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TIERS PAYANT

gabai

13/02/2004 à 11h05

cela va faire 17 ans que je travaille en mutuelle (apres 1 annee en liberal ),non pas par conviction ,sans doute par facilite.Je commence à en avoir assez(seulement ? ,apres 17 ans!!!)Je n'ai,pas de chiffre d'affaire imposé ,mais une tres forte pression qui devient invivable .Je pense etre quelqu'un d'honnete n'est jamais fai d'actes fictifs volontairement .je suis controlé au moins tous les deux ans par le cd conseil qui ne me fais pas de cadeau parce que je travaille dans une mutuelle .Mon avant dernier controle m'a traumatisé et je ne m'en suis pas encore remis , le dernier s'est bien passé. quand ça se passe mal l'employeur vous regarde avec des yeux pleins de suspicion ^,puis revient à la charge pour augmenter le CA....
bref quant au tiers payant cela facilite peut etre la vie de certains patient ,mais cela vous devalorise .Docteur un detartrage ,un plombage c'est gratuit ?... Je l'ai reprends toujours .
on a l'impression souvent qu'ils viennent ici comme dans un libre service ;et en plus ils ne payent pas.
Enfin j'ai enfin decidé de partir d'ici pour voir d'autres cieux.


Patrick

13/02/2004 à 13h43

Algi: d'accord à 100% avec toi - je partage la même philosophie

Gabai: c'est bien d'avoir le témoignage d'un confrère en mutuelle et je pense aussi la même chose: le fait que le patient ne paye rien nous dévalorise.
D'ailleurs, j'ai remarqué qu'un patient qui accepte un plan de traitement un peu cher entre guillemets devient très assidu à ses rendez-vous et ne râle jamais lors d'une séance longue.


ch.valero

13/02/2004 à 13h51

gabai : tes propos sont tout à ton honneur à la fois sur des conditions d'exercice et sur la relation avec les patients sur le tiers payant qui laisse hélas trop souvent penser que c'est gratuit et que les actes sont à choisir comme au supermarché.
Réaffirmer en permanence aux patients le coût des soins est un devoir que chacun doit s'attacher à rappeler. Les urgences des hôpitaux souffrent cruellement de cette apparente gratuité qui engorge leur service et ajoute un peu plus de difficulté pour dispenser des soins rapides et de qualité.
Sur les contrôles : c'est un problème de fond sur l'activité des mutuelles qui attire l'attention des CD conseils. Tu en subis indirectement les conséquences car la suspicion est de mise, même si tu fais ton travail honnêtement.
Quant à la pression de l'employeur, si ça peut te rassurer, elle n'est pas présente que dans les mutuelles. Les collaborateurs libéraux sont trop souvent soumis de la part du titulaire, à des objectifs de CA défiant les règles de d'honnêteté et d'éthique. Les CD libéraux n'ont pas de leçons à donner aux mutuelles pour celà.


majicados

13/02/2004 à 20h19

quel est ton pourcentage que tu reçois ? 40 ou 33%...Tu as en plus 5 semaines de congé payé ..envoie chier ton patron ..fais la loi!! mais finalement tu as des avantages que nous n'avons pas ....la sécurité


bill

14/02/2004 à 00h56

Aldo, si c'est à moi que tu t'adresses, ne pas pratiquer le tiers payant et les accords imposés par une mutuelle dont je ne suis pas le larbin ne pénalise pas pour autant mes patients : je suis prêt à garder un chèque un mois dans le tiroir pour faciliter la vie d'un patient sympa, je le fais tous les jours, par contre je ne suis pas disposé à dépendre du bon vouloir d'une mutuelle, c'est pour cela que je pratique une profession libérale...
Le syndicat signataire de tous ces accords plus débiles les uns que les autres ferait bien de s'en souvenir de temps à autres.

Quant à gabai, avec l'expérience et le rythme de boulot que tu dois avoir, le cabinet libéral semblera proche du paradis pour toi... avec qq avantages "sociaux" en moins, mais la liberté est à ce prix.
Bon courage si tu te décides à sauter le pas.
Cordialement


Al

14/02/2004 à 23h58

Il y a quelques temps, j'ai croisé à Deauville, un gentleman qui venait d'acheter un jolie maison dans le coin.

En discutant, avec j'ai appris que c'était un confrère anglais, qui visiblement était passablement blindé.

En discutant je lui ai posé la question qui tue : mais comment fait-il avec le système de soins où tout est contingenté.

Il m'a répondu texto : aucun problème, je travaille jusqu'à 14 h avec les contraintes sécu. Et après je travaille pour moi. Entièrement hors nomenclature. Les patients qui connaissent la qualité sécu, ne veulent plus se faire soigner avec le système, et sont prêts à payer pour être correctement soignés.

Et en soignant "bien", il pouvait s'acheter une barraque à Deauville.

Histoire vraie, à méditer.


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