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Surélévation
08/05/2005 à 01h46
Cher isaïe,
Tu as un début de réponse dans la page du livre de Mac Namara en pièce jointe.
La surocclusion est une technique qui nous vient de la prothèse amovible ou pour des raisons multiples: usures des dents prothetiques, éffondrement des selles osseuses, etc... on a eu une perte de D.V. et on cherche à la retrouver avec ce qu'on a: la position de repos physiologique, qui est une position éminement variable. En fonction de l'heure de la journée, de la fatigue du patient, des ses stress, etc...
Quand on n'as que ça, il faut faire avec, bien sur.
Laissons de coté, si tu veux bien la prothèse amovible.
Si on décide de surélever, il nous faut une RAISON et un BUT.
Donc, donne moi tes raisons tes raisons et tes buts, et on pourra discuter.
@+
08/05/2005 à 11h33
Si je suis en supraclusion incisive de 9 mm chez un enfant de 10 ans par exemple, je vais utiliser une sb pour essayer de le décroiser au maximum. Ce qui va se faire, non pas par une ingression des incisives mais par une réorganisation et une réorientation du plan occlusal, avec une intéressante action concomitante sur la déglutition. Quand le patient collabore bien entendu (obstacle majeur de la technique). Si ça ne fonctionne pas, je le réfère à plus compétent.
Avec un enfant de 6 ans en éruption molaire, je colle de la résine sur les molaires lactéales pour amener les 6 à sortir un peu plus que prévu, ce qui peut se faire aussi avec une plaque amovible.
Le but poursuivi peut être de type préventif paro, problèmes des recouvrements incisifs ou de type esthétique, mais surtout pour moi d'ordre occlusal. Les deep bites sont extrêmement difficiles à équilibrer chez l'adulte. A moins d'en sortir radicalement, comme le recommande Occlusion, mais comme tu le disais toi-même, on va vers un remaniement prothétique complet le plus souvent.
En gros, plus les points de contacts sont sur des pentes obliques, plus on a de chances de se retrouver avec des comportements musculaires asymétriques (voir thème occlusion), d'où l'intérêt géométriquement évident de la classe 1 dentaire et de sortir de supraclusion. Ces deux derniers critères qui ne sont pas absolus (on pourra toujours équilibrer l'occlusion dans d'autres configurations, mais ce sera plus difficile) sont supérieurs à l'objectif arbitrairement déterminé de vouloir augmenter l'angle maxillo-mandibulaire.
Ces objectifs sont mesurables (avec un mètre-ruban) et guident mon travail depuis 4 ans. Je regrette bien sûr le comportement d'une langue indisciplinée, mais les contacts inter-arcades sont pour moi plus essentiels, je ne conteste pas du tout le lien entre les deux, mais m'attaquer prioritairement à la langue dépasse mes compétences, n'ayant jamais obtenus de résultats systématiques et reproductibles. Je ne permettrais donc pas d'emmener un patient dans une aventure prothétique coûteuse sans résultat garanti si l'interposition de la langue est le seul problème rencontré.
Est-ce que cette façon de faire te semble raisonnable? Je suis ouvert à toute critique et prêt à changer mon tir si je comprends pourquoi.
Note
Je ne suis pas partisan de monter sur articulateur chez un patient de 20 ans qui se plaint de migraines et qui a une dentition superbe. La correction sera inférieure à la possibilité d'erreur due à l'addition des variations volumétriques des matériaux utilisés: alginate, plâtre de coulée, plâtre de soclage, sans parler de la manipulation de l'arc facial. On est à 100 microns facilement.
Comme tu le dis, pour la prothèse c'est autre chose, entièrement d'accord.
08/05/2005 à 17h46
""Si je suis en supraclusion incisive de 9 mm chez un enfant de 10 ans par exemple""
Je ne vais revenir pour la Nième fois sur le diagnostic différentiel de la supra Ant et l'infra Post!!!.
""Je regrette bien sûr le comportement d'une langue indisciplinée, mais les contacts inter-arcades sont pour moi plus essentiels,""
Tu ne pourras jamais réeduquer une langue si tu ne lui fait pas de la place. Fais comme tu veux, mais fais lui de place.
C'est possible chez l'enfant, car il te reste de croissance, et donc la possibilité de changer aussi la direction de croissance de la langue. C'est presque impossible chez l'adulte, car les engrammes sont trop anciens. QUOIQUE !!! C'est en train de changer.
Il ne faut donc PAS, JAMAIS, s'attaquer prioritairement à la langue!!!
Laisse moi le temps de revenir plus tard, sur ce que tu apelle la relation inter-arcade. C'est plus compliqué que ça.
""Je ne permettrais donc pas d'emmener un patient dans une aventure prothétique coûteuse sans résultat garanti si l'interposition de la langue est le seul problème rencontré.
Est-ce que cette façon de faire te semble raisonnable? Je suis ouvert à toute critique et prêt à changer mon tir si je comprends pourquoi.""
Si les raisons esthétiques sont majeures, si les connaissances du praticien n'englobent pas l'O.D.F. ancienne ou moderne, un bridge complet haut et bas est une solution couteuse et délabrante mais qui va bloquer la langue, on aura un ancrage suffisant pour etre mécaniquement stable.
MAIS, car il y a toujours un mais, il y a des cas ou on se retrouve confronté à des Pbs. de somatisation: apnées du sommeil, Etc...
Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas? On l'envoie chez l'ostéopate, le Psy., ou on reconstruit tout unitairement et on l'envoie en O.D.F.?
De toute manière, rien n'est parfait, on prend simplement plus ou moins de risques, et on entraine le patient vers des solutions plus ou moins réversibles.
Amicalement,
@+
12/05/2005 à 21h46
Je n'ai pas saisi toute la subtilité de la démonstration, mais j'aimerais savoir quel est la relation entre somatisation et apnées du sommeil.
J'ai sans doute manqué un épisode.
Amicalement. BM.
12/05/2005 à 22h10
Je lirai à la rentrée là je suis pas du tout en phase (je vois déjà les vagues......).
A+
13/05/2005 à 02h30
""il y a des cas ou on se retrouve confronté à des Pbs. de somatisation: apnées du sommeil, Etc... ""
Effectivement, j'aurais du écrire:
il y a des cas ou on se retrouve confronté à des Pbs. de somatisation, apnées du sommeil, Etc...
Quoique!!!
Mais bon, si tu ne bute que sur ça, c'est pas grave.
@+
19/05/2005 à 09h17
Réponses en vrac à isaïe :
- "supraclusion incisive" = "grosse" interposition linguale chez un DSD : il faut augmenter la DVO et pas peu.
- "je colle de la résine sur les molaires lactéales (snip) peut se faire aussi avec une plaque amovible" : la plaque amovible gêne le travail de la langue dans le palais. Et si des ancrages dentaires maintiennent la plaque amovible, tu bloques quelque part la croissance "dent - os alvéolaire". D'où ma préférence chez l’enfant / adolescents pour les composites qui augmentent la DVO du DSD, mais sans perturber quoi que ce soit, ni en palatin et ni en vestibulaire.
- "remaniement prothétique complet" = "chez l'adulte" et ce dernier est surtout heureux de voir ses douleurs disparaître. On n'intervient que lorsque les relations sociales sont perturbées, sinon jamais. Donc, je ne vois pas l'intérêt de critiquer un "remaniement prothétique complet" si c'est le seul moyen de soulager la patient...
- "plus les points de contacts sont sur des pentes obliques, plus on a de chances de se retrouver avec des comportements musculaires asymétriques" : dans une occlusion immuable de 2 bridges totaux, les contacts peuvent être "n'importe où" pour autant que l'ensemble 14 dts sur 14 dts [= 14 couples dento - dentaires] soit parfaitement stable lors de l'occlusion. En denture naturelle, le pb est lié au migrations possibles de chacune des dents, ce qui conduit à l'instabilité et compensations en tous genres.
- "d'où l'intérêt géométriquement évident de la classe 1 dentaire" : j'ai des classes II ou III asymptomatiques après PMRI et ils provenaient d'une classe symptomatique. Le repos musculaire ne dépend jamais du Diag Class° Angle, mais bien de la Physiologie - Biochimie, et c'est "dur dur" de mettre les "bon vieux" enseignements à la poubelle.
- "Je regrette bien sûr le comportement d'une langue indisciplinée" : augmente plus ta DVO et elle te foutra la paix éternelle, car elle sera constamment logée dans le palais. Interposition linguale = compensation neuromusculaire = adaptation coûteuse au détriment de la phase de repos des muscles.
- "m'attaquer prioritairement à la langue dépasse mes compétences" = effectively : la langue aura toujours le dessus si tu ne modifies pas la DVO accompagnant une Relation MyoDéterminée Asymptomatique (RMDA).
- "Je ne permettrais donc pas d'emmener un patient dans une aventure prothétique coûteuse sans résultat garanti" = par un PMRI-PO, le résultat sera garanti et ce ne sera plus une "aventure", foi de patients avec 1 ou 2 bridges totaux.
- "patient de 20 ans qui se plaint de migraines et qui a une dentition superbe" = DSD avec aucune usure dentaire. Tente les REIOR & GAL : tu le soulageras selon son potentiel d'adaptation neuromusculaire / ostéo-dentaire (prolongation aussi minime soit-elle de la phase éruptive).
Réponses en vrac à Bjc :
- "diagnostic différentiel de la supra Ant et l'infra Post" = qu'elle soit l'un au l'autre, il y a malocclusion, interposition linguale et Déglutition Salivaire Dysfonctionnelle symptomatique / asymptomatique.
- "impossible chez l'adulte, car les engrammes sont trop anciens" = sauf avec un PMRI-PO qui permet le retour d'une RMDA. Si tu as de la chance dans l'estimation des corrections occlusales, il ne faut que 15 à 30 minutes à la musculature pour retrouver et se mettre au repos : les "engrammes anciens" disparaissent totalement du même coup.
- "Il ne faut donc PAS, JAMAIS, s'attaquer prioritairement à la langue!!!" = 100 % d'accord : la langue compense ce que les dents en font pas. Question (vicieuse, j’en conviens) : en cours / fin de traitement ortho, pourquoi les ODF attendent tant des Logopèdes - Orthophonistes, alors?
- "bridge complet haut et bas est une solution couteuse et délabrante mais qui va bloquer la langue" = si l'augmentation thérapeutique de la DVO n'est pas trop grande (< 4 mm), un seul bridge supérieur suffit. Le PMRI-PO en RMDA sert de 'patron' pour fabriquer le(s) bridge(s) suivant la RMDA découverte. En RMDA, la langue est totalement docile et non plus contraignante ou dévastatrice de la fonction neuromusculaire physiologique de l'appareil manducateur.
- "apnées du sommeil" = Déglutition Salivaire Dysfonctionnelle. Donc, augmente la DVO en RMDA et tu réduiras / supprimeras les symptômes.
- "on entraine le patient vers des solutions plus ou moins réversibles" = totalement impossible avec 1 ou 2 bridges de 14 dents. « réversible » = incertitude du praticien sur le long terme et le « repos musculaire » = certitude du praticien et du patient à long terme.
Désolé pour ce style "télégraphique".
19/05/2005 à 10h27
Pour occlusion:
"""diagnostic différentiel de la supra Ant et l'infra Post" = qu'elle soit l'un au l'autre, il y a malocclusion, interposition linguale et Déglutition Salivaire Dysfonctionnelle symptomatique / asymptomatique."""
Ce que tu décris est valable pour l'INFRA-ANT. Confusion?
"""impossible chez l'adulte, car les engrammes sont trop anciens" = sauf avec un PMRI-PO qui permet le retour d'une RMDA. Si tu as de la chance dans l'estimation des corrections occlusales, il ne faut que 15 à 30 minutes à la musculature pour retrouver et se mettre au repos : les "engrammes anciens" disparaissent totalement du même coup."""
Faux encore une fois: voir les études électromyographiques suédoises. Désincronisations des tonus musculaires qui reviennent au bout de 6 mois. Donc, tu es tranquille pour 6 mois.
Toutes ces affirmation me paraissent bien empiriques.
@+
19/05/2005 à 12h06
Tu as l'air bien sûr de ce que tu avances ?
empirisme, nom masculin
1. Méthode qui ne repose que sur l'expérience et exclut les systèmes a priori.
2. Philos. Théorie de la connaissance d'après laquelle le savoir procède de l'expérience.
Empirisme logique: positivisme logique.
(c) Larousse
Pour mémoire : l’Occlusodontologie (DES, 1988) ne repose que sur les Bases fondamentales de nos Candis.
Confer : Jeanmonod A., Physiologie neuromusculaire, Occlusodontologie, Applications cliniques, CdP, 1988 : 21-31 et notamment le schéma « résumé » de la page 28.
Idem chez Jankelson B. dans son introduction à l’EMG-KNG (Electromyographie et Kinésiographie crâniomandibulaire, ULg, DES, 1998). Seule sa stimulation électrique 1x / seconde à l’échancrure sigmoïde pèche encore par le manque de validation scientifique qui voudrait observer une tétanisation des muscles contracturés (= 20x à 50x / seconde).
> Ce que tu décris est valable pour l'INFRA-ANT. Confusion?
>
Non : confer « infragnathie organique », Jeanmonod A. : 103 et suiv.
> Faux encore une fois: voir les études électromyographiques suédoises. Désincronisations des tonus musculaires qui reviennent au bout de 6 mois. Donc, tu es tranquille pour 6 mois.
>
A te croire, on ne devrait jamais traiter définitivement les malocclusions par bridge(s) total (totaux), puisque « Désynchronisations suédoise des tonus musculaires », mais je peux intégralement te rassurer, et avec d’autres Occlusodontologistes, que la Relation MyoDéterminée Asymptomatique obtenue par PMRI-PO n’est irréversible que lorsque les matériaux utilisés pour la (re)créer / confirmer ne s’usent pas au fil du temps.
A des fins contradictoires, as-tu la référence précise de ta (tes) citation(s), voire un "abstract" à nous soumettre ?
Qui t’as dit que les suédois étaient partis d’une Relation MyoDéterminée Asymptomatique (RMDA) ?
Et comme d’habitude, ils ont certainement choisi un lot de patients « normaux et en bonne santé », mais sans préciser les critères de leur « normalité » et étant entendu que « normalité » n’est pas nécessairement synonyme d’un « état stable » et « 100 % physiologique ».
A mon avis, leurs « Désynchronisations des tonus musculaires » n’ont jamais cessé, parce qu’il n’ont jamais obtenu / stabilisé la moindre « position de repos physiologique de la mandibule » (Jeanmonod A., p.28) au départ de leur expérimentation, ce que j’ai pu constater de long en large en EMG-KNG crâniomandibulaire (Occlusion neuromusculaire, Jankelson B.)
Donc, jusqu’à preuve a contrario, il serait plutôt suédois l’empirisme de ton exemple, mais j’attends les références précises pour confirmer ou infirmer : « je ne demande qu’à voir pour savoir ».
19/05/2005 à 19h40
"Donc, je ne vois pas l'intérêt de critiquer un "remaniement prothétique complet" si c'est le seul moyen de soulager la patient..."
Si c'est le seul moyen... toute la question est là!
20/05/2005 à 10h58
Toute la question est là :
1.- Compensation = obligation de soulager les douleurs = formation en Occlusodontie des futurs diplômés = actuellement clairement insuffisante = voy. §2 de gnathologyusa.org :
http://www.gnathologyusa.org/cgi-bin/cal.html
2.- Prévention / Interception : REIOR & GAL. Mais, toute autre idée est certainement la bienvenue !
20/05/2005 à 13h56
Résumons:
Occlusion ne s'intéresse pas aux Rx. d'A.T.M. Que ce soit des I.R.M. ou on voit le ménique, des scanners ou des tomo.
il ne s'intéresse pas aux articulateurs, et aux enregistrements qu'il pourrait réaliser de ses positions de réference.
On ne lui a jamais parlé d'électromyographie.
A part Jankelson qui a contruit un appareil qui n'a jamais marché: le Myomonitor avec lequel en stimulant électriquement des muscles élévateurs de la mandibule, il espérait enregistrer une relation physiologique indépendante du manipulateur.
De plus, on ne doit pas avoir le mème Larousse!
Empirisme//charlatanisme
Philos: systéme qui place dans l'expérience seule la source de nos connaissances.
@+
20/05/2005 à 23h38
Je lis de tout sauf ta référence. Alors, au lieu de politico-philosopher ou ragoter-détourner, tu nous la donnes cette référence scientifique suédoise ?
21/05/2005 à 02h26
Aide toi, le ciel t'aidera!
Néanmoins tu peux aller écouter AMORIC, ou SLAVITCHECK, ou d'autres, et le leur demander. Désolé je n'ai pas les références éxactes.
Tu auras entre autre, les références suédoises, mais aussi les études anglaises et allemandes.
Il n'y a rien de politique, ni de tout le reste, dans leurs conférences, je ne vois pas ou tu vas chercher tout ça, à part le manque d'arguments, et de connaissance des travaux publiés.
24/05/2005 à 00h26
Comme dans la littérature sur les implants, il est exceptionnel que ceux-ci aborde les "échecs" et il est beaucoup plus facile de tenir une salle en haleine sur des "recettes" d'un "dieu".
J'ai écouté dans mon "jeune" temps ces "dieux", mais mon "dieu" est finalement devenu = Bases fondamentales des candis + ce que la patient ressent après mon traitement occlusal.
Déjà lorsque j'en appelle aux symptômes ("subjectifs") du patient pour me guider dans le traitement occlusal, des voix se soulèvent : ce sont toujours celles de certains Confrères, jamais celles des patients.
Nos patients seraient-ils toujours aussi "cons" que cela ? ? ?
En tout cas et même si la réponse n'existe pas dans la littérture scientifique, je ne l'ai jamais constaté au cours des expertises !
La littérature sur l’Occlusodontie n’est pas profuse et pour la seule raison déjà indiquée à maintes reprises : voy. gnathologyusa.org
C’est bizarre à dire et à écrire, mais, en général, l’occlusion fait « peur », non pas aux patients qui en souffrent, mais bien aux Dentistes... :-?
Donc ,avec les critères cliniques de l’Occlusodontologie ; permets-moi quand même d’avoir des doutes sérieux sur la véracité des récidives bisannuelles dans les études électromyographiques suédoises. Mais, je ne demande qu’à les lire…
Avis aux têtes "chercheuses" ! ?
Rappelle-toi ma question attendant réponse (19 mai 2005 à 07h17) :
« Question (vicieuse, j’en conviens) : en cours / fin de traitement ortho, pourquoi les ODF attendent tant des Logopèdes - Orthophonistes, alors? ».
Et cherche dans la littérature sur l’organe lingual en Médecine : la littérature te guide éternellement sur le tube digestif, jamais dans la fonction bucco-linguale.
Quant à l’occlusion, c’est toujours celle d’une veine centrale de la rétine, mais jamais celle des couples dentaires.
Aujourd'hui, on ose même écrire "scientifiquement" que la malocclusion se résoudrait "le plus souvent" toute seule :
http://www.md.ucl.ac.be/loumed/CD/DATA/119/S490-496.PDF
Il n’y a pas que ce qui est écrit qui est une certitude scientifique, puisque les auteurs terminent souvent leur rapport par une suggestion ou une supposition et, à l'inverse des Bases fondamentales de nos Candis, rarement une conviction ou une preuve évidente.
De là à en déduire que la clinique n’apporte aucune réponse littéraire, seule "scientifique", il y a une marge : en Occlusodontologie, le patient sait ce qu’il sent au niveau de la bouche et surtout quand il investi 14x ou 28x 500 par organe dentaire, même si son cas - parmi d’autres - n’est pas décrit abondamment dans la littérature scientifique et tous les « faiseurs » de réhabilitation orale ne sont pas toujours devant les Tribunaux.
Montesquieu n'a-t-il pas aussi écrit : "J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers".
Donc, il y a bien quelque preuve « occlusale » qui te manquera éternellement dans la littérature scientifique et pour les seuls non initiés aux traitements longs termes via l’Occlusodontie, mais ceci est bien loin du domaine du « charlatanisme » qui quant à lui, et toujours à l’inverse de l’Occlusodontie, n’apporte jamais réponse positive et répétitive aux douleurs des patients.
J'espère que nous aurons le même dictionnaire, cette fois :
subjectif, ive adjectif
(latin subjectus, placé dessous) (...)
2. Se dit de ce qui est individuel et susceptible de varier en fonction de la personnalité de chacun. Une interprétation subjective d'un texte.
(c) Larousse
Donc, une interprétation "subjective" n'est jamais nécessairement synonyme de "fausse" et nous n’avons aucun droit de mettre tous les symptômes aux placards oubliés [« subjectus, placé dessous »] dans nos traitements. C’est comme la Loi : nous sommes tous censés la connaître et il existe toujours plusieurs manières « subjectives » de l’interpréter dans les Jugements, mais la « Loi » n’est jamais « subjective » aux yeux d’un Juge.
De là à en déduire que tous les "symptômes" sont toujours "subjectifs négligeables" : prend un marteau et tape suffisamment fort sur ton doigt pour éprouver toute la littérature de la Science médicale. Peut-être que nos patients en seront mieux compris ? Mais, si ton marteau et ton courage vont au delà de tes ambitions littéraires strictes, tu n’auras plus de doigt, ce qui n'est pas décrit non plus dans cette littérature "scientifique"…
Si l'Instruction judiciaire tente parfois de découvrir la Vérité,
c'est que la Littérature scientifique ne l'a pas encore trouvée !
Donc, Montesquieu n'a pas toujours tort ! . . .
CQFD.
:-)
24/05/2005 à 04h17
Eh oui, quand on a un marteau, on cherche toujours des clous à enfoncer.
J.J. ROUSSEAU à dit: le bons sens est la chose au monde la mieux répartie.
Il n'a pas toujours raison.
@+
P.S. Cause Pb. ordinateur, je n'arrive pas à reprendre mon pseudo Bjc. Pardonnez moi.
24/05/2005 à 09h23
"...ce que la patient ressent après mon traitement occlusal."= fondamental mais insuffisant.
"...l’occlusion fait « peur », non pas aux patients qui en souffrent, mais bien aux Dentistes... :-?"= parce qu' il n'existe actuellement pas de critères objectifs d'une "bonne" occlusion. L'occlusion équilibrée n'existe pas. C'est l'occlusion neutre qu'il faut obtenir, un nouveau concept probablement.
"...à l'inverse des Bases fondamentales de nos Candis"= attention à la confusion entre modèle et réalité
"Aujourd'hui, on ose même écrire "scientifiquement" que la malocclusion se résoudrait "le plus souvent" toute seule :" c'est vrai que c'est à pleurer, mais la définition de la malocclusion n'existe même pas.
Quels sont les objectifs occlusaux du traitement ortodontique?
24/05/2005 à 09h52
Avec le login et le pseudo, cela ressemble à une faute de frappe mémorisée par Windows sur le pc.
Qui sait : l'émotion virtuelle et/ou la fatigue de Bjc en me lisant à 2h17 ?
:-)
Ici, le bon sens me dirait que tu devrais supprimer des « cookies » sur le pc ou faire appel aux Administrateurs d'Eugénol pour retrouver ton bon vieux "Bjc", sous login et pass spécifiques?
Nous sommes tous avec toi dans les arcanes de l'informatique et, finalement, c’est comme en Occlusodontologie : seuls les initiés expérimentés peuvent résoudre rapidement le problème humain sans l’appui de la littérature scientifique encore plus profuse que dans notre Art et qui, très souvent, fait défaut lorsqu’on est soi-même soumis à un seul de ses multiples « bugs ».
Mais, devant les souffrances de l’être humain, peut-on seulement se permettre de « rêver » aux dieux-conférenciers que l'on honore, encore et encore ?
Il faudrait peut-être songer à créer un « news » pour praticiens soumis aux affres de la malocclusion d’un de leurs patients : sans chichi, sans charlatanisme et sans littérature obsédante, ils auraient au moins des solutions pratiques immédiates en moins de 24 heures, ce qui soulagerait grandement leurs patients et méritant ainsi leur reconnaissance éternelle.
Reviens-nous vite avec l'éternel "Bjc", car il est pour nous comme une drogue : on ne peut plus du tout s'en passer et au risque de déprimer, voire se suicider…
Bon repos, guerrier Rapha : tomorrow is an other day !
:-)))
24/05/2005 à 10h31
isaïe a écrit de bonne heure matinale :
----------------------------------------------
> "...ce que la patient ressent après mon traitement occlusal."= fondamental mais insuffisant.
>
Mais : amplement suffisant pour le patient.
> "...l’occlusion fait « peur », non pas aux patients qui en souffrent, mais bien aux Dentistes... :-?"= parce qu' il n'existe actuellement pas de critères objectifs d'une "bonne" occlusion.
>
Ce n'est qu'une question de vocabulaire entre seuls initiés et le patient qui souffre s'en fout complètement de notre heuristique / épistémologie : quel est l'imbécile heureux qui, un jour, a décrété que le "symptôme" était au-dessous ["latin subjectus, placé dessous"] du "signe"?
> "...à l'inverse des Bases fondamentales de nos Candis"= attention à la confusion entre modèle et réalité
>
La Biochimie et la Physiologie neuromusculaire connaissent bon nombre de modélisations et il ne tient qu'à nous de les copier, plutôt que de palabrer "scientifiquement" sur la littérature en laissant souffrir des années durant des patients jusqu’à arriver aux tristes constats de 1996 (US National Institute of Health).
> "Aujourd'hui, on ose même écrire "scientifiquement" que la malocclusion se résoudrait "le plus souvent" toute seule :" c'est vrai que c'est à pleurer, mais la définition de la malocclusion n'existe même pas.
>
Ce n’est pas du tout l’avis des patients : confer supra.
> Quels sont les objectifs occlusaux du traitement ortodontique?
>
Excellente question, mon cher isaïe.
Effectively : il est très rare de voir les ODF en occluso, ou vice-versa : au-delà de 20 ans d’âge civil, le patient est livré à lui-même dans l’occlusion fournie par le traitement, avec (récidives orthodontiques) ou sans dysfonction linguale, et pour autant qu’il n’y a pas en prime l’un ou l’autre meulage dit « sélectif » dans le cadre d’une Déglutition Salivaire Dysfonctionnelle.
Eugenol.com a du mérite incommensurable, mais pas uniquement pour les praticiens ! ! !
24/05/2005 à 11h11
"Ce n'est qu'une question de vocabulaire"
C'est que tu n'es pas capable non plus de les définir, ce qui n'enlève rien à tes qualités de soignant.
"Mais : amplement suffisant pour le patient."
Si tu disais plutôt: j'ai décrété que c'était suffisant pour le patient?
La définition de la malocclusion fait partie de la modélisation, ce n'est pas le rôle du patient bien sûr. C'est le travail et la formation du praticien qui lui permettent de verbaliser son approche thérapeutique afin de pouvoir l'expliquer non seulement au patient (pas trop difficile, avec un peu de mots compliqués...) mais aussi aux confrères (moins évident).
"La Biochimie et la Physiologie neuromusculaire connaissent bon nombre de modélisations et il ne tient qu'à nous de les copier"
Attention de ne pas ressembler à l'idiot (que tu n'es pas) contemplant le doigt qui lui indique la lune.
25/05/2005 à 02h51
> Quels sont les objectifs occlusaux du traitement ortodontique?
>
A te lire, il n'existerait que des "décrets". Alors, pourquoi se tracasser des "objectifs" ?
> pas de critères objectifs d'une "bonne" occlusion…
> contemplant le doigt qui lui indique la lune..
>
2x « Pourquoi ? » : les Biochimistes & Physiologistes auraient-ils définitivement perdu la définition fondamentale d’un muscle au repos physiologique ?
NB 1 : nous ne sommes plus tout à fait à l'âge de la pierre / feu et la roue existe.
> Si tu disais plutôt: j'ai décrété
>
4ème « Pourquoi ? »
Le patient qui n'a plus mal suite au traitement occlusal, ne serait-ce qu'un "décret" ?
NB 2 : entre nous, n'aurais-tu jamais résolu la moindre malocclusion ?
Alors mon cher Fakir isaïe, il ne te reste plus qu’à prendre un marteau, tape très très très fort sur ton doigt et décrètes-nous que tu n'aurais jamais mal !
Et si tu n’aurais plus assez de forces ou le courage, je veux bien t’aider.