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du nouveau sur BESSIS

lachmar

27/05/2016 à 08h43




a lire )))))






Newsletter DE DSI – LE VRAI SYNDICAT DENTAIRE


AFFAIRE PETITOURS : INTERVIEW DE MAÎTRE RUDYARD BESSIS




DSI : Vous venez de gagner le dossier de « petitours »[1] qui a été relaxé par la justice civile et disciplinaire. Êtes-vous satisfait de vos résultats ?



Rudyard BESSIS (RB) : Je ne fais jamais de triomphalisme mais je suis particulièrement heureux pour le praticien qui sort blanchi des accusations portées contre lui. Mais après 3 années de procédures civile et disciplinaire, est-ce que l’on peut parler de victoire lorsqu’on garde à l’esprit l’incroyable souffrance endurée par le praticien et sa famille ? Je ne le crois pas.

Lui a beaucoup perdu mais l’auteur des plaintes est devenu membre de l’ordre et même membre de la juridiction disciplinaire ! Cela nous laisse perplexe.

Faut-il n’avoir que des méthodes brutales et anticonfraternelles pour réussir à l’ordre. ?

Tout le monde aujourd’hui se félicite sur internet du résultat obtenu. Mais il est dommage que personne n’ait été présent pour le soutenir lors de l’audience devant la juridiction nationale. Je déplore ce manque d’engagement.





DSI : Vous avez quand même été soutenu et félicité sur les réseaux.



RB : Je ne suis pas inscrit sur les réseaux sociaux. Mon travail et mon engagement pour la profession ne me donnent pas assez de temps pour naviguer dans l’espace virtuel.

Mon travail est sur le terrain et pas derrière un écran.

On ne gagne pas les combats sans prendre de risques personnels ou en restant derrière son ordinateur pour twitter et commenter les actions des autres. Il faut être au charbon et avoir du cran.

Par contre, sur les réseaux vous pouvez facilement manipuler l’information ou dénigrer les autres pour se faire de la publicité et valoriser son égo. Cela est éloigné de mes objectifs.

La loyauté, la solidarité et le courage doivent guider ceux qui prétendent agir au nom des autres.





DSI : Connaissant votre combat pour la réforme des ordres, ne craignez-vous pas d’être défavorisé devant les juridictions disciplinaires ?



RB : Cette question, je me la pose à chaque fois que j’accepte de défendre un praticien. Mais cela n’a jamais été le cas ou tout au moins je ne l’ai jamais ressenti. Je pense que le juge disciplinaire réagit selon des règles déjà établies et qui ne change pratiquement pas, c’est mon regret.

Je milite pour une réforme complète des procédures disciplinaires dont l’issue ressemble à la « roulette » russe.

Je n’arrive toujours pas à comprendre sur quel fondement les juges disciplinaires trouvent nécessaire d’infliger une interdiction d’exercer et comment apprécient-ils le quantum de la sanction. Tout cela reste opaque.

Par contre je le dis avec vigueur à des praticiens syndiqués ou pas, qui défendent leurs confrères devant les juridictions disciplinaires : ce n’est pas un jeu. Laissez les professionnels du droit et de l’art dentaire les défendre. C’est eux qui seront condamnés et pas vous. Alors ne prenez pas le risque de mal les aider.





DSI : Vous avez aussi été critiqué sur les réseaux pour avoir dit-on défendu Steichen et Dentexia … Alors info ou intox ?



RB : Le conseil national a obtenu ma radiation dans les conditions que vous savez. Il ne s’attendait pas à ce que je rebondisse et que je redevienne avocat. Alors, il a investi plusieurs millions d’euros en « attachés de communication » (ou en désinformation) et en avocats afin de me faire taire. Il n’y arrive pas.

Alors il utilise d’autres méthodes de désinformation par le biais d’un vassal syndical qui distille sur les réseaux sociaux de fausses informations.

Dans le combat que je mène contre la brutalité et le totalitarisme, il faut toujours s’attendre à recevoir des coups bas même et surtout de la part de ses alliés.

De mon côté, je me bats toujours pour les confrères sans faire aucune distinction entre les libéraux, ceux qui travaillent pour les CPAM ou ceux qui sont salariés de centres de santé.

En ce qui concerne les clients que vous avez cités, il s’agit de procédures pénales que j’avais acceptées car les adversaires étaient l’ordre national et ceux qui travaillent pour lui. Avouez que c’est un concours de circonstances que je ne pouvais pas laisser passer.

Je me suis battu contre le conseil national pour empêcher la liquidation du Centre dentaire parisien et pour éviter le drame que nous connaissons à Lyon et j’y suis arrivé. J’ai réussi à éviter un désastre pour les patients.

Par contre pour Lyon, je n’étais pas l’avocat de Dentexia et il est advenu le drame que vous connaissez.

Je pense que le conseil national mène une politique irresponsable et inhumaine qui laisse des milliers de patients dans le malheur.

Le conseil national a réclamé la liquidation de Dentexia pour manipuler le collectif des malades « sans-dents » et justifier la réforme des lois sur les centres de santé.







DSI : Alors que proposez-vous ?



RB : Grande question. Hormis la réforme complète de l’ordre pour éviter de tels drames, il faut que les syndicats reprennent leur place dans le dialogue avec tous les partenaires au lieu d’abandonner ce rôle au conseil national. À chacun sa mission.

Il faut que cessent les attaques contre les Centres de santé mais en échange les aider à mieux se répartir à travers la France pour lutter contre la désertification.

Si la seule politique de l’ordre et des syndicats est de les combattre, ce sont les libéraux qui paieront les pots cassés. Comme d’habitude. Je prône un dialogue sain et des propositions concrètes émergeront.







[1] Voici l’histoire : Sur les réseaux sociaux, en 2012, un praticien ayant pour pseudo « petitours » poste un commentaire sur la convention signée par la CNSD en mettant en pièce jointe un document émanant de ce syndicat qui explique les raisons de son engagement Conventionnel. Cependant, petitours se trompe de pièce et joint par erreur un document valorisant la … construction d’une mosquée !!! Petitours qui n’était même pas conscient de son erreur n’intervient plus sur les réseaux.

Voulant faire taire les critiques, le président de la CNSD du Var, Pascal Karsenty, profite de l’occasion pour rechercher le praticien puis le poursuivre sur le plan civil et disciplinaire bien qu’il ait obtenu de petitours une lettre d’excuse.





Donnez-nous les moyens de vous défendre

ADHÉREZ À DSI






P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

27/05/2016 à 08h57

C'est quand meme sympa de faire les questions et les réponses.

Malheureusement tous les journalistes n'offrent pas ce confort en orientant les questions, en coupant les réponses pour en éliminer les parties qui ne vont pas dans le sens qu'ils veulent donner à l'article et en bidonnant les chiffres en sélectionnant que ceux qui vont dans leur sens.


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fredledragon

27/05/2016 à 10h09

oui la seule façon d'avoir le droit de donner son avis sur le final cut c'est de faire tout soi même. Pour ce qui est de l'impartialité c'est une autre histoire :o)


lachmar

27/05/2016 à 11h12

fredledragon écrivait:
----------------------
> oui la seule façon d'avoir le droit de donner son avis sur le final cut c'est de
> faire tout soi même. Pour ce qui est de l'impartialité c'est une autre histoire
> :o)


vous n'etes jamais contents

il dit des faits vérifiables ... c'est tout


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

27/05/2016 à 15h59

Tu peux dire n'importe quelle connerie même avec des faits vérifiable.

Après, on a bcp entendus les journaux sur les méchants médecins qui prennent 90 euros la consultation pour une attestation d'assurance pour les migrants, moins le fait que les experts oui prennent 5 C ce genre de consultation de manière tout à fait légalement et pas du tout que la secrétaire du medecin était dans un réseau de faux documents qui prennent 5000 euros la fausse attestation de maladie.

http://www.egora.fr/sante-societe/justice/211178-certificats-medicaux-pour-migrants-la-secretaire-du-medecin-suspendu-mi

".......

Dans l'affaire des certificats médicaux monnayés aux migrants dans un service de La Pitié-Salpêtrière, il semble en fait qu'un véritable réseau ait été mis en place depuis au moins trois ans. Si le médecin, été relâché sans poursuites, six suspects, dont sa secrétaire, ont été mis en examen.

Selon les informations du Parisien, six suspects, dont la secrétaire du professeur d'hépatologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, ont été placés en garde à vue la semaine dernière par les enquêteurs de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris. A l'issue de leurs auditions, les six membres présumés de ce réseau d'aide au séjour irrégulier ont été mis en examen par un juge d'instruction du pôle santé à Paris. Cinq d'entre eux ont été placés en détention provisoire.

Le praticien, du service d'hépato-gastro-entérologie de la Pitié-Salpêtrière, a lui aussi été placé en garde à vue avant d'être remis en liberté, sans autre forme de poursuite. Il avait été suspendu de ses fonctions début mai par la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Selon les premiers éléments de l'enquête, les suspects sont soupçonnés d'avoir "recruté" des vrais malades, de nationalité égyptienne, atteints de l'hépatite C à un stade avancé. En parallèle, ils rabattaient des compatriotes, sans papiers et désireux d'obtenir un titre de séjour. Les enquêteurs ont établi que les commanditaires du réseau récupéraient aussi des ordonnances afin de procéder à des prélèvements sanguins. "Ils étaient effectués dans des laboratoires privés dans lesquels se rendaient les vrais malades mais sous l'identité des personnes qui souhaitaient obtenir des papiers au titre de leur maladie, précise une source judiciaire.Le résultat de l'examen confirmait qu'elles étaient bien atteintes de l'hépatite. Ils ne leur restaient plus qu'à demander un titre de séjour, renouvelable un an."

Les fraudeurs présumés facturaient leurs services entre 3 000 et 5 000 € par dossier. Plusieurs centaines d'étrangers sans papiers auraient ainsi eu recours à ce réseau en l'espace de trois ans. Les investigations se poursuivent pour déterminer l'étendue du préjudice subi.

........."


Capture d  cran 2015 03 12 12.28 - Eugenol
chicot29

27/05/2016 à 16h23

lachmar écrivait:
-----------------

> vous n'etes jamais contents
>
> il dit des faits vérifiables ... c'est tout

"Il faut que cessent les attaques contre les Centres de santé mais en échange les aider à mieux se répartir à travers la France pour lutter contre la désertification."

Ah ? les centres low costs installés dans des déserts médicaux ? -))))


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

27/05/2016 à 16h37

chicot29 écrivait:
------------------
> lachmar écrivait:
> -----------------
>
> > vous n'etes jamais contents
> >
> > il dit des faits vérifiables ... c'est tout
>
> "Il faut que cessent les attaques contre les Centres de santé mais en échange
> les aider à mieux se répartir à travers la France pour lutter contre la
> désertification."
>
> Ah ? les centres low costs installés dans des déserts médicaux ? -))))
>

C'est pas si ils n'avaient pas déjà été pas été aidés par la puissance publique dans tous les endroits où ils se sont déjà installés. A tour il y avait 150 000 euros de subventions.


colza2

28/05/2016 à 14h08

j'ai vu passer une subvention à 199037 € , dommage d'avoir raté les 200000 à si peu. :-))))
il existe des sociétés qui te proposent le formulaire pré-rempli en IDF.

je pense que les 200000 vont bientôt être battus the finger in the nose.


Capture d  cran 2015 03 12 12.28 - Eugenol
chicot29

28/05/2016 à 15h17

Ben voyons, c'est quand meme plus facile la dentisterie financée par l'argent des autres......
Vous voyez la prothèse à tarifs maitrisés c'est possible ! -)
Allez j'ai une idée : une petite taxe sur ces cochons de dentistes libéraux pour financer ce genre de centres. Ils ont accepté le taux urssaf, ca devrait rentrer comme papa dans maman. -)
L'idée c'est de vous faire payer sans que vous vous en aperceviez en vous faisant croire que c'est quelqu'un d'autre qui paie à votre place. C'est toute la subtilité du système francais de sécurité sociale. -)


ameli

02/06/2016 à 16h21

lachmar écrivait:
-----------------
> DSI : Connaissant votre combat pour la réforme des ordres, ne craignez-vous pas
> d’être défavorisé devant les juridictions disciplinaires ?
> RB : Je pense que le juge disciplinaire réagit selon des règles déjà
> établies et qui ne change pratiquement pas, c’est mon regret.

Heureusement, ce n'est pas mon regret ! je n'apprécierais guère que les règles changent en fonction des praticiens interrogés ou sermonnés. On ne change pas, ou on ne doit pas changer notre nomenclature, le code de la santé publique, nos règles morales etc.
Par contre, je regrette que le nt manque à la fin du change. La culture générale ne peut pas contenter du monde dentaire, elle doit viser l'excellence et être ambitieuse.

> Je milite pour une réforme complète des procédures disciplinaires dont l’issue
> ressemble à la « roulette » russe.

Il faudra quand même que notre ex-confrère se renseigne. Ces procédures ont déjà changé à plusieurs reprises, et selon les juristes, on peut commencer à prétendre obtenir un fonctionnement identique au tribunal administratif. Que notre collègue veuille faire encore mieux, j'en suis ravi, mais il faudra qu'il nous dise comment faire !
Je signale tout de même aux profanes que ces tribunaux "disciplinaires" ne sont pas dirigés par un conseiller ordinal, mais par un juge, un vrai juge, qu'il me parait difficile à convaincre de magouiller dans un sens ou dans un autre.
Par contre, et je l'admets, parfois certaines interventions des conseillers ordinaux juges sont maladroites ou bancales. Il est certain que ces choix des "juges" doivent s'améliorer, et que le Conseil de l'Ordre doit devenir beaucoup plus rigoureux. Paradoxalement, le "vrai juge" corrige les juges amateurs qui se prennent pour le bon dieu. J'aime autant que ce juge soit là, il peut être particulièrement sévère envers ce futur coupable, mais très sévère aussi contre le juge qui se prend pour un moraliste confus.

> Je n’arrive toujours pas à comprendre sur quel fondement les juges
> disciplinaires trouvent nécessaire d’infliger une interdiction d’exercer et
> comment apprécient-ils le quantum de la sanction. Tout cela reste opaque.

Je suis étonné par cette remarque ! Le fondement est dans le texte, dans les lois, dans le code de la santé, dans la nomenclature et aussi dans notre morale professionnelle à laquelle nous sommes soumis. Tout est écrit !
On est d'accord, nous sommes humains, donc imparfaits, donc on peut avoir des avis différents, mais nous sommes soumis aux mêmes règles stables, comme Bessis le dit lui-même.
Cette incompréhension est bizarre. Il connait ces lois, et s'étonne d'une sanction quand cette loi n'est pas appliquée ?
Le quantum change en fonction des circonstances ou des fautes commises, etc. Je suis d'accord, moi aussi, j'ai parfois du mal à comprendre que certains faits sont condamnés dans une région et pardonnés dans une autre. Notre morale est variable en fonction de la géographie, du climat, de la couleur syndicale ou politique, de l'humeur ou encore des amours ancillaires. C'est regrettable, nous ne sommes pas uniformes.