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Marseille, d'autres centre mutualistes en liquidation judiciaire.
22/03/2016 à 08h39
http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2016/03/22/centres-de-sante-dans-les-bouches-du-rhone-le-grand-conseil-de-la-mutualite-joue-sa-survie_801891
"......
Le Grand Conseil de la Mutualité (GCM), qui gère 11 centres de santé et 22 centres dentaires dans les Bouches-du-Rhône, risque la liquidation ce mardi. C'est ce 22 mars en effet, à 14 h, devant le tribunal de grande instance (TGI) de Marseille, que le GCM jouera sa survie...
De report d’audience en report d’audience depuis le 13 octobre 2015, il s’agit, selon ses dirigeants, de l’ultime séance pour statuer sur la demande d’apurement de son passif, notamment sur l’abandon des...
"
22/03/2016 à 09h09
barbabapat écrivait:
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> De report d’audience en report d’audience depuis le 13 octobre 2015, il s’agit,
> selon ses dirigeants, de l’ultime séance pour statuer sur la demande d’apurement
> de son passif, notamment sur l’abandon des...
Il y a toujours quelqu'un qui paie. Et ca ne sera pas le dirigeant salarié. Eventuellement poussé vers la sortie mais avec une prime de départ.! -)))
22/03/2016 à 09h31
Ça,je n y crois pas .+ de15 ans qu' ils doivent fermer et hop ferme plus puis ferme puis referme plus etc .....du cinéma :-)
22/03/2016 à 11h30
Encore une raison de plus d'ouvrir des centres 1901 à Marseille ...pour pallier la désertification... Voir les racheter ...:))
22/03/2016 à 11h32
A l'epoque où j'y bossais nous terminions nos lettres par "salutations mutualistes" ..une autre époque
22/03/2016 à 20h42
il vont bien tenir jusqu'à la nouvelle manière de subventionner les centres de santé à vocation sociale.
22/03/2016 à 21h27
Ces déficits sont des dépassements d'honoraires déguisés qu'ils font payer à d'autres.
C'est à quoi mène une vocation sociale " à but non lucratif".
Tout ceci est proprement écoeurant, du socialisme dans toute sa splendeur.
C'est comme le train, tu ne le prends jamais mais tu le payes quand même.
Pas pu faire autrement pour cause de retard l'année dernière lors d'une correspondance d' avion que de prendre un TGV dans un état absolument lamentable ( sièges défoncés, dégueulasse...)
Service public de merde !
http://www.contrepoints.org/2016/03/21/243530-la-sncf-en-faillite-des-chiffres-revelateurs
22/03/2016 à 21h58
report au 26 avril
http://www.lamarseillaise.fr/flux-rss-la-marseillaise/a-la-une/47238-l-etat-veut-imposer-une-nouvelle-restructuration-au-grand-conseil-de-la-mutualite
23/03/2016 à 00h17
" Ce report émane des ministères de la Santé et des Finances qui demandent au GCM de produire un plan crédible, une énième restructuration sans quoi leur engagement d'abandonner 50% de la dette sociale pourrait être caduque"
Salopards. Et pour compenser on va augmenter les cotisations de ces cochons de libéraux ?
23/03/2016 à 09h58
Ce jour au TGI, le Grand Conseil de la Mutualité ne sortira pas d’autre carte maîtresse que la sienne : son utilité. L’État s’est dit prêt hier « à continuer à aider le GCM ». 750 salariés et 200.000 patients des Bouches-du-Rhône sont concernés.
200000/750 = 266 patient par salaries
Un dentiste et une assistante ça gère plus de 1000 patient facile quand même.
Et encore si ça trouve il compte juste les fiches informatiques pas les patients en soin dans l'année...
Bref une structure bien efficace avec surement une palanqué de fils à papa bombardés responsable sécurité environnement ou directeur du service informatique.
23/03/2016 à 12h35
chicot29 écrivait:
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> Ces déficits sont des dépassements d'honoraires déguisés qu'ils font payer à
> d'autres.
> C'est à quoi mène une vocation sociale " à but non lucratif".
>
> Tout ceci est proprement écoeurant, du socialisme dans toute sa splendeur.
Juste pour te le rappeler, les lois de 1901 et 1908 n'ont pas été écrites par des socialistes mais contre les socialistes. En Prusse, c'est Bismarck qui les a "inventées" à la fin du XIXè pour lier le peuple à l'état (nationalisme), pour lutter contre le socialisme qui attirait, et surtout pour lutter contre les abus du libéralisme qui engraissait les uns et paupérisait les autres.
Bien entendu, aujourd'hui, le non lucratif est remis en cause, car il faut des sous pour le faire tourner.
Dans nos fondamentaux, il faut choisir entre le commercial et le sanitaire. Peut on faire du sanitaire dont on a besoin sans entrer de l'argent ? A mon avis, on est dans un débat philosophique qui dévie vers le débat politique : république ou pas. L'égalité et la fraternité sont elles valables ou pas ? Si elles le sont, elles ont un cout.
Dans le dentaire on est, de plus, dans un paradoxe : ces non-lucratifs sont des sociétés qui paient des impôts car elles sont en concurrence…. donc, ces non-lucratives sont considérées fiscalement comme des lucratives. Etonnant, mais ce n'est pas faux !
Un autre fait qui s'ajoute à ce problème : le manque de praticiens volontaires pour s'installer en "libéral".
Pour ceux qui sortent de fac, le libéral n'est plus à la mode, ils ne veulent pas. Des cabinets à vendre, on en trouve partout, et ils ne se vendent pas, car on ne veut pas s'installer. On veut du salariat (ou des remplacements).
Donc, devant ce manque, les financiers accourent. 1901 ou 1908, ils choisissent, et veulent bien. Ils se débrouilleront, et ne sont pas des socialistes mais des financiers libéraux !
En plus la loi Hamon ouvre des portes, et c'est une loi anti-socialiste faite par des socialistes, parce que les libéraux précédents n'avaient pas osé la faire.
En plus, la mutualité veut en remettre une couche, car la nouvelle loi sur les centres de santé peut devenir plus généreuse (et les financiers l'ont vu !). Si le gouvernement a pondu ce texte, c'est à la demande de la sécu (!) qui craint que les dentistes libéraux soient en nombre insuffisant et qu'il faut bien que les patients se soignent ! C'est une solution de rechange, de remplacement.
La boutique ne marche plus, les patients veulent des supermarchés. Donc, la mutuelle revient. Curieusement, elle revient demandée par des politiques non-socialistes ! J'ai été contacté par une région tenue par des politiques de droite pour les aider ! Ils ont peur d'un manque de dentistes, et s'en foutent si les praticiens sont des Roumains ou des Portugais. Ils veulent des praticiens !
Pour parler simplement, sans parler de politique, je pense que ta vision politique n'est pas du tout dans le sujet. Droite ou gauche, je m'en tamponne… parce que le droite et la gauche ont fait le même constat : on va entrer en manque de praticiens, donc on prend ce qu'on a.
Que la SNCF soit en position difficile, je m'en fiche. ça me gonfle de payer une autoroute une petite fortune chez nous, alors que je roule pour rien en Allemagne ou au Luxembourg. Ce sont des socialistes ? Quand un moyen de transport devient un commerce, les prix montent très haut. Tu me mets au sommet de l'état, je mets le billet de train à zéro pour qu'on se déplace pour rien, et autoroutes gratuites.
23/03/2016 à 13h17
Petite précision, ameli.
Les jeunes ne veulent pas d'un libéral qui les mènes au suicide. Tu remet des conditions exercice acceptable pour les libéraux et alors, tu auras de nouveau des installations. Pas de feu de paille avec des praticiens étranger qui partent une fois les subventions taries.
Enfin, il y a 8000 communes en Allemagne contre 36 000 communes en France. Avant de parler de désert médical, il serait peut être bon de supprimer 28 000 communes excédentaires et de faire de l’aménagement du territoire à une échelle valable. D’arrêter de laisser les personnes s'installer n'importe où à la campagne avec un mitage territorial débiles avec des zones avec 4 maisons même en dehors de ces 36 000 communes
23/03/2016 à 13h24
ameli écrivait:
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pour
> lutter contre le socialisme qui attirait, et surtout pour lutter contre les abus
> du libéralisme qui engraissait les uns et paupérisait les autres.
oh oh oh, une autre voie du socialisme, celui qui marche hein ! Il est ou ? -)
je sais bien améli que tu es un adepte du socialisme qui marche. -)))
Pour info dans le spectre politique français il n'y a que des socialistes, de l'extrème droite à l'extrème gauche. -)
23/03/2016 à 14h04
Ameli, effectivement les jeunes ne veulent plus aller en libérale, à cause de l'ursaff et de la carcd que j'ai pas envie de me ramasser dans deux ans. Nous ne l'avons pas voulu.
23/03/2016 à 14h45
Juste pour le plaisir , plus de la moitié des chir dents de ce centre sont des diplômes EU ...
À bon entendeur ...
23/03/2016 à 15h24
atrax écrivait:
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> Ameli, effectivement les jeunes ne veulent plus aller en libérale, à cause de
> l'ursaff et de la carcd que j'ai pas envie de me ramasser dans deux ans. Nous ne
> l'avons pas voulu.
Non, ce n'est pas pour ça !
… La raison est plus simple, et se retrouve dans de nombreux métiers, c'est une étude des modifications de la sociologie actuelle qui te le confirmera : on ne veut plus entrer dans le monde compliqué "libéral" qui dépend du patient (ou de l'acheteur pour un commerce). On veut décider, pas obéir aux autres.
On veut dominer sa vie, son environnement, ses plaisirs, ses horaires, sa vie de famille. Donc, on veut le salariat, car il permet d'aller où on veut, et avoir les horaires qu'on veut.
L'argent gagné est important, mais il passe au second plan. Ce qui est au premier plan, c'est la vie sociale : plaisirs, familles, etc.
Vérifie toi-même en regardant comment fonctionnent les médecins. Quand j'étais gamin, un toubib venait chez moi pour une petite angine le dimanche. Maintenant, même si tu le payes le triple, au noir, il ne viendra pas, car sa vie personnelle passe en premier. Regarde les stats et le nombre d'absents pour les obligations dominicales !
Si la vie personnelle prime, le salariat est la solution. Si on n'est pas content de son cadre de travail, on change de patron. Tu crois que je fais quoi en ce moment ? Je tâtonne pour trouver un autre job, suis sollicité, mais je teste mes employeurs possibles ! Je ne veux pas travailler pour un con, donc je les essaie.
Notre sociologie change. Nos objectifs changent…. et tout notre comportement et nos habitudes professionnelles se modifient.
A une époque pas si lointaine, je travaillais presque tous les dimanches, car j'avais trop de patients (presque un an dans le carnet de RV). Aujourd'hui, je passerais pour un cinglé. J'étais dominé par mes passions et par mes patients. Maintenant, je vais passer aux contrats : je bosse pour toi, d'accord, mais 3 jours. Et je renouvelle si je suis content. Je ne veux pas dépendre de toi. Si je ne suis pas content, je dégage et je cherche un autre contrat. La vie actuelle, c'est ainsi !
23/03/2016 à 15h48
barbabapat écrivait:
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> Petite précision, ameli.
il serait peut être bon de supprimer 28 000
> communes excédentaires et de faire de l’aménagement du territoire à une échelle
> valable. D’arrêter de laisser les personnes s'installer n'importe où à la
> campagne
On est d'accord, et ça change quoi ?
Le nombre de communes ne modifie pas la population résidante. Qui (ou quel organisme) s'installerait dans une commune 300 habitants ?
L'état n'a aucun droit sur l'installation de la médecine ambulatoire (et des dentistes). L'ARS ne fait rien de rien, ne commente même pas une installation. Au mieux, elle aide (mais pas financièrement) les communes qui payent une construction : ce sont les politiques qui subventionnent (département, région, communes) les constructions et les intéressés ont un loyer modique, mais c'est tout.
Quand je dis qu'elle "aide", c'est théorique : elle explique aux politiques l'importance ou la non importance de telle construction. J'y ai participé plusieurs années, c'est très bien fichu, et très nécessaire, car les politiques ne voient souvent que leur "image" politique et ne mesurent pas les conséquences d'une installation ou non-installation. Sur ce bilan argumenté et expliqué par les ARS, les politiques qui financent les subventions se décident librement.
Mais ta remarque est juste : je trouverais logique que l'Ordre s'en mêle. Après tout, la santé publique (donc les urgences, les soins, la prise en charge des besoins) pourrait entrer dans ses attributions. Mais d'une part il ne veut pas, et d'autre part, la profession ne le voudrait pas car "l'obligation" ou la réglementation ne sont pas dans ses moeurs. On est des "libéraux" et on a horreur de suivre un ordre.
Je pense qu'on a tort. Si on veut maintenir un accès sanitaire, il faut qu'on fasse un effort de réglementation. Je préfèrerais que ce soit l'Ordre qui le fasse…. si l'Ordre est parfaitement neutre et pas aux "ordres" d'un pouvoir politique quelconque.
23/03/2016 à 16h00
" "l'obligation" ou la réglementation ne sont pas dans ses moeurs "
ARG !! Ce qui faut pas lire !! J'aime bien lire ta vision décalée sur le forum mais cette phrase me fait particulièrement mal au cul.
L'obligation, la réglementation, c'est la moitié de ma journée.
23/03/2016 à 16h01
ameli écrivait:
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>a !
> … La raison est plus simple, et se retrouve dans de nombreux métiers, c'est une
> étude des modifications de la sociologie actuelle qui te le confirmera : on ne
> veut plus entrer dans le monde compliqué "libéral" qui dépend du patient (ou de
> l'acheteur pour un commerce). On veut décider, pas obéir aux autres.
> On veut dominer sa vie, son environnement, ses plaisirs, ses horaires, sa vie de
> famille. Donc, on veut le salariat, car il permet d'aller où on veut, et avoir
> les horaires qu'on veut.
>
En quoi le fait d'etre salarié au pourcentage du chiffre d'affaire dans un centre mutualiste te rend indépendant du patient ? Tu peux m'expliquer ? C'est parce que tu es dans le camp du bien et que les patients te font plus confiance ? hein ?
Ou c'est parce que l'état et les mutuelles feront tout pour éviter que ton centre dentaire mutualiste en déficit se casse la gueule quitte à faire payer l'assuré ou le contribuable ? hein ?
Ce qui fout les jetons c'est d'investir personnellement dans un environnement délétère au statut de profession libérale et plus généralement au statut de travailleur indépendant. Et que si problème il y a personne ne viendra te sauver et qu' au contraire on t'appuiera bien fort sur la tete pour que tu te noies.
23/03/2016 à 16h43
ameli écrivait:
---------------
> barbabapat écrivait:
> --------------------
> > Petite précision, ameli.
> il serait peut être bon de supprimer 28 000
> > communes excédentaires et de faire de l’aménagement du territoire à une
> échelle
> > valable. D’arrêter de laisser les personnes s'installer n'importe où à la
> > campagne
>
> On est d'accord, et ça change quoi ?
Tu n'aurais plus des epahd ou des établissement pour adultes sous tutelles qui s’installeraient n'importe où.
Tu n'aurais plus des permis de construire bradé pour lutter contre la nature et empêcher la "désertification" de se faire.
Tu pourrais aller vers les électeurs en leur mettant le marcher en mains, vous vous installez en ville ou vous vous déplacez pour les services.
Tu n'aurais plus de maires qui se battent non contre un désert médical mais pour le maintient des comptes locaux et des impôts locaux lorsque les médecins se regroupent sur une autre commune à 3 km de là.
Les deux mamelles du désert médical actuel, c'est le complément de retraite pour les médicaux qui partent à la retraite et l'imposition locale qui rend l'installation des médecins chez les voisins problématiques pour les comptes des petites communes.