Cookie Consent byPrivacyPolicies.comdecrispons les machoires avec de petites anecdotes - Eugenol

decrispons les machoires avec de petites anecdotes

manuel

17/01/2004 à 14h27

ben, oui, ca arrive a tout le monde de seplanter, de faire une bonne bouse, je suggère donc qu'on s'en raconte quelques unes, ca ne fait pas de mal, alors , voici la mienne:

le lieu: le cabinet

les protagonnistes: moi (le dentiste), et le patient, 45 ans , architecte, bien de sa personne

le détail: patient très bien habillé ce jour, chemise claire, cravate.

le plan de traiitement: quatre ccm a réaliser, mais une où il y un doute sur les possibiltés de conservation de la dent, et c'est de celle là qu'il est question aujourd'hui.

le soin: on commence a cureter, et rapidement, l'evidence me saute aux yeux comme le supporter du kop boulogne sur la bière: on ne pourra pas conserver cette dent, il faut l'extraire, mais ne vous inquiétez pas monsieur, je vais le faire tout de suite, il n'y en a pas pour longtemps.

le détail :le patient a 15 minutes devant lui

l'erreur: il n'y en a pas pour longtemps

les faits: séparation de racine obligatoire après quelques minutes de mobilisation infructueuse

le dérapage: une turbine, ca tourne vite, et du sang , ca gicle bien, et ca se voit vachement bien sur une chemise claire.

le second dérapage: une compresse pleine de sang aussi ca se voit bien, sur une chemise claire.

résultat: patient plutôt cool, donc pas de conséquences (je l'ai quand même mis en retard, j'ai salopé sa chemise, et il doit jongler comme un fou a l'heure qu'il est suite a l'extraction)

la morale: ne jamais dire "no problemo, c'est toujours là que ca merde" (loi de murphy, dite "de l'emmerdement maximum")


Algi

17/01/2004 à 16h54

Le lieu: la fac.

La date: un vendredi 30 juillet vers 17h.

Les protagonistes: un patient nord africain qui prends le bateau pour Alger le soir même et ne rentrera qu'en septembre, une jeune étudiante en 4eme année qui le prend en charge, moi et quelques autres collés pour l'été, les quelques enseignants de cette fin de semaine estivale.

Le détail: patient ne se plaint de rien, veut juste un contrôle pour partir tranquille, édentation bilatérale postérieure maxillaire, porte une PPA avec crochets sur 15 et 25.

Premier acte: carie toute petite, qui pourrait attendre septembre, trouvée sur 15. Etudiante sort sa turbine et......effraction pulpaire.

Deuxiéme acte: l'endo...se termine par faux canal et changement de programme...

Troisiéme acte: l'extraction. Se passe "bien". Je conseille à future jeune consoeur de courir au labo de prothése qui ferme à 17h30 pour couper crochet et rajouter dent. Elle y monte, le prothésiste ravi du contre temps l'aide et ferme quand elle a terminé la rep. C'est sans retour possible.

Quatriéme acte: l'erreur. Elle revient et présente toute fiére son travail au patient: la 25 de la PPA est remplacée par une dent toute neuve qui supporte un magnifique crochet façonné par ses petits doigts habiles. Merveille.....si ce n'est que c'est la 15 qui aurait du être remplacée....

Cinquiémé acte: la course poursuite. Le patient, définitivement sorti de ses gonds (rappelons qu'il n'avait rien et se retrouve avec une dent en moins et une prothése inutilisable) s'empare d'un couteau à plâtre malencontreusement laissé là et se lance à la poursuite de la jeune impétrante, menaçant de l'égorger s'il l'attrappe. Elle court se réfugier dans les vestiaires et, sans l'intervention d'un prof "vieux de la vieille" qui en a vu d'autres et arrive à raisonner le forcené, elle y serait encore.


manuel

17/01/2004 à 22h49

le lieu: la fac

la date : toute la sixième année de chirdent

les acteurs: une étudiante, et une patiente a la loose incroyable + un prof un peu extremiste de la clavette.

acte1: madame D, doit faire un bridge 14/16/18, plan de traitement carré, élongation coronaire, puis réalisation de la prothèse.

l'éxagération thérapeutique: faire un inlay clavette a deux clavettes et un fixe sur une 16 possédant encore trois bonne parois

le résultat: deux séances de fac pour le faire en technique directa, car la palavit, c'est sympa mais ca casse

le résultat2: un superbe inlay clavette en or, c'est bien, mais c'est difficile a prendre en main, même pour l'assistant de prothèse qui arrive avec sa chemise ouverte sur sa moquette de torse, sa chaine en or et son sourire de patrick sabatier, genre "regarde gamine comment font les pros"; alors du coup ca glisse aussi bien dans les doigts que dans le gosier et l'oesophage de la dite patiente.

plan de traitement 2: eut égard aux difficultés rencontrée pour réaliser ce superbe inlay clavette, et avec force persuasion de la part de l'équipe soignante, madame d fera caca dans une passette pendant une semaine
NB: dans sa grande bonté, le CHR aura prété une paire de précelles a l'infortunée patiente.


acte2: le fameux inlay a été retrouvé, netoyé, et enfin scellé (sellé??)

NB, entre deux avant un RDV, un passant est monté sur le capot de sa voiture devant la fac.

l'imprevu: madame d a une pulpite sur 38

le résultat: on v faire la bio, avec la digue et tout et tout

la faille: la digue c'est vachement bien, mais la 38, c'est vachement loin........de l'entrèe de la bouche, mais vachement près des amygdales, et tout le monde n'aime pas qu'on lui chatouille les amygdales

le résultat: madame d a failli se noyer dans son vomi car la digue, c'est etanche, c'est d'ailleurs fait pour ca. (elle l'a quand même enlevé, afin d'en faire profiter ses vêtements, le fauteuil, le sol...)


jeff

18/01/2004 à 14h17

Il y quelques années, endo sans digue, radio lime en place , lime sans parachute : avec effroie, je vois la lime glisser vers la glotte, vite, precelle, mais trop tard, plus de lime.
Explication, surveillance radio...
15 jours plus tard, il fallait quand même finir la dent. fraise sur turbine pour enlever l'irm, et soudain, la fraise quitte la turbine pour explorer les méandre de la cavité buccale. " Surtout, ne bouger pas , madame "
en réponse : déglutition, plus de fraise !!!
Là, elle était fachée.
On a pas continué les soins ensemble, je ne sait pas pourquoi, mais elle n'avait plus confiance !
Cela s'est bien terminé pour elle, elle a mis 1 mois pour évacuer fraise et lime.


Canin

19/01/2004 à 00h42

Les gars, je me p...e dessus avec vos histoires. C'est bon de pas se sentir seul.


Lieu : la fac car c'est là qu'on en voit le plus.

Je suis un champion quand il s'agissait de salir les vêtement des patients.

Un jour je devais faire un compo et je sors le tube d'etching. Y'avais pas l'embout et l'acide avait un peu durcit au niveau du trou de sortie qui était donc bouché. Je force le truc et j'avais oublié au passge de diriger le tube vers la tablette. Au final le pantalon vert du Monsieur était devenu en partie violet. Le mur était plein aussi. Je lui ai dis que après le soin, pendant ce temps je stressait et réfléchissais à la façon dont j'allais lui annoncé. Il l'a très bien pris au final. Sinon j'ai encore un pull à col roulé gris et une chemise bleue à mon actif mais avec l'hypochlorite ces fois là. En prime j'ai perforé le plancher de la 26 suite à une reprise endo du mec au col roulé.

Sinon au service de fixe, je devais prendre empreinte dent à tenon sur 44 et 45. Peu de gencive attaché, sulcus peu profond et j'avais une spatule à bouche pour mettre le fil de rétractiontaille 1 en place . Au final, je dérape et je lui décolle un lamnbeau d'épaisseur total sur 44 sur une hauteur de presque 1 cm. Impassible, je continue comme si de rien n'était et je fais l'empreinte en double-mélange au silicone. Lorsque j'injecte le light dans le sulcus, je vois le gencive gonfler. Je finis l'empreinte qui était bonne au final, c'était pour moi ce qui comptait le plus finalement. Après je me retrouve avec une boule de silicone light qui avait fusé dans la poche sous-gingivale . J'ai cureté avec ma spatule à bouche, J'ai aggrandi le trait d'incision au passge car ça sortait pas. Un petit point de suture et ni vu ni connu. J'explique vaguement à la patiente qui ne se doutait de rien. Puis no problem la semaine suivante
Heureusement qu'elle était anesthésiée!

A+


gulguch

21/01/2004 à 22h54

Il y a 25 ans, je suis en 5eme année, je soigne le patient sur un fauteuil au 2éme étage du centre universitaire. Comme il fait chaud, la fenetre, grande et à seuil trés bas est ouverte juste à coté de mon unit.
J'ai fini le soin et j'appuie sur le retour automatique du fauteuil; je suis en train de noter le dossier quand j'entends mon patient crier AU SECOURS!
Je leve le nez et je vois: le fauteuil + unit intégré incliné à environ 30° et qui continue à s'incliner, comme un voilier qui va chavirer avec le scyalitique et le haut du fauteuil qui ont déja franchi la fenêtre, le patient qui se cramponne à la radio pour ne pas passer par dessus bord.
Je cherche le bouton d'arret du fauteuil et dans la panique je le trouve pas, puis enfin je le trouve. Arret in extrémis, avant un incident opératoire non répertorié par les compagnies d'assurances.
Ce qui s'est passé: mon siege opérateur s'est malencontreusement coincé sous le siege du patient qui descendait. Comme le socle du fauteuil n'était pas boulonné par terre, il a commencé à basculer au lieu de descendre.
Ce qui devait se passer: dés le passage du centre de gravité en dehors du polygone de sustentation, la rotation allait prendre une franche accélération qui allait projeter de gré ou de force mon patient par la fenêtre, l'envoyant atterrir 6 mètres plus bas sur le toit de la BMW du doyen (pas bon pour ma carrière). Aprés le choc sur ce bel acier bavarois il avait de la chance s'il ne se faisait pas thermocompacter à travers le toit par les 300 kilos de l'unit avec crachoir, fauteuil, radio et lampe intégrés tombant du 2éme étage sur le coupé sport, et peut etre un bout de muret avec.
A+


Algi

22/01/2004 à 18h16

C'est Algi qui passe 3/4 d'heure à pondre une histoire arrivée en 4 eme année, qui la relit, la peaufine et finalement l'envoie sur le forum et qui a oublié de taper son pseudo.....l'histoire est partie et perdue et il la retapera un de ces 4.

ps: messieurs les administrateurs du site, pourriez vous intégrer un rappel automatique empéchant envoi de message si pseudo pas écrit et invitant à l'inscrire? (c'est pas la premiere fois que je perds ainsi mon temps).


Ariel Sebban

23/01/2004 à 11h08

Messieurs les contributeurs...


Vous savez qu'il y a un espace "Humour" sur le site de la SOP.(www.sop.asso.fr)

Et que je suis preneur de toutes vos anecdotes.

Et que Algi, le problème de perte de données ne se pose pas avec le dialogue mis en place pour nous écrire.

Et que chiche je mets en jeu une journée de la SOP gratuite pour la meilleure anecdote du prochain mois.

Et que voilà.


bill

24/01/2004 à 01h54

J'ai fait mes premières armes en zône "rurale" et j'ai le souvenir d'un été où j'étais seul avec l'assistante, d'un patient reçu en urgence pour une extraction et qui manifestement devait fréquenter plus les vétos pour ses bêtes que les cabinets dentaires...
Pendant que je me lave les mains en lui tournant le dos, je lui demande de s'assoir, il me dit "là?" je réponds oui et quand je me retourne, il me regarde, il est assis à l'envers, le buste contre le dossier du fauteuil, les jambes pendantes passées dans l'espace entre le dossier et l'assise (vieux fauteuil dont je ne me rappelle plus la marque, avec montant reliant dossier et assise d'un seul coté) et le menton posé à plat sur la têtière en V qu'il avait ajusté...
Bien sûr l'assistante arrive à ce moment, fou rire réciproque, je fuis lamentablement vers le secrétariat où je passe 10 bonnes mn et à chaque tentative de retour, re-fou rire, le tout pendant une bonne demi-heure...
Quand j'ai enfin pu redevenir "professionnel", le patient s'était remis tout seul en bonne position et il m'a dit: "je me suis trompé"...
Ca faisait environ 3 mois que j'exerçais et je me suis dit que décidément j'allais faire un métier formidable où l'on ne s'ennuie jamais...


Alain

24/01/2004 à 11h39

En zone rurale ...j'y ai exercé 10 ans. Un jour que j'étais en avance sur mon planning, j'entend du bruit dans la salle d'attente. J'y décrouvre un grand gaillard en combinaison de travail et bottes en caoutchouc, manifestement rond comme un boulon, qui désirait se faire extraire une canine maxillaire qui le gênait (seule dent d'ailleurs qui n'était pas à l'état de racine).
Il laisse ses bottes dans la salle d'attente, s'assied sur le fauteuil et au moment où je vais l'anesthésier il me saisit l'avant bras et le lance:
- "si tu m'fais mal, j'te tue!"
Je lui injecte fébrilement donc deux carpules, attend dix bonnes minutes et extrais la dent sans problème. Il se rince et, toujours assis sur le fauteuil, s'allume une Gitane maïs. Devant mes remontrances, il l'éteint en écrasant la braise entre ses doigts et la range dans le paquet. Il me règle et je le raccompagne à la sortie.
J'ai bien ri en prenant le patient suivant car ses bottes étaient toujours dans la salle d'attente... IL ETAIT PARTI EN CHAUSSETTES!


manuel

24/01/2004 à 16h09

une anecdote de fac rapide:

vu en urgence: monsieur, plutôt au ras des paquerettes, est tout fier, car il a trouvé un moyen esthétique de remplacer sa 11 a l'état de racine!:

UN NOYAU DE CERISE ENROULE DANS DU SOPALIN ET BLOQUE A MORT ENTRE 21 ET 12!!!!


Ylfwcw979cz1jnx9gfqeaxndiuzk - Eugenol
Algi

27/01/2004 à 10h21

Un copain fraichement installé, vient une brave mamie qui veut refaire son complet....

Le copain sort le grand jeu: empreinte primaire, empreinte secondaire oxyde de zinc, montage sur articulateur, essayage antérieures, essayage global et pose. C'est MAGNIFIQUE et la patiente est ravie....jusqu'à la semaine d'aprés...

Revient la mamie manifestement insatisfaite: aux questions est-ce que les prothéses font mal, est-ce qu'elles vous empéchent de manger, est-ce que l'esthétique ou la phonation posent probléme la réponse est non....apparemment TOUT va bien mais la mamie est pas contente.....

Le copain insiste pour savoir quel est le motif d'insatisfaction et finalement la mamie "craque": "Et bien vous comprenez, Docteur, c'est difficile à expliquer, je suis horriblement génée, mais vous êtes docteur et je peux vous parler,.....et bien voilà, heeuuu....lorsque je fais une hheeuuu..... gatterie....à mon mari et bien elle tient pas.....elle tombe (et lui aussi sans doute..).....

Le copain, confronté à un cas non enseigné à la fac (ni par Gerber ou les autres...) lui explique que peut être elle peut envisager de ne pas la mettre à ces moments là, profiter de la pénombre pour la poser sur la table de nuit....

"Mais vous ne comprenez pas, il "aime" sentir les dents....., c'est pas possible..."

L'affaire s'est terminée chez le prothésiste, aprés avoir en vain tenté de résoudre le probléme au cabinet (travaux pratiques à l'appui entre deux séances de retouches et "essayage" diverses colles), et, suite à "essais" " en bouche" avec un gros boudin de cire "anatomique", une nouvelle prothése spécialement dédiée à la "chose" fut réalisée.