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resorbtion interne
03/11/2006 à 17h23
effectivement endo sympa, puisque la lésion a disparu.
malheureusement, je vois aussi une perte osseuse énorme sur la centrale, mais aussi sur la latérale.
le sondage à cet endroit doit être assez folklorique.
je n'adhère pas à cette philosophie de traitement.
03/11/2006 à 18h53
pour moi, il s'agit effectivement d'un surtraitement, mais ...
J'aimerais juste avoir les motivations de mark qui a conduit ce traitement; pourquoi effectivement ne pas avoir extrait la dent et place un implant. C'est en fonction de ses arguments que l'on peut decider de la notion de surtraitement ou non.
La seconde question est : a terme, la dent sera remplacee par un implant de toute facon. le traitement actuel est il nefaste pour la suite, ou finalement il stabilise une situation qui n'aurait pas ete meilleure sans la dent.
Tout est une question de temps. la duree de vie des implants ne peut etre clairement determinee aujourdh'ui et les problemes de resorpion osseuse et de migration gingivale sont ils clairement apprehendees ? est ce aue l'on est sur que 15 ans apres la pose d'un implant et la prothese qui va dessus, l'esthetique serq conservee ? et si ce n'est pas le cas ?
je n'y conais pas grand chose en implantologie, mais les etudes a laquelle je me suis personnellement interesse quand au pronostic prennent pour l'instant en consideration uniquement la survie de l'implant et de la prothese; rien sur la migration gingivale, puisque ce facteur ne fait pas partie des criteres de succes pris en compte.
Sera t il alors possible de reintervenir ensuite ? (peut etre, je n'en sais foutrement rien personnellement, mais je ne demande qu'a savoir)
Dons le maintien de la dent, meme en l'etat, a partir du moment ou cela ne nuit pas et ne complique pas le traitement implantaire a terme, reste pour moi une solution therapeutique, qui surtout permet de repousser une echeance, et de gagner du temps.
De plus d'autres facteurs rentreront en compte; motivation du patient, aptitude a comprendre les risques, tenants et aboutissants du choix, aptitude a accepter un risaue d'echec, etc...
Loin de moi l'idee de vouloir faire de l'experimentation humaine, mais rien n'est noir ni blanc.
Il y a a ce sujet un article de Reit, publie je crois en 1996 qui demontre clairement les variations inter voire meme intraindividuelles dans la prise de decision en endodontie. L'image est assez revelatrice.
P.S : par contre, j'ai peur que si la dent est laisse comme cela, l'echec ne sera pas du au traitement endodontique, mais clairement a la fracture de la couronne. Pourquoi ne pas faire de prothese ? surtout chez un patient qui semble amoureux des carrelages !!!
03/11/2006 à 19h42
bien sur stéphane que rien n'est ni blanc ni noir.voilà un vieux cas. implanté en 96. la photo clinique date de 2003.
bien sûr, cette dent n'a jamais vu l'ombre d'un mta, mais quand même, et voilà son évolution.
entre les premières et dernières radios de mark on constate, en moins marqué, la même résorption osseuse. sait-on ou elle va s'arrêter? au début, l'os était intact, et le cas se traitait en mise en charge immédiate en un rien de temps.
au stade actuel, une greffe est indispensable si cette dent venait à être perdue, voir si la papille disparaît alors que le patient a une exigence esthétique.
ce que je vois: endo, mta, temporisation, perte osseuse, éventuellement perte gingivale, extraction, greffe, implant.
ce que j'aurais fait: extraction implantation immédiate.
bien entendu, cela n'engage que moi, et je ne prends nullement en considération les facteurs annexes.
03/11/2006 à 20h20
t'as tiré au laser sur la 22 , elle est à moitié cramée! le reste ça va,joli joli
03/11/2006 à 21h18
Je n'imaginais pas que ce cas susciterait un tel intérêt.
J'ai bien saisi le point de vue de l'implantologie, et j'avoue ne pas avoir eu ce réflexe.
D'abord parce que je pensais réellement que cette dent avait une chance, et pour le moment je n'ai pas encore tout à fait tort.
Ensuite parce que la conduite à risque du sujet (jeune beau gosse fumeur-picoleur-noceur-bagareur) me laisse à penser que ce n'est pas ma stratégie thérapeutique qui compromet le plus le sort de cette centrale. Par extension on voudra bien me narrer les conséquences d'un coup de canette sur céramique tranvissée.
Enfin, parce que j'ai bien le droit de m'amuser!
Concernant la "résorption" osseuse, ça n'en est pas une mais la trace de ma voie d'accès alvéolaire à la lésion, pour son curetage et son obturation par voie interproximale. A moins de tenter une RTG, voire une greffe, il n'y pas de raison qu'elle se remette, pas plus qu'elle ne progresse, encore que l'inflammation permanente signé Malboro ne garantit rien à ce niveau, bien au contraire! Mais les conseils à cet endroit seront les bienvenus.
Le cas, en tous points remarquables d'Alhoun, me laisse toutefois quelque espoir en l'avenir puisque la perte partielle et assez importante de mon septum 21-22, est moins effrayante que celle traitée par greffe avant implantation.
Cela me laisse la possibilité d'aborder l'éventualité lors du prochain contrôle.
04/11/2006 à 11h29
contrairement aux apparences, le cas que je montre était plus favorable que le tien, puisque le niveau de l'os sur la 11 était préservé, ce qui ne semble pas être le cas sur ta 22.
dans une démarche conservatrice comme celle que tu as eue, il faut penser non pas seulement à la dent, mais aussi et surtout, d'autant plus qu'on est en zone esthétique, à son environnement parodontal.
l'accès alvéolaire que tu as choisi est très délabrant, et en effet, ne laisse aucune possibilité de régénération. tout juste une réparation.
personnellement, si j'avais opté malgré tout pour la conservation de la dent, j'aurais abordé la lésion par voie vestibulaire, en maintenant, ou du moins en essayant de maintenir un pont osseux qui m'aurait permis de me retrouver avec un défaut à quatre parois, qui se répare tout seul comme un grand.
04/11/2006 à 11h45
bizarre ce choix de traitement à rétro(car par assimilation c'est ça non?) par voie latérale
je n'ai rien lu ni vu sur ce sujet
et effectivement à 6 mois aucune reconstruction osseuse on dirait
et maintenant pour mettre le plus de chances surla conservation des dents à long terme, membrane ou autre cela marcherait,alhoun?(non al ne demande pas la pointure.......c'est un post sérieux ici:):)
04/11/2006 à 11h50
c'est vrai qu'à la vue des images, une approche par voie canalaire devait être possible.
04/11/2006 à 11h56
ça va dépendre des tables osseuses. difficile de se prononcer. la perte au niveau de la latérale ne facilite pas le truc.
04/11/2006 à 12h26
Merci les mecs, je vous tiens au courant.
Reste à apprécier l'état général, et la motivation du jeuneot, qui pèseront sur les chances d'une RTG. A ce sujet je n'ai jamais rien lu sur les RTG au contact de MTA. Des références?
Pour ce qui est du choix de la voie, le volume de la lésion accessible au sondage, son ouverture sur le desmodonte, et la fistule m'ont aidé à prendre ma décision.
Je tâcherai de faire une photo (à peu près acceptable) de la situation.