Cookie Consent byPrivacyPolicies.comla thérapeute attitude - Eugenol

la thérapeute attitude

alhoun

10/12/2005 à 18h31

tout est dans le titre.
thérapeutes face à des patients? ou prestataires de services face à des consommateurs? ou peut-être un juste milieu?
j'ai clairement l'impression que nous sommes nombreux à être à côté de la plaque.


ernest94

10/12/2005 à 19h31

Bonsoir,
Ce n'est pas que nous soyons à côté de la plaque mais nos patients veulent que nous soyons les 2. Et en plus ils veulent qu'on soit "copains" pour certains. Celà fait beaucoup de rôles pour une seule personne.


Image 4 lrchtq - Eugenol
Alain

10/12/2005 à 19h36

si mes souvenirs sont bons...

http://www.eugenol.com/eugenol/read.php?9,9447,page=1


alhoun

10/12/2005 à 19h39

exact. dommage qu'éléonore aie disparu.
ernest, tu me conforte dans mon sentiment.
copains? un moyen de tirer le meilleur parti d'une transaction commerciale.
je crois qu'une adaptation est urgente.


pseudo

10/12/2005 à 20h04

Le fait de remplacer "devis pour traitement..." par "consentement libre et éclairé" pourrait modifier notre relation au patient?

http://www.cda-adc.ca/jadc/vol-70/issue-2/89.pdf#search='consentement%20eclaire'


Utilisateur anonyme

10/12/2005 à 20h04

"copains? un moyen de tirer le meilleur parti d'une transaction commerciale"


drôle d'attitude avec les copains!


alhoun

11/12/2005 à 10h20

ce ne sont pas des copains.
après, peut-être, mais pas avant.
ni pendant.


Utilisateur anonyme

11/12/2005 à 12h28

..comme quoi alhoun tempère.

-on ne dit donc pas: "tu vas me le payer cher, mon pote!", mais .."tu vas me LA payer chère, mon futur pote".
;)


Amibien

11/12/2005 à 13h35

juste une petite question, "thérapeute" ça veut dire quoi ?


Utilisateur anonyme

11/12/2005 à 14h29

Amibien, tout est dans le titre: la gestalt.


Pa050055 igyagy - Eugenol
MARK

11/12/2005 à 19h17

Le plus souvent le patient semble à peine capable de formuler son besoin, et donc ignore la réalité de sa situation.

A cause de cela je me considère dans le rôle d'un éducateur.

Si le patient adhère à mes vues (bilan, hygiène, maintenance) il devient un patient motivé pour que je devienne son thérapeute.

Avant ce stade, dans certains cas, et sans l'avoir demandé on a déjà été promu psychothérapeute...

Là où les choses se gâtent s'est quand le patient demande rapidement par lui-même une évalutation du coût de la "thérapie" . Par ce réflexe, s'il intervient assez tôt dans la relation, il se qualifie automatiquement en tant que "client".

Le plus détestable étant de n'avoir pas eu le temps de finir le tour de l'exposé de sa situation à notre "patient" d'alors...

En recentrant sur le nécessité de compréhension du "diagnostic" avant l'évaluation des "travaux", et de leur implication financière, on peut arriver à redresser le mode de réflexion du patient et renvoyer le sujet de son interrogation à un meilleur moment.

Si le "client" est obnubilé par la transaction, je fais valoir les quelques différences qu'il devrait noter entre un dentiste et un marchand de meubles d'une part, entre sa bouche et une voiture d'autre part.

Au fond c'est le patient qui par son attitude nous qualifie. C'est donc son problème et aucunement un cas de conscience pour le praticien.

Dans le cas idéal, le patient écoute son "thérapeute", prend son devis, fait le point avec son diagnostic, sa proposition de traitement, ses moyens de financement (que je fais toujours distinguer de ses "moyens" dans l'acceptation habituelle du terme), puis il me rapporte sa réponse, où ,à ce moment seulement, sa question (étalement des travaux ou des réglements)

Alors seulement peut commencer une négociation commerciale, celle-ci n'étant plus devenu qu'un détail à mettre au point et non le coeur de notre relation.


alhoun

12/12/2005 à 09h50

tout ça est très clair.
le tout couronné, si je puis dire, d'une obligation de résultats, déjà ancrée dans les faits, et qui assimile notre travail à une prestation garantie.


Amibien

12/12/2005 à 10h06

MARK a très bien répondu à ma question.

OSIS n'avait pas compris ma question.

à MARK je dirai simplement que JAMAIS je ne donne de devis chiffré tant que je n'ai pas la CONVICTION que le patient n'a pas compris la réalité de son problème...

JAMAIS je ne parle de traitement tant que le patient n'est pas suffisamment émotionné par la compréhension de son problème buccal...

J'ai des patients qui mettent un an pour admettre la réalité de leur parodontopathie, de leur édentement, etc...

Quand ils me demandent ce qu'il y a à faire avant d'avoir accepté qu'il y a un problème je trouve toujours le moyen de ne pas répondre et je rebondis sur la description de leur maladie...




Utilisateur anonyme

12/12/2005 à 15h00

titre: la pleine lune .


-suis-je dans la lune, et/ou -pleine est ma chienne?


Coeur n9py1g - Eugenol
patvat

12/12/2005 à 15h11

therapeut etre que oui peut etre que non


ameli

12/12/2005 à 15h55

J'espère bien que les praticiens restent des thérapeutes, malgré les tentations de type commerciales.
Je ne conteste pas la nécessité d'adopter une attitude de prestataire, mais elle devient parfois abusive.
Quand un coach dirige une revue professionnelle, quand un autre est désormais omniprésent dans une revue comme "Clinic", je me sens mal à l'aise.


Father ted 280 422484a zg0rur - Eugenol
Oméga

12/12/2005 à 16h01

Quand on ne peut soigner comme il faudrait, au tarif de la sécu, sans être obligé de se justifier auprès du patient et sans devoir lui fournir un devis, cela me rends mal à l'aise aussi ameli.


alhoun

12/12/2005 à 16h01

le sens de ma question est:
peut-on rester thérapeutes alors que tout ce qui nous entoure vire consumériste?


al

12/12/2005 à 16h18

contrat de soins qu'ils disent. donnant-donnant. toi mon bon patient, je vais te soigner aux petits oignons, et en retour tu me file ton flouz, pèze, cash, en heureux s'il te plait.

où est le problème ? aujourd'hui, le patient n'est autre qu'un consommateur de soins, et le praticien, qu'un prestataire de service. même que la sécu, si tu refuses un cmu elle veut t'attaquer pour refus de vente. alors si la sécu le dit...

mais arrêtons de rêver, nous sommes des vendeurs, comme tout autre prestataire qui touche directement du preste, hâté de se faire soigner, une somme d'argent supposée être le juste retour de son travail.

mais si nous sommes vendeurs, doit-on pour autant être vendus ? c'est là que la subtilité s'exprime. oui je suis un thérapeute parce que je résous, ou du moins tente dans la mesure de mes moyens, de résoudre les problèmes de mes patients. et là ce sont mes patients qui achètent.

donc pour rester dans le sens de ta question, la relation soigneur/soigné et inversement, n'est pas une relation à sens unique. le tout est de ne pas s'engager dans des sens interdits.


ameli

12/12/2005 à 16h46

Oméga Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Quand on ne peut soigner comme il faudrait, au
> tarif de la sécu, cela me rends mal à l'aise aussi ameli.

...et moi aussi, oméga !
Un cabinet dentaire doit vivre des soins qu'il prodigue, ou des services qu'il rend.
La sécu n'a plus grand chose à investir la dedans. Il faut se débrouiller autrement...
C'est ce que je regrette : le patient consomme, le praticien pousse les désirs des patients, des coachs à l'éthique approximative montrent comment faire, et les actes inutiles se multiplient.
Ce n'est pas la multiplication des actes qui m'énerve, c'est souvent justifié : nous avons une approche médicale différente de celle d'il y a 50 ans, et plus complête. Mais la prolifération d'actes dont la justification thérapeutique est issue de cerveaux gangrénés par le pognon m'horripile.


Utilisateur anonyme

12/12/2005 à 16h47

alhoun Ecrivait:
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> peut-on rester thérapeutes ..


Rester, comme un doute à plus d'un titre

avant de travailler comme os chez citroën,
Picasso ne 'vendait'-il que des tableaux ?


Image19 iebot6 - Eugenol
athos

12/12/2005 à 17h05

comme le vocabulaire est important!!! tout se tient!! ou plutot non, tout se défait...


alors j'aimerais bien avoir le talent de nos belles plumles eugenoliennes et partir dans une grande tirade sur notre beau langage et ce qu'il en reste, le comparer par exemple avec celui des marchands, qui s'il n'ont pas l'"r" savent bien marchandiser et packager et coacher tout ce qui se négocie et meme ce qui ne devrait pas se négocier..


langue de finesse avec de multiples mais vitales nuances, langue de diplomatie, de politesse et de progrès, langue d'humanistes, pleine de réalisme mais aussi de délicatesse...


Image19 iebot6 - Eugenol
athos

12/12/2005 à 17h11

combien d'exemple de dérive on pourrait dénombrer, qui nous ont amenes là ou nous sommes

medecine-commerce, depuis que payer a remplacer honorer

cabinet public depuis qu'entreprise a remplacé l'exercice en chambre (éh oui, ça se disait, ridicule mais tellement parlant, on est chez soi quoi!!)

medecine de consommateur, depuis qu'acte a remplacé soins

dentisterie de voyou, depuis que depassement d'honoraire a remplacé insufisance sociale

il y en a beaucoup, vraiment beaucoup de ces derives mais je n'ai pas envie de faire grimper ma tension, la secu n'en a pas les moyens...


pourtant, le plus désolant, c'est que ces derives acceptées avec gourmandises par les autres, viennent quasiment toujours de chez nous, alors insufisance (ou plutot trop de suffisance)chez ceux qui se portent en avant pour nous représenter? effondrement general des certaines valeurs?


pffff.... ça y est...18/8!!! vais me faire eng....


alhoun

12/12/2005 à 17h31

le tout n'est pas de juger des règles du jeu, ou alors pas à ce niveau là, mais les connaître, d'abord, et s'y conformer ensuite.
sinon , les vocations de dindon de la farce ne ferons que fleurir, et c'est déjà le cas.


Image19 iebot6 - Eugenol
athos

12/12/2005 à 18h26

les connaitre et s'y conformer d'accord, du reste on fait ça tout le temps...

mais les textes ont toujours ete négociés avec "nous"

et un mot dans un texte en change profondément non seulement le sens, mais engage aussi l'avenir... un texte négocié doit etre murement réfléchi, chaque mot est lourd de sens et de conséquence, les plus fins passeront des heures a les ciseler..(et ils ne se sont jamais génés!).

vraiment, que d'occasions perdues, de traquenards confirmés...alors oui, je pense que ce que nous mangeons aujourd'hui, nous l'avons semé hier.


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