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Exercice en mutuel
17/01/2014 à 18h33
Gai-Luron écrivait:
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> Je travaille en mutuelle, et nous avons des tarifs supérieurs à certains
> confrères qui sont sur Eugénol....
Merci bcp pour votre réponse.
Est ce qu'en mutuelle vs fêtes tout ( soins, prothèse, extraction, paro simple)??
Ou vs êtes limité?
Qu'en est de vitre ressentie par rapport au libéral?
Vraiment merci pr votre intervention.
17/01/2014 à 21h10
Tédoc écrivait:
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> Est ce qu'en mutuelle vs fêtes tout
... oui, tous les vendredis soir, bien arrosé ... mais là GL ne te répondra pas avant demain midi ... il est déjà torché.
"Qu'en est de vitre ressentie par rapport au libéral?" ... toi aussi tu as déjà bien commencé!
;)
17/01/2014 à 22h26
CRAIG écrivait:
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>
> D'ailleurs c'est ce que font les "confrères libéraux" en acceptant de signer des
> protocoles à tout va : en baissant leurs tarifs ils augmentent leur taux
> d'acceptation des traitements prothétiques et ils s'y retrouvent à la fin.
> Croyez vous qu'ils accepteraient de baisser leurs tarifs si ils ne s'y
> retrouvaient pas financièrement parlant?....
> Il faut arrêter de se mentir parfois!
Pas tout à fait exact Craig: un "confrère libéral" signe un protocole non pas pour augmenter le taux d'acceptation de ses devis (c'est plutôt une conséquence de la baisse forcée de ses tarifs) mais pour bénéficier d'un afflux supplémentaire de patients juteux qui lui sont adressés par la complémentaire, soit directement (détournement de patients), soit indirectement (publicité). La baisse de ses tarifs n'étant que la contrepartie de ces petits "services" pas très déontologiques.
Nous sommes tous libres de fixer nos tarifs comme bon il nous semble "avec tact et mesure", y compris à la baisse tant que le but n'est pas "commercial". Si le confrère applique des tarifs low cost mais reste indépendant, on peut lui accorder le bénéfice du doute quant au but poursuivi. Quand il commence à être maqué avec un organisme quelconque, le doute n'est plus permis.
Sinon 100% d'accord avec l'exercice en mutuelle: il n'est pas plus ou moins "noble" que l'exercice libéral, juste différent. On y gagne en principe moins avec le même volume d'activité mais en contrepartie, le praticien n'a pas à s'occuper des commandes en retard, du fauteuil qui tombe en panne, de l'informatique qui plante, de la plomberie qui fuit ou des chiottes qui sont bouchées... sans compter les petits avantages du salarié (congés payés, tickets restos, formations payées, chèques-cadeaux du CE etc.) qui pris individuellement peuvent paraître ridicules mais cumulés au reste peuvent tenter beaucoup, et c'est naturel. On n'a pas tous les mêmes aspirations dans la vie.
Et un dernier mot sur les "boss": il y a des bons et des cons, comme les praticiens titulaires de cabinets libéraux. Mais pour être boss de centre, un des pré-requis indispensables est d'être sacrément calé en réglementations: certains connaissent le Code de Déontologie et les multiples normes et obligations des structures de soins bien mieux que les dentistes (sans parler du Code du Travail). Bref, restons open-minded et ne nous jugeons pas les uns les autres selon les modes d'exercice, tant qu'on reste tous dans les clous au niveau déontologie.
18/01/2014 à 02h08
dentino écrivait:
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> CRAIG écrivait:
> ---------------
> >
> > D'ailleurs c'est ce que font les "confrères libéraux" en acceptant de signer
> des
> > protocoles à tout va : en baissant leurs tarifs ils augmentent leur taux
> > d'acceptation des traitements prothétiques et ils s'y retrouvent à la fin.
> > Croyez vous qu'ils accepteraient de baisser leurs tarifs si ils ne s'y
> > retrouvaient pas financièrement parlant?....
> > Il faut arrêter de se mentir parfois!
>
> Pas tout à fait exact Craig: un "confrère libéral" signe un protocole non pas
> pour augmenter le taux d'acceptation de ses devis (c'est plutôt une conséquence
> de la baisse forcée de ses tarifs) mais pour bénéficier d'un afflux
> supplémentaire de patients juteux qui lui sont adressés par la complémentaire,
> soit directement (détournement de patients), soit indirectement (publicité). La
> baisse de ses tarifs n'étant que la contrepartie de ces petits "services" pas
> très déontologiques.
Juteux: traduction arrivés au stade du devis prothétique, transmis à la mutuelle. les soins, les endos sont faites reste plus qu'à sortir le taille crayon. un peu comme un peintre qui a préparé toutes les surfaces à peindre et qui se fait niquer par un confrère qui n'a plus que le coup de pistolet à passer.
> Nous sommes tous libres de fixer nos tarifs comme bon il nous semble "avec tact
> et mesure", y compris à la baisse tant que le but n'est pas "commercial". Si le
> confrère applique des tarifs low cost mais reste indépendant, on peut lui
> accorder le bénéfice du doute quant au but poursuivi. Quand il commence à être
> maqué avec un organisme quelconque, le doute n'est plus permis.
> Sinon 100% d'accord avec l'exercice en mutuelle: il n'est pas plus ou moins
> "noble" que l'exercice libéral, juste différent. On y gagne en principe moins
> avec le même volume d'activité mais en contrepartie, le praticien n'a pas à
> s'occuper des commandes en retard, du fauteuil qui tombe en panne, de
> l'informatique qui plante, de la plomberie qui fuit ou des chiottes qui sont
> bouchées... sans compter les petits avantages du salarié (congés payés, tickets
> restos, formations payées, chèques-cadeaux du CE etc.) qui pris individuellement
> peuvent paraître ridicules mais cumulés au reste peuvent tenter beaucoup, et
> c'est naturel. On n'a pas tous les mêmes aspirations dans la vie.
merde, il n'y a plus de PQ dans les chiottes on fait comment ? je suis perdu ! si j'étais en mutuelle .... LOL !
> Et un dernier mot sur les "boss": il y a des bons et des cons, comme les
> praticiens titulaires de cabinets libéraux. Mais pour être boss de centre, un
> des pré-requis indispensables est d'être sacrément calé en réglementations:
> certains connaissent le Code de Déontologie et les multiples normes et
> obligations des structures de soins bien mieux que les dentistes (sans parler du
> Code du Travail). Bref, restons open-minded et ne nous jugeons pas les uns les
> autres selon les modes d'exercice, tant qu'on reste tous dans les clous au
> niveau déontologie.
Ca s'appelle un DRH. Je me demande si meme le conseil de l'ordre connait le code de déontologie, en effet il tolère les contrats commerciaux liant des praticiens aux mutuelles.
Un praticien libéral doit etre en plus de dentiste DRH, comptable et surtout avoir les couilles d'emprunter et d'assurer toutes les démarches administratives entre autres pour monter son cabinet. C'est pour ces raisons qu'il gagne 2 fois plus qu'en mutuelle car il fait le boulot de plusieurs personnes.
18/01/2014 à 11h06
chicot29 écrivait:
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>
> Juteux: traduction arrivés au stade du devis prothétique, transmis à la
> mutuelle. les soins, les endos sont faites reste plus qu'à sortir le taille
> crayon. un peu comme un peintre qui a préparé toutes les surfaces à peindre et
> qui se fait niquer par un confrère qui n'a plus que le coup de pistolet à
> passer.
>
moi, j'avais plutôt en tête l'image du moineau qui se fait ch... à bâtir son nid pour voir le coucou venir poser ses grosses fesses dedans et y pondre son oeuf...