Cookie Consent byPrivacyPolicies.comIntensité de la douleur - Eugenol

Intensité de la douleur

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didier72

19/07/2005 à 01h00

Vu aujourd'hui cet article dans "Le Monde"

Extrait de l'article

"Tous les professionnels de santé voient régulièrement des patients douloureux. Les chirurgiens-dentistes y "sont confrontés quotidiennement" , témoigne Jean-Noël Godefroy, lui-même chirurgien-dentiste et membre du comité d'organisation des Etats généraux de la douleur. "Néanmoins, ajoute-t-il, une enquête menée auprès des professionnels de santé a montré la faible utilisation des outils d'évaluation de la douleur, un phénomène souvent lié au manque de temps." Parmi ces outils, figurent les "échelles visuelles analogiques" , sur lesquelles la personne place un curseur en fonction de l'intensité ressentie de la douleur. Du coup, une discordance apparaît entre ce que les patients disent éprouver et ce dont les soignants ont conscience. Selon une étude menée dans six régions (Aquitaine, Basse-Normandie, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Rhône-Alpes) et présentée lors des Etats généraux, un tiers des patients ayant une douleur qualifiée de modérée ou forte ne sont pas traités pour cela ; dans deux cas sur cinq, leur douleur n'est pas reconnue par l'infirmier ou par le médecin qui les prend en charge."


Utilisez-vous dans votre exercie une échelle analogique de la douleur?
Nous connaissons tous la difficulté de juger de l'intensité de la douleur..
Avez-vous un truc?


Al

28/07/2005 à 23h35

Mon truc pour essayer d'évaluer la douleur réelle, c'est de demander au patient d'évaluer sa douleur en lui mettant une note sur une échelle de 1 à 5.

Et là, il arrive très souvent qu'un patient qui prétendait avoir "mal" note sa douleur 1 à 2 sur 5.

Et la douleur retombe alors de "mal" à "sensibilité".

Et quand ils ont réellement mal, c'est systématiquement 4 à 5.


Abeille lzfkas - Eugenol
domi38

29/07/2005 à 01h02

Al a écrit:
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> Mon truc: une échelle de 1 à
> 5.

J'avais entendu parler d'une échelle de 1 à 10 par un brancardier du SAMU de Grenoble. A l'époque en en discutant tous les deux, on avait mis en cause la validité de ce système pour le dentaire.
Maintenant si ton expérience montre que ça donne des indications valables, je crois que je vais tester!...


Avatar transparent iqadnc - Eugenol
adhoc

29/07/2005 à 01h23

Je le pince légèrement sur le nez, et je dis :"ca c'est 1 sur 5"
Avant le soin conservateur, je lui extrais une incisive du bas sans anesthesie: "ca , c'est 5"
Apres , il compte tres bien jusqu'a 5.
J'ai pas tout compris? Ah bon!


dent

29/07/2005 à 02h38

Je demande souvent à mes patients d’évaluer leurs douleurs sur une echelle de 0 à 10...0 est égale à "pas de douleur" et 10 est égale à "la douleur maximale imaginable"...le problème c’est que les enfants et les femmes répondent tj par 10:)


Abeille lzfkas - Eugenol
domi38

29/07/2005 à 02h57

adhoc a écrit:
-------------------------------------------------------
> Je le pince légèrement sur le nez, et je dis :"ca c'est 1 sur 5"
> Avant le soin conservateur, je lui extrais une incisive du bas sans anesthesie: "ca , c'est 5"
> Apres , il compte tres bien jusqu'a 5.
> J'ai pas tout compris? Ah bon!
>
MDR, adhoc! Ca me semble parfait de vouloir étalonner le patient pour utiliser la technique.
Cependant, une précision: l'incisive du bas sans anesthésie, c'est plutôt 4 ;-)


incisive

29/07/2005 à 10h34

Les échelles de la douleur ont été jugé trés fiables et reproductibles par tout un tas d'étude.
On peut aussi tracer une droite, à une extrémité c'est pas de douleur, à l'autre c'est douleur d'intensité maximale imaginable, et le patient fait un trait entre les 2 pour évaluer sa douleur.
Il y a aussi la qualité de la douleur à évaluer.


Al

29/07/2005 à 11h41

Ma technique qui ne repose que sur mes propres observation clinique, n'est qu'un élément indicatif de mon examen clinique et n'a aucune autre prétention.

Quand un tiers prend un rendez-vous en urgence pour un patient qui n'aurait pas dormi de la nuit et qu'à l'examen il n'y a rien de visible et que lorsque je l'interroge, il note 1 ou 2, ça permet de relativiser. Et de se rendre compte que le rendez-vous d'urgence était plus un rendez-vous de convenance.


olivier

30/07/2005 à 02h30

Bon si vous voulez plus de rigueur dans vos echelles mes petits...l'OMS a fait un petit truc pour vous


http://www.oncoprof.net/Generale2000/g15_Palliatifs/g15_sp06.html


phil

30/07/2005 à 09h50

resumer la douleur ou les douleurs à une echelle est une ineptie .ce qui me semble le plus important c'est de cerner ce qui genere augmente diminue etc.. la douleur et surtout les mots qui vont avec . Pour certaines douleursc 'est un questionnaire de 7 à 8 pages qu'il faut avec effectivemment la petite echelle utilisée par les centres antidouleurs de 1 à 10 mais qu'i n'est qu'une ponctuation par rapport au reste . Il faut je crois pour accompagner les douleurs de nos patients avoir beaucoup d'ecoute et d'empathie ...et ne jamais se fermer au comportement douloureux d'un patient


Amibien

30/07/2005 à 14h11

la réussite d'un cabinet dentaire dépend essentiellement de la bonne gestion de la douleur...

Il faut arriver à sentir le moment où le patient a mal...

L'imagination du patient peut aussi amplifier le vécu douloureux si l'angoisse se greffe sur le simple phénomène objectif...

Phil a raison en n'acceptant pas l'idée d'une échelle...

Allez voir dans l'Encyclopédia Universalis à "DOULEUR" et vous verrez à quel point il y a de la lecture...


Al

30/07/2005 à 16h55

phil a écrit:
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> resumer la douleur ou les douleurs à une echelle
> est une ineptie.

Qui a parlé ici de résumer la douleur à une échelle ?

L'échelle n'a qu'une valeur indicative.

Ceci dit, il ne faut quand même pas confondre les niveaux de douleurs que nous rencontrons au cabinet, et qui se règlent dans 99,99% très facilement avec des manoeuvres locales, et les douleurs rencontrées dans les centres de soins palliatifs, et qui nécessistent jusqu'aux drogues dures pour être maîtrisées.

En 20 ans, je n'ai jamais eu besoin de 7 à 8 pages de questionnaire pour résoudre les problèmes douloureux de mes patients, quand il s'est agit de problèmes dentaires.

Et si tel avait été le cas, j'aurais immédiatement immédiatement passé la main, pour confier le patient à des médecins plus qualifiés que moi.

Donc on relativise, nous ne sommes pas à proprement parler aux premières loges quand on parle de douleur.


Amibien

30/07/2005 à 17h58

Al a écrit:
-------------------------------------------------------

> Donc on relativise, nous ne sommes pas à
> proprement parler aux premières loges quand on
> parle de douleur.


Là, tu dis vrai...


etudiantd2

31/07/2005 à 09h31

C'est l'échelle EVA, c'est le patient qui déplace le curseur sur une zone colorée graduée de bleu a rouge, et la correspondance chiffrée se lis au dos.


etudiantd2

31/07/2005 à 09h32

http://www.sniil.fr/html/DSI_echelle_eva.htm


Pa050055 igyagy - Eugenol
MARK

31/07/2005 à 11h18

IL EN VA DE LA DOULEUR COMME DE LA MALADIE, c'est un état transitoire qu'il convient de supprimer chaque fois qu'il est possible, et au patient de dominer, pour la part qu'il lui reste.

Cette méthode d'échelle me paraît plutôt utile pour les cas de pathologie ou de traumatologie dans lesquels la douleur est quasi permanent (cancers, séquelles d'accident etc...),et me semble disproportionnée par rapport à notre discipline.

Ce qui est vrai, c'est que la douleur est un argument du patient pour se soustraire à ses responsabilités de coopération dans les séances de soins (mal au dos, mal à la mâchoire, bobo ci, bobo là) et personnellement je me garde d'entrer dans ce jeu qui consiste,du point de vue du patient, à magnifier ses impressions, qualifiant quelquefois de douleur une impression désagréable (quelquefois simplement l'inconfort de l'engourdissement d'une anesthésie!) par simple peur d'en éprouver une, voire de tenter par cette attitude d'obtenir plus de prévenance encore de la part de son praticien, pour s'assurer d'être tenu le plus éloigné possible de la moindre sensation désagréable.

Dans la mesure où tout moyen est utilisé pour anesthésier le patient, celui-ci doit faire confiance et coopérer, ou , à défaut, admettre les limites de notre action en ce domaine (comme le plus souvent dans une pathologie aigüe dans laquelle sa responsabilité est entière, ce qu'alors je lui fais savoir).

Aucune douleur ne résiste à un rappel d'anesthésie, celui-ci fut-il douloureux, le patient devant comprendre que ses sensations ne peuvent être imputées à un manque de conscience de notre part, qui mettons tout en oeuvre pour son confort maximum dans la situation où il s'est mise...