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Alternatives de traitement
10/03/2004 à 13h18
Bonjour,
J'ai vu des cas traités en Edgewise, ça marche, traités en Ricketts, ça marche, des cas traités en Rooth, en Alexander, en brackets ésthétiques, en lingual, en Bielles de Herbst, en Planchet, en Planas, en ELN. , en Franckel, en Bionator Etc.... CA MARCHE;
Mais le patient dans tout ça? En les intérrogeant, je me suis aperçu que ce qui l'intéressait le plus, c'etait que le traitement soit le plus court possible.
Or je me rapelle très bien des cas traités alors que j'étais encore étudiant qui durait 5 ans voir 7. Commencé à 10 ans cela fait 17 ans + contention. Les pauvres!!!!!!!!!!!
A-t-on mieux maintenant, comment et pourquoi?
10/03/2004 à 16h39
Avec invisalign on est + rapide (18 à 24 mois).....j'ai vu des cas finis par un copain, c'est aligné certes mais.....fonctionnellement ça leve pas les suppra et on est loin des AFMP égaux de Planas. Donc rapide oui mais inefficace si on veut que le patient fonctionne correctement.
Autre solution tres tes rapide: bridge complet haut et bas, tout dépend de ce qu'on recherche...
10/03/2004 à 19h29
J'ai oublié de mentionner ces solutions; ainsi que la solution chirurgicale.
J'ai aussi oublié Ricketts, Mulligan Etc...
C'est parceque, je pensais plus aux traitements d'interception.
Mais dans toutes ces techniques, j'ai vu, comme beaucoup d'autres, des réussites et des échecs.
Le problème ne serait donc pas la technique, mais l'indication de la technique. Nos techniques sont nombreuses, mais aucune n'est universelle,ni parfaite. La perfection n'éxistant pas.
D'autre part, un élément essentiel pour la reussite d'un traitement est la correction des rotations.
Mais nous avons souvent d'autres problèmes à résoudre avant. Il nous faudra donc enchainer des techniques. L'enchainement de certaines techniques est plus rapide que d'autres.
D'ou un traitement plus court, tout à l'avantage du patient, car plus un traitement est long, plus les complications apparaissent.
Voila ou je voulais les avis de mes confrères.
@+ Bjc.
11/03/2004 à 09h51
Durée du traitement..... ce qui compte c'est comment le patient le gere, son traitement. Ca peut durer 5 ou 7 ans et se passer trés bien si les progrés et l'amelioration sont reels et ça peut durer 3 mois et être une horreur....donc: peu importe le temps du moment que ça marche. Le probleme: convaincre le patient, avant de commencer, qu'il signe pour plusieurs années avec nous. Ensuite, quend ça a demarré, si ça se passe bien c'est + probleme.
11/03/2004 à 16h20
M'est arrivé un truc rigolo ce matin: patient 35 ans, peu sûr de lui, se devalorise en permanence, on a attaqué SB y'a environ 2 mois pour cause de classe II avec suppraclusion de plus d'1 cm (incisives mandib au contact muqueuse palatine) et il était persuadé que, pour lui, ça ne marcherait pas (entendons par là que comme c'est en grande partie une autotherapie il était persuadé qu'il en serait incapable...). Bref, on a fait empreintes la semaine derniere pour lui prouver qu'il y avait des progrés (progrés qu'il refusait de voir "comme ça" dans une glace) et on les a comparées ce matin avec ses empreintes initiales: il a levé sa suppra de 3mm environ, je le lui ai montré et il a décidé de tout arreter, terrorisé à l'idée qu'il puisse être capable, lui, de se faire du bien en mâchant un truc en caoutchouc et s'est quasiment enfui en courant de mon cabinet......c'est pas fou ça?
14/03/2004 à 09h56
rigolo, vu de l'exterieur, car sur le coup ca doit surprendre, mais il devrait revenir, sinon il n'aurait pas commencé, non?
15/03/2004 à 10h28
L'essentiel du traitement, c'est le diagnostic et les objectifs thérapeutiques qui en découlent. Le chemin par lequel on remplit ces objectifs importe peu (technique), pourvu qu'il soit individualisé et adapté au patient.
18/03/2004 à 16h44
>Mais le patient dans tout ça? En les intérrogeant, je me suis aperçu que ce qui l'intéressait le plus, c'etait que le traitement soit le plus court possible. <
++Cette réponse est sous la condition que le traitement doit être horreur. Souvent ils ne sont pas informés qu´il existent méthodes douces, sans douleur ni contraignement.
> Or je me rapelle très bien des cas traités alors que j'étais encore étudiant qui durait 5 ans voir 7.
++Il y´a 20 ans que chez nous, avec des amovibles assez bien maniés, c´étaient 3-4 ans + contention.
>D'ou un traitement plus court, tout à l'avantage du patient, car plus un traitement est long, plus les complications apparaissent.<
++Les complications dependent faiblement du durée, mais plus du risque inhérente de la méthode utilisée. Les appareils fixes sont plus dangereuses que les amovibles, car en cas d´erreur, le patient ne peut pas s´en débarrasser. Et leur risque de carie augmente avec le temps.
Parmi les amovibles, les fonctionnels sont sans risque, car ils n´utilisient que des forces de la musculature orale du patient même.
18/03/2004 à 22h19
C'est bien beau tout ça, et j'aurais tendance à ètre en partie d'accord avec toi, (en partie seulement).
On ne peut pas utiliser, enfin moi, utiliser occasionnellement des techniques dont nous connaissons seulement la théorie, et ou nous (j'ai) avons peu de pratique. Dans ce cas, il vaut mieux l'adrésser à un confrère qui maitrise cette technique.
Sur quels critères?
22/03/2004 à 09h56
Quels criteres pour choisir un confrere referent, ortho mais aussi chir, medecin.....? Soit tu le connais directement et tu lui fais confiance, soit tu as vu certains de ses patients et les resultats, soit des patients ou confreres te le recommandent, soit tu entres en contact avec lui et tu vas jeter un oeil à ses cas (facile pour orthos: on est censés avoir plein de plâtres...). l'ideal est de pouvoir avoir accés à cas terminés anciens (que ce soit en ortho ou ailleurs, le gars qui "marche" avec 5, 10 ou "plus" ans de pratique est à mon avis valable). Si c'est un "petit jeune" reste le feeling et les atomes crochus....et faire confiance à son intuition....Reste une derniere solution: tu te formes et tu te jettes à l'eau, faut bien commencer un jour et accepter de débuter dans quelque chose (quitte à demander de l'aide au debut auprés de gens + experimentés), t'as fait comment l'année où tu as ouvert ton cabinet?
22/03/2004 à 13h04
L'année ou j'ai ouvert mon cabinet.......... Merci de me donner l'occasion de me rapeller ces souvenirs.
J'avais déja travaillé pendant 2 ans comme collaborateur en Normandie, à l'Aigle, pour mettre de coté l'argent des 30 % nécessaire à l'époque pour emprunter. Mon patron m'avais proposé de s'associer avec lui, mais je voulais rentrer sur Paris ou une place m'attendait à la Fac.
Après étude des cabinets à vendre, déçu, je décide de créer mon cabinet. Mon patron en Normandie avec qui j'en discute, veut bien me garder 6 mois à mi temps, je travaillais du Lundi au Dimanche après midi.
Je m'étais fais de bonnes relations, parfois mème des amis (la plupart plus éxpérimentés que moi) dans les différentes disciplines de notre proféssion, et lorsque j'avais des problèmes, j'apportais mes cas autour d'une table, le soir. Ils me donnaient leur avis et leurs conseils.
Là ou j'ai le plus appris, c'est à la Fac. alors que j'étais enseignant. J'ai donné le peu que je savais, mais j'ai reçu au centuple.
Je suis de l'époque ou quand on parlait d'implantologie, à la fac, on était excommunié. A Montrouge en tout cas!
C'est dans le service de Paro que j'ai rencontré un confrère qui faisait des implants. On discute, et il me propose de venir dans son cabinet pour venir voir par moi-mème. C'était un élève de Juillet, et il posait des lames de Linkow. C'est comme ça que j'ai commencé.
De mème, j'ai été invité par Leibowitch. Quel personnage! Il y avait autant à apprendre dans son cabinet que dans son laboratoire, (avec Ganzo).
De mème en ostéopatie. Mais ce serait trop long.
C'est en allant chez des confrères les voir travailler que j'ai le plus appris.
C'est le seul conseil que je donnerais à un "petit jeune", s'il me le demande. Ainsi que de choisir une collaboration, de préference, dans un cabinet de groupe, ou il aura, plus facilement, plusieurs "sons de cloche"