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Exercice Européen
27/11/2005 à 16h59
Dans un article du "Monde" datant du vendredi 25 novembre il est traité de la directive Bolkestein sur les services au sein de l'U.E.
Le cas de Stockolm faisant face à la concurrence des pays de l'élargissement est développé au travers de l'exercice de la chirugie dentaire.
Voici un extrait: " Une nouvelle clinique a ouvert la semaine dernière à Stockolm. Des dentistes polonais y pratiquent des tarifs deux fois plus bas que leurs homologues suédois. Après six mois en Suède, ils repartiront en Pologne afin de continuer à y payer impots et charges sociales. Ils seront alors remplacés par de nouveaux collègues."
il faut savoir que cette directive a été adoptée mardi dernier, c'est à dire le 22/11/05.
Selon vous, est-ce une menace ou une opportunité pour nous d'exercer en Europe.
27/11/2005 à 17h16
peut etre se decider a acheter un appart a Varsovie.
Et puis prendre un collaborateur a varsovie et echanger avec lui.
Faut faire les calculs et se faisant domicilier a Varsovie?
27/11/2005 à 19h27
Merci de préciser quel est cet article du Monde car il n'apparait nul part sur le site ni dans les archives . Le secteur de la santé , ainsi que celui des médias , étaient exclus de la directive sur les services qui a été mise à la poubelle en avril 2005.
Pourquoi des dentistes polonais auraient-ils des tarifs inférieurs aux dentistes suédois alors qu'une fois en Suède ils sont soumis aux même conditions d'exercice ? Les cotisations sociales ne constituent qu'une partie des frais de fonctionnement . Les autres obligations ( formation , stérilisation, cotation, code du travail , assurance etc ) sont de toute façon identiques quelque soit le lieu de résidence.
27/11/2005 à 20h09
... chez nous (CSD de CPAM) la direction a contacté les ambassades en Pologne et en Roumanie pour embaucher ... pas une seule candidature! ... même les polonnais ou les roumains ne veulent pas venir travailler au CSD! ... c'est dire!
28/11/2005 à 00h11
Bon ,j'ai retrouvé l'histoire par l'AFP.
Parmi les 15 pays de l'union version 2003, seuls l'Irlande, la Suède et la Grande-Bretagne n'ont pas fermé leur marché du travail aux nouveaux membres venant de l'est .L'adhésion à L'UE n'est pas synonyme de libre circulation des personnes sur le plan professionnel.
Avec 17.5 % de chomage en Pologne , 16 % en Slovaquie, l'invasion était prévisible. Les suédois doivent regretter.
Les tarifs de soins semblent élevés en Suède(+ 60% en 7 ans) et il existait déjà des "voyages" dentaires entre Malmö et Szczecin de l'autre côté de la Baltique.
Les British ,plutôt que de former des praticiens ,préfèrent recruter à l'étranger , avec un objectif de 230 dentistes polonais pour 2005.
Ils offrent 72.000 /an comme salaire de départ ...
28/11/2005 à 11h21
Le concept qui choque dans cette directive est que chacun paye ses charges et ses impots dans son pays d'origine d'ou la possibilté d'offrir des soins à moindre cout( pour les polonais en tout cas)
28/11/2005 à 17h18
moi je veux bien aller en pologne faire des soins, mais à condition de payer des charges de polonais.
D'un autre coté, quand on paye une dentisterie pas chère, on a une dentisterie pas chère............
28/11/2005 à 17h25
dagobert Ecrivait:
D'un autre coté, quand on paye une dentisterie paschère, on a une dentisterie pas chère.
Ca c'est faux, si nos prothéses sont aussi chéres c'est a la fois a causes des charges de nos prothesistes et des notres.
J'ai eu l'occasion de voir des soins et prothéses de beaucoup de pays etrangers, et je peux t'assurer qu'il y a des travaux asiatiques qui peuvent en montrer a pas mal de pratciens francais.
28/11/2005 à 18h47
jeff2 Ecrivait:
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...il y a des travaux asiatiques qui peuvent en montrer a pas mal de pratciens francais.
Oui, comme il y a énormément de soins faits en Suisse, Allemagne, Grande Bretagne, Etats-Unis, etc. devant lesquels nous n'avons pas à rougir bien que ce que nous faisont vaille de 3 à 4 fois moins cher.
C'est d'ailleurs tout bénef pour la "santé publique". On fait à peu près jeu égal avec les autres pays en terme de qualité et on est beaucoup moins chers!
29/11/2005 à 23h56
Dr B. Ecrivait:
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> Dans un article du "Monde" datant du vendredi 25
> novembre il est traité de la directive Bolkestein
> sur les services au sein de l'U.E.
> Le cas de Stockolm faisant face à la concurrence
> des pays de l'élargissement est développé au
> travers de l'exercice de la chirugie dentaire.
>
> Voici un extrait: " Une nouvelle clinique a ouvert
> la semaine dernière à Stockolm. Des dentistes
> polonais y pratiquent des tarifs deux fois plus
> bas que leurs homologues suédois. Après six mois
> en Suède, ils repartiront en Pologne afin de
> continuer à y payer impots et charges sociales.
> Ils seront alors remplacés par de nouveaux
> collègues."
>
> il faut savoir que cette directive a été adoptée
> mardi dernier, c'est à dire le 22/11/05.
>
> Selon vous, est-ce une menace ou une opportunité
> pour nous d'exercer en Europe.
finalement j'irai bien en Suéde....pour bosser...hum non!!! ;-)
01/12/2005 à 22h13
"Les British ,plutôt que de former des praticiens ,préfèrent recruter à l'étranger , avec un objectif de 230 dentistes polonais pour 2005.
Ils offrent 72.000 /an comme salaire de départ ..."
Tu es mal informé, j'ai répondu à une annonce parue dans l'ID et une semiane aprés un type me téléphone, visiblement pour tester mon anglais et me propose 100.000 livres/an soit à peu prés 170.000 pour grater les ratounes des rosbifs, et c'était le NHS!! (National Health Service, l'assistance publique quoi).
Ah! il fait bon être fonctionnaire chez les grands bretons!
06/02/2006 à 21h41
Des nouvelles du front :
Le Monde 6 février 2006
La santé devrait sortir du champ d'application de la directive Bolkestein
LE MONDE | 06.02.06 | 13h47 Mis à jour le 06.02.06 | 13h47
BRUXELLES BUREAU EUROPÉEN
orsque le Parlement européen examinera la directive Bolkestein sur les services, mardi 14 février, une large majorité devrait se dégager pour exclure les services de santé de son champ. Un choix qui devrait satisfaire les médecins, pas leurs patients. "La proposition Bolkestein ouvre la voie à une Europe de la santé que nous appelons de nos voeux", proteste Martine Mérigeau, directrice d'une association franco-allemande spécialiste des litiges transfrontaliers relatifs à la santé. "Chaque pays protège son pré carré, ce qui n'est pas bon pour les patients", explique-t-elle : "Les Strasbourgeois qui souffrent de la maladie de Parkinson pourraient se faire soigner à Fribourg (Allemagne), distante de 75 km, mais comme les caisses d'assurance-maladie ne leur en donnent pas l'autorisation, ils prennent l'avion pour Marseille !", s'exclame-t-elle.
La directive Bolkestein entendait supprimer les obstacles que les Etats mettent à rembourser les soins médicaux des patients qui voyagent. Elle proposait que les soins non hospitaliers ne requièrent plus d'autorisation préalable et que les soins hospitaliers soient remboursés au tarif le plus favorable pour le patient. Ces dispositions résultent de la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes. "Nous acceptons que ces propositions ne figurent plus dans la directive services, mais nous souhaitons que la Commission propose un nouveau texte", a déclaré le conservateur britannique Malcolm Harbour, rapporteur fictif sur la directive services, jeudi 2 février. C'est précisément ce que le Parlement a voté en adoptant, en juin 2005, le rapport du conservateur britannique John Bowis. Il est demandé à la Commission de traiter du remboursement des soins mais aussi des questions pratiques qui se posent aux patients : où se faire soigner, comment savoir si tel hôpital a de la place, comment s'assurer de la compétence des praticiens... Ces questions devraient être traitées par le commissaire à la santé, Markos Kyprianou, et non pas l'Irlandais Charlie McCreevy, commissaire chargé du marché intérieur, successeur de Fritz Bolkestein.
PAS DE "GUICHET UNIQUE"
Les médecins sont favorables à la libre circulation à l'intérieur de l'UE, mais ne veulent pas que la directive Bolkestein s'en occupe. "Nous avons ce qu'il faut avec une directive sur la reconnaissance des qualifications professionnelles, actualisée en 2005", assure Lisette Tiddens-Engwirda, secrétaire générale du Comité permanent des médecins européens (CPME). Cette directive stipule déjà que les médecins peuvent effectuer librement des prestations s'ils sont "légalement établis" dans un autre Etat membre de l'UE. Un médecin anglais peut accompagner librement une colonie de vacances en Espagne, et un chirurgien allemand pratiquer une opération dans un hôpital français. Ils doivent seulement faire une déclaration préalable annuelle, et fournir la preuve de leurs diplômes et respecter le droit pénal (avortement, euthanasie) du pays où ils interviennent.
En décembre 2005, la Commission a lancé des procédures d'infraction contre la France, en raison des obstacles mis à la libre prestation des services médicaux : elle impose des déclarations acte par acte ou patient par patient. Une sage-femme allemande qui pratiquait des accouchements à domicile en Lorraine a renoncé, en raison des tracasseries administratives : elle devait faire une déclaration chaque fois qu'elle se rendait auprès de sa patiente... La directive sur les qualifications professionnelles autorise l'établissement d'un médecin en provenance d'un autre pays européen, dans les mêmes conditions que pour les nationaux. Les formations des généralistes, désormais harmonisées, font l'objet d'une reconnaissance automatique. Ce n'est pas le cas pour les spécialistes.
Cette directive instaure des "points de contact", chargés de fournir des informations sur la reconnaissance des diplômes. La directive Bolkestein proposait, elle, un "guichet unique", auquel le médecin se serait adressé pour régler ses formalités inscription auprès de l'Ordre, obtention d'un numéro de TVA ou de sécurité sociale et reconnaissance de ses qualifications. Elle imposait une assurance professionnelle. La Commission ne comprend pas que les médecins la rejettent : "C'est du snobisme, ils ne veulent pas être régis par le même texte que les plombiers !", confie un fonctionnaire européen.
Rafaële Rivais
Article paru dans l'édition du 07.02.06