socialistes de droite ou de gauche. Sans vaseline, c'est douloureux.
ameli écrivait:
---------------
> Pour commencer, faudrait peut être se remettre en cause, et ne pas se gonfler de
> prétention. La réalité, c'est qu'on est en position d'extrême faiblesse,
Bin non. Sans nous, plus personne pour soulager les patients. Y compris, et surtout, les politicards qui nous enfoncent depuis X mois.
"Allo? Un rendez vous? Tout de suite. Donnez moi votre nom s'il vous plait? Le roux? Comme le sénateur? Ah... c'est vous? Désolé, je suis complet, au revoir".
En position de faiblesse??? Qui à part nous pour faire notre boulot?
> Pourquoi payer davantage pour faire la même prestation ?
> Les payeurs ne sont pas fous !
> Pourquoi nous donnerait-on quelque chose ? où est la nécessité de donner ?
Pour une simple raison: l'inflation. Dans le monde d'Harry Potter, ils nous paient "la même chose". Dans la vrai vie, nos revenus baissent. 600% d'inflation depuis 1968 et maintenant ! Quel augmentation sur cette période? Faut il être simplet pour prétendre que nos revenus ne baissent pas, pour qu'ils soient constant il faudrait qu'ils aient multiplié par 6!
> quelle pression fait on sur la politique ? Quelle est notre utilité sociale qui
> justifie une augmentation de lettre-clé ? Quelle est notre utilité médicale ?
> Que donne-t-on en échange ?
Des soins en échange de la douleur. Je trouve ça pas mal.
Et merde pour la mission de santé publique. Le "public", l'état nous crache copieusement au visage, je ne me sens redevable de rien. Là comme partout c'est donnant donnant.
> Il faut complètement balayer le passé, et surtout balayer devant notre propre
> porte.
Tout à fait d'accord! Exit la NGAP et l'opposabilité, exit son copié collé la CCAM! On refait une nomenclature neuve(à l'acte ou au forfait, c'est pas le propos), on calcule les coûts en 2013, on additionne quatre sous pour que le dentiste puisse bouffer et on repart, et on revalorise tous les ans comme pour n'importe quelle rémunération en fonction de l'inflation.
Mon avis, c'est que les tarifs des soins vont bien plus que doubler ou tripler.
15/11/2013 à 11h07
barbabapat écrivait:
--------------------
> colza2 écrivait:
> ----------------
> > sur un site internet on peut lire que
> > "....à populations égales, les dentistes français posent 5 fois moins
> d’implants
> > et de couronnes que les Italiens ; 4 fois moins que les allemands ; 3 fois
> moins
> > que les espagnols… Montrant ainsi que la dentisterie française est en grave
> > sous-traitement de sa population....."
> > :-))
> >
>
> on fait plus de berlingot en extrayant des dents possible pillier de bridge peut
> etre.
:-))
ce site c'est dentexia.fr
15/11/2013 à 12h14
dudule écrivait:
----------------
> Je n'ai jamais compris ce concept selon lequel si les soins conservateurs
> étaient mieux rémunérés il y aurait moins de soins prothétiques.
Eh Bjôrn, y a Dudule qui a pété une durite !
15/11/2013 à 12h20
ameli écrivait:
---------------
> Il faut arrêter de penser en "actes" : il faut se faire rémunérer autrement, au
> temps passé, à la pathologie, à la technicité, au forfait, à la capitation, etc.
C'est marrant, je crois que ça fait plusieurs années que tu nous parles de ça, à chaque fois qu'on te demande comment ça pourrait être appliqué au dentaire tu dis que non bien sûr c'est plutôt pour la médecine, et pourtant à chaque fois tu fais de nouvelles allusions...
Tu peux préciser ta pensée ?
Dans quels pays ce système a été mis en place en dentaire ? Ton modèle c'est le NHS ?
15/11/2013 à 12h29
"on calcule les coûts en 2013, on additionne quatre sous pour que le dentiste puisse bouffer et on repart, et on revalorise tous les ans"
Pour que les dentistes puissent bouffer ???
Le revenu moyen en France en 2010 est de 24980 €/an
Le revenu d'activité libéral moyen des dentistes en France en 2007 est de 81400 €/an.
(source INSEE)
Un peu de décence.
15/11/2013 à 12h37
Enki écrivait:
--------------
> "on calcule les coûts en 2013, on additionne quatre sous pour que le dentiste
> puisse bouffer et on repart, et on revalorise tous les ans"
>
> Pour que les dentistes puissent bouffer ???
>
> Le revenu moyen en France en 2010 est de 24980 €/an
>
> Le revenu d'activité libéral moyen des dentistes en France en 2007 est de 81400
> €/an.
>
> (source INSEE)
>
>
> Un peu de décence.
>
Pour un thésé bac+6 qui se coltine toutes les obligations diverses et variées, je vois pas ce qui est indécent.
J'aurai du préciser: on additionne quatre sous pour que le dentiste puisse tirer un revenu décent et en adéquation avec son niveau de formation et la technicité de ses soins.
C'est mieux là? le fond de ma pensée reste identique.
15/11/2013 à 12h58
Ce n'est pas ce qu'on gagne qui est indécent, c'est de se plaindre que ce n'est pas assez.
A titre de comparaison, le salaire moyen des cadres est de 54.000€/an.
Nous ne seront JAMAIS soutenu ou entendu si nous demandons une quelconque revalorisation.
En revanche je suis d'accord, et je préférerai gagner la même chose en ne craignant pas que le mois prochain "il y ai moins de prothèse".
15/11/2013 à 13h02
ameli écrivait:
---------------
> Par contre, vendredi, je suis rentré du boulot à 1h ! et j'ai 3 réunions en
> nocturne début décembre à l'autre bout de la région.
Mon pauvre... :-)
Tu as eu raison d'arrêter de travailler.
Dès que j'en aurai l'occasion, je ferai la même chose: payé à brasser de l'air, engagé par d'autres brasseurs d'air, quel régal!
Mais je ne sais pas si j'aurai comme toi, l'outrecuidance de venir narguer mes anciens compagnons d'infortune sur leur forum; je vois mal un ouvrier de Renault gagner à l'Euromillion et passer ensuite tous les jours sur son ancien site de travail pour se moquer de ses anciens collègues.
L'avenir du pays, ce sont les gens comme toi. Tu as tout compris. ;-)
15/11/2013 à 13h12
Algi écrivait:
--------------
>
> Deuxieme constatation: nous sommes mal aimés, c'est peu de le dire.
> Mal aimés et mal connus, même des sénateurs nous confondent avec des
> prothésistes dentaires.
>
t'en fais pas pour eux, quand ils vont se faire soigner ils se trompent pas de praticiens, eux....
15/11/2013 à 13h14
Le Choixpeau magique écrivait:
------------------------------
> Tu peux préciser ta pensée ?
Les rémunérations autres que celles liées aux actes sont largement possibles en dentaire, mais elles restent des rémunérations complémentaires.
On se bloque sur cet aspect, parce que, historiquement, on ne l'a jamais envisagé. C'est contre notre culture, notre enseignement, notre propre philosophie liée à la technique opératoire.
Je pense cependant qu'il faut balayer ces idées reçues... et qu'il faut se rapprocher de ce qui est en cours pour la médecine générale, qui, elle aussi, était très réticente. Rappelons-nous que les syndicats de médecins y étaient archi-opposés, et qu'ils se sont fait déborder par leur base qui a accepté le projet.
Ainsi, si les "actes" restent évidemment le fondement de la rémunération d'un dentiste, il devient nécessaire de prendre un charge un patient, et non plus seulement sa 36.
Cette prise en charge doit être rémunérée, et peut l'être, par différentes formes de forfaits.
Exemples : de nombreuses maladies sont liées à un état dentaire, avec des échanges entre divers intervenants, des filières à suivre. Cela demande du temps de "liaison", de coordination, et donc une rémunération forfaitisée (forfait par pathologie, car chaque pathologie exige un suivi différent). Ces liaisons-coordinations peuvent être évaluées au sein d'un réseau.
Dans cet item, on place au premier rang la gériatrie. Largement forfaitisable, et facilement. On "inscrit" le patient, on est payé par tête (capitation), on s'engage à le voir 3 fois par an (rendez-vous automatique) et à effectuer les actes de prévention et de dépistage quitte à se rendre chez lui s'il est grabataire, à se mettre en rapport avec le toubib qui le suit. Les actes nécessaires sont facturés normalement.
De même, comment peut-on penser être efficace en rebouchant des trous sur des enfants polycariés sans s'attaquer à l'origine ? Il est indispensable non seulement de voir la famille au grand complet, mais aussi de l'éduquer, au besoin en faisant appel à un diététicien, une assistante sociale, un éducateur, etc ! Ce temps passé n'est pas perdu, il est gagné pour tout le monde, fait économiser un gros paquet d'argent, et il mérite rémunération. Le système existe, personne ne l'utilise (éducation thérapeutique, financée par le FIR).
Cela ne signifie pas que je souhaite supprimer la rémunération à l'acte, mais il faut la compléter par des "prises en charges". Cela aurait l'avantage non seulement d'apporter un complément de rémunération non négligeable, mais aussi de "médicaliser" la profession, et de la lier au sort des médecins généralistes. Or, ce sont eux qui seront les grands gagnants du système, puisque la "ville" coute nettement moins cher que l'hopital. Donc, c'est en médecine de ville qu'on va investir.
Autre avantage important : une dépendance moindre vis à vis des assureurs complémentaires, puisque ces rémunérations forfaitisées sont financées en quasi totalité par la sécu via les ARS.
15/11/2013 à 13h21
Voilà un beau brassage d'air comme je les aime.
Tous les ingrédients y sont. :-)