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prudhommes
10/03/2005 à 20h48
Bonjour, je vient souvent ici mais plus pour lire tous vos messages que pour participer, néanmoins j’ai un petit souci et si certains peuvent me conseiller ou me rassurer, j’ai licencié mon assistante, et celle-ci me poursuit au prudhommes, je suis convoqué à une audience de conciliation.
Quelqu’un a-t-il déjà eu ce genre d’expérience, avez-vous des conseils a me donner
Merci a tous
10/03/2005 à 22h00
Cela va te couter de l'argent quoi qu'il arrive et du stress, mais prends un avocat car je suis sur qu'elle en a un.
J'ai eu un problème avec ma femme de ménage que j'avais licencié, ce qu'elle cherche avant tout c'est de l'argent.
Paradoxalement dans mon cas on a négocié à la miable. J'aurais surement gagné avec le dossier que j'avais, mais si j'allais au bout de la procédure,j'aurais plus déboursé qu'en traitant à la miable. A l'époque elle touchait 700fr par mois et me demandait 70000fr (soit 100 fois son salaire) . En négociant par l'intermediaire d'une avocate cela m'a couté 4000fr si j'avais été au bout j'aurais payé 11000fr non rembousé ( car elle avait le droit à l'aide juridictionnelle, je sais pas de polémique!).
L'avocat peut t'aider à monter le dossier ou à faire une conciliation. Elle a le droit d'avoir un avocat et un représentant provenant de la liste des prud'hommes.
Je pense que dés qu'il y a un licenciement , il y a prud'homme.
Bon courage, c'est jamais agréable à vivre, mais cela ne tue pas non plus.
10/03/2005 à 22h55
Jpaul, bonjour,
Si les motifs de votre procédure de licenciement sont fondés, il n'y a aucune raison pour que votre employée ait gain de cause.
Quand à l'audience de conciliation, elle est justement là pour trouver un terrain d'entente si nécessaire.
Peu nombreux sont les praticiens qui sont condamnés aux Prud'hommes, ou alors, ils s'y attendaient, soit parce-que leur "comptable" a pris l'affaire en charge, soit parce-que les fondements du licenciement n'étaient pas valides (fond et forme, délais, licenciement durant une maternité..).
Il n'est pas conseillé de traiter à l'amiable par peur irraisonnée d'un éventuel jugement.
Mieux vaut souvent attendre l'heure du jugement, qui déboute l'accusateur de sa demande.
Cdt.
Rodolphe Cochet
11/03/2005 à 09h59
mon beau pere , assureur , avait 2 activités
l'assurance terrestre ( bureau , clients , contrats , demarchage etc.... )
et le maritime ( gestion des cargaisons par FAX , TEL et rarement courrier )
apres + de 30 ans avec sa secretaire , il a cédé son activité terrestre et a poursuivi le maritime avec ma belle mere
il a pris conseil aupres d'avocat et de plein de gens super competents pour effectuer le licenciement "economique"
en effet son acticité a été diminuée par 3 en CA et par 5 en charge de travail
il a tout fait comme il faut
elle a été aux prudhommes , il était vert de rage
il a casque 250 000 francs
heureusement déduits de ses revenus maritimes sinon c'etait sa retraite qui foutait le camp
pour info il a arrêté en 2000 et ensuite en 2002 et il a aujourd'hui 73 ans
des fois c'est injuste...., trouves un accord....
11/03/2005 à 12h14
jpaul a écrit:
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Soit il y a cause réelle et sérieuse de licenciement, et tu as respecté toutes les procédures, entretien préalable, préavis etc, et à ce moment t'as rien à craindre, soit c'est pas le cas, et ça peut te coûter entre 6 mois et un an de salaire d'indemnités.
11/03/2005 à 12h34
Bonjour,
6 mois/un an, certainement pas, du moins si la candidate n'a pas au moins deux ans d'ancienneté. Et encore.
Comment pouvez-vous faire des règles générales uniquement en fonction de vos propres cas particuliers ?
Exposez un exemple ou donnez un avis, mais ne vous substituez pas aux juges prud'homaux.
Conseil utile à Jpaul :
Rendez-vous à des audiences prud'homales (publiques), observez les plaidoiries des avocats spécialisés en droit social. Retenez le nom d'un avocat compétent qui vous inspire confiance, contactez-le directement. Lui vous donnera les conseils judicieux que vous êtes en droit d'attendre, par rapport à votre CAS PARTICULIER, qui ne ressemble à AUCUN AUTRE.
Autre conseil : c'est avant la mise en place d'une procédure de licenciement qu'il faut réfléchir...Pas après.
Cdt.
RC
11/03/2005 à 12h48
Mon prof de droit en ecole d'ingé nous avait irroniquement parlé des prud'hommes en ces termes :
"Habituellement, le salarié gagne au premier coup, puis c'est l'employeur qui gagne en appel..."
ça m'avait fait sourire j'avoue.
11/03/2005 à 14h39
Rodolphe Cochet Conseil a écrit:
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> 6 mois/un an, certainement pas, du moins si la
> candidate n'a pas au moins deux ans d'ancienneté.
Vous avez raison, ça peut être plus aussi ...
11/03/2005 à 23h23
J’ai licencié cette personne pour faute réelle et sérieuse, alors que j’aurais pu la licencier pour raison économique …je voulais me laisser la porte ouverte pour une future embauche et que je n’ai toujours pas faite pour raison économique, cette personne sait très bien que je n’ai toujours pas réembaucher ….ceci peut-il m’être préjudiciable devant les prud’hommes.
12/03/2005 à 00h04
quelle etait l'ancienneté de cette personne dans le cabinet
12/03/2005 à 02h55
attention quand mème ,vous l'avez licencié rapidement ,lui avez vous donnez des avertissements avant ? si vous le n'avez pas remplacé les prudhommes peuvent quand mème conclure a un licenciement déguisé ...les prudhommes donne plus souvent raison a l'employé
cdt
12/03/2005 à 11h45
Jpaul,
A la limite, les Prud'hommes donnent plus souvent raison à l'employeur, en particulier lorsqu'il s'agit d'un médecin.
Au nom de quelle "compétence", "expérience", pouvez-vous faire de telles généralités, "Tophe".
Un avertissement n'est pas nécessaire, si les motifs sont suffisants, c'est-à-dire réels et sérieux.
Rien à ajouter.
RC
12/03/2005 à 13h32
le problème des avertissements, c'est, semble-t'il, que l'on ne peut plus sanctionner la même faute ie elle est oubliée...
12/03/2005 à 13h58
Exactement....
Donc mieux vaut ne pas envoyer d'avertissement préalable.
RC
13/03/2005 à 23h15
pourquoi les prudhommes donnent plus souvent raison a l'employeur lorsqu'il s'agit d'un médecin
14/03/2005 à 00h25
Bonsoir,
Bonne question.
Parce-qu'un cabinet médical n'est pas une entreprise comme une autre.
Par principe déontologique, un cabinet médical ne vise pas la rentabilité pour la rentabilité.
RC
14/03/2005 à 10h38
Rodolphe Cochet Conseil a écrit:
> Par principe déontologique, un cabinet médical ne
> vise pas la rentabilité pour la rentabilité.
ah...quel belle phrase, quel beau principe, quel bonheur....quel reve!
14/03/2005 à 13h01
Donc le cas serait different si ce n'etait pas un medecin ,bon a savoir
Cdt
14/03/2005 à 15h26
non, j'ai seulement dit que la citation m'a plu de la part de monsieur Cochet, que je salue bien...
14/03/2005 à 16h20
"Par principe déontologique, un cabinet médical ne vise pas la rentabilité pour la rentabilité."
Et reciproquement.
Tenez, ca me fait penser a:
La droite est l'exploitation de l'homme par l'homme et la gauche, le contraire.
Contrepet belge:
Il fait beau et chaud.