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Foetus à la Minamata
13/11/2005 à 18h17
Ce pourrait être une recette macabre...
En réalité ma question est de l'ordre du principe de précaution.
Reprenez moi si c'est un connerie.
- le corps des chirurgiens dentistes est un des plus chargé en mercure sanguin et intracérébral, je précise, en dessous des doses pathogènes
- cette présence a été attribuée à l'inhalation par le praticien, de mercure vaporisé, soit lors de la trituration de vrac (désormais disparu au profit des capsules scellées), soit lors de la dépose d'amalgame avec spray insuffisant et, probablement port de masque non systématique (I suppose!)
Or, et malgré la pose éventuelle d'une digue, n'y aurait-il pas lieu de sursoir, chaque fois que cela est possible, à la dépose d'amalgame chez une femme enceinte, dont on peut imaginer, à défaut que cela ait été déjà quantifié, que la dose aussi infime soit-elle de mercure inhalé, puis retrouvée dans le sang, ne soit proportionnellement trop risquée pour l'enfant en cours d'édification?
Dans l'affirmative, évidente à mon sens, cela ne pose-t-il pas la question autrement, je le répette, malgré toutes les précautions indiquées, d'un risque non négligeable à la dépose massive d'amalgames, dans l'attente de résultats quant à la mesure du taux sanguin lors de telles opérations, et au regard de suspicions persistantes de cas dit "à risque" (sclérose latente, notamment), dont on peut ignorer l'état, puisque les antécédents familiaux de maladies neurologiques, que je sache, ne font pas partie des questionnaires médicaux standards en cabinet dentaire?
Des avis?
Des études?
Des anathèmes?
13/11/2005 à 19h24
En tous cas, rien à voir avec Minamata : le mercure auquel nous pourrions être en contact est libre (Hg++) alors que celui des Japonais intoxiqués était lié sous forme organique (methyl mercure, infiniment plus dangereux).
13/11/2005 à 20h04
Merci pour ce brillant rappel!
Je vais me remettre aux amphets moi si ça continue...
14/11/2005 à 00h51
Si la femme enceinte a une pulpite ou abcés sous amg, comment prendre sur soi de surseoir?
Si c'est pour des raisons autres (je ne rentre pas dans le débat), il me semble que la période de gestation ne dure que 9 mois chez le bipède.
Donc pourquoi se poser des questions?
14/11/2005 à 11h09
Voilà donc une remarque frappée au coin du bon sens, mon cher Adhoc.
Bien sûr, comme je le sous-entendais, chaque fois qu'il est possible, hors urgence, d'épargner le moindre risque au foetus, le choix ne souffre pas la moindre hésitation.
Ma question cachée, voire polémique, était: si pour un cas évident l'abstention est la règle, et pour autant que l'effet de la dépose a été mesuré au regard de cette exigence, par extension, cette même évaluation, dans une étude éventuelle, ne consacre-t-elle pas cette attitude de réserve AUSSI dans toute opération de dépose qui ne serait pas médicalement justifiée, notamment au regard de pathologie masquées, ignorées ou à découvrir?
En d'autre terme, existe-t-il un doctrine à ce sujet, réellement assise sur des données, qui pourrait tempérer le plaisir dans l'inutile, pour le seul plaisir du beau?