Tous les forums
Notice pour stériliser des implants
05/11/2005 à 19h56
lu sur le site direct implant:
Comment stériliser les implants DIRECT IMPLANT ?
La méthode de référence est la stérilisation par la vapeur d`eau : autoclave. Pour stériliser des objets conditionnés, il faut un stérilisateur avec vide fractionné et séchage. Un stérilisateur est classé "dispositif médical" et doit posséder le marquage "CE". Seul un stérilisateur validé, correctement entretenu et suivi, faisant l`objet d`une maintenance régulière, permettra de garantir le résultat de la stérilisation. Les paramètres recommandés (température, durée) pour le plateau de stérilisation sont actuellement de 134°C pendant 18 minutes (circulaire DGS/DH n°100 du 11/12/1995).
La stérilisation des implants DIRECT IMPLANT s`effectue selon le processus suivant :
1) A l`aide d`instruments stériles (gants, pinces, etc.), déballer le (les) implant(s) et les disposer sur un support autoclavable. Si vous ne disposez pas de ce type de support, DIRECT IMPLANT vous propose une plaque inox 6 trous permettant cette opération de stérilisation.
2) En utilisant du matériel stérile, placer le support autoclavable où sont disposés les implants dans l`autoclave. Placer également un intégrateur dans un sachet isolé au milieu de la charge.
3) A la fin du cycle, vérifier l`intégrateur ainsi que la conformité du diagramme (quand il existe).
4) L`intégrateur est un témoin qui réagit selon 3 paramètres : température, temps, pression. Il permet de vérifier le fonctionnement de l`appareil, mais il ne constitue pas une preuve formelle de la qualité de la stérilisation. Le diagramme permet en revanche d`avoir la preuve du bon fonctionnement de l`appareil. Attention, à l`ouverture de la porte, les produits doivent être totalement secs. Tout produit ou instrument humide n`est pas stérile. Il doit donc être stérilisé à nouveau.
amusant non ???
05/11/2005 à 20h00
Chicot Ecrivait:
-------------------------------------------------------
>>
>
> amusant non ???
inquietant !!!
05/11/2005 à 21h13
inquiétant mac qu'en 2005 on doive stériliser des implants soi meme.
mais.... si ma mémoire est bonne, les premieres fixtures branemark etaient stérilisables par l'utilisateur, il y avait me semble t il un réceptacle titane pour poser les implants avant le passage a l'autoclave , alors...
bien sur, je prefere comme tout le monde le double emballage avec tracabilité et fabricant responsable.
quand on veut faire de mauvaises économies...
06/11/2005 à 01h46
J'ai connu ça il y a vingt ans et le plus beau c'est que j'ai marché...
Il y a de quoi s'arracher quelques cheveux...
Mais tout cela fait partie du jeu et il faut savoir éviter les pièges...
On en apprend tous les jours...
Encore pas plus tard qu'aujourd'hui, un patient très pressé pour ses implants, il me dit dix jours en avant qu'il voudrait entrer le matin et sortir le soir avec les dents sur implants, gros fumeur, bouffe au chocolat à longueur de journée, très nerveux, gentil mais nerveux, ne tenant pas en place, quelques dents à extraire, à la mandibule pas de problème pour poser, en haut, une vraie catastrophe, les sinus complètement aérés, la greffe à mon avis impossible, à certains endroits la muqueuse buccale semble soudée à la muqueuse sinusale !!!!! (le scanner montre des déhiscences osseuses franches, comme si le volet étatit déjà découpé) J'ai montré le cas sur simplant planner à Carole lors de mon passage à Paris, elle était dubitative aussi...
Bref, il me demande de lui préparer son étude, qu'il veut y aller pour la totale, etc... qu'il veut bien arrêter de fumer, etc...
Je prépare tout et ce matin un mail me parvient me demandant de lui restituer les données scanner car il veut demander une offre chez un autre dentiste...
C'est la dernière fois que je prépare un cas sur simplant (dix heures ici !!!!!) avant d'avoir reçu un acompte conséquent...
Ce qu'il ne sait pas c'est que les données scanner sont brutes et qu'il n'y a pas les reconstructions, hi hi hi l'autre dentiste ne pourra rien voir... hi hi hi
13/11/2005 à 09h21
Pourquoi est-il inquiétant de stériliser "l'implant"?
Vous conviendrez que nous stérilisons sans conséquence nos instruments rotatifs implantaires (CA, fraises, trépans... et autres); alors pourquoi cette interrogation quant à la stérilisation de "l'implant"?
Il me semble que notre compétence en stérilisation doit nous permettre d'utiliser ce type d'implant sans problème.
Cordialement
13/11/2005 à 13h17
lai Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Pourquoi est-il inquiétant de stériliser
> "l'implant"?
C'est pas ça qui est inquiétant, c'est plutôt qu'avec un stérilisateur de classe B, un implant rugeux est instérilisable. Il faut un géné de rayon gamma......
J'ai cru comprendre sur leur site qu'il s'agit d'implant LISSE ...
> Vous conviendrez que nous stérilisons sans
> conséquence nos instruments rotatifs implantaires
> (CA, fraises, trépans... et autres); alors
> pourquoi cette interrogation quant à la
> stérilisation de "l'implant"?
les fraises, on les laisse pas dans l'os....
> Il me semble que notre compétence en stérilisation
> doit nous permettre d'utiliser ce type d'implant
> sans problème.
en es-tu vraiment sur ?
> Cordialement
à toi aussi
Qui a une étude sur la qualité d'une sté classe B sur des Branemark lisses ?
13/11/2005 à 13h33
Chicot, peux tu expliquer pourquoi un implant rugueux n'est pas stérilisable en autoclave ?
13/11/2005 à 14h02
Quand je vois encore des implants de Mr Cherchéve en bouche, implant aiguille, implant lame et je doute qu'il y a trente ans il y ait eu des classe B et encore moins des rayons Gamma.
Commence a nous gonfler avec leur normes, faudra bientot qu'on est tous une salle blanche(rigolez pas les implanto, ca arrive) avec surpression, douche pour tout le monde avec de l'eau sterilisée bien sur, prevoir 40 m2 en plus... et puis un peu plus tard un tunel a bonbardement a neutrons pour steriliser les turbines corps creux par excellence
l'investissement je sais pas , mais Marc Apap a peut etre une idee du cout?
13/11/2005 à 14h07
j'espère que tu n'es pas entrain de nous dire que tu n'as pas encore tout ça!
13/11/2005 à 14h21
Selon les cours de R Zeitoun à l'AUI, un stérilisateur réduit de 10 puissance 6 le nbre de micro-organisme.
Il en reste donc.( Il semblerai que des cycles successifs augmenteraient la charge microbrienne. Je ne l'ai pas noté mais je m'en souviens assez bien. Qui peut confirmer ?)
Si l'implant est poreux-rugeux, sa surface développé est plus importante, le nbre de microorganisme aussi. De par la structure rugeuse en surface du l'oxyde de Ti, le "nettoyage" au cabinet me semble impossible.
Sinon, en cas d'échec biologique, pourquoi ne pas passer un coup de brosse, un coup d'ultrason, un coup de sté et hop on réimplante à 6 semaines le même implant. Qui a essayé ?
Je me trompe peut-être, et je ne demande qu'à apprendre.
13/11/2005 à 17h01
Chicot,
N'oublions pas que l'implant qui fait l'objet de ce debat est livré désinfecté, je cite le fabricant :
"Comment les implants sont-ils emballés ?
L`implant et la vis de couverture sont préalablement décontaminés. Ils sont conditionnés sous flux laminaires dans un sachet pelable non autoclavable, séparés par une soudure. Ce sachet pelable est glissé dans un étui carton non autoclavable scellé avec une étiquette de traçabilité".
Pour ma part, je suppose que la désinfection utilisé par le fabricant est une désinfection de haut niveau c'est à dire sporicide. En conséquence la stérilisation que nous envisageons de réaliser au cabinet ne peut être que parfait.
Sans vouloir remettre en question les données chiffrées de Zeitoune, je pense qu'il est important que nous tenons compte de ce paramètre non négligeable de désinfection préalable par le fabricant.
Notons que le fabricant parle de désinfection et non de pré-désinfection qui constitue un maillon de la chaine de stérilisation que nous effectuons régulièrement au cabinet.
Notons enfin qu'en milieu hospitalier, les endoscopes et autres DM non stérilisables subissent tout simplement une désifection de haut niveau.
Cordialement
13/11/2005 à 18h21
Le principe me semblait instinctivement gênant, mais une étude concernant des bagues d'orthodontie semble valider ce mode de fonctionnement pour des produits basiques.
Eur J Orthod. 2005 Feb;27(1):72-81.
Influence of autoclave sterilization on the surface parameters and mechanical properties of six orthodontic wires.
Pernier C, Grosgogeat B, Ponsonnet L, Benay G, Lissac M.
Il n'empêche qu'en manipulant un implant pour le stériliser on risque forcement plus de le contaminer qu'en le sortant d'un étui stérile à l'instant de la pose.
Les états de surfaces actuels ou futurs(nanosurfaces, ti unite, chargés en BMP etc..)sont le fruit de recherches extrêmement poussées où tous les détails comptent et je me demande si un mode de stérilisation aussi basique est acceptable dans ce contexte.
13/11/2005 à 18h29
Ok ok lai, mais les endoscopes ne restent pas à demeure.
Ici on cherche une ostéointégration (et non une fibrointégration comme pour les implants lames).
Je rejoins Boris et je me demande si la charge microbienne n'est pas préjudiciable à l'ostéointégration ?
13/11/2005 à 19h37
Chicot,
ton raisonnement concernant les effets de la stérilistion me paraît surprenant.
La sté réduit de 10 puissance 6 le nombre de micro organismes, OK. Avec des surfaces rugeuses donc plus importantes, il en reste plus. Peut être, mais tout dépend de ce qu'il y avait au départ.
Avant de parler de désinfection ou de stérilisation, il y a tout simplement le nettoyage. A l'issue de cette étape, le matériel est déjà débarrassé de l'immense majorité des bactéries et autres résidus, je suppose d'usinage, concernant les implants.
Et je suppose que ce matériel a déjà été nettoyé, et peut être aussi désinfecté.
Donc, nous partons d'une situation qui n'a rien à voir avec celle évoquée sans doute par Zeitoun, concernant du matériel recyclable, souillé à la suite d'une utilisation quelconque en bouche, puis traité afin de resservir sur un autre patient.
13/11/2005 à 23h06
Tu as raison Marc, mais actuellement l'état de surface d'un implant joue un rôle essentiel dans les différentes étapes de l'ostéointégration. Les fabricants utilisent des techniques de fabrication sophistiquées pour potentialiser les mécanismes de cicatrisation osseuse.
A mon avis, dans ce contexte, une parfaite stérilisation industrielle de l'implant est un pré requis si l'on veut obtenir des résultats prédictibles.
14/11/2005 à 15h01
Pour rebondir sur Boris:
Je crois que c'est pour ça que les implants de directimplant sont des clones de branemark à surfaces lisses et non rugeuses donc sans doute stérilisable au cabinet.
Marc, je pense que tu as raison pour une surface lisse.
Mais pour du rugeux, je reste septique.
Le proto décris par cette société m'a fait un peu rire. Il ne parle pas de la façon de stocker l'implant après sté, ni de double emballage...
Je ne pense pas que de tels implants puissent être proposés sérieusement à nos patient aujourd'hui. Tout dépend du but que l'on recherche: rentabilité (qui risque d'être à cours terme)
ou fiabilité (qui mène à la rentabilité à long terme).
Les états de surfaces actuels nous permettent d'augmenter le taux de succès au cours des premiers mois. Pourquoi s'en priver ?
Je me plante peut-être, mais qui utilise encore des surfaces lisses "poli-miroir" comme au début de l'implanto ?
14/11/2005 à 15h04
Pour rebondir sur Boris:
boris, nouveau tremplin pour la gloire.
14/11/2005 à 20h58
alhoun Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Pour rebondir sur Boris:
>
>
>
> boris, nouveau tremplin pour la gloire.
Ben ça m'inquiète un peu; pourvu que ce ne soit pas un gros chicot!
14/11/2005 à 21h19
Chicot Ecrivait:
> Je crois que c'est pour ça que les implants de
> directimplant sont des clones de branemark à
> surfaces lisses et non rugeuses donc sans doute
> stérilisable au cabinet.
>
.
>
> Le proto décris par cette société m'a fait un peu
> rire. Il ne parle pas de la façon de stocker
> l'implant après sté, ni de double emballage...
>
> Je ne pense pas que de tels implants puissent être
> proposés sérieusement à nos patient aujourd'hui.
> Tout dépend du but que l'on recherche: rentabilité
> (qui risque d'être à cours terme)
> ou fiabilité (qui mène à la rentabilité à long
> terme).
> Les états de surfaces actuels nous permettent
> d'augmenter le taux de succès au cours des
> premiers mois. Pourquoi s'en priver ?
>
> Je me plante peut-être, mais qui utilise encore
> des surfaces lisses "poli-miroir" comme au début
> de l'implanto ?
J'ai un peu cuisiné le correspondant de cette boite. En fait si la forme est en gros celle des implants Nobel, l'état de surface est très différent.
Nobel vend des états de surface lisse ou des surfaces rugueuses Ti unite obtenues par anodisation cathodique.
Ceux présentés ici sont rugueux. L'état de surface est obtenu par sablage mais sans mordançage. L'état de surface final n'est pas comparable à celui de Nobel et sans porter de jugement hâtif, sa technique de fabrication semble basique (peut être efficace).
14/11/2005 à 22h35
Boris Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Ben ça m'inquiète un peu; pourvu que ce ne soit
> pas un gros chicot!
ben si.......... pas de bol !
14/11/2005 à 23h01
Boris Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Dans ces conditions, je m'écrase.
lol
15/11/2005 à 09h41
Chicot Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Sinon, en cas d'échec biologique, pourquoi ne pas
> passer un coup de brosse, un coup d'ultrason, un
> coup de sté et hop on réimplante à 6 semaines le
> même implant. Qui a essayé ?
J'ai souvenir à Capbreton d'une intervention de michel C. qui nous montrait un cas d'échec implantaire, avec dépose, passage au laser et repose dudit implant. Et ça a marché.
15/11/2005 à 10h00
LdL Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Chicot Ecrivait:
> --------------------------------------------------
> -----
>
> > Sinon, en cas d'échec biologique, pourquoi ne
> pas
> > passer un coup de brosse, un coup d'ultrason,
> un
> > coup de sté et hop on réimplante à 6 semaines
> le
> > même implant. Qui a essayé ?
>
> J'ai souvenir à Capbreton d'une intervention de
> michel C. qui nous montrait un cas d'échec
> implantaire, avec dépose, passage au laser et
> repose dudit implant. Et ça a marché.
>
euh....!!!????