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Question dentiste conseil
24/10/2014 à 13h08
ameli écrivait:
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> Tu ne connais pas les faits, ou tu n'en connais qu'une
> version, qui comprend un dialogue avorté ou impossible entre un DC et un > dentiste traitant. Ce n'est que ce dialogue qui doit être trouvé, et l'explication et la solution suivront. Est-ce que ça vaut coup d'en faire un
> scandale ? Une incompréhension est-elle une faute ?
>
Certes , mais SI les faits sont avérés n'est il pas clair que le Dentiste Conseil est largement sorti du cadre réglementaire , est ce si habituel qu'il ne faille pas en faire un "scandale" ?
Ou doit on être la seule profession soumises a des discriminations anticonstitutionnelles ?
« En juillet, je reçois une première lettre du dentiste conseil pour un patient me disant de revoir toute la prothèse amovible, problème D'OIM et D'ORC (que je ne nie pas, mais le patient était en pleine cicatrisation, je lui aurais refait sa prothèse sans problème une fois les alvéoles fermées) et de couronner une dent qui pour moi présentait un rapport couronne/racine défavorable et une mobilité. Vu que la femme du dit patient m'insultait à chaque visite, c'est un confrère qui a repris le cas (et qui ne souhaite pas couronner non plus)
Cette semaine, nouveau courrier du dentiste conseil qui m'informe du refus de remboursement d'un SPR 85 a posteriori car la rétention est insuffisante et que donc la prothèse ne répond pas aux données acquises de la science. »
Et bien SI c'est comme cela que cela s'est passé , ce serait très grave .
24/10/2014 à 13h21
Oui plus personne ne fera de complets du bas par exemple. Les inspecteurs de travaux finis n'ont qu'à s'y mettre.
24/10/2014 à 16h19
edmond écrivait:
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> Certes , mais SI les faits sont avérés n'est il pas clair que le Dentiste
> Conseil est largement sorti du cadre réglementaire , est ce si habituel
> qu'il ne faille pas en faire un "scandale" ?
Non, ce n'est pas clair du tout. On a un avis du DC et des commentaires-explications du traitant. Pour moi, l'avis du DC n'est ni illégal ni incompréhensible, car on ne sait pas ce qui s'est dit entre le DC et le patient.
La seule chose qui me parait claire, c'est que le comportement du patient est suspect... et que sais-tu ce qu'il a dit au DC ? Si le DC dit que la prothèse est une prothèse hors des données standard, la cotation est illogique. Le DC ne dit pas que la prothèse est provisoire temporaire, et intransformable en définitive, mais il le pense. ça me parait être un compromis, mais c'est une supposition que je fais.
> Et bien SI c'est comme cela que cela s'est passé , ce serait très grave .
Non, il n'y a rien de grave, et une explication s'impose entre praticien et contrôle. Au pire, il y a une erreur de cotation ou une erreur du contrôle suite aux dires imaginatifs du patient qui veut refaire le monde selon ses intérêts et proteste contre tout le monde.
Le mieux, pour le contrôle, ça aurait été de se renseigner auprès du praticien par téléphone... mais hélas, ce n'est pas écrit, et ça ne fait pas. Je le faisais, mais j'étais le chef, donc, personne de ma hiérarchie inexistante n'a jamais osé me le reprocher, et les praticiens, j'en faisais des potes !
24/10/2014 à 17h02
Il faut bien relire ce que dis notre jeune consoeur
« En juillet, je reçois une première lettre du dentiste conseil pour un patient me disant de revoir toute la prothèse amovible, problème D'OIM et D'ORC (que je ne nie pas, mais le patient était en pleine cicatrisation, je lui aurais refait sa prothèse sans problème une fois les alvéoles fermées) et de couronner une dent qui pour moi présentait un rapport couronne/racine défavorable et une mobilité. Vu que la femme du dit patient m'insultait à chaque visite, c'est un confrère qui a repris le cas (et qui ne souhaite pas couronner non plus)
Cette semaine, nouveau courrier du dentiste conseil qui m'informe du refus de remboursement d'un SPR 85 a posteriori car la rétention est insuffisante et que donc la prothèse ne répond pas aux données acquises de la science. »
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-"je reçois une première lettre du dentiste conseil pour un patient me disant "..." et de couronner une dent qui pour moi présentait un rapport couronne/racine défavorable et une mobilité."
Là il s'agit simplement d'une sortie du cadre réglementaire , d'une ingérence dans le plan de traitement , mais en fonction du ton du courrier ( plus ou moins impérieux par exemple ) cela peut s'apparenter a un abus d'autorité ....
- "Cette semaine, nouveau courrier du dentiste conseil qui m'informe du refus de remboursement d'un SPR 85 "
Là il ne s'agit pas d'un simple avis mais d'un jugement unilatéral avec, en répression , un refus de remboursement (qui en plus s'effectue au détriment du patient ?) lequel s'apparente a un refus de payer un travail effectué (où en a t-on déjà vu ça ? Est ce qu'on paye ,ou pas, nos ministres en fonction de leur efficacité ? )
Ici nous sommes totalement sortis de la procédure non seulement réglementaire mais aussi constitutionnelle , je citerai , entre autres , l'absence de de débat contradictoire et de recours a une expertise impartiale
Où passent là dedans les droits élémentaires de chaque citoyen a pouvoir se défendre ?
..
Bref SI les faits sont avérés c'est très grave .
24/10/2014 à 19h59
chicot29 écrivait:
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> J'ai un pote qui travaille dans le bâtiment. Ben figures toi qu'il a le meme
> problème que nous car les experts des assurances, dans ce domaine aussi, sont
> tout simplement les meilleurs. -))))
> Et améli, chiffre d'affaire important ne veut pas dire travail de qualité,
> surtout avec notre convention.
> Tu n'es pas resté au meme endroit suffisamment longtemps pour voir ton superbe
> boulot se casser la gueule, c'est tout. -))))
+1
Il y aura de toute façon bientôt plus de gens qui dirigent et contrôle ce pays que de de gens qui bossent vraiment.
Améli , tu l'as bien compris , l'avenir de la chirurgie dentaire , c est tout le monde a 4000 euros et si possible avec le sourire et dans les déserts médicaux .
Tu as complétement raison , je dirai à mes enfants , de ne pas faire médecine et faire sciences poliques, exactement comme ta fille .
Je sens que les prochaines décennies vont encore être plus que rudes.
25/10/2014 à 22h29
edmond écrivait:
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> Où passent là dedans les droits élémentaires de chaque citoyen a pouvoir se
> défendre ?
Qui a été attaqué ? Qui a besoin de se défendre ?
Personne n'a été attaqué !
Il n'y a pas de procédure, il y a un constat, probablement fait à l'initiative du patient. Le praticien conseil écrit pour signaler non qu'il n'est pas d'accord avec la prothèse, mais avec sa cotation car la prothèse n'est pas conforme. Il n'y a aucune ingérence dans le plan de traitement, mais dans la cotation !
Franchement, parait il avoir tort ? Une prothèse provisoire après extraction, est elle finalisée, définitive et parfaite ? La prothèse est bancale et elle est provisoire, donc impossible à coter.
Il le dit. C'est tout. Attendant probablement une réaction du praticien ou une explication.
Rien, donc, il refuse le remboursement. Davantage pour enquiquiner le patient que le dentiste. Il ne demande aucun remboursement au praticien, et selon moi, ne commence aucune attaque ni à l'Ordre ni à la Caisse. Pour une banalité pareille, c'est inutile, et ridicule.
Si tu considères que quelqu'un a été puni, c'est le patient. A ton avis, pourquoi ? Qu'a-t-il dit lors du contrôle ?... que cette prothèse intenable était définitive et que le dentiste est un crétin ?
Mais tu demanderais quoi, toi, quand tu notes qu'une cotation n'a rien à foutre avec le travail montré ? Tu cotes SPR50 les couronnes provisoires en Ion ?
Pour moi, ce n'est rien. On n'a pas les données précises. Mais aucune faute n'a été commise. Au pire, c'est une incompréhension traitant-contrôle ou de la médisance du patient. Je penche davantage pour la médisance !
28/10/2014 à 22h55
Bonsoir,
Je viens vous donner des nouvelles comme vous avez gentiment pris le temps de me répondre.
Donc le CDC m'a appelé suite à mon courrier et m'a expliqué qu'il était nécessaire de refaire la prothèse. Sauf que la patiente ne souhaite plus venir chez moi donc pour qu'elle soit remboursée de sa nouvelle prothèse, il refuse le remboursement de celle que j'ai faite.
Il a été très gentil au téléphone, pas du tout à me faire des reproches. J'espère juste qu'il va oublier mon nom pendant quelques temps maintenant.
29/10/2014 à 00h47
Franzelle écrivait:
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> Donc le CDC m'a appelé suite à mon courrier et m'a expliqué qu'il était
> nécessaire de refaire la prothèse.
Dans le meilleurs des mondes je dirais "normal, il s'agissait d'une prothèse immédiate".
Ceci dit dans le cas présent, vu qu'il ne restait que 11-21, en principe ta prothèse complète aurait dû être beaucoup plus rétentive qu'un stellite 12 dents sans crochets qui ne devait tenir qu'avec de la colle, non?
La solution c'est sûrement implants pour stabiliser la prothèse ou tube de colle.
> Sauf que la patiente ne souhaite plus venir
> chez moi donc pour qu'elle soit remboursée de sa nouvelle prothèse, il refuse le
> remboursement de celle que j'ai faite.
Donc en gros sa solution c'est que tu payes la nouvelle prothèse qui sera réalisée par un autre praticien, c'est ça?
> Il a été très gentil au téléphone, pas du tout à me faire des reproches.
Encore heureux. Sauf qu'il n'a pas dû saisir ce qu'était une prothèse immédiate. Cotable en NGAP.
> J'espère juste qu'il va oublier mon nom pendant quelques temps maintenant.
Peut-être mais il n'y a pas de raison que tu te fasses avoir sur ce coup là.
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Ma petite anecdote : j'ai une fois sollicité le dentiste conseil à propos d'un patient (cmu) qui ne me lâchait pas la grappe et commençait à devenir agressif face à mon refus de lui refaire gratuitement le stellite qu'il avait perdu seulement trois semaines après livraison. Je n'ai même pas eu le temps de le revoir pour doléances (c'est que ça devait aller pas mal). Je lui proposais de le refaire au tarif du cabinet, lui indiquant que le nouveau de serait en aucun cas pris en charge par la cmu qui n'allait certainement pas lui en payer un second si peu de temps après le premier.
Est-ce que tu devines quelle fût la réponse du dentiste conseil lorsque je lui ai demandé confirmation de la non prise en charge d'un second stellite?
- Le DC : Si vous le recotez vous ne serez pas réglé une deuxième fois. Mais si le patient va chez votre confrère même le plus proche, pas de problème.
- Moi : Est-ce qu'il y a une chance pour que le second praticien ne soit pas réglé s'il cote la même chose que moi pour le même patient?
- Le DC : C'est risqué mais il y a peu de chance pour qu'on fasse le recoupement.
Donc implicitement il me conseillait d'indiquer au patient de faire faire son nouveau stellite aux frais de la princesse ailleurs... J'ai bien-sûr jarté le patient sans lui donner ce conseil couteux pour la société. Mais je ne me fais pas d'illusion sur le fait qu'il a sûrement trouvé la solution tout seul.
Conclusion : les DC font un peu ce qu'ils veulent.
Quand j'y repense, il est heureux que le montant du stellite perdu ne m'ait pas été réclamé en indus!!!