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faire des economies
25/02/2014 à 20h31
8. Hôpitaux publics: convergence des tarifs
La liste des tarifs établie par la Caisse nationale d'assurance-maladie pour payer les établissements de soins comporte des milliers de lignes. Non sans raison. Il existe un nombre considérable de pathologies. Une opération n'a pas le même prix si le patient est âgé de 30 ans ou de 80 ans. Le coût de l'opération varie à Paris ou dans une petite ville. Pour autant, est-il légitime qu'il existe deux listes de tarifs: une pour les hôpitaux publics et une pour les cliniques privées, avec des niveaux de tarifs généralement inférieurs de 20 % pour le privé? Une prothèse de hanche techniquement peu complexe coûte 4 927 euros à l'hôpital public et 3 021 euros dans une clinique privée. Or, les missions spécifiques des hôpitaux publics - enseignement, recherche, urgences - ne peuvent être invoquées pour justifier ce deux poids deux mesures car elles sont financées par des budgets à part. En 2005, le gouvernement avait décidé d'une liste unique de tarifs en 2012, puis en 2018. La convergence avait débuté, mais elle a été stoppée... en 2013, au moment où la France en a le plus besoin pour réduire ses déficits. Économie possible grâce à la convergence des tarifs: 5 milliards d'euros par an.
9. Développer la chirurgie ambulatoire
La chirurgie ambulatoire - qui consiste à entrer à l'hôpital, être opéré et sortir le même jour - a été rendue possible par les progrès de la chirurgie et de l'anesthésie. Cette innovation diminue le coût des traitements et la fréquence des maladies nosocomiales, tout en réduisant les perturbations liées au séjour hors de son domicile. Or, en France, la proportion des opérations réalisées en ambulatoire est très inférieure à ce qu'on observe en Suède, au Danemark, au Royaume-Uni, en Allemagne ou aux États-Unis. Le retard est particulièrement important dans les hôpitaux publics. Sans doute parce que cette technique exige une restructuration des locaux et des équipes ainsi qu'une organisation minutieuse des soins. Le retard d'un seul examen ou d'un seul intervenant et la chirurgie ambulatoire devient impossible. Économie réalisable: 4 milliards d'euros par an.