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couronne sur racine mésiale
04/02/2018 à 10h12
Bonjour,
Quels conseils pour une couronne sur une racine mésiale de 36 ,j' extraie la distale demain .
Et pensez-vous que je peux demander à mon prothésiste de faire une morpho de molaire pour le point de contact avec la 37 ?
La patiente ne veut pas d' implant
04/02/2018 à 10h31
Si ce type de couronne fonctionnait çà se saurait.
A l'impossible nul n'est tenu.
04/02/2018 à 10h35
La racine médiale est en général taillée comme un boomerang...
si tu appuies dessus en cantilever elle va casser...
Donc il te faut un appui distal.... et un costaud, au minimum un inlay sur la 7 en mesial...
Onlay qui risque de se décoller et créer carie dessous...
Donc nécessité d’un appui dessous type contre inlay.
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On a toujours le choix mais entre quoi et quoi?
Vas-y boulégue et l'avenir te le dira!
04/02/2018 à 11h07
Un clou en titane.
Plutôt ne rien faire que de céder à des demandes qui ne sont pas raisonnables, si ça merde ça sera de toute façon de ta faute.
04/02/2018 à 12h03
Ceci dit j’en ai fait et en ferai sans doute encore vu la ccam, les remboursements et toussa toussa mais..
Mais faut bien expliquer au patient le risque, lui vendre le truc comme une solution transitoire et espérer que c'est pas un sale con procédurier....
Penser à faire un i core sur le morceau restant.
Ps : j’ai pas de recette à te donner concernant la détection des cons...
Pps : Juste pour info, que dit la HAS concernant ce type de bricolage?
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On a toujours le choix mais entre quoi et quoi?
Vas-y boulégue et l'avenir te le dira!
04/02/2018 à 12h23
J'ai eu fait ce genre de "bricolages" , j'ai arrêté suite à une patiente qui m'a cassé les bonbons, car une racine avait pété, qu'elle ne se rappelait plus qu'on tentait le truc pour gagner quelques années, et qu'un gentil confrère stomato qui selon ses dire, lui avait dit que c'était de la merde ce genre de trucs, qu'on ne faisait plus ça.
Donc fini de vouloir arranger les patients (enfin je dois pas être vacciné, ça marrive encore ...)
04/02/2018 à 12h29
Le piège à con dans ce genre de situations c'est surtout d'aller y caler une couronne définitive, alors que t'expliques au patient que c'est pas une solution de long terme.
Ou c'est solide et tu mets une couronne définitive.
Ou tu dépannes et précise que c'est du transitoire, et tu mets une putain de couronne transitoire.
De cette manière, même si ça pète, t'es parfaitement dans les clous vu que t'as fait du provisoire.
05/02/2018 à 01h39
Les extensions distales, franchement, sur le plan mécanique ça n’a pas beaucoup de sens et ce d’autant plus que la racine mésiale présente de par son anatomie une zone fragilité cervicale.
Il faut deux appuis et si on rajoute à cela les mobilités différentielles des supports et l’asymétrie de rétention des moyens d’ancrage, tu risques d’avoir des descellements partiels de l’inlay 37 et / ou de la casse. la seule solution réside dans une mini glissière de dissociation.
A un époque lointaine j’avais réalisé quelques cas d’extension mésiale avec appui sur la rac D de 6 préparée à minima et avec dissociation par inlay contre inlay en or sur la 5 , ce qui suppose d’avoir un prothésiste de compétition… mais ça tenait.
Aujourd’hui, evidemment, l’or est tombé en désuétude et l’implant apparaît comme étant la solution la plus appropriée, sauf si ton patient n’en veut pas.
Et effectivement si tu as de la casse tu trouveras toujours quelqu’un pour te démolir.
05/02/2018 à 10h06
Guillaume T écrivait:
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avec dissociation par inlay contre
> inlay en or sur la 5
Là j'ai une demi molle....
c'est génial ce truc. Ça s'use?
05/02/2018 à 22h48
La dissociation par Inlay / Contre-Inlay est une très vieille méthode décrite dans la littérature dans des bouquins comme « Inlays onlays moyens d’ancrages de bridge » et bien d’autres encore… enfin… les bouquins du siècle dernier. Je m’en servais assez régulièrement lorsqu’ à l’issue d’un traitement de paro il fallait prendre en compte les mobilités différentielles des dents supports de bridge afin de réduire le risque de descellement partiel. L’occluso étant évidemment un élément essentiel à intégrer dans la morpho occlusale avec de grands classiques comme sur les 7 inf quand on a un Bennett immédiat… mais c’est un autre sujet.
Sur des molaires quand tu as de la place il existe des glissières spécifiques calcinables incluse dans la cire, sur une prémolaire, ce sera le talent du prothésiste qui fera la différence.
La dissociation se conçoit de préférence en mésial. Je n’ai malheureusement pas un recul suffisamment long et j’ai quitté Paris il y a bien longtemps. J’avais quelques « vieux » patients adorables qui ne juraient que par l’or, ce qui en l’occurrence tombe plutôt bien car pour les inlays ça reste un matériau « magique ».
Bon… tout ça c’est un peu fini !
Pour en revenir au cas évoqué, ce genre de conception peut s’avérer pérenne chez une personne de corpulence fluette se nourrissant de salade et de fromage blanc allégé… et se révèlera inadapté chez un costaud doté d’un vigoureux coup d’fourchette ! Pour un appui sur une racine mésiale de 6 bof … je ne le sens pas trop.
Pas de solution standard .. la morpho radiculaire, la densité osseuse et la paro , l’occluso, les mobilités différentielles des supports, la composante esthétique, les matériaux employés, la force musculaire du patient … Beaucoup d’éléments à prendre en compte pour une réalisation d’apparence simple qui peut s’avérer durable … oupa ! ( m’énerve le « oupa »)