Cookie Consent byPrivacyPolicies.comQuestion sur conséquences meulages - Eugenol

Question sur conséquences meulages

Humb

11/12/2005 à 23h02

Il y a 1 mois,une patiente de 35 ans,polyo
petite


isaïe

12/12/2005 à 07h27

Il faut bien avoir ceci en tête: un contact à lui tout seul ne peut rien provoquer sur le tonus musculaire. Il faut obligatoirement un correspondant contralatéral. Sinon on retombe dans un contexte de contraction volontaire comme dans une désocclusion canine où il n'y a jamais d'asymétrie du tonus en latéralité, le ptéryg jouant alors son rôle d'antagoniste inhibé. Idem si nourriture interposée, sinon nous serions en bascule à chaque mastication. Idem si coton interposé à gauche ou à droite, ça ne veut rien dire quant au tonus général.
Il faut donc un contact parasite associé au contact basculant. Si 13 me donne une asymétrie, il y aura nécessairement un parasite me donnant une hypotonie DANS LE MÊME SENS dans le cadran OPPOSE, donc obligatoirement sur un versant non-travaillant, donc obligatoirement sur une dent cuspidée (inutile de vérifier 21 22 23 sauf si articulé croisé ant.), cad sur les versants v des cusp p de 24 25 26 27 28. Il est tout à fait possible que tu aies résolu son problème en 28 si 13 te donnait une asymétrie par exemple. Et à choisir, j'aurais d'abord corrigé 28 pour ne pas modifier peut-être une désocclusion canine utile pour sortir facilement des autres éventuels contacts parasites basculants du cadran opposé. C'est ce que Jeff2 disait à propos des meulages de Planas, gare au mur si on ne lève que les contacts travaillants.
Si la somatotopie évoquée à Paris tient plus ou moins la route, la technique de correction s'affine tout en restant logique.
Il est intéressant d'observer statistiquement dans l'anamnèse ce que donneront les combinaisons 13-24, 13-25, 13-26, etc...
J'ai dit observer, pas tirer des lois. Sauf si un jour tous les praticiens observent et notent...

Ce qui est certain, du point de vue musculaire et articulaire, c'est que les pathologies se trouvent du côté hypertonique, du côté opposé au bras court en arrière si IM. Ceci a déjà été noté par plusieurs ostéo.


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jeff

27/12/2005 à 13h21

Quelques questions sur ta technique, mon cher Isaïe.

Depuis peu, tu evoques, comme si dessus, des contact bi-latéraux nocifs associés ( ex : 13 et travaillant et 24 25 26 27 28 en balançant ) : comment t'y retrouves tu avec tes petits papiers ?

Ton site ne décrit la technique que pour la PIM.

Les latéralités sont elles aussi importantes ?

Faut il regler d'abord la PIM, puis voir les latéralités ?

Suivant quel protocole ?

Tu réalises des traitements par SB, pendant les déplacements dentaires, il doit se produire des contacts entrainant des troubles hypotoniques, faut il vérifier avec les bras à chaques séances de controle SB, faut-il alors faire les corrections, sachant que 2 mois plus tard, il y aura de nouveau déplacement ?

La fille d'une amie ( 10 ans ) develloppe actuellement une super scoliose ( 24 ° ), perte de 10° en 4 mois, corset prévu. A tu eu des résultats sur ce type de problème ?

Tu vois, beaucoups de questions, auquel tu sauras répondre , j'espere.


isaïe

27/12/2005 à 15h05

Principe de base: il faut distinguer ce qui se passe dans le muscle en cas d'activité musculaire (volontaire ou réflexe) et en situation de repos (tonus musculaire)
Si je mets de la nourriture entre deux dents avec un déplacement latéral de l'arcade mdb, les muscles masticateurs sont en activité et on entre dans le schéma agoniste-antagoniste avec inhibition des antagonistes (Sherrington)
Le problème occlusal est un problème musculaire (à distance des arcades) par modification du tonus de repos sur le même principe que l'inhibition motoneurale observée jusqu'à présent in situ après extension musculaire provoquée ou percussion dans un muscle (Guissard, Duchâteau, Angel, etc...). Mais il y a une action à distance facilement mesurable cliniquement et qu'un labo univ va mettre au programme de ses recherches.

Revenons à nos dents.
Si mon patient est en asymétrie de tonus provoquée par les dents, il doit obligatoirement être en contact des deux côtés, sinon on retombe dans le schéma du mouvement volontaire ou réflexe, avec inhibiton des antagonistes. La théorie de la crampe par hypercativité peut être oubliée, elle ne peut pas expliquer les effets, ni dans le temps, ni à distance.
On continue.
Il faut donc impérativement une paire de contacts pour induire par exemple une hypotonie gauche. Ces deux contacts seront obligatoirement un travaillant gauche et un non-travaillant droite. Je vais mettre cette paire coupable en évidence par les papiers. La préférence doit aller à la correction du non-travaillant en IM pcq le travaillant pourra servir à la désocclusion immédiate en latéralité. Si je supprime le travaillant je vais augmenter le risque de révéler, en latéralité, de nouveaux non-travaillants qui n'existaient pas avant.
Pour être certain du résultat et de la stabilité, il faut faire mordre vigoureusement et s'assurer que les latéralités sont bien marquées et dans toutes les directions possibles: il y a 1000 latéralités possibles (direction et intensité combinées). Toutes les interférences NT qui induisent une asymétrie de tonus doivent être éliminées.
Il est impossible de gouverner la fréquence, l'intensité et la localisation des contacts interdentaires (croire que le patient ve se mettre gentiment en IM ou en relation centrée est une vue de l'esprit). Les points d'impact vont varier suivant la position du corps, d'autres troubles toniques, le stress central qui propulse la mdb, etc... Faisons lui faire tout ce qui est possible comme position et corrigeons les sources d'asymétrie.
De cette façon, le reflux oeso est éliminé sur le versant V de la cusp P de 54 (asthme de reflux) ou 14. Commentaire d'un chef de production, firme pharma fabricant des IPP (inhib de la pompe à proton): vous m'avez guéri mon problème d'estomac, mais vous m'avez collé une déprime sévère, je ne crois plus aux produits que je vends.

-SB les patients sont assez vite en symétrie de tonus, je surveille de mois en mois, pas trop de soucis.
-pas de problème en Planas
-d'abord en IM pcq on prend de l'avance sur les latéralités
-il peut y avoir des superpositions: on règle la droite et on tombe sur une hypo gauche avant de retrouver la symétrie.

Rem. La canine ne guide rien du tout et la longueur de sa racine on s'en f... Sauf qu'elle permet de sortir très facilement des interférences NT et d'assurer la symétrie du tonus général en latéralité, mais sur une molaire, ça marche aussi bien. Et une molaire est mieux plantée qu'une canine jusqu'à nouvel ordre, il y a une différence de moment , d'accord, mais il n'y a pas un mètre entre les deux quand même.

Ccl Cette façon de voir permet de comprendre logiquement les effets à distance et la dangerosité du problème occlusal. Au même titre que les verres inadaptés et les piercings d'ailleurs.
RV Place de l'Etoile dans 5 ans.
Serviteur, et ouvert à toute demande complémentaire ou réexplication.


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jeff

29/12/2005 à 13h11

Mes neurones doivent être usés en cette fin d'année .

Je ne vois pas bien la procédure pour les latéralités. Autant je saisi le pincipe en pim, autant je ne vois pas comment tu geres en latéralité. Tu dis qu'il y as 1000 latéralités, soit, mais tu ne fait pas mettre les bras en arrière 1000 fois !

A moins, que, tous simplement, tu suprimes les interférences en non travaillant, sans te soucier des bras, et que tu vérifies en suite la pim avec les bras ?


isaïe

29/12/2005 à 14h27

Je fais mordre sur le papier et demande au patient de voyager où bon lui semble, dans toutes les directions possibles. Les NT sont mis en évidence. Je remets les confettis sur les NT marqués et vérifie l'impact sur la symétrie, quand le patient retrouve le contact sur le papier en latéralité.
Tout va dépendre du type d'occlusion, on trouve des NT qui ne déstabilisent pas le tonus musculaire général, il n'y a pas de raison objective d'y toucher.

La stabilité est beaucoup plus vite obtenue en corrigeant les NT, logique puisque les T trop importants qui subsisteraient ne sont pas capables de mettre en asymétrie à eux tout seuls. Le parodonte qui trinque sur une 14 qui prend toute la latéralité produira un effet local, mais pas à distance pcq pas de modification du tonus de repos.

La mise en relation d'une pathologie générale et des contacts déséquilibrants habituellement rencontrés dans ces cas permet de vérifier assez directement la zone responsable= somatotopie basée sur la statistique et pas sur une symbolique. On sait assez vite où on doit aller voir.
Curieusement, ça donne par exemple des pathologies qu'on sait être plus ou moins associées coïncidant avec des hypotonies du même côté. Ex. troubles du métabolisme(diabète type 2, jeunes obèses) et troubles du muscle cardiaque qui sont des hypotonies droites.
Par contre, les ennuis de prostate sont systématiquement des hypo gauches. Et les diabètiques type 2 auraient une protection vis-à-vis du cancer de la prostate. Amusant n'est-il pas? Mais ça ne m'étonne qu'à moitié, on ne peut pas être hypo gauche et droit en même temps sur 45 et 35, ou bien il faut 2 NT simultanés sur ces deux dents: assez rare.
Il faut continuer à observer ces corrélations, au-delà des impacts musculaires et articulaires qui, eux, sont assez simples et plus facilement accessibles à la raison.


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jeff

30/12/2005 à 21h05

Une chose m'échappe ( j'aime bien comprendre, c'est mon défaut ! ) : tu met en evidence un hypotonie pendant les latéralités. Or, les latéralités telle que l'on les fait pratiquer aux patients n'existent pas normalement . Les latéralités de la mastication ne sont pas les mêmes ( voir Le Gall ), et tu dis que lorsqu'il y a mastication, l'hypotonie ne se manifeste pas.
En dehors de la mastication, et des parafonctions, les seuls contacts dentaires sont lors de la déglutition salivaire ( 1500 fois par jour, 5000 tonnes de salive en 70 ans, je te le rapelle ), et la , point de latéralité !

De plus, si DSD, pas de contact, donc pas d'hypotonie provoqué par l'occlusion en dehors du cabinet et de l'action volontaire du patient ?

Ce qui voudrait dire que seul les 25 % de DSF chers à Occlusion seraient receptif au meulage isaïe ?


isaïe

31/12/2005 à 08h32

"...Les latéralités de la mastication ne sont pas les mêmes..." Que le mouvement naturel soit l'inverse de ce qu'un articulateur peut faire n'a pas grande importance pour l'induction d'une hypotonie. Il y a peut-être un impact sur la qualité de la mastication.
"...lorsqu'il y a mastication, l'hypotonie ne se manifeste pas..." En effet, tant que l'épaisseur du bol alimentaire empêche le contact bilatéral. Mais il y a une différence de contacts entre le début de la mastication d'une côte de vieux porc et la première cuillerée d'un forêt noire, chantilly et copeaux de chocolat.
"...En dehors de la mastication, et des parafonctions, les seuls contacts dentaires sont lors de la déglutition salivaire..."
Libre à toi de le croire, mais je crains que mes 2000 patients observés ne soient tous en parafonction.
"...et la , point de latéralité..."
Qui peut prouver qu'ils sont pile poil à 10 microns près en IM à chaque déglutition, quels que soient la position de leur tête, leur niveau de stress, l'endroit du piercing, etc...
L'expérience m'a rendu plus prudent et obligé à prendre en compte les latéralités dans la solution de leur problème général.
"...De plus, si DSD, pas de contact..." Vue de l'esprit et postulat, par définition, invérifiable. De même qu'une perte de DV qui signerait une DSD. Une stupidité, à mon sens. Demandons à Algi s'il ne met pas ses dents en contact. Et ce n'est pas la photo d'une langue qui pend entre les dents qui me fera changer d'avis. Il est nécessaire, pour le prouver, je dis bien prouver, d'installer des microcapteurs dans deux obturations qui se font face. N'as-tu jamais observé de patients bien "normaux" qui entrent en parafonction suite à un stress externe, sans apparente cause dentaire? Il y a clairement des intermittents de la parafonction, ceux des bouchons quotidiens à la sortie du boulot, ceux des examens de fin d'année, ceux de l'après-divorce, ceux du deuil qui n'en finit pas, ceux de la migraine quotidienne que l'occlusion entretient vicieusement, etc... Les gens ne sont pas soit DSD soit DSF, la nature est très probablement un peu plus complexe.
En occlusion, j'ai décidé, une fois pour toutes, de me fier à ce que je pouvais observer et expérimenter. Les dogmes des grands auteurs, à mon âge, j'ai déjà beaucoup donné.
Maintenant si tu dis que les DSD ne mettent jamais les dents en contact et que j'en trouve un seul, il est clair que ta première est fausse. Tu peux alors dire que c'est plutôt une parafonction pour retomber sur tes pieds. C'est du chipotage lexical, pratiquement il y a contact, c'est tout ce qui nous intéresse. Point.
Meilleurs voeux.


occlusion

17/01/2006 à 02h07

Isaïe : "un contact à lui tout seul ne peut rien provoquer sur le tonus musculaire".
>
Pq "basta jacta est" de la proprioception desmodontale qd tu nous écris?

Tu réinventerais aussi toute l'Anatomie fonctionnelle de nos jeunes années ?


isaïe

17/01/2006 à 08h28

non, mais tu l'as mal comprise ou pas assez étudiée et puis il doit te manquer un ou deux upgrade...


isaïe

18/01/2006 à 14h09

Commentaire.
Quand tu as un seul contact d'un côté et rien de l'autre (rare, évidemment) tu es dans le schéma d'une ACTIVITE musculaire, le tonus de repos n'est pas modifié. C'est une situation hautement inconfortable et masticatoirement inefficace, mais elle illustre bien ce qui se passe quand on interpose des rouleaux de coton unilatéralement, le renseignement obtenu et les conclusions tirées sont sans intérêt. On a juste assuré une désocclusion mais en ouvrant la bouche ça va aussi bien.